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L’E3… ce grand rassemblement du monde du jeu vidéo ou le monde entier attend les annonces des nouveaux jeux, des dernières tendances, de l’avenir du milieu… Quelle surprise au final que cette E3 ait autant enflammer les esprits avec deux annonces venues tout droit du passé : le remake de Final Fantasy 7 et l’annonce du projet kickstarter Shenmue 3. Sortira sortira pas? Toujours est il que c’est une énorme vague d’espoir qui rempli l’esprit des fans des deux premiers opus, dont je fais partie, et quoi de mieux qu’un petit versus pour se remettre dans le bain.

Shenmue, pour ceux qui n’étaient pas nés en 2000 ou qui était dans le fin fond de l’Ardèche à cette époque, est surement un des jeux les plus ambitieux de son temps, au point d’avoir probablement couler l’avenir hardware de Sega. Hybride entre un jeu de rôle, d’action et d’aventure, Shenmue a marqué les esprits avec son ambiance japonaise du milieu des années 80 et son histoire mélancolique. Face à lui, il me fallait trouver un contrepoids équivalent. Et quoi de plus massif que le premier opus 3D de la série la plus rentable du jeu vidéo, Grand Theft Auto 3, sorti a peine 1 an après le jeu de Sega. Pour son apparition sur PS2, GTA s’offre le luxe de passer d’une 2D vu de dessus à un Liberty City en 3D du plus bel effet pour l’époque.

Pris par le temps (et les vacances imminentes) je vais faire s’affronter ces deux jeux sur 3 rounds : leur scénario, leur gameplay/gamedesign et leur ambiance. Let’s fight!

SCENARIO

Shenmue-RyoShenmue se déroule en 1986, dans un Japon en balance entre coutume/tradition et modernisme exacerbé. Ryo Hazuki, fils du maître de dojo du village, est le témoin impuissant de l’assassinat de son père par un homme mystérieux en costume traditionnel chinois. Alors que l’agresseur disparait sans même lui accorder un regard, Ryo se jure de venger son père, peu importe le chemin qu’il devra parcourir pour y arriver. C’est alors que, pour vous, se lance une vie parallèle. En effet le jeu se joue comme si vous suiviez le rythme de vie de Ryo, levé, repas, couché, mais également celui des gens autour. Si aujourd’hui ce système semble presque logique notamment avec Bethesda et ses Elder Scroll, à l’époque c’était juste révolutionnaire. Ainsi inutile d’essayer d’entrer dans une épicerie ou chez les gens avant ou après une certaine heure de la journée, ils seront couchés ou fermés. De plus certains évènements se déroulent à des horaires spécifiques, et à vous d’être présent à ce moment là au risque de tout simplement louper la séquence. Lâché dans votre ville avec pour seul indice avoir vu le meurtrier de votre père, vous aller tenter de récolter plus d’informations en discutant avec les gens, en fouillant, furetant, interrogeant et plein d’autres participe présent en ant. Si cela peut sembler monotone au premier abord surtout en description, dans les faits chaque jour apporte son nouvel indice qu’il est souvent impossible d’exploiter le jour même, faute de temps. Vous repartez donc dès le matin, bille en tête pour passer à l’étape suivante et récolter plus d’information sur ce Chang Long et ou il se cache. Mais mener l’enquête n’est pas de tout repos et de nombreuses personnes vont essayer de vous mettre des bâtons dans les roues et des pains dans la tête, que ça soit par pure provocation, par excès d’orgueil ou pour le compte du fameux chinois. Heureusement notre chez Ryo, bien le fils de son père, se débrouille pas trop mal avec l’ensemble de ses membres, nous verrons comment dans la seconde partie.

gta-3Grand Theft Auto… Défouloir attitré de nombreuses personnes, meilleure cible des détracteurs du jeu vidéo de par les nombreuses polémiques qu’il a pu suscité, cette série ne laisse pas indifférente. Lancée initialement sur Playstation avec les classiques 1 et 2 puis un ersatz « London » peu inspiré, GTA tente sa résurrection sur Play 2 au début des années 2000, avec succès. Si ce bond graphique est son principal argument, GTA propose t’il plus que ses homologues de la génération précédente? Et bien pas tant que ça d’un point de vu scénario. En effet vous jouez un truand lambda parachuté dans une grande ville ou le système mafieux est développé sur forme de clan (comme avant). Votre premier contact vous donnera des missions à faire pour son clan vous permettant de gagner en réputation auprès du monde mafieux et ainsi débloquer des missions pour le compte des autres clans. L’avantage est que dorénavant les missions ne sont plus linéaires. Passé un certains stade, plusieurs missions se proposeront à vous permettant de varier les genres et de repartir sur autre chose après un échec. La force du jeu reste cependant de pouvoir s’appuyer sur son monde ouvert pour proposer un terrain de jeu de débauche au joueur qui ne voudrait pas rester dans le confort du script des missions. Qui n’a jamais lancé un petit GTA juste pour tenter de survivre le plus longtemps aux flics en mode 5 étoiles? De trouver le tank et de faire un maximum de dégâts, de taper les cheat code pour avoir tout l’arsenal avec maximum munitions et semer le chaos jusqu’à ce que la mort vous rattrape? Mentez pas je vous vois… Bref si Rockstar Game à très vite rétabli le coche du scénario dans les épisodes suivants pour arriver dernièrement à la triplette d’histoires dans GTA 5, leur objectifs sur ce premier jeu en 3D était clairement de réussir leur transition technique avant d’apporter plus au genre. On va voir si le pari est réussi avec l’analyse du gameplay.

L’E3, cet événement majeur de la communication de l’industrie du jeu vidéo, n’a pas toujours ressemblé à ce qu’il est aujourd’hui. Suivant la démocratisation d’Internet et du streaming, il est désormais célèbre pour ses conférences préparatoires portées par les éditeurs stars, que l’on suit sur Twitch depuis les quatre coins du monde. Bien au contraire, l’E3 fut jadis un événement un peu inaccessible, qui chargeait l’imaginaire des enfants des années 90 que nous étions et que nous ne pouvions percevoir qu’à travers quelques émissions de télé ou cassettes vidéos offertes avec des magazines. En bref, l’E3 est toujours ce salon mythique, ce « floor » immense dont les différents stands regorgent d’inventivité (et de « babes » ces modèles supposés témoigner de la beauté plastique des jeux) pour attirer l’œil et les photos. Mais sur la forme, de nombreuses choses ont changé et notamment sur la façon de construire et de communiquer les différents trailers. Et pour voir cela, quoi de mieux que ce qui est aujourd’hui connu comme la plus grande entourloupe de communication vidéoludique de tous les temps ? On va donc aller faire un tour sur les deux E3 où fut présenté Metal Gear Solid 2.

Je vais donc revenir sur les deux trailers diffusés sur les salons de l’E3 2000 et 2001, sur cet écran géant autour duquel la foule se rassemblait à intervalles réguliers quand on commençait à entendre la musique. Bien sûr à l’époque, pour l’éditeur japonais Konami, le territoire américain et par extension européen, ne représentait pas la priorité absolue (on me chuchote que les récents événements impliquant Konami et Hideo Kojima nous confirment que c’est toujours le cas) et une grande part de la promotion de MGS2 s’est faite au Tokyo Game Show. Néanmoins, comparons ce qui est comparable, et regardons ensemble ces deux trailers mythiques.

E3 2000 – l’espoir d’un MGS1–2

Ce tout premier trailer de Metal Gear Solid 2 a servi à annoncer le jeu au grand public, encore sous le choc de l’expérience unique qu’avait su proposer le premier opus de la saga « Solid ». Aussi on comprend comment la vidéo focalise tous ses efforts sur ce que le nouvel opus apporte sans changer la formule en profondeur. On y voit Snake s’infiltrer durant de longues minutes, utiliser de nouveaux moyens mis à sa disposition comme les chargeurs vides à lancer pour faire du bruit, le pistolet tranquillisant, les rebords où se suspendre. La présentation recompose d’ailleurs les premières sensations de Metal Gear Solid : un environnement extérieur en proie aux éléments déchaînés, la neige du premier opus laissant place à la pluie battante de New York, et puis des intérieurs occupés par des soldats d’élite. Après l’infiltration, place à l’action, un élément qui était déjà au cœur de la série et qui s’illustre longuement dans le trailer. La vidéo s’achève sur le dévoilement du Metal Gear, et sur une séquence qui fait penser à un combat contre un boss final. D’une certaine manière, cette vidéo de 9 minutes est un résumé en accéléré de ce à quoi ressemblerait Metal Gear Solid premier du nom sur Playstation 2 et qui nous renvoie directement à la somptueuse analyse de la portée symbolique du second volet écrite par mon ami flying_fox – dont un des chapitres est consacré à expliquer pourquoi le Tanker, présenté dans ces trailers, parodie et enterre Metal Gear Solid 1.

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Dans la rédaction on aime plus ou moins Nintendo. Personnellement, je leur voue une passion quasi infantile, depuis la NES jusqu’à la Wii U, en passant par la Gameboy que mes parents n’arrivaient pas à me retirer des mains. Et comme chaque année, à l’E3, c’est l’occasion de savoir ce que les papas de Mario ont en réserve. Le 16 juin 2015 arrive et….et….QU’EST CE QUE C’EST QUE CE TRUC?

LE PASSAGE DE LA CONFERENCE AU NINTENDO DIRECT

plus...jamais...ça

plus…jamais…ça

Avant de parler spécifiquement de l’édition 2015, il faut revenir en arrière, en 2013 exactement. Après une série de 18 conférences avec des grands succès (Zelda Twilight Princess) mais aussi des grosses catastrophes (Wii Music), Nintendo désoriente tout le monde. A partir de l’E3 2013 plus de show, le constructeur se contentera d’une vidéo pré enregistrée (Nintendo Digital Event) résumant les principales annonces, les jeux étant disponibles dans le salon pour le public. Une démarche que les mauvaises langues (à raison) pouvaient attribuer à une première année de Wii U en demi teinte, mais qui intrigue tout le monde, presse et joueurs. Sony et Microsoft quant à eux continueront comme d’habitude. Le Nintendo Digital Event commence donc avec une vidéo sur Pokemon X et Y, avec plus de précisions notamment sur la région de Kalos. Annonce classique mais intéressante, mais celle ci est suivie par….Satoru Iwata en plan fixe dans les locaux de Nintendo, devant un mur quasi uni. La changement de ton depuis les conférences se fait ressentir, et c’est clairement austère. Les vidéos s’enchaînent et ne brillent pas par leur intérêt, avec notamment un Wii Party U et Wii Fit U montrant que Nintendo espérait encore surfer sur le succès de la Wii. Mais le plus important reste l’annonce du nouveau Mario 3D, faisant suite aux succès critiques Super Mario Sunshine et Super Mario Galaxy 1/2. Et oh mon dieu que le résultat est décevant (le mot va revenir souvent) : Super Mario 3D World est générique. Le trailer montre un jeu copiant l’épisode 3DS ( Super Mario 3D Land), avec des décors classiques (désert, glace, souterrains) et un gameplay identique. Par contre il y a un costume de chat, et un mode multijoueur. Bien sur le jeu n’est pas mauvais au final, mais transpire un peu le « j’men foutisme » côté développeur. Sinon grosse fournée de vidéos, aussi bien pour la Wii U (Donkey Kong Country TF, The Wonderful 101, Pikmin 3, X, …), que la 3DS ( Zelda ALBW, Mario & Luigi Dream Team Bros, Yoshi’s New Island,…).  Enfin, la conférence se termine avec l’apparition de Megaman dans le futur Super Smash Bros sur Wii U et 3DS, et le public…n’a pas réellement aimé ce Direct. La faute à une ambiance bien en dessous des conférences, et à des jeux soit déjà annoncés soit décevants. C’est simple on s’emmerde comme sur un live de jeuxvideo.com, et le public ne comprend pas le changement. Mais un an va passer et Nintendo va mettre sa patte.

LE “HYPE” ET LA BONNE PRESTATION A L’E3 2014

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Approche originale, Nintendo se lâche en 2014

Et cela commence le 29 avril 2014. Une vidéo d’annonce de l’E3 2014 montre l’équipe de Mega 64 sur un projet top secret. Après de nombreuses manipulations, ces derniers ont réussi à construire le ReggieNator, un androïde singeant le président de Nintendo USA, avec qui ils réussissent à s’introduire dans les locaux de l’entreprise. Malheureusement ils sont arrêtés piles à l’entrée des secrets de développement, avec une date pour le Direct affichée devant eux. La vidéo est délirante du début à la fin, rappelant l’âge d’or de Nintendo, et tout le monde est « hypé ». Nintendo a en plus annoncé un tournoi mondial de Smash Bros Wii U ainsi qu’un « Treehouse », sorte de grande session de gameplay de tous les jeux présentés au direct. En parlant de direct, celui ci commence dans un style à l’opposé de ce qui a été fait en 2013. Une fausse conférence s’affiche devant nous avec des personnages en pâte à modeler, en un Reggie qui se moque gentiment des attentes des joueurs d’un Mother 3 (prévision de 2015?). Les personnages Nintendo s’enchaînent, les gags fusent, les vidéos sont couplées à des interviews de développeurs. Les présentations de jeu ont plus divisé, mais on peut noter l’arrivée d’un jeu exclusif à Toad (Captain Toad) un jeu Kirby ou encore un jeu Yoshi. Les remakes Pokemon Ruby et Saphire garantissent un futur jeu vendu à millions. Un tiers se faufile dans le tas avec Devil Third, et Bayonetta 2 se paye le luxe d’être en pack avec le premier.  Mais la plus grosse suprise a été Splatoon, présenté longuement avec une interview. Cette revisite de la “capture de drapeau” met en scène des  personnages armés de flingues à peinture. Par équipe, le but de chaque partie est de repeindre le plus de terrain dans des arènes définies. Et au vu de la durée consacrée au jeu  dans le Direct, puis au Treehouse, Nintendo mise beaucoup dessus. Enfin, Mario Maker surprend tout le monde, étant un éditeur géant de niveaux Mario avec les sprites de plusieurs épisodes de la série. Au final, même si une bonne partie de la conférence était destinée à des jeux déjà annoncés ou des spin off, le public a adoré la prestation de Nintendo, servie par deux autres conférences plus discrètes des concurrents. De plus, le Treehouse qui a suivi s’est étendu sur 2 jours, avec des démonstrations gigantesques de Xenoblade X/Splatoon/Mario Maker/…. En résumé, des annonces et du gameplay, ce qu’on attend d’un E3. Et puis arrive l’année 2015…

Je vous plante le décor : Un trailer, Une météore qui s’écrase, un beau logo FFVII, une date : FFVII est de retour. Nous sommes à la Playstation Expérience l’année dernière et BIM, on nous annone que le plus grand de tous les Final Fantasy est de retour sur PS4 ! Ah ? On me dis dans l’oreillette que j’ai été pris pour un con. Il ne s’agit que du portage de la version PC sur la dernière née de Sony. Holly Shit, j’y ai cru une fois de plus putain !

Je vous refait une autre scène maintenant : Nous sommes à l’E3 2015 et Sony est en train de tout fracasser sur son passage. Tout d’un coup, on nous balance un trailer mystérieux : une ville typée cyberpunk, des métros, des soldats habillé bizarrement, puis un dézoom. Mais mon dieux, je reconnais c’est Midgar ! Un zoom plus tard, voilà l’arme greffé au bras de Barret et un zoom sur la nuque de Cloud. Franchement, je retiens ma respiration, mais j’ai au coin de la tête le vieux WTF d’il y a six mois, au Playstation Expérience. Deux secondes plus tard, un logo de FF7, mais un peut différent et en version métallique. Je suis bouillant ! et là tout bascule : en 1 seconde, les lettres de noblesses sont affichées : R-E-M-A-K-E ! Ouuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!! Square je t’aime ! Je vais écrire une chanson en ton honneur.

Après la joie que j’ai ressenti, voilà donc une redescente sur terre des plus brusque : je m’interroge. D’abord, pourquoi un remake maintenant ? L’annonce du Playstation Expérience laissé présagé un abandon à court terme de la chose, d’autant que le développement au pas de course et avancé de FFXV me donnait raison. Mais oui mais c’est bien sur ! en 2016, le jeu d’origine aura 20 ans. Que c’est beau les anniversaires !

[pullquote] Nomura : « Il faut être en phase avec l’époque, et dans le mesure où il s’agit d’un remake complet, je veux voir quel genre d’amusement est possible à l’heure actuelle »[/pullquote]

Ensuite, pourquoi parler de remake ? Car oui, il n’en s’agit pas forcement d’un, comme l’avait pu être le Resident Evil de la Gamecube. Au regard du trailer et de l’intervention de notre ami Tetsuya Nomura, il s’agit bien d’une réinterprétation de l’épisode, et c’est tant mieux ! Vous imaginez, en graphismes réalistes, le passage chez Don Corneo ? Moi non !

Viiiiittteeee 2017 !!!!!!!

L’E3 de cette année distribue des annonces-coup de poing par paquets de douze! Malgré l »assurance d’une conférence dantesque pour Sony avec son brelan d’As dans la manche – je n’en dis pas plus -, Microsoft a étonnamment su s’imposer avec force et élégance avec une conférence vraiment excellente. Entre retours de séries-phare, nouvelles IPs, un catalogue « indé » qui s’étoffe et promet du beau, du lourd, du poétique – il était temps que quelques jeux viennent tenir chaud à Ori and the Blind Forest, quand même! -, il y avait de quoi faire!

PhilSpencerMais la nouvelle qui change la donne, au delà des nouveautés vidéoludiques, reste l’annonce inattendue de la rétrocompatibilité de la Xbox One! Après avoir affirmé l’année dernière que les consoles New Gen ne pouvaient tout simplement pas assurer la rétrocompatibilité avec leurs grandes soeurs – à l’exception de la WiiU -, Microsoft, désormais passé maître dans la technique du retour en arrière, annonce donc ce qui risque de peser son poids pour ceux qui avaient hésité à passer le cap de la New Gen jusqu’alors. Car Microsoft semble proposer une rétrocompatibilité totale, c’est à dire non seulement pour les jeux en boite, mais aussi pour l’intégralité du catalogue XBLA, annonçant au passage que « chez Microsoft, on ne fait pas payer le joueur pour un jeu qu’il a déjà acheté« , petite pique de bonne guerre qui sent bon la vengeance pour la petite mise en scène de Sony de l’année précédente concernant la facilité de prêter un jeu sur PS4, en comparaison de l’usine à gaz proposée par Microsoft.

Si la nouvelle se vérifie, que ce ne sont pas des promesses dans le vent, on peut dire que vient de se franchir un grand pas en avant vers le respect du joueur qui faisait jusqu’alors défaut à cette New Gen, entre le racket des abonnements obligatoires, les propositions absurdes de lier un jeu à une console, d’étouffer le marché de l’occasion…etc. Mais ne nous enflammons pas, restons vigilants, car pour l’instant, seule une partie minime du catalogue Xbox 360 est concernée, qui sera suivie d’une centaine de titres supplémentaires en octobre. Ce compte-goutte peut laisser penser que Microsoft tente de faire le buzz et de gagner des points, comme on dit, sans avoir l’intention ni les moyens d’assurer la mise en place de cette ambitieux engagement. Va-t-on avoir droit à la retrocompatibilité totale suggérée, ou un listing restreint se limitant aux gros titres du catalogue de la mémère 360 ?

Qui jouera verra, comme on dit, mais indéniablement, sur le coup là, Microsoft marque un sacré point et se repositionne dans une course qu’il perdait à plate couture et quasiment par forfait! Et tant qu’à espérer, à quand une console Microsoft retrocompatible ET region-free ?!

Ce ne sera pas la première désillusion concernant la rétrocompatibilité, n'est-ce pas ?

Ce ne sera pas la première désillusion concernant la rétrocompatibilité, n’est-ce pas ?

EDIT : Et le rêve, sitôt annoncé, s’envole déjà. En effet, contrairement à la WiiU qui a intégré un émulateur Wii – la Wii étant suffisamment peu puissante pour que la chose soit possible sans trop de problème -, Microsoft, à la façon de Sony pour son catalogue PS3 dispo sur PS4, sera obligé d’adapter chaque jeu à l’architecture de la console. Du coup, lorsque vous insérerez votre jeu 360 dans votre Xbox One, la console téléchargera une version numérique modifiée du jeu en question et l’installera sur le disque dur de la console. Outre le problème de place sur le disque dur, ça relativise drastiquement la taille potentielle du catalogue disponible à terme, la possibilité que je puisse jouer à Mushihimesama Futari sur Xbox One, et le transfert de l’intégralité des jeux téléchargés sur le XBLA…

Mais bon, au moins, ce service est gratuit, c’est toujours ça de pris sur le dos de Sony!

Il y a des signes qui ne trompent pas. Lorsqu’une personne spécialiste dans un domaine essaye de décliner ses compétences sur des dérivés, cela marche toujours. Regardez, prenons la voiture. D’un, nous sommes passé à plus d’une centaine de modèles. Ford a fait son temps, les Japonais sont rentrés dans le marché et les Allemands construisent du haut de gamme. De fait, lorsque BMW crée une grosse berline, elle peut la décliner en petite taille. Même puissance, même base, mais en plus petit. C’est un peu ce qu’a fait Sony, en sortant en 2004, l’année même de son annonce à l’E3, sa Playstation Portable.

La promesse de départ

Une qualité Graphique PS2 sur console portable, c'est possible

Une qualité Graphique PS2 sur console portable, c’est possible

La PSP marque un tournant dans l’utilisation des consoles portables. Alors que Nintendo misait (et mise toujours) sur la stratégie de l’obsolescence programmée – utiliser des matériaux obsolètes, mais maitrisés et bon marché – Sony veut faire de sa console portable un outil haut de gamme. Ils nous vendent du Rêve et Kaz Hirai, la grand gaillard qui dirigeait la partie entertainment de Sony à l’époque l’a clairement dit : la PSP sera une Playstation 2 de poche. Le pavé est lancé et l’attente est intense. Si on y réfléchi, qu’est-ce que signifie « Playstation 2 dans la poche » ? Est-ce que je pourrai regarder des films ? Est-ce que je pourrai écouter de la musique. Est-ce que je pourrais jouer à des jeux en 3D avec des graphismes aussi impressionnants que ceux de Final Fantasy X ? Peut-on jouer en réseau (fonctionnalité très peu développé sur Playstation 2 à l’époque) ? Sony, qui a révolutionner l’approche du jeu vidéo en lançant sa Playstation semble pouvoir réitérer l’exploit pour le marché de la console portable. La bête arrive sur le marché Européen le 1er septembre 2005. Alors les fromages qui puent, promesses tenues ?

 Le Dieu contre la DS

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Deux consoles tellement différentes

 L’idée de départ de Sony est plutôt intéressante. En plus d’ouvrir un nouveau pan dans l’utilisation des consoles portables, la PSP ne se positionne pas en concurrence directe avec la DS de Nintendo. Alors que la DS joue à fond sur l’originalité, l’accessibilité, et surtout l’innovation parallèle (retour du double écran, écran tactile), la PSP se veut une bête de puissance, un outil multimédia qui va bien au-delà du simple support de jeu vidéo. Niveau jeux, la PSP, surtout durant les premières années de commercialisation, se dote d’un nombre incalculable d’adaptations depuis des versions de sa grande sœur, la PS2. On voit donc arriver des versions PSP de FIFA et PES forcément, mais aussi de licences variés, comme ce fut le cas avec Digaea. Plus que d’adaptation pure et dure, et encore contrairement à de rares cas pour la DS, la PSP se positionne comme un super complémentaire de la PS2 en accueillant des suites, préquelles, et spin-off de jeux sortis sur PS2 et plus tard, PS3. Que ce soit pour Killzone, God of War, Gran Turismo, ou Metal Gear Solid, les stars de Sony ont tous connu leur épisode sur PSP. Avec plus ou moins de succès d’ailleurs. Ce hobby de convertir des succès de consoles de salon sur portable n’est pas anodin. Sony disait : « une Playstation 2 de poche », et c’est le cas, du moins dans les expériences proposées. Le support et l’écran sont plus petits mais la durée de vie, les gameplays, les sessions de jeux, sont sensiblement les mêmes. A priori, Sony tient ses promesses : La PS2 dans la poche, ce n’est pas un rêve.

largeMighty No. 9 est plus qu’un hommage à Megaman, il en est l’héritier. Les dév’ de chez Comcept ne veulent surement pas faire de la figuration. Du coup, il balance sur le net une belle vidéo de gameplay après leur « kickstartage ».  Sans surprise, on a affaire à un Megaman en 2,5D.  Je reste tout de même assez méfiant quant à cette vidéo. J’ai l’impression que notre héros en armure est un peu pataud. Qu’il ne bouge pas vite et qu’il y a une sorte de latence aux déplacements. J’espère bien entendu me tromper.

Bon faut pas non plus oublier que le jeu n’est pas prévu avant 2015. Donc y’a le temps d’améliorer tout ça. On reste confiant les dev’ ! On vous suivra !

wii-u-adaptateur-manette-gamecube-1_090780043801587112Comme tout le monde le sait; l’E3 bat son  plein. De rebondissement en rebondissement, se dessinent le paysage vidéoludique des prochains mois. Et bien dans tout cela, il y a un peu de rétro. Nintendo, dans son évolution a décidé de… Revenir à la manette de GameCube, le meilleur pad Ever ! En effet, l’adaptateur pour manettes GameCube a été confirmé par Nintendo pour la modique somme de 19,99 dollars, soit à mon avis 19,99 € pour l’Europe qui l’a toujours dans l’os. Etant donné que la grosse sortie accompagnant l’adaptateur est le prochain Super Smash Bros, une manette GameCube sera également proposée à l’achat, avec un beau motif de SMB pour 39,99 dollars ainsi qu’un pack Super Smash Bros. avec la manette GameCube et l’adaptateur pour 99,99 dollars (ou euros). Et dire que la WiiU vendait du rêve avec sa mablette…

manettes-gamecube-editions-mario-11-05-2014-2_00FA009600702272MAJ : Petite Mise à jour rapide de cette news fraîche d’hier :  Nintendo a présenté des manettes GameCube pour Wii U Collectors à l’éffigie des stars de la firme. A l’instar des wiimotes fashion, ces manettes seront proposées à 24,99 dollars aux USA seulement pour le moment, et pour une durée limitée. Pas de prix ni de date de commercialisation pour l’Europe… Comme d’hab ! Par contre,la manette GameCube aux couleurs du petit dino sera exclusive à notre continent.

Hotline_Miami_2_logoD’après les gars présents à l’E3, c’est depuis une roulotte du Parking  du Convention Center que Devolver,a montrer quelques images de son dernier bébé. Le démoniaque développeur Dennaton Games met sur la table un éditeur de niveau pour le plus grand plaisir des fans de sang et de sueur du premier épisode. Avec Hotline Miami 2 : Wrong Number, les fans pourront créer religieusement des niveaux et les partager en ligne. Autant dire que le trip rétro était déjà bien excitant risque de faire encore plus d’envieux ! On vous renvoi d’ailleurs à notre test Neo-Retro du premier opus transcendant !

Hotline Miami 2, en partance cette année, se laisse dévorer dans cette dernières vidéo made in E3. On vous laisse et on va baver ^^.