Articles

Cinématique, Bibi à Alexandrie

Le mois dernier ressortait Final Fantasy IX sur Nintendo Switch et Xbox One, l’occasion pour les deux constructeurs d’accueillir l’un des piliers du J-RPG 3D de l’époque PlayStation. Si, de ces trois jeux, chaque épisode trouve une place particulière dans la mémoire des joueurs pour des raisons toutes différentes, force est de constater que ce qui a été identifié comme un retour aux sources thématique et ludique fait du neuvième opus un épisode particulier. Sorti en 2001 sur quatre CD, à un moment où la PlayStation arrive doucement à la fin de sa vie, Final Fantasy IX est le dernier épisode à porter dans son identité visuelle cet étrange mélange entre peintures et assets 3D.

Souvent décrite comme féerique, poétique, aussi légère dans sa forme que profonde dans son discours, cette œuvre chorale porte en elle les marques d’un héritage littéraire multiple et marqué. Qu’il s’agisse d’une myriade de références culturelles et textuelles dont je ne pourrai ici qu’effleurer les occurrences, Final Fantasy IX est aussi marqué par le poids de traditions culturelles et littéraires telles que le conte, le roman du XIXe siècle ou, surtout, le théâtre.

Cet héritage hétéroclite est éparpillé dans l’œuvre sous forme de citations, directes ou indirectes, intactes ou transformées, et n’est pas étranger au traitement de certaines intrigues. On verra en quoi la mobilisation d’une telle culture partagée incite le joueur à faire une lecture particulière de ce jeu. Lire la suite

Image03Je ne savais pas réellement à quoi m’attendre lorsque j’ai lancé ce jeu. Ayant vaguement commencer FF7, je me disais que cette pseudo-suite à mon sens aller donné dans le même ton. Il semblait faire partie de ces jeux que l’on aime parce qu’ils résument un sentiment. La mélancolie, l’amour, l’amitié. Bref, un jeu de cœur. Et 50 heures plus tard, je repose ma manette un grand sourire aux lèvres et j’ai un grand sourire sur le visage. Pourquoi ? Parce que je viens de vivre un grand moment. Certes, le jeu est bourré de défauts inhérents aux FF PSone : d’une traduction foireuse, à un rythme très critiquable  en passant par un système de combat assez plat. Bref, sur le papier, c’était pas si bien que les deux épisodes précédents. Et pourtant… Même si le VII reste à jamais mon préféré, parce que le FF préféré des joueurs et celui auquel on a joué en premier… Final Fantasy IX arrive second de mon classement. C’est en quelque sorte un jeu terriblement old-school, dans son système et il en ressort deux qualités monstrueuse, trop souvent oubliées par les joueurs eux-mêmes : Il s’agit d’une jolie pièce de théâtre dont les protagonistes se dévoilent au fur et à mesure. Tout dans le jeu avance, se modifie, évolue, l’histoire est un bonheur, un long voyage plein de surprises et de bons moments.

Vous l’avez compris, j’ai été ébloui par ce jeu à l’ambiance charmante qu’il me fallait réhabiliter par ces quelques lignes, et surtout par la présentation de sa scène cinématique de fin… J’espère que vous serez, ou que vous avez été, aussi enchanté que moi.