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Dans sa longue carrière vidéoludique, Nintendo a réussi à traverser différentes générations de consoles en proposant des jeux solides et des concepts innovants. Plus récemment, le constructeur a cependant décidé de se reposer sur ses lauriers et proposer des versions légèrement refaites de jeux d’une console antérieure au prix fort, faisant la joie des détracteurs. Des bonnes surprises sont néanmoins sorties, et parmi elles Super Mario Bros Deluxe sur GameBoy Color (repris sur 3DS). Ai-je raison ou tort ? Voyons ça…

DO THE MARIO

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Retour Vers le Futur.

Une fois arrivé dans le menu principal, le premier mode de jeu s’offre à nous : « Original 1985 » . C’est l’aventure d’origine adapté à la GameBoy Color à quelques détails près. Une carte s’affiche désormais entre les niveaux montrant l’évolution de Mario dans le Royaume Champignon, montrant un léger travail sur les sprites. La sauvegarde est disponible à chaque niveau, avec trois sauvegardes différentes disponibles depuis le menu. Les puristes vont râler contre cette possibilité mais elle permet aux plus jeunes de s’essayer au roi de la plate-forme. Concernant le jeu en lui même, la conversion est excellente. Les touches répondent parfaitement et le même soin a été apporté aux graphismes et à l’ambiance sonore. Les Warp Zones, permettant le passage d’un monde à l’autre en deux secondes ont également été maintenus. Le seul souci a signaler est du à la GameBoy Color elle même : l’écran est resserré. Le jeu est donc plus difficile dans son ensemble car l’anticipation des ennemis et des ravins est moins grande. Rien n’est impossible mais il faut un certain temps d’adaptation. Pour le reste l’aventure est plutôt conséquente pour les nouveaux joueurs; et les plus anciens auront plaisir à refaire le jeu.

WE PRESENT YOU A NEW QUEST

Toad vient relever les compteurs.

Toad vient relever les compteurs.

Si l’aventure principale peut occuper un moment, il ne faut pas oublier les autres modes de jeu. A commencer par le mode Challenge augmentant grandement la durée de vie. Dans celui ci, le joueur refait tous les niveaux de l’aventure principale avec trois objectifs supplémentaires : récolter les 5 pièces rouges, trouver l’oeuf de Yoshi et battre un score défini par la console. A la fin du parcours, Toad fera les comptes et vous donnera un badge pour chaque objectif rempli. Rien de plus simple sur papier, mais ce qui parait facile à dire est  compliqué à faire. Certaines pièces rouges sont par exemple dans des blocs secrets ou même au dessous du vide, entre une plante carnivore et un frère marteau.Le second mode de jeu est le multi-joueur. Bien avant New Super Mario Bros, il est possible par le câble link à Mario et Luigi de parcourir ensemble un ensemble de niveaux spéciaux. Le premier arrivé au drapeau gagne la manche. Sur le chemin des blocs rouges/blancs font passer l’état des blocs de la même couleur en transparent/solide, ce qui permet par exemple de dresser un mur devant son adversaire. Et si d’aventure aucun ami veut être de la partie, il sera remplacé par un fantôme Boo contrôlé par l’ordinateur dans le mode « You vs Boo ». Un mini jeu de voyance est disponible où il faut deviner quel image va être choisie par la console. Enfin des goodies sont disponibles, à télécharger avec le GameBoy Printer. On peut voir donc un jeu assez complet qui ne lâchera pas les adeptes du 100%.

Revenons en 1992 : la Game Boy est honorée d’une suite à ce qui était à l’époque son plus grand best-seller, Super Mario Land, logiquement intitulée Super Mario Land 2 6 Golden Coins.
Ce jeu était pour le moins attendu, les premiers screenshots publiés dans la presse laissaient rêveur et montraient deux choses, une évolution graphique indéniable depuis le premier volet de 1989 et une inspiration graphique tirée de Super Mario Bros 3. Bref, autant dire qu’à cette époque, l’annonce de Super Mario Land 2 me faisait beaucoup plus bander que celle de Super Mario 3D Land aujourd’hui…

249 francs français plus tard, ce Mario Land 2 était dans mes pognes. Une fois la cartouche sortie-ou plus exactement arrachée- de la boite en carton, le manuel d’instruction balancé (je n’ai JAMAIS lu un seul manuel d’instruction avant de lancer un jeu) et le jeu lascivement inséré dans la fente gourmande de ma Game Boy et celle-ci mise sous tension…
Je découvris un jeu certes très bien foutu, mais étrangement décevant…ennemis rares (même si certains étaient de grande taille), boss sans lien aucun avec l’univers de Mario (hormis le retour du boss final de Mario Land 1 à la fin de la Space Zone), niveau à faire dans l’ordre de son choix (hérésie ! quid de la légendaire progressivité des levels de Mario ?), impossibilité de mourir quand on sait que la commande start+select marchait même après que Mario a reçu le coup fatal lors d’un stage, pièces qui ne servent plus à gagner des vies mais à jouer à la roulette, et surtout une facilité déconcertante… Tout était réuni pour faire de ce Mario Land 2 une intense déconvenue…Et ce malgré les avis élogieux de la presse ludique de l’époque, à une seule exception près, Cyril Drevet alias Crevette de PlayerOne qui, seul contre tous, osa exprimer sa déception dans les colonnes du numéro 26 de cette revue phare. Et pour un amateur chevronné de Mario, son avis était surprenant mais ô combien justifié.

Mais ne soyons pas trop vache, Super Mario Land 2 recelait au moins un trésor : son dernier level, bien foutu, assez dur et surtout…un nouveau personnage, le double maléfique de Mario, dont vous pouvez trouver une présentation sommaire au numéro 71 des FBI de shmup.com et nulle part ailleurs (ailleurs on préfère les jeux de mots foireux et modifier l’orthographe de certains mots quand on est à court d’injures).

Ce personnage, boss final de son état, disposait de trois types d’attaques et remplissait assez bien son rôle…Mais Mario lui ayant botté le cul, il dut s’exiler et ne donna plus signe de vie.

Jusque là, rien ne laissait présager que ce personnage au sourire clownesque allait devenir une figure récurrente de l’univers très select des mascottes de chez Big N….Jusqu’à cette année 1994.

Wario is in da place !

MOUAHAHA...SUUUUUURPRIIIIISE!

MOUAHAHA…SUUUUUURPRIIIIISE!

Deux ans que l’expérience Mario était donc restée sur le semi-échec de Super Mario Land 2. Puis les rumeurs d’un nouveau Mario se confirmèrent (les premières dataient de juin 1993 et d’une spéciale Mario de Televisator 2 qui montra enfin les premières images d’un certain « Wario Land » (la vidéo est disponible ici).

Mai 1994, votre serviteur sévissait en classe de 2nde 5 du Lycée International Stendhal à Grenoble, et parmi ses affaires de classe avait bien évidemment sa chère GB dont l’aide m’a été précieuse en cours de sciences et d’EPS. Ce lycée vétuste avait l’avantage d’être bien situé et à deux pas de la FNAC. Un peu comme pour MrNutz, j’fonçai entre deux heures de cours aller claquer les 249 F généreusement piqués dans le larfeuille de mon père (une avance sur argent de poche librement et unilatéralement consentie) et hop, ce mystérieux Wario Land, sous-titré Super Mario Land 3 histoire de ne pas tout à fait rompre avec la série des Mario GB était in ze poquette.

Résultat : plus de 8 heures scotché à la console et presque des larmes de joie. Mais un cri dont je me rappelle :  » putain que c’est bon ! Mais que c’est bon ! ».

A whole new world

Cette fois, la Game Boy offrait un jeu d’une puissance phénoménale de 4 megas, comme l’ont également fait The Legend of Zelda Link’s awakening et Donkey Kong (FBI 32) et tous les aspects du titre, tant ludiques que techniques…laissaient sur le cul.

L’histoire est simple : après sa défaite face à Mario, Wario, tout occupé à se gratter son auguste arrière-train, apprend qu’un certain Capitaine Syrup a fauché une immense statue en or massif de la Princesse Toadstool. Après un rire sardonique, notre gros crado gamberge : si cette statue est si énorme, elle doit valoir bien de l’oseille…Oseille avec laquelle il pourra se racheter un château et frimer la face de ce vulgaire plombier ! Ni une ni deux, et de plus alléché par les trésors accumulés des pirates sur l’île de Kitchen Island, Wario se met en marche.

Première similitude avec le sommet qu’était (et que toujours demeure) Super Mario World : l’action se déroule sur une île coupée du monde.
Deuxième similitude : l’action est figurée sur une carte.
Les autres similitudes vous viendront à la lecture de ce qui suit…

L’intro du jeu annonce la couleur : Mario était doux et gentil, Wario lui sera beaucoup plus brutal et ne s’embarrassera pas de scrupules !

Une carte qui sent bon l'univers Mario

Une carte qui sent bon l’univers Mario

Le jeu offre un nombre de mondes assez conséquent totalisant 40 stages.

Monde 1 : Rice Beach (Plage de riz)
Monde 2 : Mount Teapot (Mont de la Théière)
Monde 3 : Sherbet Land (Pays Sorbet), monde caché
Monde 4 : Stove Canyon (Canyon de la Fournaise)
Monde 5 : SS Tea Cup (Vaisseau de la tasse de thé)
Monde 5 : Parsley Woods (Bois de Persil), qui se renommera en Parsely Woods une fois certains niveaux accomplis
Monde 6 : Syrup Castle (Château du Capitaine Sirop)

Comme vous le notez, les mondes ont des noms très « culinaires » comme ceux à nouveau de Super Mario World.

DT1

Connaissez vous Toronobu Itagaki? ce game designer Japonais est fortement apprécié par les joueurs et certains petits pervers. En effet, Itagaki a longuement dirigé la Team Ninja qui a créé la série des Dead Or Alive, où le combat se mêle à la plastique des combattantes. Les Ninja Gaiden les plus récents font également partie de son CV, ce qui indique un certain niveau de qualité. Dès l’annonce de Devil’s Third sur PS3/360, le public est donc intéressé par ce qui se passe, d’autant plus que le jeu est un mélange beat them all/tir/action. Le plaisir ne sera que de courte durée, car le jeu est annulé…pour réapparaître seulement sur Wii U …et repartir dans le silence le plus total. Peut on s’attendre à un miracle sur le jeu final? hum non.

SÉRIE Z

badum tsss

ba dum tsss

Avant de commencer le test, mon petit cousin souhaite absolument que je vous lise sa rédaction. Je cite « c’est l’histoire d’un méchant monsieur enfermé en prison, mais qui va aider les Américains. Les Américains lui disent que des terroristes ont détruit tous les satellites, et que sans appareils électroniques ils sont bien embêtés Le monsieur qui est Russe avec plein de tatouages va donc botter les culs des terroristes, mais qui sont en fait ses anciens copains, ce qui va bien l’embêter. Et puis y a plein d’armes, des explosions, des filles, et des bastons. FIN ». Revenons donc à Devil’s Third pour parler de….du fait que je me suis trompé, je vous ai effectivement lu le scénario  de ce dernier.  On passe donc au jeu qui prend la forme d’un beat them all assez classique sur deux types de gameplay différents: le jeu de tir et le corps à corps. Dans le cas du corps à corps, peu de variété car ça se résume à des coups de pieds/poings et quelques enchaînements prédéfinis et une projection (boostés par une capacité de réveil). Dans le tir c’est un peu plus varié, car des pistolets aux explosifs, il y a de quoi se faire plaisir et exploser la tête des ennemis au sniper n’a pas de prix. Entre deux les armes de poings (marteaux, sabres, etc…) donnent lieu à des animations sympathiques, mais au final seul le katana reste fin à jouer. Le tout sert à une action continue qui alterne entre les phases de combat classique/de véhcules et de boss qui sans être interminable peut tenir le joueur en jeu quelques heures (en comptant les trophées). Et voilà c’est tout….oui vous devez trouver ce test un peu chiant, mais c’est également car le jeu est d’un ennui assez profond, aussi bien au premier qu’au second degré.

PRIS AU PREMIER DEGRÉ CA PASSE PAS

Bienvenue en 2015

Bienvenue en 2015

Autant le dire tout de suite, Devil’s Third n’est vraiment pas un titre sérieux. L’histoire se résume en un Die Hard du pauvre, avec tout ses travers : le héros bourru solitaire, la femme forte, l’équipe des militaires débiles et bien sur les terroristes que c’est eux qui détiennent la vérité. Ça entraîne une série de dialogues tous plus clichés les uns que les autres du type : « tu crois que nous sommes les méchants, mais nous combattons pour le bien et les enfants qui meurent de fin en Afrique (avec des explosifs) ». Et plus ça va plus Itagaki a décidé de partir en vrille, aussi bien dans les interactions d’Ivan que dans les passages en véhicule, et également dans la réalisation technique. C’est simple les graphismes de Devil’s Third paraissaient corrects 5 ans plus tôt, mais aujourd’hui c’est juste honteux, même pour une Wii U. Les animations rappellent les débuts de la ps3, l’armée des balais dans le derrière est dans la place et l’ Intelligence artificielle des ennemis oscille entre l’absent et l’incroyablement nerveux. Si vous avez toujours voulu voir deux alliés se renifler les aisselles pour ouvrir une porte, vous êtes au bon endroit. Enfin si vous voulez passer un bon moment entre amis, le côté n’importe quoi est également présent dans le mode multijoueur. Les modes sont assez variés, allant du deathmatch au lancé de fruits dans un panier, et les duels au katana sont franchement jouissifs. Au final un ensemble plutôt à prendre au second degré, et qui ravira les moins exigeants. Sauf que…

MU1Qui a dit que s’y connaitre en informatique est has been? Surement pas le studio StudioCime qui sort sur le portail Kongregate : Mu Complex. Dans ce jeu d’énigmes qui rappelle pour les plus vieux Ouverture Facile, le joueur avance dans les bas fonds de son ordinateur en utilisant son cerveau mais également l’informatique. Au fil des niveaux, les commandes (ls/cat/cd/…) n’auront plus aucun secret pour vous. Le tout propose du challenge sans pour autant rebuter le joueur, qui au pire pourra demander de l’aide aux autres. Pour l’anecdote, votre serviteur est resté bloqué longuement sur le premier niveau, pensant l’inscription au site obligatoire. A essayer de toute urgence!

Le site officiel : www.studiocime.com
L
e jeu : http://www.kongregate.com/games/StudioCime/mu-complex-episode-one

vgl1Dans chaque coeur de rétrogamer, il y a un mélomane qui sommeille. Les concerts Video Game Live l’ont bien compris et depuis plusieurs années font le tour du monde avec toujours autant de conquis. Pour la France, c’est Paris qui va accueillir l’événement le 5 novembre après plusieurs années d’absence. Des medleys de grands classiques sont joués, des compositeurs de renom sont présent, en résumé une soirée d’exception. Malheureusement, les places partent très vite au vu du succès du show. Ce n’est pas grave, les organisateurs du concert proposent un lot de consolation : l’album Video Games Live Level 4. Ce dernier contient entre autres des morceaux comme: un medley Donkey Kong, League Of Legends, Halo, Final Fantasy VI et plein d’autres.

Si ça vous intéresse voici le lien de la campagne. Et si vous avez des doutes sachez que le précédent album avait été livré le jour même avec des bonus non annoncés auparavant.


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Humpf..et…ça…y…est! J’ai enfin réussi à fermer ma valise. Me voilà donc parti pour une nouvelle aventure dans la ville Serpent. Je fais une dernière bis…accolade virile à mes amis et regarde une dernière fois le prospectus de la ville. On me promet un voisinage adorable, des activités variées et de nombreux événements festifs; un pur bonheur pour chez les idées d’un Parisien comme moi.  Mes rêvasseries prennent fin quand je m’aperçois que le train est dans 10 minutes. Je file!

EN VOITURE

Et ton nom, il n'est pas bizarre peut être?

Et ton nom, il n’est pas bizarre peut être?

De justesse j’arrive à prendre le train. J’essaye de m’endormir quand un personnage étrange mi-chat mi-énervant m’aborde, me demandant ma destination ainsi que mon nom. Je pense tout d’abord à lui demander d’aller se faire voir chez les Hellènes, mais ce dernier rappelle une chose importante : je n’ai pas pensé à trouver un logement. Mais quel boulet! Heureusement mon voisin de wagon me dit qu’il connaît l’homme puissant de la ville Serpent, un certain Tom Nook, et que nous pourrions nous arranger sur cette affaire. Ça me rassure à moitié d’être redevable envers un inconnu mais je n’ai pas le choix, d’autant plus que mon train est bientôt arrivé. La discussion avec ma nouvelle connaissance prend fin quelques minutes plus tard lorsque je sors, de nuit, à  la Gare du Serpent. C’est avec surprise que je vois M. Nook, le magasinier, qui se révèle être…un raton laveur. Je me retiens de rire car c’est le seul contact que j’ai ici et avant de le rejoindre pour mon premier job, je visite la ville.  En partant de la gare je rencontre : Tortimer le vieux maire tortue qui n’aime pas les jeunes, le duo de pélicans postiers, les hérissons tailleurs  et le duo de chiens policiers. Le musée étant fermé je repasserai le lendemain. De toute manière je commence à piquer du nez, je pars me reposer dans une minuscule piaule que je vais devoir rembourser dès demain.

 

LE TRAVAIL C’EST LA SANTE

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Sacré Rex, il trouve toujours une excuse pour bouder.

Le lendemain matin,  je me rends au magasin pour voir ce qui m’attend. Nook m’accueille et me dit que le remboursement de la maison commence et que pour commencer je dois aller planter des fleurs.  Je m’exécute en râlant un peu, je n’ai quand même pas fait tout ce chemin pour devenir jardinier. Mais a peine ma tâche terminée, mon nouveau patron ne me laisse pas le temps de soufller car maintenant, je fais le facteur pour lui. L’avantage c’est que je vais enfin pouvoir rencontrer mes voisins.  Le premier habitant s’appelle Rex, et se trouve être un lion dépressif qui adore la livraison de mouchoir (mon dieu).En rasant les murs je tombe sur Cheri le bouledogue amoureuse de moi discutant avec Avalar l’oiseau de nuit qui sera mon seul interlocuteur de mes virées nocturnes. Je pense être tombé dans un asile de fou. Alors que je me réfugie près d’un arbre pour pleurer sur mon sort, entre deux jobs,  une personne s’approche de moi. Elle se nomme Buck le cheval, et il m’indique enfin comment marche le village. Tout le monde ici a remboursé puis fait agrandir leur maison grâce à Nook, et ont récupéré leurs meubles via des échanges.  Ma nouvelle connaissance me dit également que ce soir, K.K le chien guitariste, est en concert. Je vais donc passer la soirée autour d’un verre, bercé par une musique pop rock, en pensant déjà à ce que mon patron me réservera le lendemain.

MAISON MA BELLE MAISON

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J’ai des goûts spéciaux.

Plusieurs jours sont passés depuis mon arrivé, et tandis que je retourne au magasin pour savoir mon prochain travail, Tom Nook me surprend. En effet, il n’a plus rien à me donner et me demande de rembourser par mes propres moyens. D’un côté je suis libre, mais de l’autre je ne sais pas comment faire pour réunir l’argent (des cloches). Heureusement Buck me dit qu’il y a plein de moyens de se faire des économies. En premier lieu, je peux aider les personnes, ce qui me donne pas mal de fourniture pour enfin avoir un lit chez moi. Je peux également pêcher et chassez les insectes pour les revendre à Nook. Après un accident où ma canne a pêche a fini dans l’oeil de Avalar, je récolte des tuires, des cœlacanthes et même des fossiles. Je réussis donc à apporter ma marchandise en courant sous l’orage menaçant. Malheureusement le plaisir est de courte durée : Rex est parti. Il a décidé de déménager car je ne lui ai pas assez envoyé de lettres, ce qui me fait penser que je dois être plus présent pour mes nouveaux co-villageois. Je vais donc offrir un ticket de tombola à chaque personne, et nous assistons au grand tirage de fin de mois. Par chance je gagne une NES avec Punch Out! on me dit qu’il y a d’autres cartouches à trouver. Je fais des soirées endiablées dessus avant de tomber de sommeil. Au lendemain matin, j’ai une grosse suprise : j’ai payé la maison. Tom Nook me félicite et me propose un agrandissement que j’accepte, sous réserve de le payer bien sur.  Je fête ça avec un nouvel habit auprès de mes nouveaux amis. Me voilà donc reparti pour travailler et vivre ma vie dans ce coin reculé de Serpent.

A retenir

Moi qui ait cru tomber chez les fous, après tant de nouvelles rencontres, d’activités, d’heures passées à décorer ma maison, je peux vous le dire : j’adore cet endroit. Les gens sont avenants et vous offre tous des petits choses, le maire est à l’écoute. Bien sur il y a des épreuves, mais j’ai de l’aide et je sais que je vais y arriver. Un conseil, si vous voulez de nouveaux défis, rejoignez une ville de l’univers d’Animal Crossing.

Informations sur le jeu

Plateforme : GameCube

Genre : Simulateur Psychotique

Développeurs : Nintendo EAD

Éditeur : Nintendo

Date de sortie :  24 septembre 2004 (14 décembre 2001 japon)

Flbond

Episode #2 – Les Consoles de Salon

Elles sont de retour ! Alors qu’une génération de consoles s’achève pour laisser sa place à la suivante, les Archives Oubliées s’intéressent à la communication qu’en ont fait les constructeurs. De l’Atari 2600 à la XBox One, les errances sont nombreuses, de la vulgaire publicité pour enfant aux essais conceptuels on est passé par plusieurs périodes que vos serviteurs tentent de démêler. Deuxième épisode, même formule, on se donne rendez-vous la première semaine de Janvier pour le troisième volet.

Bon visionnage à tous et comme toujours, n’hésitez pas à commenter !

greyfox0957

Bienvenue dans la chronique où il fait bon partager nos souvenirs, et où, quand vous enlevez vos chaussures, on ne dit pas que vous puez des pieds, mais que vous pratiquez le retrochaussetting. Aujourd’hui, un moment tomagique exceptionnel, qui nous fait quitter notre confortable coin de cheminée habituel pour squatter l’Olympe, le temps de notre réunion hebdomadaire. Car oui, cette semaine, ça DMC dans tous les sens, ça Beat’em All sévère, du coup, nous, plutôt que de fracasser des Démons, on s’attaque carrément aux Dieux. Oui, aujourd’hui, on va parler du jeu qui a peut-être tué le Beat’em All, j’ai nommé God of War.

TOMAGIQUEGoWCeux qui fréquentent cette chronique de temps en temps le savent, je me suis mis à la console tard, au moment où les belles cartouches avaient déjà laissé place aux galettes de plastique. Même là, j’ai toujours réussi à avoir un wagon de retard systématique : j’ai découvert la magie de PlayStation première du nom alors que tous avaient une PS2 déjà un poil fatiguée, et je suis passé à la PS2 quand mon ami Laurent a acheté sa PS3 et hésitait à jeter son ancienne console qui ne lisait déjà plus grand chose. Bon, on ne parle plus de wagon à ce stade là, mais carrément de train. Avant d’avoir l’appel des nouveautés, d’épuiser la pile de jeux dont j’avais hérité, vous vous doutez bien qu’il s’est passé du temps. Pourtant, un jeu, dès sa sortie, m’a fait de l’oeil, me titillait sévèrement. A chaque fois que je tombais sur lui au détour d’une pub, d’un article, d’un trailer, j’en avais des suées, je me mettais à trembler, et un « il me le faut… » résonnait dans ma tête. Mais je tins bon plusieurs années, n’achetant par principe que des jeux d’occase à cette époque, refusant de courir après la nouveauté. Ce n’était pas par pingrerie, ni par réel manque de moyens (je ne roulais néanmoins pas sur l’or), mais simplement parce que je n’avais pas chopé le virus du jeu, le vrai, à cette époque, j’étais plus focalisé sur ma collection de vieilles cassettes de série B, voire Z (chacun son truc, ‘spa ?), et sur la musique.

Mais bon, à force de me narguer, God of War a fini par atterrir dans la collection Platinium, et j’étais arrivé à bout de patience. Ce jour là, au sortir d’une toute petite journée de sommeil, je me suis jeté sous la douche, dans un train, chez mon très regretté vendeur Game, et je suis reparti en sautillant joyeusement avec le jeu dans les pattes! Plusieurs années d’attente, de report, ça vous est souvent arrivé ? Si oui, vous pouvez imaginer à quel point j’étais tremblant en mettant le disque dans ma console… Et vous pouvez imaginer ma réaction quand celle-ci a tout bonnement refusé de le lire! Elle était capricieuse, en fin de vie, j’ai donc d’abord cru à un problème de lecture… Impossible de me souvenir s’il y avait un message d’erreur ou non, mais je suis (presque) certain que le ricanement que j’ai en mémoire, j’ai dû l’inventer, les insultes apparaissant à l’écran aussi, toujours est-il qu’au final, j’ai du me rendre à l’évidence : ma console était incapable de lire le jeu.

Dernier train avant la fermeture du magasin, pas de course, suée, arrivée en trombe, l’oeil torve, le nerf-de-boeuf caché dans la manche droite, le ticket de caisse et le jeu dans la main gauche. J’explique mon problème, et le vendeur, l’oeil humide de compassion, m’explique quelque chose dont je me souviens parfaitement : « blabla vieille blabla peut pas marcher blablablabla désolé, monsieur, désolé! » après une accolade virile, et m’avoir tendu un mouchoir pour sécher mes larmes, alors qu’il repartait sauver des gamers en péril, j’ai crié  » Ô, noble vendeur!! Vous reste-t-il des consoles à même de supporter la puissance de Kratos ?!! ». Après avoir marqué un temps de pause… Ouais, bon, vous voyez le topo, je suis reparti avec une Slim sous le bras, God of War collé à elle, et je suis allé attendre mon train.

De retour chez moi, pas jouasse du tout car j’avais brisé mon voeux de chasteté ludique, « ne jamais acheter autre chose que du matériel moisi qui provoque la risée des gens que je croise », inquiet car tout le trajet durant, je me suis demandé si le vendeur ne s’était pas simplement foutu de moi, j’effectuai les branchements nécessaires, la main particulièrement tremblante. Et là, comme un fait exprès (je jure que je n’invente pas, ça s’est passé comme ça, exactement comme ça!… à part l’accolade et l’appellation « noble vendeur »… Les larmes, elles, ont failli couler, mais sont resté coincées dans mes sils de biche et essuyées du revers de la manche avant qu’elles ne ruissellent dans ma barbe moyennement fournie), le DVD plante exactement au même moment, avec les mêmes bruits louches!! Je hurle, empoigne la console, me calme, réessaie, et là, une musique épique retentit dans dans ma chambre, et un chauve l’air on ne peut plus énervé apparaît à l’écran.

TOMAGIQUEGoWartOn confond souvent l’Epicurisme avec une pratique orgiaque consistant à se bâfrer et baiser tout ce qui bouge, de la voisine au chat errant malade qui gratte à votre porte. C’est cependant une fausse idée. Le précepte central d’Epicure était (je paraphrase) « il n’est rien de meilleur qu’une gorgée d’eau fraiche lorsque la soif nous tenaille ». Epicure était un ascète qui prônait la mesure, et le plaisir simple d’étancher sa soif. Et bien quand on a passé deux-trois ans à fantasmer sur un jeu, que le jour où vous vous décider à l’acheter il vous fait faux bond, que vous retournez en ville, que vous allez jusqu’à acheter une nouvelle console JUSTE POUR JOUER A CE JEU, je pense qu’on peut clairement assimiler ça à une putain de grosse soif!!! Du coup, le plaisir une fois je jeu lancé était à peine mesurable sur l’échelle de Richter tant les secousses de plaisir qui ébranlaient mon corps étaient violentes, un pur moment de magie, car tout ce que j’avais imaginé sur ce jeu était là, il était même mieux que ce que j’avais espéré, ce qui arrive extrêmement rarement dans une vie, surtout après avoir fantasmé aussi longtemps sur la bête.

La PS2 m’aura procuré de grands moments de pure magie vidéoludique, qui font pâlir la plupart des productions actuelles en comparaison. God of  War est sans conteste l’un d’eux, condensé de plaisir pur, la testostérone de 300 transposée dans un jeu. Et c’est là dessus que je vais vous laisser, en vous donnant rendez-vous dans sept jours, pas plus, pas moins.

Le destin plus ou moins funeste suivant les cas qui pend au nez de chaque licence à succès, quel que soit le medium concerné (comics, manga, roman, jeu vidéo), est de se retrouver adaptée au cinéma. Beaucoup d’échecs, quelques (rares) bonnes surprises, pas spécialement là où l’oeuvre originelle a été le plus respecté, quelles sont les mécaniques de l’adaptation d’un jeu vidéo à l’écran ? Est-ce qu’une bonne adaptation est forcément un bon film ? Pourquoi autant d’échecs dans ce domaine, alors que les deux univers ont tendance à converger, en particulier ces dernières années ? Penchons-nous un peu sur ce phénomène, et analysons ce qui se passe quand le monde vidéoludique vient éclabousser la toile blanche.

Opération WTF

Non, ce n’est pas un remake de V, c’est Bowser (enfin je veux dire « King Koopa »)dans Super Mario Bros… (si, si, je vous jure…).

Le monde de l’adaptation des jeux vidéo est étrange, motivé par des choix qui défient, outre la simple logique, souvent la notion même de bon goût, voire de viabilité commerciale. Qu’est-ce qui motive une adaptation de licence ? La qualité du scénario ? La passion du jeu ? Généralement, NON. Et de façon amusante, ce ne sont pas forcément avec les vieux gamers qu’on fait les meilleurs soupes (…euh, je parle toujours d’adaptations, hein…), contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, à quelques exceptions près. Mais bref, on pourrait se dire naïvement que ce qui motive l’apparition d’une adaptation de jeu, c’est l’appât du gain, raisonnement, sinon sain, au moins connecté à la réalité de l’univers cinématographique. Mais assez rapidement, un passage en revue des choix de production ne peut que laisser perplexe, certains d’entre eux flirtant avec l’invendable. Et comme exemple, quoi de plus parlant que Super Mario Brothers ? Quel public visait Mario ? Certainement des gosses a priori, mais ceux-ci n’avaient pas encore la dextérité pour profiter de la profondeur du gameplay et n’y voyaient qu’un jeu parmi plein d’autres, du coup, pas d’attachement particulier au moustachu en salopette rouge. A moins que les producteurs comptaient sur le capital nostalgie des vieux briscards, leur sens de l’humour… Bref, pari risqué, et la question « Y a-t-il un cinéphile dans la salle ? » aurait certainement été suivie d’un long silence pesant, interrompu par des petits cris de gosses même pas vraiment à leur place eux non plus (bon, peut-être qu’un ou deux doigts d’adultes se seraient timidement levés, « …euh, moi j’aime bien Dennis Hopper en fait… », et nous aurions attendu ces malheureux pour leur faire un calin après la séance, en leur disant que non, Dennis Hopper n’est pas en fin de carrière, que c’était certainement à cause d’un pari qu’il a dû perdre qu’il se retrouvait dans ce film, ou un contrat qu’il avait signé dans un moment d’égarement lié à l’absorbtion massive de substances plus ou moins licites, que David Lynch va sûrement faire un Blue Velvet 2 et lui proposer le rôle du frère jumeau du méchant du premier, ce genre de choses pour qu’ils arrêtent de pleurer…). Et ne parlons pas de Street Fighter, échec tant sur le plan de l’adaptation que sur le plan cinématographique. Ce qui fait se rejoindre les deux films, c’est l’impératif d’un sacré sens de l’humour au niveau des spectateurs, et le fait qu’ils nous amène à un premier constat (qui nous aurait épargné le pire, eut-il été fait à temps par les producteurs) : une bonne série de jeu ne fait pas nécessairement un bon film. Oui, je sais, c’est une sacré évidence, mais pourtant, il faut croire que dans les années 90, ça n’était pas rentré dans la tête des studios. Néanmoins, le capital curiosité a permis notamment à Street Fighter d’éviter le bide commercial, et le film s’avère presque sympathique dans un sens avec son JCVD roux, ses décors en carton pâte, Raoul Julia dans le rôle de Bison, le casting au charisme d’huîtres bourrées à la bière rousse, entre autres. On reviendra dessus plus tard. Mais reparlons quelques instants de Mario, qui est décidément un très bon exemple des choses à ne pas faire.

Jouez à Mario une petite demi-heure (plus si affinité). Prenez un stylo et un post-it, et décrivez votre partie, sur un plan strictement narratif, en mettant de coté les notions de gameplay. Voici ce qu’on pourrait trouver sur vos feuilles : « une princesse s’est fait enlever, et un rebut des Village People ventru tout de salopette vêtu court derrière pour la sauver, alors il saute sur des crottes brunes qui s’aplatissent, sur des tortues, il met des coups de tête sur des briques, il rentre dans des tuyaux, et des fois même il y a un couillon à lunettes qui squatte un nuage en balançant des ennemis sur le moustachu, et des fois on voit aussi des grosses balles de flingue avec un regard carrément méchant, et le plombier bouffe des champignons et aussi des fleurs, et puis après… » Bref, j’arrête le massacre, je pense que c’est clair. Tous les gamers le savent, Miyamoto a toujours mis le gameplay en avant et considéré le scénario comme accessoire.. Sauf que le gameplay, au cinéma, on en a rien à cirer. Une absence d’histoire, des personnages absurdes, y a pas à dire, ça ne peut que faire un film génial! Forcément, mon âme de cinéphile, de gamer, mais aussi simplement de mec relativement sensé ne peut qu’être mise à mal par un tel choix. Qu’est ce qui a bien pu passer par la tête des producteurs pour décider d’adapter Mario ?!! Seconde leçon : le cinéma et le jeu vidéo sont des media différents, et ce qui fonctionne chez l’un ne fonctionne pas forcément chez l’autre. Une évidence, dites-vous ? Je sais, je sais, et pourtant, il faut croire que ça ne l’est pas pour tout le monde… Mais supposons que des producteurs un peu bas du front insistent, se disent « mais enfin, le jeu a marché, pas de raison que le film ne marche pas! Allez hop, on le fait! », et lancent en grande pompe la machine à fric pour mettre en chantier un truc absurde, je sais pas… Tiens, Super Mario Bros par exemple! Et bien on touche à un autre problème, plus ambigu cette fois, l’incompatibilité entre le vocabulaire du monde vidéoludique et celui du cinéma. Sans appel des dizaines d’années durant, de l’ordre de l’évidence, ce problème devient plus complexe et moins tranché à l’ère des consoles actuelles.

La boutique en ligne de GAME a listé le jeu Zelda: Majora’s Mask 3DS. Simple bourde ou véritable révélation ? Doit-on s’attendre à un come-back ? La sortie d’Ocarina of time il y a maintenant quelques mois pourrait confirmer cette remise au gout du jour. C’est la suite logique. De plus, Shigeru Miyamoto avait confirmé que Nintendo sortirait un remake d’un des volets de la licence, il n’y a pas si longtemps. Il était même allé jusqu’à citer Majora’s Mask, alors les doutes ne sont presque plus permis ! On préférera tout de même attendre une annonce officielle pour se réjouir complètement. En attendant de voir un « vrai » nouveau Zelda débarquer sur Wii U.

MAJ : Il s’agit bel et bien d’un fake. Un rumeur pas infondée mais dont la véracité n’est pas encore d’actualité.  GAME a démenti l’information.

Le Serpent