Articles

A-Realm-Reborn-Box-Art

L’écriture d’un « Temps modernes » est par définition un exercice compliqué. Comment synthétiser, en une page ou deux, le contenu d’un jeu qui vient de sortir ? Comment donner une impression concise sur un jeu qui, la plupart du temps, nous a plu ? L’exercice devient d’autant plus compliqué quand le jeu en question a un contenu colossal… De fait, comment délivrer un temps moderne de Final Fantasy XIV : A Realm Reborn et de son extension Heavensword, à la fois le dernier MMO de Square-Enix, et le dernier Final Fantasy online ? Franchement… Cela va être difficile.

Le retour du MMO Old School

Impossible de finir un donjon sans heal, tank et DPS. La Sainte trinité est respecté, et c'est tant mieux !

Impossible de finir un donjon sans heal, tank et DPS. La Sainte Trinité est respecté, et c’est tant mieux !

Il n’y a pas à dire : FFXIV est fondamentalement un MMO Old School. Les mécaniques de jeu prennent leurs racines dans des MMO des années 2000, voire 1990. Pas de groupage automatique, l’entraide est favorisée par l’artisanat et par ce qu’on appelle « le saint triptyque » : pour faire un bon groupe il faut un heal, un tank, et des DPS. C’est comme ça, et en même temps ça parait logique pour un MMO. Mais bien que old school, certaines petites touches de modernité font du bien, comme les événements aléatoires, ou bien le fait que toutes les classes ont un sort de heal. Bref, on est bien plus proche d’un Everquest que d’un Guild Wars 2. Et même si j’ai aimé GW2, il faut bien dire qu’il n’encourageait pas l’entraide… Le système d’évolution de FFXIV est d’ailleurs très bien pensé, à mi-chemin entre classicisme et nouveauté. On crée un personnage avec sa race, sa classe, son alignement… Mais au bout d’un certain nombre de niveaux, notre personnage peut choisir un « job » qui consacrera sa spécialité : DPS, Healer, ou Tank, avec toutes les variantes que cela entraîne. Bref, l’espace qui m’est donné est trop court pour rentrer dans plus de détails… Mais vous aurez remarqué, au détour d’une phrase, le mot « job ». Car oui, FFXIV : A Realm Reborn est bien un vrai et un bon MMO, mais c’est aussi un véritable Final Fantasy. On ne peut pas s’y tromper !

Jouer à Final Fantasy c’est bien… Avec des centaines de joueurs c’est mieux !

Bien qu'Online, ce Final Fantasy est un "vrai" FF

Bien qu’Online, ce Final Fantasy est un « vrai » FF.

Beaucoup de personnes pensent qu’un Final Fantasy ne peut pas être un « bon » MMO. Bien que le 11ème épisode ait démontré le contraire, FFXIV : A Realm Reborn enfonce le clou. C’est sûr, nous sommes bien face à un bon, un vrai Final Fantasy. Et bien qu’il y ait les chocobos, musiques de combats, et mogs (kupo kupo), c’est bien l’ambiance qui se dégage du titre tout entier qui fait la différence avec les autres MMO. La Magie FF est là et bien là ! Et même si les quêtes ne sont parfois pas très originales (va tuer 2 araignées, ramène ce bidule à Tartempion), il faut bien avouer qu’on prend du plaisir à se balader en Eorzia. C’est assez rare dans un MMORPG, et voilà donc pourquoi je le souligne : même si nous sommes un parmi tant d’autres, on a vraiment l’impression de servir à quelque chose et d’avoir un impact sur le monde qui nous entoure. Mieux, étant donné que la sainte trinité des MMO est respectée, vous devrez jouer en équipe pour avancer dans l’histoire. De plus, et encore une fois, c’est à souligner, FFXIV dispose d’un contenu gargantuesque, mais reste totalement accessible aux personnes qui ne veulent pas se jeter corps et âme dans l’aventure. Une petite heure par ci, une autre par là, et le plaisir de jeu est toujours là. On peut aller à son rythme sans être frustré.

Un contenu de dingue

Mais au-delà du fait qu’il s’agit à la fois d’un véritable MMO comme on les aime, et d’un Final Fantasy pure souche, il faut bien avouer que le contenu actuellement en place est tout simplement phénoménal. Petite indication : j’ai joué 360 heures, je ne suis toujours pas au niveau max, et je suis très loin d’avoir vu ne serait-ce que la moitié du contenu… Mais comme je suis gentil, je vais tout de même vous faire une petite liste de ce qui vous attend au delà des simples quêtes, au lieu d’aller traîner sur https://www.casino777.be/ :

  • Les carnets : oui messieurs, les quêtes ne sont pas la seule manière de monter l’XP ! Vous disposez de plusieurs petits carnets à compléter afin de gagner de l’expérience. Ces carnets sont de différentes sortes : complétude d’un bestiaire, découverte de panomaras exceptionnels, objectifs donné par des grandes compagnies, …etc. De quoi varier les plaisirs !
  • Les mandats : Sortes de quêtes répétables, les mandats permettent surtout de récupérer des jetons de tâches. Ces jetons peuvent être utilisés par vos « servants », des PNJs à votre service, pour qu’ils aillent vous chercher les matériaux dont vous avez besoin pour faire du craft. C’est bienvenu !
  • Les primordiaux : on touche à l’un des points les plus fort du jeu : ses instances. Au delà des raids et des donjons maintenant communs (mais bon, quand dans un jeu il y a plus d’une trentaine c’est déjà colossal !), le jeu propose des combats en groupe uniquement contre des boss. Et ces boss ce sont… Les invocations traditionnelles de FF ! Quel plaisir d’aller défoncer en guilde, en groupe de 8, Ifrit, Garuda, Shiva ou Odin ! Le tout bien entendu avec des stratégies à mettre en oeuvre !
  • Le Gold Saucer : oui, vous avez bien lu, il y a bien le Gold Saucer dans FF14 ! Et comme dans le célèbre FF7, vous pourrez parier sur des courses de chocobos, tout en devenant également un jockey hors pair ! Vous avez également d’autres mini-jeux : danse, combats de mascottes, loto, et j’en passe ! Et avec la musique d’époque !
  • Le Triple Triad : Quoi ? C’est pas vrai ?! Et bien si, dans FF14, vous aurez la possibilité d’affronter d’autres joueurs au célèbre jeu de cartes qui a fait la renommée de FF8. Mêmes règles,  beaucoup de cartes à collectionner, et de grands tournois organisés régulièrement. Un jeu dans le jeu… Qui prend beaucoup, beaucoup de temps…
  • Le donjon sans fond : tu commences FF14 et tu te sens largué par rapport aux autres ? Square a pensé à tout en rajouter un mode où tout le monde repart de 0 et où tout le monde dispose du même stuff. Seul le skill compte, et il faudra avancer dans le donjon sans fond au fil des étages jusqu’à arriver au 50me sous-sol. Un marathon qui vaut le coup !
  • Les métiers de Craft : comment c’est pas original ca ! Mais si enfin ! Car dans FF14, un métier de craft, ce n’est pas seulement choisir le nombre de choses qu’on veut fabriquer et attendre que cela soit terminé, non ! Chaque classe d’artisanat propose son propre système de compétences à améliorer, avec du stuff dédié et des histoires annexes. Une bonne trouvaille, encore une fois !
  • Le Blitzball : Oui, tu as bien lu mon petit, quoique j’anticipe un peu, car ce jeu sera en ligne au moment de la sortie de l’extension Stormblood, en juin 2017. Mais t’imagines le blitzball en ligne ! Mais on aura plus de vie !

A retenir

J’ai un peu honte d’avoir résumé ce monstre qu’est Final Fantasy XIV en ces quelques lignes. Je n’ai pas parlé des graphismes magnifiques sur PC. Je n’ai pas parlé du contenu Haut Niveau très étoffé et souvent mis à jour. Je n’ai pas parlé de l’utilisation intelligente de la manette sur console. Je n’ai pas parlé de…. Enfin je m’arrête là. La question fondamentale est finalement simple, et revient à chaque Temps Modernes : faut-il dépenser quelques Gils pour se procurer FFXIV, et payer un abonnement mensuel d’une dizaine d’euros ? Pour moi, la réponse est claire : OUI ! Jouez-y, plongez dans Eorzia, traversez des plaines à dos de chocobo, invoquez Ifrit et Shiva, et surtout.. Ajoutez-moi à vos amis (mon perso tout mignon : Der Cerpen, sur le serveur Lich) !

Informations sur le jeu

Plateformes : Playstation 3 & 4 – PC

Genre : MMORPG

Développeurs : Square-Enix

Éditeur : Square-Enix

Date de sortie : 27 août 2013 

Le Serpent

Un jour, j’ai essayer de mixer souvenirs d’enfances et Wikipedia. Et voilà ce que çà a donné :  « les livres dont vous êtes le héros, sont un genre de romans ayant pour caractéristique d’être interactifs, le déroulement de l’histoire dépendant des choix du lecteur ». Oui je lisais ce genre d’ouvrages, et j’aimais çà. Que de bons moments passé pendant les vacances d’été, alors que je n’avais pas encore 10 ans et que ma Super Nes était resté à la maison. Et puis, presque 20 ans après, et une carrière dans le vidéo-ludique a en faire pâlir un écolier devant sa cartouche de Pokémon, je me suis posé une question : et s’il existait les « livres dont vous n’êtes pas le héros », sous forme interactive ? L’exercice serait compliqué est pourtant il y a déjà un média qui en a fait un genre, ou du moins qui en a appliqué le concept : le jeu vidéo.

Le personnage secondaire

Entre Snake et Raiden, mon cœur ne balance pas

Entre Snake et Raiden, mon cœur ne balance pas

Dans jeu vidéo, il y a jeu. Je sais je suis perspicace, mais cela signifie que pour avoir un jeu vidéo, il faut une interaction qui passe par un divertissement, qui passe, la plupart du temps, par le contrôle d’un personnage. Et on peu le voir à de nombreuses reprises, nous ne sommes pas toujours amené à jouer le personnage principal, ou en tout cas le héros du jeu. Et j’en veux pour preuve un exemple tellement frappant, qu’il peut servir de porte étendard : Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty. Ce ‘est pas notre ami Greyfox qui dira le contraire, mais dans cet opus de la meilleure série vidéoludique de tous les temps (désolé je suis un fan boy), on joue, pendant la majorité du temps, Raiden. Dieu du tonnerre mythologique, il est ici représenté sous la forme d’un blondinet, plutôt désemparé de ce qui se passe autour de lui. Manipulé par une entité qui le dépasse, il n’est en rien le personnage principal à la fois de la série, mais aussi  du jeu. Même s’il reste en retrait, Snake, alias Pliskin est en fait le personnage ayant le plus d’influence sur le monde de MGS 2. Propulsé au rang d’icône, d’un idéal militaire, il asperge Raider et le joueur de sa classe. Bien que Raiden ne ache pas qui il est, dès le premières secondes, le joueurs aguerri de la série reconnais son héros favori mais ne peut s’empêcher de se poser quelques questions jusqu’à la révélation finale de son identité, à la quasi-fin du jeu. Il poursuit ensuite Liquid-Ocelot, véritable antagoniste du jeu, alors que Raiden se bat contre Solidus, le dernier né des enfants terribles. Il est donc claire que, dans MGS2, on ne joue pas le personnage principal, mais on marche sur ces traces.

Un parmi tant d’autres

Qui sont les héros de World of Warcraft ?

Qui sont les héros de World of Warcraft ?

Quand on y réfléchi, il y a bien un style de jeu où il demeure normalement impossible d’être le héros. En tout cas, il n’est pas possible qu’il y ai plusieurs millions de héros au sein d’un jeu, qui correspondent à autant de joueurs. Je veux bien entendu parler des MMORPG. Comment argumenté dans le sens inverse ? Vous êtes énormément à faire la même chose dans le but de changer une situation. Combien de donjons rushés ? Combien de quêtes annexes inutiles ? Le monde avance, alors que vous n’êtes pas connectés, et les worlds boss tombent pour la première fois sous les coups d’une guilde sans merci ressuscitent immédiatement par la simple force du sacro-saint phénix Repop. Dans ce cadre la WoW ou encore Everquest apparaissent comme des exemples. Sorte de parc d’attractions, ces jeux réunissent des joueurs ayant un but commun, et c’est l’addition de toues ces petites actions qui font évoluer le monde. A coté de ces géants, demeure les jeux bacs à sable, dont EVE Online est le plus grand représentant. Les développeurs mettent entre les mains des joueurs un monde aux règles bien établis. Aux Hommes d’en faire ce qu’ils veulent et de mettre ces règles à profits. La encore, pas de héros, simplement une somme d’individus lamba qui se mettent dans la gueule par guildes et considérations économiques superposées. Et puis finalement, il y a ces mauvais élèves, ces MMO qui essayent de vous faire croire que le héros c’est vous. Que vous aller pouvoir changer la face du monde dans lequel vous jouez. Sauf que non, cela n’est pas possible, car quand tout le monde est un héros, c’est que personne n’en est réellement un. Et dans la discipline, un jeu excelle : Final Fantasy XIV. Dans un monde rose bonbon, nous somme le héros qui va rendre le monde meilleur… Et tout les autres joueurs ne servent à rien sauf à nous aider dans notre quête. Dommage, pour un jeu doté de qualités certaines.