Articles

Un mois après la sortie du troisième volume de NBA street EA tente l’aventure avec le football et la série FIFA !  C’est en mars 2005 que sort le premier jeu de football de rue de la série FIFA Street. Nous quittons donc les pelouses pour revenir sur d’autres surfaces… dans la rue !

Intro

Déjà sympa

La cinématique d’introduction nous annonce tout de suite la couleur : nous allons avoir un panel de gestes techniques à notre disposition ! La vidéo met en scène une série de joueurs exécutant des gestes techniques diverses et variés avec une attention toute particulière portée à Ronaldinho dû à son éclat du moment (en 2005 il gagne le ballon d’or et est désigné meileur joueur du championnat d’Espagne avec Barçelone). Son talent sera adapté sur ce jeu  pour permettre aux fans de réaliser tous ces gestes techniques qui ne sont pas possible à réaliser ailleurs qu’en jeu vidéo !

Après FIFA 12 sorti en septembre, EA sports sort un dérivé de la série FIFA cette fois consacré au football de rue. Nous sommes donc loin des belles pelouses mais toujours avec les stars du ballon rond qui laisseront leurs crampons de côté pour jouer en basket et en sweat à capuche !

Du changement !

Le premier changement à noter est que le jeu n’est plus réalisé par EA sports BIG, sa filiale dédiée aux jeux « extrême » ayant déjà donné des jeux comme SSX, NBA Street ou encore les 3 premiers FIFA Street. Il est donc entièrement repris par EA sports  ce qui va apporter plus de réalisme dans le jeu. Du coup, les joueurs sont identiques à ceux de FIFA 12, terminé les joueurs type « cartoon » ou alors un peu difformes que nous avait apporté FIFA Street 3 ! Même les photos décrivant les joueurs sont réutilisées de FIFA 12. Nous disposons également de beaucoup de club avec leurs maillots officiels. C’est réellement une nouvelle approche pour satisfaire un ancien public en leur apportant plus de réalisme et des graphismes satisfaisant, tout en essayant d’en séduire un nouveau, ceux qui n’avaient accroché au système de jeu jugé trop fantaisiste. Enfin un changement dans le gameplay avec l’introduction du « control street » qui est matérialisé par le maintiens d’une touche dans le jeu. Ce mode de contrôle de la balle permet au joueur de temporiser devant un adversaire et de rester immobile. En déplaçant le joystick de droite à gauche le ballon passe de votre jambe gauche à votre jambe droite, ce qui donne un joli effet de maitrise. A partir de cette position vous pourrez tenter de réaliser des petits ponts si vous poussez le ballon vers l’avant au bon moment ou toutes sortes d’autres gestes techniques. En revanche vous n’avez pas besoin de cette touche pour faire la plupart des « tricks », le joystick droit suffit pour faire tourner la tête des adversaires. Ajoutez à cela une touche pour faire des gestes dans les airs ou une autre pour effectuer des gestes avec style et vous avez une panoplie assez large de gestes pour vous amuser ! Du changement effectivement nous en avons mais du coup le jeu perd un peu de sa folie, ce qui était pour moi un des éléments essentiels de la série. Là-dessus chacun aura son opinion et beaucoup préféreront le réalisme et le moteur de FIFA12 mais moi je regrette quand même les gros tacles, les actions folles et les tirs avec un ralentissement type replay ! Je trouve justement que l’absence du gamebreaker (pour rappel : le gamebreaker était une jauge qui augmentait en fonction des gestes techniques réussis et permettait de déclencher une super frappe presque imparable) n’incite pas à effectuer de nouveaux gestes techniques compliqués et, du coup,  on se retrouve parfois à jouer comme sur un grand terrain avec des actions construites, passes, centres et tirs proche du gardien très classiques dans un jeu qui permet de faire des actions bien plus jolies.

Ambiance générale

L’ambiance générale va avec l’amélioration des graphismes : c’est un élément très réussi ! Les décors sont particulièrement soignés, que ce soit un petit terrain synthétique, un toit, un garage, on s’y croirait presque ! Il y a d’autres décors pour d’autres modes de jeux comme le futsal avec un beau terrain et des règles quelques peu différentes ! Ici, le décor est le même à chaque match, on joue à 5 contre 5 et il y a un arbitre, du coup fini les lois de la rue où on tacle comme on veut ! Nous retrouvons donc les coups francs, penalties et les touches dans ce mode ! Je vous disais un décor par mode de jeu, effectivement et cela se traduit aussi par la taille des cages et le nombre de participants sur le terrain. Nous y reviendrons un peu plus tard ! Un des points négatifs que j’attribue à l’ambiance générale est le manque d’originalité dans le nom des joueurs inventés… ils ont quasiment tous le nom d’un joueur professionnel très connu, cela rend l’immersion dans le tournoi régional un peu moins bonne… Niveau sonore… tout y est pour accentuer l’effet de « foot de rue » ! Les commentaires des joueurs font vraiment sourire et pour l’instant je ne m’en lasse pas avec des phrases telles que : « te prends pas pour Ronaldo » ou « lâche la balle ! » ! Lorsque vous créez un joueur vous avez la possibilité de choisir son accent ! Du coup votre joueur est vraiment personnalisé, il est très amusant d’avoir un joueur avec un accent marseillais par exemple ! Enfin, la musique augmente de façon significative lorsqu’un but est marqué ce qui permet de chambrer son adversaire sur fond musical ! Encore une petite touche très réussie !

Cela ne fait pas si longtemps que les sports dits extrêmes se sont fait une petite place au soleil. Et s’ils demeurent tout de même dans l’ombre des sports académiques, force est de constater que leur attrait est bien plus fort qu’auparavant. Consécration olympique pour certains d’entre eux, matériel parfois plus abordable financièrement parlant, ces activités plaisent avant tout de par les sensations qu’elles procurent. Il était donc évident que le Jeu Vidéo s’y intéresse à un moment ou à un autre.

Premiers Pas.

Tony Hawk, le pilier du genre

Et honnêtement, le premier auquel on pense en la matière, c’est Tony Hawk Skateboarding. Sorti en 1999, façonné par les mains des talentueux développeurs de chez Neversoft, le jeu offre une expérience entièrement en 3D techniquement très aboutie et surtout très jouissive. Véritable petite performance pour l’époque, le titre mettait déjà en scène ce qui demeure sûrement le skater le plus connu encore aujourd’hui, le sympathique Tony Hawk, celui dont l’image va véritablement exploser en seulement quelques années. Amusant, varié, baignant dans cette ambiance complétement déjantée que l’on trouve au coeur d’émissions telles que Jackass, où aucune règle n’a besoin d’être respectée, la sensation de se balader librement dans d’anciens entrepôts abandonnés, lieux propices aux tags notamment, et d’effectuer des tricks tous plus impressionnants les uns que les autres et surtout à la limite du réalisable, est véritable et cela pour notre plus grand bonheur. La série va d’ailleurs connaître un très beau succès pendant toute la première partie de la dernière décennie, offrant ce qui se révèle être la référence en la matière, peu débordée par une concurrence qui ne parvient pas à reproduire la recette et à offrir une expérience ne serait-ce qu’aussi pointue et aussi précise manette en main.Il faudra attendre qu’Electronic Arts se décide à mettre les millions sur la table pour parvenir à détrôner la licence en 2007, d’autant que les jeux à l’effigie de Monsieur Faucon montrent déjà leurs limites après huit années de bons et loyaux services. Toutefois, ces sports extrêmes ne se résument pas à simplement errer tranquillement le skate aux pieds et à glisser sur de vieux pipes en bitumes. Car oui, les petits malins d’Activision, déjà à l’origine du coup de maître Tony Hawk, persistent et signent. En effet, ces derniers ne vont pas se faire prier pour décliner la recette à toutes les sauces.