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1433316227-8780-photoOyez, oyez, bande de gueux, le barde pourra à nouveau vous chanter de douces mélodies. Série commencé en 1985 sur tous les ordinateurs de l’époque (et la NES), The Bard’s Tale reprend le principe de Donjon & Dragons et raconte l’histoire d’une bande dé héros bloqués dans un village par un magicien maléfique. Le titre reprend le principe du tour par tour et à rencontré son petit succès, lançant la carrière de son développeur Interplay (fondé par Brian Fargo). Deux suites sur le même gameplay sont sortir avec toujours le même souci de respect des règles du jeu de rôle, avant un repos prolongé de plus de 20 ans (l’épisode Ubisoft est un cas à part). Ce n’est que le 2 juin dernier que nous entendons reparler de la série, par un kickstarter quasiment financé, promettant de revenir aux origines, et avec du beau monde aux manettes ayant bossé entre autres sur : Fallout 1&2, Wasteland 1&2, Baldur’s Gate, etc… Le tout est chapeauté par Brian Fargo lui même, ce qui laisse présager du meilleur.

Si vous êtes intéressés par du Dungeon Crawler à l’ancienne n’hésitez pas (sortie prévue sur ordinateurs).

EA-launches-Dungeon-Keeper-on-Android-and-iOSDungeon Keeper (1997), pour les joueurs PC, est un des grands noms du jeu de stratégie. Dans celui ci, l’humour se mélange au contenu dans une aventure vous plaçant du côté des méchants. En 2014, Electronic Arts (EA) passe par là et…c’est la catastrophe. Sur le modèle Free to Play, le jeu est gratuit mais demande un paiement pour faciliter le joueur. Dans Clash Of Clans c’est raisonnable, ici chaque action élémentaire demande un temps énorme. Creuser un bloc demande 4 heure à 1 jour, invoquer un larbon constructeur demande une semaine, construire une salle demande 6 heures, etc… Il est impossible de profiter plus de 5 min du jeu, sachant que les monstres ne servent qu’à 3 minutes d’attaque avant de disparaître. Mais le pire reste qu’EA à empêché aux joueurs Android de noter moins que 5/5 leur jeu depuis l’application, faussant la moyenne dans une malhonnêteté extrême. En conséquence, tout le monde conspue le titre, même le créateur de la série originale : un certain Peter Molyneux

Nippon Ichi Software, trois mots, un label et ça suffit pour faire briller les yeux d’une petite communauté de gamers, affamés d’exotisme et de jeux de rôle. Dernier de leur jeu à avoir percé les frontières de la zone PAL, c’est un produit fait avec le coeur et les tripes qui nous arrive là. Une bande de développeurs passionnés, sous la bannière « Compile Heart » se livrent à nous à travers ce jeu expérimental, héritier du tactical moderne à la Disgaea & co.

Un jeu, ce cri du coeur

Le main producer du jeu : « Keiji Shin Inafune », ou « New Keiji Inafune ». Mais qui se cache derrière ce mystérieux pseudo ?

Traçant son chemin dans la nuit, Mugen Souls fait parti de ces jeux fait avec le coeur, de passionnés pour des passionnés. Semblant fuir l’univers mainstream comme ses cousins de chez Gust, Nippon Ichi Software, Ideal factory et tous ces autres larrons acteurs du RPG obscur, Compile Hearts transpire la passion. Keiji Shin Inafune (le leader du projet, à ne pas confondre avec « le » Keii Inafune) inscrit ce jeu comme un héritier du tactical RPG moderne. Même character designer (Takehito Harada), même game design totalement anachronique, même structure narrative, même graphismes perraves, même humour cradingue,  pour peu on aurait l’impression de jouer à un nouveau Disgaea. Et pourtant, c’est bien à Compile Heart (Hyperdimension Neptunia mk2…) et non NIS que l’on doit ce jeu ! Au final, des ressemblances pas si étonnantes quand on connaît les relations entre tous ces développeurs, habitués à se serrer les coudes sur leurs projets, à co-éditer ou co-développer leurs jeux (Neptunia…) voir même faire des cross-over (Cross Edge…).

Paillard à la Jap’

Les cutscenes sont vraiment vintages : un fond fixe, deux artworks à peine animés. Heureusement, les doublages (Jap ou Anglais) s'avèrent excellents et donnent beaucoup de caractère à ces dialogues !

Les cutscenes sont vraiment vintages. Heureusement, les doublages (Jap ou Anglais) s’avèrent excellents et donnent beaucoup de caractère à ces dialogues !

Mugen Souls est un jeu qui est drôle. C’est assez rare pour le signaler, d’autant qu’ici, un peu à la Disgaea ou Makai Kingdom de NIS, c’est toute la narration qui tourne autour de cet humour. En gros,on est face à un scénario au ras-des-pâquerettes, mais gorgé de personnages extravagants (magnifiquement doublés en Jap et Anglais) et de situations what the fuck. Le tout sur une superbe OST de Attouteki Yuugi, aux mélodies fortes et variées, bien qu’on aurait apprécié plus de morceaux. Le pitch : une jeune fille mégalo du nom de Lady Chou-Chou, auto-proclamée « déesse incontestée de l’univers », assoiffée de pouvoir et de conquêtes part mettre à l’amende un-par-un les sept mondes de la galaxie. Dans chacun de ces mondes on rencontrera des héros en pleine labeur héroïque (s’introduire chez les gens, casser des vases, faire du level up, chasser les démons…). Chacune de ces rencontres amènera des dialogues totalement barjos et remplis d’auto-dérision, jouant sur les clichés habituels de l’univers geek. A ses ordres, deux laquais : Atlis la démon devenue honteusement ange à force d’aider accidentellement les gens et Ryuto le groupie pervers de notre Dame Chou-Chou. Le tout est bien foutu, le ton est enjoué, l’ambiance originale, on sourie souvent, mais ça ne casse pas non-plus trois pattes à un canard. Pire, le jeu, tout en anglais (assez subtil), a une tendance énervante à abuser des cut-scenes et des dialogues à rallonge. Du genre l’équivalent de deux pages de roman toutes les cinq minutes. Du coup à moins de parler un anglais parfait on aura vite tendance à zapper toute cette narration, sans quoi on passer clairement plus de temps à lire qu’à jouer. L’absence de localisation est vraiment dommageable dans ce jeu !