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Il paraît que c’est la semaine consacrée à Resident Evil. Honnêtement, je ne vais pas vous mentir, je ne connais que très mal la série. Certains souvenirs évoquent de très bonnes heures passées une manette GameCube entre les mimines devant Resident Evil 4. Mais nombreux me diront qu’il s’agit peut-être de la fin de l’ère véritablement horrifique de la série. Un débat qui persiste encore aujourd’hui avec la sortie de Resident Evil 6, par ailleurs.

Crescent Debris

Je ne vais pas me lancer dans la critique des émotions suscitées par la saga initiée par Shinji Mikami, ce n’est pas mon travail et les rédacteurs du site le feront bien mieux que moi, néanmoins, je dois vous avouer qu’il n’est pas difficile de trouver l’inspiration dans la direction artistique des Resident Evil.

Blue Vixen

Si les créatures que l’on peut croiser au détour d’un manoir ou d’un commissariat ne font pas spécialement rêver, bien au contraire, on peut en revanche retenir les nombreux personnages qui animent l’histoire visiblement quelque peu bordélique de l’univers.

Kofab

Que ce soit la fratrie Redfield, la pulpeuse Jill Valentine, le machiavélique Wesker, l’intrépide Leon S. Kennedy, sans oublier ces terribles mutants aux postures plus effrayantes les unes que les autres, aux déformations plus angoissantes les unes que les autres, aux comportements de plus en plus menaçants, tous semblent avoir marqué ceux qui sont devenus amateurs de la série. D’ailleurs, je me souviendrai toujours des Iron Maiden, horreurs aveugles qui vous percent de lames qui s’arrachent de leur peau. Horrible et stressant, qui plus est.

Nicholas Ashford

 Sirocco

Les conférences Sony et Nintendo de l’E3 2011 viennent de se terminer. A la clé, l’officialisation de leurs nouvelles consoles au noms symptomatiques d’un phénomène qui commence à poindre : la PS Vita et la WiiU. Premiers jeux présentés : un Uncharted, un Wipeout, un LittleBigPlanet, un ModNation Racer, Street Fighter X Tekken du côté Sony, Ninja Gaiden 3, Batman Arkham City et quelques autres du côté Nintendo.Il y a quelques semaines, c’était à la 3DS d’annoncer ses jeux phares : Street Fighter 4, Ocarina of Time, MGS 3… Entre les deux, une rafale d’annonces dans le genre : Silent Hill remake, ZOE remake, MGS remake, God of War Origins remake, Ico remake, Shadow of the colossus remake, Halo remake … Sans oublier la première fournée (Sly Racoon, Prince of Persia, God of War…) et celle due à la PSP qui arrive bientôt (http://www.le-serpent-retrogamer.org/?p=1753). Le résultat ? MGS 3 chez Nintendo, Peace Walker sur 360, Street Fighter 4 sur console portable. Si rien ne vous choque vous avez beaucoup de chance.

Dans le salon, c’est pas tout rond

D’où vient ce phénomène ? Bien qu’ayant toujours plus ou moins existé, la danse des remakes a vraiment commencé en plein dans le boom du jeu vidéo des années 2005, pile-poil avec l’arrivée du casual gaming, de la DS, Wii, PSP et Smartphone en somme. Nintendo dégaina ses Resident Evil 4, Pikmin et Mario Tennis remakés façon wiimote. Sony poursuivit avec sa fameuse God of War Collection. La suite on la connaît. Une volonté de faire découvrir des grands jeux aux nouveau venus ? L’opportunité de ramasser quelques deniers supplémentaires en offrant une nouvelle vie, voir parfois une nouvelle chance à certains titres ? Un peu des deux sans doute. Et si cette valse des remakes est vraiment bonne pour l’industrie, elle est d’autant désagréable pour nous, pauvres gamers, 25 ans à peine et déjà vieux-cons-nostalgiques, complètement paumé dans tout ce mic-mac, avec tous nos repères qui s’écroulent. Il est bien loin le temps chaque jeu était assimilable à une console précise, représentait une époque donnée, un parfum bien spécifique. Aujourd’hui les exclus n’existent plus, les licences phares s’étalent sur les plateformes et les générations, les DLC et les reboots de vieilles séries courent les rues, la dématérialisation creuse peu-à-peu son nid… Et puis Nintendo nous perd encore un peu plus avec ses générations de console décalées technologiquement et temporellement.