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Allez camarades de la fin des années 1980, plongez au plus profond de vous, là où sont enfouis vos souvenirs. Essayer de faire remonter à la surface quelques moments magiques que vous avez pu passer dans la cour de récréation de l’école. Oui c’est ça, vous y êtes presque. Le football, les Pogs, les cartes DBZ… Les cordes à sauter, 1-2-3 soleil… Oui encore un effort… Les échanges Pokémon grâce au câble Link. Oui ! Vous y êtes arrivés ! Ces séances, au mois de juin, lorsque le programme est bouclé est que les « maîtres et maîtresses » nous laissent jouer dans la cour. Carapuce contre Salamèche. Sulfura contre Leviathor… Vous y êtes : Pokémon bleu, rouge, et jaune. C’est parti pour un instant de pure nostalgie.

Le nouveau souffle de la Game Boy

Pléthore de produits dérivés et jeux ont contribué à relancer la GameBoy

Pléthore de produits dérivés et jeux ont contribué à relancer la GameBoy

Nous sommes en 1996, et la GameBoy est mourante. En tout cas, si elle ne l’est pas, elle souffre le martyr. Il est vrai que cette brique monochrome semble en fin de cycle, après 7 années de bons et loyaux services à user nos piles (et surtout nos yeux). Certains jeux sont devenus des légendes, tels que « Gargoyle’s Quest », ou « The Legend of Zelda : Link’s Awakening ». Mais c’est un temps révolu. Il n’y a plus rien d’intéressant qui sort. La dèche totale. Et c’est à ce moment qu’un génie, un certain Satoshi Tajiri, autiste de son état, adorant massacrer des insectes pour son plaisir personnel (oui oui, complètement dingo), a l’idée de créer, et de sortir, le jeu qui va à la fois relancer les ventes de la relique de Nintendo, mais aussi devenir la référence de tous les gamins des cours de récré. Il va d’ailleurs faire de ce coup d’essai, de ce pari, une licence lucrative. C’est ainsi que voient le jour Pokémon Rouge et Vert chez les japonais, Rouge et Bleu chez nous, deux ans plus tard. Oui mesdames et messieurs, nous avons été servis les derniers, comme souvent, et la GameBoy n’en a duré que plus longtemps.

Oui, je triche un peu, ce n’est pas un Neo Retro à proprement parler, puisqu’il ne s’agit que de la réédition console virtuelle de Pokemon Puzzle Challenge, sorti à l’origine sur GBC. Mais comme je fais partie de ces abrutis qui sont passé complètement à coté des deux premières GameBoy à l’époque, incapable de voir les gemmes derrière le caca visuel en terme de lisibilité à peine digne de sous-Game & Watch de ces consoles (et encore, les G&W avaient du contraste, au moins, EUX), je rattrape mon retard comme je peux, c’est à dire one game at a time, comme on dit! Au sein de l’armée des match-3, qu’est ce que nous raconte Pokemon Puzzle Challenge ? On va voir ça ensemble tout de suite!

Puzzle & Pokemon

pokemon-puzzle-challenge-img670813Si lorsque l’on parle de puzzle game, le premier nom qui vient en tête est Tetris, le Saint Patron du genre, c’est pourtant l’institution du match-3 qui règne en souverain surreprésenté au sein du genre. Les symboles changent, que l’on bouge des diamants, des bonbons, des bulles ou des flammes, que les pièces tombent du ciel, s’élèvent en bloc ou soient lancées par deux dragons tout mignons, on n’échappe pas à la Règle de Trois, ayant remplacé la ligne complète dans Tetris. Trois symboles – ou plus – identiques, et hop, ils disparaissent. Néanmoins, rien à voir entre ColumnsBust’a Move, Meteos, ou Magical Drop, attention, ce sont des jeux aux mécaniques de gameplay drastiquement différentes, et aux plaisirs très spécifiques, leur dénominateur commun s’arrêtant à la Règle de Trois. Bon, et au fait que lorsque l’écran est rempli, vous êtes foutu, vous êtes mouru. Des codes donc facilement assimilables, faisant partie de l’inconscient collectif des joueurs de tous poils et de tous âges. La recette varie, mais la compréhension est immédiate. Globalement. Mais ce qui fait le sel, l’essence de ces jeux, leur identité réelle, c’est finalement ce qui se trouve à la périphérie de sa mécanique centrale : courbe de progression, vitesse, inertie, rythme, autant de paramètres qui, s’ils sont objectivement quantifiables, parlent plus aux tripes qu’à l’intellect. C’est ce qui fait que les Tetris ne se valent pas, que certains opus sont privilégiés en compétition, qu’un joueur peut exceller sur une version et se retrouver perdu dans une autre.

Upside Down

Prolongement Pokemonesque de l’excellent Panel de Pon sur Super Famicom – retitré de par chez nous Tetris Attack-, le jeu propose un système intéressant de permutation de blocs à l’horizontale. Contrairement à Bejeweled – et donc Candy prout -, les mouvements ne sont ni limités en nombre, ni soumis à un impératif de résultat. Vous pouvez permuter n’importe quel bloc avec son voisin de gauche ou droite, autant de fois que vous voulez, même si le résultat n’est pas immédiat… Mais il ne faudra quand même pas trop trainer, car l’entassement de blocs aléatoire du début de partie monte inexorablement, poussé vers le haut de l’écran par les nouvelles lignes de symboles ainsi révélées au fur et à mesure. Néanmoins, si votre instinct de survie vous pousse à faire une série de trois symboles dès que c’est possible, il va falloir le refréner, car votre véritable arme dans cette série de jeux tient dans les coups spéciaux, à la fois instruments de scoring et de survie. En effet, combos – une ligne ou colonne de plus de trois blocs identiques et/ou deux lignes ou colonne effectuées en une permutation – et chains – c’est-à-dire (attention, Captain Obvious is in the house!) déclencher une réaction en chaine où plusieurs lignes ou colonnes disparaissent successivement grâce à un positionnement stratégique de vos blocs – sont littéralement au centre du gameplay, quel que soit le mode pratiqué, et pour un pti jeu sur GameBoy Color, il faut admettre que celui-ci se défend bien niveau contenu!

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Cher journal, aujourd’hui je rentre dans la cour des grands. Je suis enfin admis au grand lycée Mario Tennis pour devenir le meilleur joueur du monde. Le challenge est grand mais ne me fait pas peur et je travaillerai chaque jour mon revers. Tout au long de l’année je vais rencontrer de nombreux adversaires et me montrer digne de mon admission. La promo Nintendo 64 est passée avant moi, qu’en est-il de l’année Gameboy ?

Mon arrivée

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Totof, mon colloc et conseiller sportif.

J’arrive en retard aux portes de l’établissement, percuté par un homme distrait. Il me dit qu’il est en retard, et sous un flot d’excuses, se retire en me promettant de revenir me voir. La doyenne de l’établissement accourt vers moi pour voir si tout va bien et m’emmène pour une petite visite. Avec beaucoup de trac, j’accepte et entre dans la cour principale. Je pense qu’elle veut me rassurer en me montrant très vite la cafétéria, mais ce qui m’intéresse n’est pas là. Et c’est juste après que je découvre les différents courts de Tennis. Il y en a partout, et tout le monde me dévisage dès que je fais mon entrée. Il y a le coin des débutants et des experts, et les différents coachs me souhaitent la bienvenue. On me dit également que de grands joueurs sont passés par là et que j’ai le profil pour aller loin. Je vois également le campus où je m’autoriserai à faire une sieste de temps à autres. Enfin je découvre le dortoir et ma chambre, déjà occupé par un colocataire peu discret : Totof. Il sera mon encyclopédie sur tous les recoins de l’académie, mais également mon partenaire lors des matchs en double. Je lui demande le plus d’informations possible avec une envie non dissimulée d’en découdre. Je m’endors enfin tard dans la soirée, la fatigue m’atteignant et avec des rêves plein la tête.

Etape par étape

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Je ne vois personne.

Je me réveille le lendemain, tandis que Totof m’indique qu’il faut peut être se mettre au boulot. Je peux avoir un suivi sur chaque notion de Tennis donc j’en profite pour tester ma raquette. Les cours sont simples et intuitifs, je ne tarde pas à monter en compétences. Je continue par le tournoi simple de niveau débutant, et on m’apprend qu’il faut que j’applique mes techniques pour monter dans le classement des 4 élèves référents. Chacun veut me prouver que je ne suis qu’un jeune insolent sans talent, et me défie en 2 sets gagnants. Je n’ai pas leur aplomb et souffre tant bien que mal pour y arriver. Après chaque match je progresse dans plusieurs capacités que je peux choisir : la vitesse, la puissance, le style,…. Au bout de plusieurs heures de lutte, je m’impose parmi les juniors et me vois remettre une médaille l’attestant. Vient ensuite le moment d’affronter les seniors quand je reçois l’aide de monsieur Totof qui passait par là. Il me propose de jouer en double pour travailler la coordination. Et le résultat est plutôt pas mal, on arrive sans trop de difficultés à s’imposer. Et au fur et à mesure des tournois et défis, j’arrive à me faire un nom. La doyenne de l’académie me propose durant la fin de mes études de défier de grands joueurs : l’équipe de Nintendo. Je vais pour cela devoir prendre un transport pour aller dans le château de l’équipe et essayer de rentrer dans l’histoire. Mais c’est demain que je pars, donc j’écrirais mes impressions plus tard. J’ai envie de me détendre.

Cela fait 15 ans que la série existe… Un anniversaire qui pousse les fans de Capcom et les collectionneurs à faire ressortir leurs prototypes. Après une simple vidéo de celui de Resident Evil 2, voici que le très improbable Resident Evil de la GameBoy Color pourrait ressortir des placards. Incroyable ? Cette adaptation totalement surréaliste, développée par le studio anglais HotGen, avait bluffé son monde à l’époque, avant d’être annulée, au profit d’un Resident Evil Gaiden vraiment mauvais… Un fan a donc organisé une collecte de fonds pour convaincre le propriétaire du prototype de diffuser la ROM. Il est possible de donner jusqu’au 29 février 2012, la popularité de la série fera le reste c’est sur ! Je joins une vidéo du fameux prototype pour que vous vous fassiez une idée. Et voilà !

MAJ : Tout début décembre, je vous faisais part d’une collecte de petites pépettes pour mettre à disposition de tous le prototype d’un Resident Evil pour Game Boy Color. Active jusque fin février, cette initiative vraiment louable n’a pour le moment réuni même pas plus du quart de la somme demandée… C’est vraiment dommage ! Même si je n’ai rien donné non plus, à dire vrai… Mais voilà de quoi décider les plus réfractaires puisque la proposition vient de devenir plus intéressante, grâce à un membre du site anglais RetroCollect. Ce dernier a trouvé une autre version de RE sur Gameboy, plus ancienne. Jill n’y est pas jouable, mais ce « pré-soft » bénéficie d’un inventaire rempli d’armes et d’une carte fonctionnelle. Les fans de la saga aux zombis de Capcom apprécieront que les deux titres fassent désormais partie de la même collecte, sans augmentation de tarif, et, je l’espère, pour une même cartouche. Malheureusement, ses concepteurs devront surement revoir à la baisse la qualité globale du jeu s’ils désirent le sortir pour la fin du mois…

Le Serpent