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Teenage Mutant Ninja Turtles

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Teenage Mutant Ninja Turtle, un souvenir douloureux pour une génération de joueurs. La réputation de ce titre sur NES est si impressionnante qu’elle inspire des envies masochistes à quiconque souhaite faire “juste une partie”, même parmi les plus chevronnés. Je n’y ai personnellement pas échappé plus jeune et, pour le Serpent Retrogamer et le début de la semaine spéciale sur les comics, je me remets dans le bain. Voici la journée de test sans a priori, ou presque…

PARIS, H + 0

Le seul moment tranquille.

Le seul moment tranquille.

Au démarrage de la console, le logo Konami est suivi par une petite introduction sur chacun des personnages avec leur transformation de simple animal à tortue ninja, pour terminer sur le titre du jeu. Le tout se passe sur le célèbre thème de la série et mon enthousiasme est au maximum, ayant joué avant au plutôt bon Fall Of The Foot Clan sur Gameboy. Pour le jeu en lui-même, ça se passe en vue de dessus dans ce qui ressemble au New York des aventures habituelles des tortues avec un Splinter qui nous donne des ordres. D’ailleurs on peut choisir entre les 4 champions, mais à part la couleur du mini sprite central, rien ne semble changer. En rejoignant les plaques sur la carte, le jeu passe en vue de côté dans les égouts. Pour quelqu’un qui a grandi avec la série de FR3, les graphismes sont plutôt jolis, même s’il y a peu de couleurs et la musique accroche un max, ce qui augure que du bon. On peut voir maintenant les différentes capacités des tortues, représentant chacune une vie pour le joueur. Donatello a un gros bâton (de style), Leonardo se ballade avec ses katanas, Raphaël prend ses Saïs et Michael-Angelo joue des nunchakus. Mais le plus important reste de savoir comment se débrouillent nos tortues au combat, j’avance dans les égouts et tente d’abattre les premiers ennemis devant moi…

PARIS, H + 2

Les premiers méchants de mon enfance expédiés en 2/2, ça sent le pâté.

Les premiers méchants de mon enfance expédiés en 2/2, ça sent le pâté.

Bon ça fait 5 fois que je recommence le 2ème niveau, mais à limite les jeux 8 bits ne sont pas réputés pour leur facilité. Le premier boss va surement être un petit clin d’œil à la série, connaissant le savoir-faire de Konami. La réalité est différente, on a bien un clin d’oeil, mais expédié à la va-vite. Le cochon Beebop fonce de manière bête et méchante sur moi comme un Goomba tandis que Rocksteady surveille la greluche d’April. Une fois battu, je poursuis April jusque dans un hangar où Rocksteady ne dure pas longtemps sous les coups des tortues. C’est franchement frustrant comme dirait un illustre collègue que le sauvetage de la demoiselle et la défaite des deux bad guys se fasse aussi vite, et malheureusement le reste de l’aventure, sauf le Technodrome et Shredder, n’est pas aussi bien conçu que le début. Mais pour le moment je continue mon aventure, et je fouille chaque recoin de la ville de New york pour récupérer des cordes, des fusées et également récupérer les camions et dirigeable de l’équipe. Je fais en quelque sorte le postier de service tandis qu’April prend la place de Splinter. Et chaque niveau que je traverse est toujours plus rempli de larbins, avec parfois tout l’écran rempli de bestioles comme les mousers ou les membres du foot clan…et merde je suis encore mort… C’est la que je me rend compte qu’à défaut de 4 vies j’en ai que 2. Mike et Raph sont juste des gros figurants, avec la même efficacité que Crash Bandicoot les mains dans le dos. Il y a bien des objets comme des shurikens à prendre mais….je ne peux PAS les utiliser, je suis mort.

PARIS, H + 6

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Et merde, il me reste que les cas sociaux.

J’en …peux…plus….littéralement. J’ai déjà entendu des tests insister sur la difficulté extrême de la majeure partie du jeu. Ce n’est pas exactement mon avis, je pense plutôt au fait qu’ils n’ont jamais engagé de bêta testeur. Il m’est impossible de penser que quelqu’un de passablement sain d’esprit ait pris le temps de faire le jeu en entier en disant « ça va passer » ; plus difficile, c’est bugué. Le pire reste quand d’un étage sur l’autre on au choix un ennemi qui lance des projectiles à tête chercheuse en haut, et un parterre de pics juste en dessous. Dans la catégorie fesse-moi avec des orties, vous vous souvenez du fait que chaque tortue représente une vie, donc 4 en tout ? Eh bien dans certaines phases de jeu, une seule tortue morte et c’est le game over directement. Oui sans aucune nouvelle chance, je dois passer par la case continue, au nombre incroyable de 2. Ce qui donne une certaine paranoïa, renforcée par ce son immonde quand je vais mourir (je vous laisse chercher, je veux rester sain). Ca y est ! j’en ai marre je ressort sur la map vu de haut car… MAIS NON BORDEL JE SUIS MORT. En fait même sur la map on peut de faire écraser, et c’est du one shot….gneuh. Je…je…je te souhaite les pires sévices avec ton animal de compagnie. CE JEU EST UN PUR IMMONDICE, et la fin est bien pire. Les ennemis sont quasi invicibles, il y a un labyrinthe, la tortue saute comme Philippe Croizon! et ce son de fin de vie est encore là! Ca y est j’en ai marre, je suis en train de péter un cable!!!

A retenir

Ahem…on se calme. Teenage Mutant Ninja Turtle est un jeu bien réalisé, très fidèle au format d’origine, mais dur au-delà du supportable sur beaucoup de phases. Deux tortues sur quatre sont complètements inutiles et les ennemis remplissent littéralement l’écran en réapparaissant en boucle, ne laissant que peu le temps de respirer. Si on ajoute des sauts erratiques et des passages obligatoires qui ne le sont pas tant que ça, on sent que la réputation ne s’est pas faite sur de bonnes bases. Un jeu « culte » pour une génération de masos (vous remarquerez que j’ai fait le test sans parler du niveau du bar…aaaaaaaaaaaah !!!)

Informations sur le jeu

Plateformes : NES – Virtual Console

Genres : Action – Plateforme

Développeurs : Konami

Éditeur : Konami

Date de sortie : 1989

Badge Correct

Flbond

 

 

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Post-Apocalypse, c’est de la bombe

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L’origine de l’Apocalypse est aussi ancienne que le Nouveau Testament, et plus précisément que le dernier Évangile. Le terme désigne au départ la révélation du Christ aux élus, sans aucune mention de catastrophe. Il faut attendre les Ier et IIème siècles pour y voir son apparition lors du Jugement Dernier. Mais vu que nous ne sommes pas sur un site de la religion catholique, le sens du terme qui nous intéresse est celui plus moderne, à savoir : “une catastrophe d’ampleur planétaire qui annihile l’humanité partiellement ou totalement”. Cela peut être nucléaire, zombie ou encore technologique, la Terre n’est plus très fraîche et les gouvernements tels qu’on les connait ont disparu. Bien sûr, la culture populaire s’est emparée de cet avenir de rêve, du livre au film en passant par le jeu vidéo. Nous allons donc voir quelques grands thèmes de la fin du monde manette en main et savoir si ces derniers savent retranscrire ces cas désespérés. Bien sûr tous les jeux ne peuvent pas être évoqués, seuls quelques grands exemples, qui m’ont particulièrement marqué.

Apocalypse nucléaire

apocalyspe - nucléaire

Même si les premiers écrits faisant mention d’une apocalypse nucléaire datent des années 1910, la popularité de la plus historique des apocalypses augmente à la Seconde Guerre Mondiale. Le projet Manhattan et son application sur Hiroshima et Nagasaki  avec la Bombe A ont terrorisé l’opinion publique, et la Guerre Froide n’a rien arrangé. Le maintien de l’égalité des forces passe par la dissuasion, et les gens de cette époque, surtout aux USA et en URSS, ont vécu dans la crainte d’une guerre nucléaire anéantissant tout sur son passage. D’ailleurs la construction des abris anti-nucléaires a explosé (ahah) durant cette période et les épisodes de Tchernobyl (1986) et de Fukushima (2013) ont relancé cette peur de l’atome, à tort ou à raison. Dans la littérature, la liste des ouvrages sur le sujet est aussi longue que le bras de Dhalsim .On peut citer When The Wind Blows, un « roman graphique » retraçant la vie d’un couple de retraités après une guerre nucléaire totale, mais également The Postman, retraçant la perte des symboles d’une société post-apocalyptique au travers des yeux de son héros.

fallout-3-new-game-wide-hdLa série Fallout est probablement la plus connue des sagas nucléaires. Elle repose sur un univers parallèle où les pires craintes de la Guerre Froide se sont réalisées. Une guerre nucléaire déclenchée par les USA emporte la majorité de la planète, transformant ses habitants en cadavres ou en mutants. Quelques élus néanmoins ont eu la chance de vivre dans des abris construits peu de temps avant la catastrophe, ne sachant pas qu’ils sont les cobayes d’une expérience : créer une race supérieure pouvant vivre à la surface. On joue dans cette histoire un de ces privilégiés tandis qu’il sort de son abri, et ce dernier devra apprendre à vivre en monde hostile. Les suites abordent différentes parties de la société post-nucléaire sous le regard de plusieurs héros, mais restent dans l’optique d’une étude de la société face aux armes de destruction massive, étude poussé par la liberté laissée au joueur de choisir sa voie. C’est l’une des œuvres vidéoludiques où la critique de la guerre est la plus présente.

Metro-Last-Night-HD-WallpapersPlus récemment, le jeu Metro 2033 et sa suite ont montré ce que peut être une société post nucléaire où seule la RATP subsiste. Il y a toujours un contraste entre les souterrains et la surface, mais contrairement à Fallout, les « survivants » ne sont pas des privilégiés mais des réfugiés dans des stations protégées du Metro. Les personnes à la surface sont morts ou ont muté en des créatures nommées « les Sombres », et les contacts entre ces « classes » sont plutôt rares. Pourtant un homme né avant l’apocalypse (Artyom) va se retrouver malgré lui impliqué dans le destin de cet univers dévasté tandis qu’il va se découvrir lui-même. Contrairement à Fallout, l’accent est mis sur l’action et les affaires politiques et militaires aux quatre coins du Metro.

Apocalypse biologique

apocalyspe - bio

Sponsorisée par Roselyne Bachelot, l’apocalypse biologique repose sur l’idée d’un virus/bactérie/parasite qui se répand  au travers d’une épidémie. Les médecins étant dépassés par la propagation fulgurante ne savent pas établir un traitement et l’humanité est décimée. Des poches de survivants existent et vont se reconstruire progressivement. La peur du sujet est assez ancienne, notamment avec la Peste noire en Europe au XIVème siecle, ayant dévasté de 30 à 50 % de la population. Le moyen âge aidant, la religion à (trop) souvent relié ces phénomènes à une colère de Dieu. Plus récemment, nos amis les journalistes ont pris un malin plaisir à dresser un scénario d’apocalypse pour les grippes aviaires et porcines, ce qui montre que la peur la plus primitive persiste même avec les dernières technologies.  L’apocalypse biologique est traité au cinéma sous l’angle sécurité/catastrophe. Au moment où les survivants se savent en sécurité, ils déchantent. On peut citer deux exemples flagrants avec 28 jours plus tard et sa suite 28 semaines plus tard. 28 jours montrent une propagation d’un virus dérivé de la rage plaçant le Royaume Uni en quarantaine, et quand le tout semble éradiqué, c’est de nouveau la panique dans 28 semaines.

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Dans la catégorie jeu-vidéo, il est très dur de parler d’apocalypse biologique sans évoquer The Last Of Us (PS3). Le dernier jeu de Naughty Dog sur Playstation 3 récupère une histoire vraie à son propre compte, celle des « fourmis zombies » contrôlées par un champignon. En effet une étude à dévoilé que le Cordyceps infecte son hôte en se développant dans le corps, en particulier dans le cerveau des fourmis ou autres araignées, induisant un comportement zombie jusqu’à explosion des spores. Eh bien ce scénario délicieux est transposé dans The Last Of Us sur les humains, décimant la majeure partie du monde et cantonnant le reste dans des quartiers sécurisés. Le joueur devient Joel, un homme solitaire qui a tout perdu dans cette horreur, mais qui devra changer lorsqu’il croisera la route d’une jeune fille résistante à l’infection, Ellie.  Le rapport à l’apocalypse est celui d’une question simple : à qui donner sa confiance ?

Note : On peut penser que l’apocalypse zombie peut être considérée comme une apocalypse biologique, mais ce n’est pas vraiment le cas. Dans certains cas un virus peut être à l’origine d’une arrivée de morts vivants, mais dans d’autres le paranormal est de mise, la biologie étant laissée de côté.

Apocalypse par singularité technologique

apocalyspe - technologique

Ce qui est appelé l’apocalypse par singularité technologique est la disparition de l’humanité par une unité centrale ayant pris le contrôle total des machines ou des humains eux mêmes, souvent une Intelligence Artificielle. L’idée suggérée est qu’un jour, le développement informatique puisse créer un système plus intelligent que celui qui l’a créé, même si l’idée de développement implique de donner de l’intelligence. Mais ça n’arrête pas certaines imaginations, et dans la peur de la technologie, deux sagas se sont distinguées au cinéma. La première raconte l’histoire d’une humanité réduite en source d’énergie pour des machines ayant conditionné toute vie à une simulation informatique et comment un homme nommé Neo va se dresser contre ceci et tenter de sauver l’humanité. La deuxième explique comment Skynet, une intelligence millitaire, devient autonome, détruit tout sur son passage et tente d’écraser la résistance avec des cyborgs. Vous aurez sans doute compris qu’il s’agit de Matrix et Terminator. Dans les deux cas, des jeux vidéo en ont été tirées, et malheureusement seulement les plus mauvais rentrent dans le post apocalyptique.

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Enter the Matrix (PS2/GC/XBOX) est la plus grande déception des adaptations de films. Annoncé en grande pompe par les frères/soeurs Wachowski, le jeu a eu la prétention de se placer en temps qu’une partie de Matrix Reloaded et non comme une adaptation. Le budget a de ce fait explosé, et les acteurs de la saga ont tous de prêt ou de loin participé au développement (Neo/Morpheus/Niobe/…), même l’histoire a été supervisée par l’équipe du film. Mais comme pour Alien Colonial Marines, faire un titre prétentieux sans soin derrière est casse gueule. Et le jeu en lui même est plombé par ses bugs. De plus, l’argument principal des films est une tension provoqué par une lutte des humains pour leur liberté qui ne semble ni perdue ni gagnée ce qui permet de rester attentif à la situation. Dans le jeu on fonce dans le tas, on tue X ennemis, on joue au ralenti “bullet time”, et on passe à la salle suivante. Le côté survie dans le monde des machines et la liberté sont réduits à zéro.

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Il y a eu énormément de jeux Terminator de l’Amiga à maintenant, mais tous se passent avant le Jugement Dernier, il est donc impossible de les classer en post-apocalyptique, la seule exception étant l’adaptation du 4ème épisode. Terminator Renaissance (PS3/360) ne fait pas honneur au support de base. Bien sur, la série des 3 premiers films ne verse pas dans la psychologie avancée, mais il y a une cohérence sur l’arrivée du Jugement Dernier et les actions pour l’empêcher. Après l’apocalypse, avec Renaissance, le contexte est différent avec une bataille pour une survie. En ce qui concerne le jeu vidéo, les développeurs se sont dits « Machines agneuh trop bien » et ont donc fait un banal shooter. Le pire est le rapport de force entre la résistance est les machines de Skynet. Au cinéma, les résistants menés par John Connor sont en infériorité numérique mais déterminés et rusés. Dans le jeu le sentiment est que les résistants deviennent les Terminator, et qu’au-delà des bugs, il n’y a aucune tension dans la bataille.

Apocalypse naturelle

apocalyspe - naturelle

21 décembre 2012, a vous dit quelque chose ? L’avenir Aztèque, sombre sous les eaux, sauf si l’on se cache dans un village du sud? Pour ceux qui gardent leur calme devant le pire canular du centenaire, c’est un exemple parfait de ce que peut être une apocalypse naturelle. Un ensemble de catastrophes naturelles frappent en même temps et, n’écoutant pas GreenPeace, nous avons laissé le robinet ouvert, ce qui empire les choses. Un autre exemple plus que connu est celui de la météorite ayant fait beaucoup de mal  il y a 65 millions d’années aux dinosaures. Ca parait évident, mais dans le domaine du cinéma, 2012 est le film de l’apocalypse naturelle. Ce n’est pas une œuvre exceptionnelle, mais le contexte est là, tout explose et se déverse sur les pauvres personnes. On peut retenir aussi la Nuit de la Comète et WaterWorld.  Pour les livres, tout ce qui est lié  Côté jeu-vidéo, le thème de l’apocalypse naturelle n’est pas tant exploité que ça. Les deux exemples sont d’ailleurs plutôt récents avec d’un côté Disaster Day Of Crisis et de l’autre I Am Alive.

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Disaster Day Of Crisis (Wii) est un jeu conjugant deux types d’apocalypse: nucléaire et naturelle. Pour le moment seule la deuxième est effective : plusieurs catastrophes naturelles frappent le même jour, et un groupe terroriste nommé SURGE profite du chaos. Il s’empare de nombreuses têtes nucléaires et demande un rançon au gouvernement Américain sous peine de toutes les lancer. L’implication du joueur, un ancien du FBI nommé Ray, intervient tandis que ce même SURGE capture la soeur d’un ex partenaire mort dans un volcan par sa faute. Notre héros reprend donc du service et espère se racheter pour ses erreurs passées. La tension est double dans ce jeu, car il faut faire face aux conséquences des dégâts naturels et empêcher une nouvelle catastrophe sous un temps très court.

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I Am Alive (PS3/360) raconte sa propre apocalypse dans un futur proche. Un événement appelé « l’Evénement », déclenche une multitude de tremblements de terre aux quatre coins du monde. Tout se raréfie, et la population commence à se battre violemment pour chaque ressource. Dans ce contexte, le joueur incarne un homme ayant survécu et faisant tout pour retrouver sa famille. Il va trouver sur son chemin d’autres survivants, aller de surprises en déceptions mais toujours avec l’espoir d’être enfin réuni avec ceux qu’il aime. Ce qui est intéressant dans le cadre de ce dossier, c’est la très grande simplicité du personnage principal. Il n’a pas de nom, pas d’armes explosives, et pas de super pouvoir. Il est perdu et va se battre jusqu’à bout.

Apocalypse zombie

apocalypse - zombie
Qualifiée de plus grosse overdose de ces dernières années, l’apocalypse zombie a envahit tous les écrans et pages qu’elle pouvait atteindre. Elle part du principe qu’un agent pathogène d’une source isolée (animal, expérience,…), s’est répandu par infection à la population. Celle ci provoque une rage, une nécrose ou autre, et les pauvres malades ont une grosse faim de chair humaine. Bien sur personne n’est préparé, et suite à la panique générale personne, même dans les hautes sphères, l’apocalypse n’est totale. Les seuls survivants se battent avec les moyens du bord. Dans le domaine du jeu, pas de bol aucun Resident Evil ne rentre dans les critères. En effet, toutes les attaques biologiques se sont concentrées sur une localité, et à chaque fois les autorités politiques sont toujours présentes. Mais certains autres jeux se démarquent.

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Le jeu le plus intéressant vis à vis de cette fin du monde est DayZ (PC). FPS reposant sur une modification du jeu de base Arma II, il en garde une exigence et un réalisme assez poussé. Le but du jeu repose sur une apocalypse zombie, et sur le dilemme qu’impose la survie dans un champ de ruines. Mais contrairement à un Left For Dead où l’on s’en sort à coup de flingues en pouvant toujours courir après 20 morsures, ici tout est millimétré. Nourriture, soif, point de vies et humanité, on suit l’évolution de notre personnage avec une certaine pression. D’autant plus que d’autres survivants sont présents, et si les zombies sont la première menace, les interactions avec les autres joueurs sont difficiles. Amitié? Protection? Balle dans la tête? On ne peut pas savoir comment va réagir l’autre et la méfiance est permanente.

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The Walking Dead (TellTalle Games PS3/360/Iphone/PC)  se base lui sur un point de vue très romancé de l’apocalypse zombie. On ne s’embarrasse avec des points de vie, le but ici est de gérer les relations avec les autres survivants. Au moyen de dialogues, l’aventure pourra évoluer dans de nombreuses directions tandis que les alliance se font et se défont. Faut il sauver un père ou son fils ? Faut-il faire rentrer des survivants dans un abri au risque qu’ils soient infectés ? Les zombies prennent au final une place assez réduite dans l’histoire au détriment des questions d’éthique.

A retenir

Tout comme la littérature ou encore le cinéma, le jeu-vidéo a su retranscrire les différentes catastrophes que l’humanité a pu craindre (presque) sans accroc. Chaque indemne est traité : comment vivre avec soi même, comment vivre avec la société, comment vivre avec la menace… Et même si les médias traditionnels prêtent aux jeux vidéos des intentions débiles, voire dangereuses, on peut voir comme pour le cinéma que les sujets pesants peuvent être aussi bien traités. De nombreuses surprises existent dans le domaine, mais le mieux c’est encore d’y jouer.

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Human Killing Machine : l’autre SFII

Avant de commencer cher lecteur, oui je vais bien et je prend bien mon traitement : on reste bien dans le sujet Street Fighter. Mais cette fois ci nous allons prendre un chemin détourné, rempli de cupidité et de malaise visuel. Comme Toma a pu le démontrer dans son brillant article de début de semaine, Us Gold a été chargé de porté le premier épisode de l’ancêtre du VS Fighting sur micro ordinateurs. Après un résultat plus ou moins taté selon la plateforme, mais avec des ventes correctes, l’éditeur maudit souhaite pouvoir avoir sa suite. Mais nous ne sommes pas encore en 1992 et Capcom n’a pas de projet de suite à sortir immédiatement. « Qu’à celà ne tienne » disent les têtes pensantes de Us Gold, « nous allons faire notre propre suite ». Bien sur n’ayant pas les droits le nom et les personnages sont changés. Mesdames et messieurs, prenez garde, voici Human Killing Machine.

UN PETIT EFFORT…

Jeu de combat…jaquette….rambo. Tout est logique

Sorti sur tout ce qui peut avoir le nom d’ordinateur en 1989, Human Killing Machine reprend le même principe que Street Fighter, à savoir l’enchaînement de combats contre des adversaires venus du monde entier. Ryu ne pouvant être plus utilisé, nous incarnons Kwon (ou Kwam), un adpete d’Arts Martiaux venu de la Corée du Sud (même s’il ressemble à un boxeur), voulant devenir champion Mondial. Graphiquement le titre bénéficie du moteur de Street Fighter, et se permet même quelques effets. Pour la fin des années 80, suivant la plateforme, le titre bénéficie de grands sprites et de décors colorés, en tout cas pour la version Atari ST. Les autres supports comme le ZX81 ou encore le Commodore 64 souffrent de leurs lacunes techniques mais les portages associés sont dans la moyenne de ce qui se fait par ailleurs. Le gameplay est également sensiblement amélioré par rapport au portage du jeu de Capcom, est même si l’on ne contrôle qu’un seul personnage, celui ci possède un pannel de coups comme son alter ego Japonais. Les ennemis n’ont pas tous le même traitement, mais ça sera évoqué plus tard ne vous en faites pas.  Enfin le jeu possède une certaine durée de vie, avec une difficulté ne frôlant pas l’absurde (pas comme un certain combat contre Sagat). Et nous avons déjà terminé avec les qualités du titre, maintenant nous allons voir tout le reste…

…MAIS CA RESTE UNE MAUVAISE BLAGUE

Une combattante Hollandaise? Prenez une prostituée, ça passe.

Mais avec ces quelques rares qualités viennent les joyeusetés de la contrefaçon de Street Fighter. Tout à l’heure, j’ai parlé de combattre des guerriers des quatre coins du monde, mais je n’ai pas précisé que ces mêmes adversaires sont un concours du cliché le plus xénophobe. On peut affronter entre autres un toréador Espagnol, un Allemand en short Bavarois ou encore un doberman (?). Mais là où le mauvais goût atteint des sommets, c’est avec le combat en Hollande. Les développeurs, qui devaient à ce stade boire du liquide vaisselle, ont décidé que les meilleures représentantes du pays  sont une prostituée et sa mère maquerelle. Et je ne parle pas du « fighter » du Moyen-Orient qui est…un terroriste. Enfin si vous arrivez à le faire apparaître, car comme le reste du jeu, ce personnage se prend un bain de bugs violent. les frames sont parfois parties en vacances, les sprites de personnages peuvent switcher entre eux, les coups partent au travers du corps de l’adversaire. Oui bien sur j’ai parlé d’un jeu abordable, mais c’est seulement si vous retournez votre cerveau et anticipez les clignotements de boites de nuit que l’on appelle animations. Lors de mon test, par exemple, le personnage du boss était devenu mi Taureau mi chien noir, avec une tendance a attaquer en découpant son propre corps. La Hitbox se situait donc tout simplement…entre sa truffe et sa corne surmplombant son oeil Russe. C’est trop je craque! que ce jeu aille embrasser les orties avec son postérieur!. Human Killing Machine ne mérité aucunement son statut de suite spirituelle de Street Fighter, et heureusement la Playhistoire l’a oublié au profit du cultissime Street Fighter 2

A retenir

HKM est comme notre copain bourré de la dernière soirée : prêt à tous les défis débiles pour de l’argent, il finit son parcours la tête dans la cuvette de la PlayHistoire. Le jeu est bugué jusqu’à la moelle, avec des animations qui ne méritent même pas d’être nommées ainsi. De plus il se permet d’être de mauvais goût, avec des personnages aussi classe que la prostituée Néerlandaise et le Terroriste de Beirut, et d’être d’un intérêt ludique proche de zéro. A oublier clairement. tout en continuant à suivre la semaine spéciale Street Fighter qui se recentrera sur de meilleurs souvenirs.

Flbond

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Sonic Mania : toujours présente ?

Il est dur de savoir qui est à blâmer dans la situation chaotique que connaît actuellement la mascotte de SEGA. D’un côté, la Sonic Team, ne sachant plus où aller, décide de multiplier les personnages secondaires et les aventures qui ne bénéficient pas toutes d’un grand soin (Colors excepté). De l’autre, les fans estiment bien trop souvent que Sonic c’est forcément de la merde et que seuls « les épisodes Megadrive comptent » (ou au grand maximum ceux sur Dreamcast). Les deux parties semblent irréconciliables, et après un Sonic 4 désastreux, Sonic Mania tente de rattraper le cœur des fans en faisant appel à l’un d’eux : Christian Whitehead. Va t-il réussir là où les créateurs de Sonic ont échoué?

UN AMOUR INCONDITIONNEL DE LA SERIE

Pour pourvoir faire renaître Sonic, il faut tout d’abord savoir rendre hommage à ses prédécesseurs. Sonic Mania prend dès le début le contre-pied des précédentes itérations en jetant toutes les bestioles « amies » par la fenêtre. Les héros sont Sonic, Tails et Knuckles, et personne d’autre. Chacun possède ses propres capacités, et Sonic bénéficie de plusieurs options, que nous ayons grandi avec Sonic 1, Sonic 3&K ou encore Sonic CD. Une simplicité que nous retrouvons aussi dans l’histoire, à savoir Robotnik piquant les émeraudes pour perturber l’espace-temps. Ce prétexte servira à faire des allers-retours dans la quadrilogie originelle. Les niveaux par exemple reprendront pour partie des endroits connus comme Hydrocity, Flying Battery ou encore Greenhill Zone, mais avec une touche personnelle. C’est-à-dire que les premiers actes seront très semblables aux originaux, mais les seconds sont remaniés pour donner une vue très différente du level design de plus de vingt ans. Sur les boss, l’équipe s’est vraiment donnée à fond, que ce soit par des références à des personnages, des spin off , ou des changements de rôles (cf photo) on éprouve toujours un malin plaisir à découvrir la surprise dans le stage à venir. Les émeraudes sont également de la partie, et les obtenir requiert de faire les stages spéciaux entièrement en 3D, assez tordus mais pas insurmontables, quand les bonus des checkpoints reviennent aux premières amours des boules bleues et rouges. En clair, une bonne dose de nostalgie mais pas que. Les nouveaux environnements vont également emprunter à la série, des plateformes aux ennemis, alliant style Megadrive et direction artistique superbe. Mention spéciale aux paysages de Press Gardern, où l’on resterait à simplement regarder le paysage si le timer n’était pas présent. Mais l’hommage ne suffit pas, et Sonic Mania sait se démarquer d’autres fangames.

UNE TOTALE MAÎTRISE

Si par le passé, son amour de la série n’a jamais faibli, Christian Whitehead passe à la vitesse supérieure sur Mania. Son expérience sur les portages mobiles des épisodes Megadrive/CD lui a permis de maîtriser ce qui fait l’essence d’un Sonic. Plus de caméra collée au pif du joueur comme dans Sonic 4, mais une vue d’ensemble agréable pour profiter de l’action à pleine vitesse. Sonic ne semble plus se traîner comme un certain plombier, mais file à toute allure et surtout le level design vertical est de retour. Enfin, nous pouvons visiter un niveau de plusieurs manières, en voulant foncer droit devant sans prise de tête ou en fouillant la moindre parcelle du niveau pour guetter des bonus. Le seul petit défaut du level design pourrait être un trop grand nombre de passages « flippers » nous intimant de ne rien toucher. Ça peut paraître anecdotique mais au vu de la qualité des niveaux, ça reste une grosse facilité de game design. Des nouveautés de gameplay sont également présentes, pouvant nous projeter par les ondes ou rapetisser pour se faufiler dans les passages étroits, renforçant encore plus le côté exploration de Sonic Mania. L’OST est également une perle, que ce soit dans la réorchestration des morceaux cultes de la série ou dans les nouveaux titres, respectant à la fois l’esprit des épisodes Megadrive, tout en ne restant pas dans un simple « trip rétro ». Un carton plein pour Sonic Mania qui sonne le retour du hérisson.

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X-Wing, before Rogues

Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine, bien avant les Battlefront et les Rogue Squadron, la série Star Wars X-wing apparaît sur nos ordinateurs. Plus précisément en 1993 sur PC, où le MS DOS régnait en maître.  Une équipe de passionnés décide de retranscrire pour la première fois les batailles épiques de la saga de George Lucas, en repoussant toujours plus les limites techniques et proposant de nouvelles idées de game design. Parfois couronnée de succès, parfois….moins, voici X-Wing.

X-Wing

Au début des années 90, LucasArts (ex LucasFilm Games) ne possédait pas encore la licence Star Wars. Cette situation plutôt illogique était due au fait de la possession de ces mêmes droits par Brøderbund pour les ordinateurs. Une fois ceux-ci revenus dans le giron de Tonton Georges, une idée est venue à l’esprit de l’entreprise : faire un jeu rendant hommage au côté batailles spatiales de Star Wars.  Pour ce faire Lawrence Holland est appelé à bosser sur le projet. Ce développeur californien a déjà bossé pour l’entreprise pour ses simulateurs aériens de Seconde Guerre Mondiale (Battlehawks 1942, Their Finest Hour: The Battle of Britain, Secret Weapons of the Luftwaffe). Exporter sa maîtrise dans l’espace est donc un nouveau défi, et ce dernier est emballé, formant une petite équipe pour l’occasion, dont fait partie Edward Kilham, pour un début de travail en février 1991. Totalement libres de leurs mouvements, étant dans la maison mère de Star Wars, les deux game designers se partagent le travail avec leur nouvelle structure Peregrine Software. Quand Holland se concentre sur le moteur de jeu du X-Wing, Kilham travaille sur tout le background du jeu. Pour ce faire, l’une de ses principales inspirations du jeu sera Wing Commander, la série de Chris Roberts, pour instaurer un scénario bien évidemment lié à la saga.  Côté bande sonore, on aura bien sur la célèbre musique de John Williams, ainsi qu’une utilisation de iMuse, logiciel de musique utilisé jusqu’à présent pour les point’n’click du développeur et permettant un environnement musical qui évolue suivant l’action, avec l’aide de Michael Land, Clint Bajakian et Peter McConnell. Enfin sur la technique, outre les cinématiques créées par Kilham, X-Wing utilisera pour une des premières fois sur le support de la 3D Polygonale. Beaucoup d’avancées, mais qu’en est il du jeu en lui-même ?

 

Sorti en 1993 sur MS-DOS en disquettes, X-Wing nous met dans la peau d’une recrue de l’Alliance Rebelle. Plus tard nous apprendrons, grâce au guide « novellisé » nommé The Farlander Papers écrit par Rusel DeMaria, que nous nous appelons Keyan Farlander. L’histoire se passe principalement avant et pendant « Un Nouvel Espoir », du moins pour les missions principales.  Le joueur a en effet la possibilité dans le croiseur principal (le hub) de choisir entre l’histoire principale, un entraînement ou des campagnes annexes. D’ailleurs l’habillage fait une nouvelle fois penser à Wing Commander, cinématiques incluses, mais ici l’accent est mis sur le respect de l’oeuvre originale ainsi que l’action. Et mon dieu que le plaisir est présent ! Le moteur de jeu amélioré des précédentes productions sur la Seconde Guerre Mondiale rend parfaitement dans l’espace, et le mélange 3D polygonale et Bitmaps tient compte des  restrictions techniques du support, tout en garantissant une certaine fluidité. La durée de vie est assez importante, et certaines batailles contre les destroyers stellaires sont de vrais challenges. D’ailleurs la mission contre la célèbre Etoile de la Mort est marquante et pour la première fois montre que l’on peut s’immerger dans un Star Wars. On peut également contrôler d’autres vaisseaux comme le A-Wing, ces mêmes vaisseaux ayant leurs propres caractéristiques comme la vitesse ou les boucliers, le gameplay étant donc sensiblement différent. De nombreuses innovations qui ne donnent pas d’autres choix que d’adorer ce titre si l’on est fan de la saga. D’ailleurs certains personnages viendront vous rencontrer, comme Ackbar ou encore Luke lui même.

 

Ce qu’on peut reprocher au titre c’est que son avancée technique est également rapidement datée, avec notamment des scintillements et quelques ralentissements, ainsi qu’une histoire plutôt conventionnelle et ne prenant que peu de risques, notamment avec les campagnes annexes (les Tour of Duty). Côté histoire, l’add-on B-Wing ajoute une campagne dédiée au vaisseau, pouvant être piloté pour l’occasion. On peut entre autres refaire l’attaque de l’Etoile de la Mort avec ce vaisseau. Imperial Pursuit quant à lui, ajoute une campagne annexe centrée sur l’après victoire de l’Alliance Rebelle. D’ailleurs en parlant d’histoire, je vous ai déjà évoqué rapidement le nom de  Keyan Farlander. Au-delà de donner une identité au joueur, la volonté des développeurs était de donner une cohérence au récit et de l’inclure dans le canon principal. D’ailleurs le personnage aura toute son histoire développée dans de nombreux ouvrages et même inclue de manière rétroactive dans la première trilogie de films. Ce dossier étant consacré aux jeux eux-mêmes, voici une biographie détaillée juste « ici » dont est d’ailleurs tirée l’apparition du pilote dans le Retour du Jedi. Cette approche d’inclure toute oeuvre Star Wars dans l’univers sera répétée côté jeux vidéo avec Dark Forces et Kyle Katarn. Côté technique une version Gold sortira en 1994 utilisant les nouvelles techniques 3D instaurés avec l’épisode à venir « Tie Fighter », corrigeant quelques bugs et instaurant les voix  Bien sur pour pouvoir les intégrer, l’utilisation d’un autre support était obligatoire : le CD.

 

A retenir

Le pari de LucasArts est finalement couronné de succès. Grâce aux talents de Lawrence Holland et Edward Kilham, la volonté de proposer une aventure immersive et épique est une franche réussite. Les médias sont conquis, malgré quelques défauts, et Georges Lucas lui même félicite l’équipe. Une suite est bien évidemment en chantier et, pour une fois, l’Empire sera sur le devant de la scène. 

 

 

 

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Where the Water Tastes Like Wine : Il était une fois..

Toi qui entre dans ce bar, jeune étranger, aurais-tu le temps pour converser avec un aventurier tourmenté ? Ne t’inquiète pas, je n’irai pas te détrousser de tes biens. Je me suis toujours demandé comment définir une histoire. Est-ce qu’elle doit être exacte, susciter des sentiments, être amusante ou triste ou s’adapter en fonction de mon interlocuteur ? Et ces questions n’ont eu que peu de réponses dans mes jeunes années,  jusqu’à une rencontre terrifiante mais ayant transformé ma vie. Et depuis… je te paye un verre? 

 

LA PREMIÈRE RENCONTRE

Mon périple a commencé par une partie de poker contre des participants étranges. Parmi eux une gigantesque ombre monstrueuse semble vouloir particulièrement me défier personnellement. Les tours passent et me voilà face à mon curieux interlocuteur. J’ai la main parfaite, une suite royale, mais ce dernier me demande si je suis prêt à parier sur ma propre existence. Cet étranger me semble fou ! Mais bon, je continue pensant récupérer le magot. Mais ce que je ne savais pas, c’est que cette ombre n’était qu’un personnage mystique, appelé Dire Wolf. Ce dernier transforme mes cartes en cartes de tarot et en profite pour me maudire. Ma mission pour m’en débarrasser ? Aller dans les quatre coins des Etats Unis, afin de conter de nombreuses histoires. Il me précise que je vais rencontrer de nombreuses personnes, parfois accueillantes, parfois hostiles, mais toujours avec leurs expériences. A moi donc de transmettre l’art de l’histoire afin de trouver la solution de ma libération. Et pour cela j’ai en ma possession… mon sac et mes pieds. C’est parti!

 

UN VOYAGE INATTENDU

Me voilà donc perdu dans les vastes plaines du continent Nord Américain. Ce qui m’interpelle au premier abord, c’est le côté épuré, la sensation de vide tout autour de moi, comme si les paysages étaient les éléments d’une toile moderne. Par moments ces mêmes étendues me ralentissent, mais cela ne va pas m’empêcher de commencer mon aventure tandis que je vois au loin une personne. Celle ci, visiblement enjouée, me raconte les aventures d’une femme ravissante ayant fait une escale dans son long voyage à New York. Tout le monde était sous son charme, mais personne n’osait lui parler, faisant de son apparition un mystère. Une bien curieuse histoire que je transporte avec moi en continuant mon chemin.  Sur la route, je fais de nombreuses découvertes, comme un homme regardant des mouettes, une chasseuse de tornades et même un cavalier sans tête. J’adore en apprendre toujours mais la fatigue se faisant sentir, je préfère prendre de manière clandestine le train pour atteindre la prochaine ville. Mais une fois arrivé, la chef de gare m’aperçoit et… me tue. Je sens que tu t’inquiètes cher ami, mais c’est pourtant la vérité. Alors que je pensais être parti pour l’au-delà, me voilà revenu à cette mystérieuse table de poker .

 

NEVER ENDING STORY

Je sens que tu t’inquiètes cher ami, mais c’est pourtant la vérité. Alors que je pensais être parti pour l’au-delà, me voilà revenu à cette mystérieuse table de poker. Dire Wolf, visiblement amusé de ma situation me confie que telle une histoire, mon aventure arrivera à son terme quand je trouverai la fin de mon histoire. Je reprends donc ma quête, mais ma prochaine rencontre allait me surprendre. C’était un homme grand, plutôt bien habillé, racontant une histoire semble-t-il passionnante à un groupe de curieux. Je m’approche pour en savoir plus, et découvre qu’il s’agit de l’histoire de la mystérieuse femme blonde de New York… mais retravaillée. J’ai appris entre autres qu’elle avait des yeux bleus, qu’elle faisait partie d’un gang et qu’elle tuait ses amants. Bien sûr, tout ou presque est faux, mais l’enthousiasme de la foule me faisait réfléchir : une histoire a t-elle besoin d’être racontée avec exactitude pour perdurer?  C’est avec cette idée que j’ai continué à apprendre sur mon environnement (et un peu sur moi même aussi). Certaines histoires sont devenues avec le temps plus épiques, plus joyeuses, plus tristes,  et j’ai pu devenir un conteur hors pair. Ca tombe bien car le soir, au coin du feu, je rencontre des « amis d’un soir ». Ils me demandent de les divertir de leur vie souvent difficile, et les nombreuses aventures que j’ai vécues intéressent plus ou moins mes interlocuteurs. En retour ils me donnent des leçons de vie, des conseils, et j’ai l’impression de recommencer ma vie. C’est peut être ça que souhaite m’apprendre Dire Wolf, chacun poursuit sa quête et avec ses histoires construit notre Histoire commune.

Je parle je parle, mais je vais faire bref. Mon périple m’a appris beaucoup de choses sur moi même et sur les histoires. De nombreux personnages et situations sont apparues sur mon chemin, et la mission confiée par Dire Wolf était bien plus qu’un simple contrat : une lecon de vie. J’ai par contre trouvé mon périple sur les routes bien long, avec des ralentissements de ma progression fréquents, et des décors me semblant vides. Mais les musiques que j’ai pu écouter ont ponctué mon parcours avec bonheur, les sonorités country apportant comme une bande originale à mes contes. Mais mon histoire s’arrête ici cher humain, à toi maintenant de conter la tienne dans ta propre aventure.

Flbond

Informations sur le jeu

Plateformes : PC

Genres : Expérience Narrative

Développeur : Good Shepherd Entertainement

Éditeur : Good Shepherd Entertainement

Date de sortie : 28 Février 2018 

 

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Her Majesty’s SPIFFING

2016, le Royaume Uni vote pour sortir de l’Union Européenne. Et ce qu’on a appelé le Brexit a déclenché de nombreuses réactions à travers le monde, bonnes comme mauvaises. Mais nous ne sommes pas là pour de la politique mais pour parler jeux, non ? Eh bien un petit studio de Belfast –Billy Goat Entertainment Ltd- décide de tourner en dérision cet événement en créant un jeu d’aventure, où deux spationautes Britanniques sont fiers de servir leur souveraine. Ont-ils réussi leur pari? et surtout est ce que nous avons un réel jeu complet derrière?

(test fait sur Switch)

GOD SAVE THE GALACTIC QUEEN

L’aventure commence avec une introduction donnant immédiatement le ton global. La reine ne supporte pas d’être mise en banc des nations depuis le Brexit, et décide de prendre les choses en main. Elle se rend dans sa pièce de commande secrète, et après avoir limogé tout le gouvernement lance le programme de domination spatiale, lance une navette Big Ben avec ses meilleurs pilotes à l’intérieur. Ces deux hommes, Captain English et Aled Jones, sont chargés de coloniser une nouvelle planète et répandre la distinguée culture Anglaise.  On suit donc la missions et surtout les malheurs de l’équipage, en incarnant le bedonnant Captain English, et tout respire l’Angleterre dans ce jeu. Les drapeaux sont partout, les clichés sont puissants, et chaque objet ou presque donnera lieu a une référence d’outre manche. Certains clins d’œil sont plus obscurs mais le délire général l’emporte sur le reste. Les Français ont le droit également à leur portrait plein de poésie, étant les antagonistes du jeu. Ces derniers veulent conquérir l’univers, pour imposer leurs baguettes, leur vin et leurs grenouilles.  Des personnages méprisants avec un accent bien forcé, qu’on se fera un plaisir de déloger de la planète. Mais comment? ça sera à vous de le découvrir. Passons au jeu en lui même.

 

UN PLAISIR TROP COURT

Her Majesty’s SPIFFING est un point’n’click dans la lignée des titres des années 90. Captain English devra préparer l’atterrissage du vaisseau et coloniser la planète, en résolvant de nombreux soucis sur le chemin. Les énigmes sont simples mais astucieuses, et la manière de les réaliser reste toujours logique. Comme dit plus haut, je me suis surpris à cliquer sur n’importe quel objet car au  lieu d’un « ça ne me sert pas », le personnage aura toujours une remarque a faire.  Malheureusement, le plaisir est de trop courte durée. En ne se pressant pas, il faudra pas plus de 2 h pour arriver au bout de l’aventure. En regardant la fin, on peut voir qu’une suite est envisagée rapport au succès du titre, et pour le moment rien n’est prévu par le développeur. Her Majesty’s SPIFFING peut également lasser les personnes peu habituées aux aller retours, mais le genre est connu pour ça, et si vous voulez une aventure fun et « so british » n’hésitez pas à donner une chance au titre.

 

A retenir

Il est dur d’être trop détaillé avec le titre de Billy Goat sans dévoiler l’histoire entière. Le jeu est en effet bien trop court, et au vu du manque d’informations autour du développeur, la suite espérée ne semble pas déstinée à se montrer avant un moment. Néanmoins, Her Majesty’s Spiffing est un titre plein d’humour et de références à la culture, Britannique doublé d’un point’n’click simple mais astucieux. Une belle performance pour une si petite équipe, et à 10 euros sur Switch, participez à la conquête spatiale post Brexit de sa majesté Elisabeth II.

Informations sur le jeu

Plateformes : PC/ONE/PS4/Switch/Mac/Linux

Genre : Aventure/Point’n’Click

Développeurs :Billy Goat Entertainment Ltd

Éditeur :Billy Goat Entertainment Ltd

Date de sortie : 07 décembre 2016 / 01 février 2018 (Switch)

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La mythologie nordique dans le jeu vidéo

La mythologie nordique est, sous bien des aspects, très épique, très riche. Faisant la part belle aux guerriers valeureux et à des images divines naturelles comme l’Arbre-Monde, elle porte avec elle un souffle formidable qui lui donne un charisme différent et classieux. Pas étonnant alors qu’elle fût l’inspiration de nombreux jeux vidéo, et pas des moindres qui plus est. On pense évidemment à Valkyrie Profile, Odin Sphere, ou Skyrim, par extension. Si le RPG est naturellement le genre qui a le plus puisé dans cette mythologie, il convient aussi de distinguer les différences d’approches entre les développeurs japonais d’une part – on notera tout de même le MMORPG coréen Ragnarök Online qui reprend le principe de la guerre entre dieux, humains et démons – et les occidentaux d’autre part.

Du côté du Pays du Soleil-Levant

En reprenant directement certains personnages et divinités du folklore nordique, le jeu vidéo nippon se plaît à mêler dans sa narration les grands enjeux de l’univers (Valhalla, Ragnarok) et les histoires romantiques intimistes. Très probablement le jeu le plus représentatif de cette idée, Valkyrie Profile sort le 22 décembre 1999 au Japon et acquiert rapidement au sein de la communauté import/J-RPG un statut… mythique, justement. Pièce d’orfèvre de Tri-Ace, ce titre mêlant plateforme, tour par tour et combos, propose d’incarner Lenneth, valkyrie chargée de recruter les Einherjars, guerriers valeureux morts au combat, en vue du Ragnarok, apocalypse de la mythologie nordique.

C’est ainsi l’occasion d’écrire et de partager le sort tragique de ces personnages. Servi par une bande originale fantastique composée par Motoi Sakuraba, Valkyrie Profile est poignant et au-delà des enjeux colossaux imposés par Odin, le seigneur des Ases – qui apparaît aussi comme une G-Force imprévisible et redoutable de puissance dans Final Fantasy VIII sur son fidèle destrier à huit pattes Sleipnir – se tissent une histoire d’amour et un dilemme forts pour Lenneth, troublée par son passé et déchirée entre son devoir et ses sentiments pour Lucian.

Valkyrie Profile – La Lenneth Team face à ce malotru de Loki

Le mariage avec le design japonais et la construction J-RPG fait des merveilles, pour donner probablement le plus grand jeu inspiré de cette mythologie. Surtout, il sait procurer au joueur le sentiment de puissance, signature de ce folklore, à travers ces décors épiques ou les formidables attaques et pouvoirs de ces dieux que l’on doit rencontrer et/ou affronter (Odin, Loki, le loup Fenrir, qui prête aussi son nom à des armes ultimes de Dissidia Final Fantasy et Kingdom Hearts II) ou avec qui collaborer (Freya). Valkyrie Profile n’hésite pas non plus à utiliser d’autres mythes, comme en attestent Brahms le vampire ou Lezard Valeth le sorcier.

Avec les mêmes idées de game design et de personnage principal habité par deux volontés voire deux entités (l’une divine et l’autre humaine), Valkyrie Profile 2: Silmeria, sorti en 2006, est une préquelle et narre l’aventure de Silmeria, valkyrie déchue pour avoir désobéi à Odin et qui se retrouve pourchassée par sa consœur Hrist. Cependant, son orientation hardcore gamer et surtout son relatif manque d’empathie envers les Einherjars en font un jeu de qualité moindre et pas aussi marquant que son prédécesseur. Un troisième volet, sous-titré Covenant of the Plume, relate quant à lui la vengeance de Wylfried envers… Lenneth. Cet épisode prend la forme d’un tactical-RPG, tout comme Valkyria Chronicles qui, malgré son nom, pioche plus qu’il ne relate dans la mythologie nordique, dans le but de créer ses propres légendes.

Odin Sphere – On n’attend plus que le Chapelier Fou pour passer à table

Un mariage entre destins personnels, histoires intimes et sort du monde et considérations des dieux, une dualité entre sentiments humains et desseins célestes, qui constituent un grand écart souvent usité par le RPG japonais. Et ce n’est pas autrement qu’est construit Odin Sphere, titre de Vanillaware sorti en 2007 puis remasterisé en 2016. Cet action-RPG propose d’incarner plusieurs personnages – notamment la valkyrie Gwendolyn, chacun ayant son histoire qui va croiser petit à petit celle des autres, pour donner à l’ensemble l’identité d’un conte magnifique. Le gameplay est également en 2D, avec des donjons à compléter, mais manque de la dimension verticale d’un Valkyrie Profile. Il n’a également pas tout son souffle épique, mais en contrepartie, Odin Sphere propose un lyrisme et un romantisme qui dénotent et lui offrent une identité certaine, se détachant plus de son modèle initial mythologique que ses confrères, tout en ne le reniant jamais. D’ailleurs, Mercedes, l’un des personnages jouables, se nomme en réalité… Yggdrasil.

Dragon Quest IX – Une autre idée du Paradis

C’est sur cet élément fondamental de la mythologie nordique, l’Arbre du monde, que reposent les neuf royaumes Ásgard, Vanaheim, Álfheim, Midgard, Jötunheim, Svartalfheim, Niflheim, Muspellheim et Helheim. Il est également le cœur du monde de Dragon Quest IX : Les Sentinelles du Firmament, sur lequel les Célestelliens, sortes d’anges que les religions monothéistes ne renieraient pas, veillent et nourrissent en vue de le faire fructifier. Ils veillent également sur les humains, ajoutant à la place centrale et vitale d’Yggdrasil le rapport ténu entre divinités et humains évoqué précédemment. Si ses feuilles sont des objets connus de la série Dragon Quest servant à ressusciter, l’arbre occupe également un rôle majeur dans d’autres productions nippones, comme Tales of Phantasia  (Arbre de Kharlan qui fournit le mana essentiel à la vie) ou Lightning Returns: Final Fantasy XIII.

Il y a sinon également beaucoup d’évocations d’Yggdrasil ; l’arbre Ifa de Final Fantasy IX en est fortement inspiré, ou on y fait directement référence dans d’autres jeux : patronyme des soeurs Mithos et Martel dans Tales of Symphonia, objet dans Xenogears ou Shadow Hearts, lieu dans Breath of Fire III ou Mega Man X… Comme les autres éléments de la mythologie nordique, son identité et sa fonction originelles sont respectées puisqu’il est toujours associé à la vitalité. Le jeu japonais reprend donc à son compte ces légendes, à la fois pour leur rendre hommage, créer de nouveaux univers et leur insuffler une patte enchanteresse par le biais d’une émotion, d’une identité et d’un design très nippons.

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Mario Party : The Top 100, le party game ultime

Mario Party est une série qui caractérise un genre en elle-même, avec ses mini jeux funs, et ses parties de plateau qui ont toujours une issue incertaine. Mais depuis quelques années, comme expliqué dans ce dossier, Nintendo ne sait plus quoi faire et préfère le gimmick de la console à la cohérence du jeu (la voiture bon sang…). La série est donc passée au second plan, et en attendant une possible suite sur Switch, Big N propose un spin off centrée sur les jeux avec un top 100 des meilleurs mini jeux depuis la Nintendo 64. 

Best Of

Dans Mario Party : The Top 100, 10 épisodes sont résumés en une compilation. Les jeux sont donc adaptés a la console, notamment les mini-jeux tirés de la Wii qui troquent les motion controls pour des utilisations au tactile ou avec le gyroscope . Bon point pour le titre, les jeux sont parmi les meilleurs des titres consoles, des jeux de précision, à la réflexion en passant par l’action. Une indication de chaque console et épisode d’origine est présente, rendant vraiment nostalgique. Les épreuves reposant sur le hasard, véritables plaies de certains Mario Party, sont ici réduites au minimum, et la redite est globalement absente. On appréciera également le fait de pouvoir passer les tours de l’ordinateur, pour aller directement dans le vif du sujet. Du tout bon mais ce n’est pas étonnant vu le passif de la série pour le simplicité et le fun immédiat. Mais pour en profiter totalement, il va falloir débloquer les jeux manquants dans l’île des mini-jeux.

 

Sorte d’énorme carte, cette île est une succession de mini-jeux avec un système de vies. Chaque fois que l’on réussit notre activé en équipe ou tout seul, on récolte des étoiles pour pouvoir aller plus loin. Des boss tenteront de nous arrêter, dans des duels spéciaux. Les plus anciens reconnaîtront une inspiration du premier Mario Party, et ce n’est pas un mal. Même s’il est normal de privilégier un Mario Party pour le multijoueur, il est sympa de pouvoir avoir un petit temps scripté pour occuper le joueur le temps de trouver des adversaires et de parfaire ses réflexes. En parlant de référence, le multijoueur du titre reprend une bonne idée d’anciens titres portables : le mode téléchargement. Nécessitant une seule cartouche, il permet à plusieurs joueurs de profiter du jeu dans une version réduite du titre. Et ici, nous avons suffisamment de mini-jeux pour pouvoir profiter de quelques parties. Un retour aux sources de la série bienvenue. Oui,mais…

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Super Mario Odyssey, le voyage à emporter

Nous sommes en 2016, et Nintendo est au plus bas. La Wii U est un échec cuisant et le nouveau Zelda se fait toujours attendre. Du côté de Mario, c’est la panne sèche d’idées, entre un épisode WiiU qui bien que plaisant à plusieurs est fadasse à souhait, et des épisodes 3DS sans prises de risques. Tout semble perdu, quand la Switch est présentée en fin d’année. D’abord sceptiques les joueurs commencent à s’intéresser à la bête avec la sortie du nouveau Zelda, véritable remise en question du constructeur. Le succès est clair et net, et il ne manque plus que le retour du Roi pour compléter cette bonne impression. Et ce retour s’appelle Super Mario Odyssey.

DEPART SUR LES CHAPEAUX DE ROUES

Pour cet épisode nous revenons sur un « sandbox » comme Mario 64 l’avait fait en son temps, c’est à dire une grande arène avec plusieurs objectifs. Mais si vous êtes fans, vous savez que chaque Mario 3D a sa propre particularité, et si l’on peut mettre le costume de chat à la poubelle, chaque ajout (buse, galaxies) transforme le gameplay.  Ici nous sommes présentés très tôt à notre ami Cappy, un chapeau magique. Ce dernier nous sauve lors d’une énième bataille avec Bowser, où sa copine Tiara s’est également fait capturer. Scénario classique mais cette fois ci, à un détail près : le futur mariage de Bowser. Oui, à force de capturer Peach, des liens se créent et la routine s’installe, donc autant allez chez monsieur le maire. Nos deux amis ne sont pas d’accord et vont s’associer pour traverser les mondes, et tenter d’empêcher l’union.  On apprend donc à « utiliser » notre ami, et au delà des mouvements habituels de Mario, Cappy peut être lancé avec les joycons. On peut donc piquer des pièces, actionner des interrupteurs , sauter plus loin, mais le principal n’est pas là. Au détour d’un marais aux grenouilles, nous découvrons qu’il est possible de rentrer dans l’intérieur du corps de celle ci pour acquérir ses pouvoirs. Et Nintendo s’est lâché avec sa fonctionnalité, à croire que la société est retournée dans sa passion perdue depuis quelques temps. On saute, on rampe, on contrôle des voitures télécommandées, on se ballade sur des câbles électriques. On contrôle même un T-rex l’espace d’un temps. Et chaque transformation est une idée de gameplay à elle seule, quand ce ne sont pas les décors qui se plient à notre volonté. Pour oser la comparaison, la manière d’expérimenter chaque niveau est proche de Mario 64, intuitive mais remplie de surprises…

GRANDE ODYSSÉE

Mais un gameplay de Mario, si jouissif soit-il, n’est rien si l’univers ne suit pas. Et enfin on retrouve un jeu avec une identité ! Chaque monde où sont situées les lunes a chacun sa propre manière de fonctionner. Chacun renferme une partie des indispensables de mariage de Bowser, organisé par les Broodals. Ces lapins seront d’ailleurs les principaux boss du jeu, leurs attaques tournant autour du thème du chapeau. Les mondes sont classiques, du désert à la neige en passant par la plage, mais très fournis, dans le sens où l’on va pendant un long moment trouver des nouvelles choses à faire.   Un petit coup de coeur personnel pour la ville de New Donk City, qui est un bijou de références diverses et variées. Car oui Super Mario Odyssey est aussi une grande déclaration d’amour à la série. Les costumes pouvant être achetés avec la monnaie locale ou globale font référence a toute la carrière du plombier (oui Mario est un plombier!), et certains choix sont surprenants comme Yoshi’s Cookie, la jaquette de  Mario All Stars ou encore 3D Hot Rally. La ville et Pauline font bien entendu référence à Donkey Kong, certaines animations rappellent Mario 64  et certains personnages d’autres séries font leur apparition. Pouvoir tout trouver sans solution vous occupera un certain temps, d’autant plus que même le jeu fini nous réserve des bonus après le générique de fin. Nintendo a clairement compris que réaliser un titre qui se démarque et travaillé est la priorité avant d’instaurer des références, et non l’inverse. On a une aventure en soi et pas une énième resucée de GreenHill Z…pardon le monde 1-1 de Super Mario Bros. Un réel bonheur de retrouver l’un des boss de la plate-forme en pleine forme.

COURTE ODYSSÉE

Donc, pour résumé c’est un carton plein? Oui….enfin presque. Super Mario Odyssey reprend beaucoup de son modèle sur Nintendo 64, dans les bons côtés comme dans les défauts également. L’aventure principale par exemple est simple, car l’exploration prime sur le challenge, et les boss même si funs à jouer, n’opposent pas vraiment de gros challenge. Mais le « dark side of the moon du jeu » est la trop grande facilité de récupération des « lunes ». Avec plus de 400 d’entre elles, on se retrouve a en avoir partout : derrière un arbre, au fond de l’eau ou encore en parlant simplement à une personne. Dans mon test du jeu, j’ai eu envie à New Donk City de lancer Cappy pour grimper sur un immeuble, et par le plus grand des hasards j’ai frappé dans une poubelle qui a renfermé….une lune. La durée de vie de l’aventure principale est donc plutôt courte, avec environ 8 à 9 heures pour le jeu en ligne droite. Et parfois entre chaque monde on assiste à des répétitions de missions. La caméra du jeu de son côté, même si c’est peu fréquent, a parfois quelques soucis à se placer. Ca se voit plus particulièrement dans des niveaux en intérieur plus labyrinthiques. Heureusement l’envie de tout fouiller l’emporte sur ces petits détails, et Super Mario Odyssey restera comme un épisode excellent de la série. L’épisode où Nintendo a enfin compris qu’en gardant ses fondamentaux, tout le monde se retrouve comblé. On a suffisamment gueulé sur eux (votre serviteur y compris) pour leur dire ici : bravo !

 

A retenir

Nintendo ! que c’est bon de vous retrouver. Après un Zelda Breath Of The Wild ayant fait l’unanimité, Mario prend la relève et nous emporte dans une grande aventure. Les mondes sont vastes, avec bon nombre de secrets, et l’influence de Mario 64 se fait ressentir à chaque instant. Le souvenir du fade Super Mario 3D World est bien loin, et même si l’on peut reprocher une assez grande facilité, si on excepte certains passages, nous avons là le grand retour de Nintendo et l’une des pépites de la plate-formes depuis un temps.

Flbond

Informations sur le jeu

Plateformes : Nintendo Switch

Genre : Plate-Formes 3D

 Développeurs : Nintendo 

Éditeur : Nintendo

Date de sortie : 27 octobre 2017