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Le Serpent Retrogamer commence à se faire un nom. Et certaines personnalités du milieu commencent à nous considérer. Florent Gorges est en cela un précurseur qui, je l’espère, sera largement suivi. Historien des jeux vidéos et co-fondateur de Pix’n’love, il est aujourd’hui à la tête d’une nouvelle maison d’édition qui traite de problématiques plus larges que l’histoire du jeu vidéo. Dans cette première partie nous allons vous présenter ce personnage, atypique et en quelque sorte initiateur, de la fin de son adolescence, jusqu’à la sortie du premier tome de l’Histoire de Nintendo, qui a propulsé Florent au devant de la scène. Nous l’aimons bien, Florent, nous, retrogamers !

Le départ de Florent

Florent Gorges était Coordinator for International Relations au Japon

Le Serpent : Tu t’es dirigé, d’abord, vers une carrière dans le domaine du sport, mais à 17 ans tu es parti au Japon, Qu’est-ce qui a motivé ce choix et ce changement ?

Florent Gorges : J’étais sportif de haut niveau dans un lycée, un sport-étude en internat pour pratiquer le basket à haut niveau. A 17 ans, ma croissance était terminée et je n’avais plus aucun espoir de percer dans le sport. Je me suis alors recyclé. J’étais passionné par le Japon depuis tout petit, même si je ne lisais pas de manga, d’abord parce que je n’avais pas de sous pour me les procurer, et puis parce que, de toute façon, il n’y en avait pas tant que ça ! Et puis les jeux vidéo bien sûr ! J’étais donc passionné par la culture Japonaise dans son ensemble, un amour du Japon bien général, de la culture avec un grand C d’ailleurs. J’ai donc fait échange scolaire, avec mon lycée, j’ai passé mon bac à Tokyo en candidat libre. J’apprenais la langue en autodidacte, mais en partant, je ne connaissais que les mots et expressions de bases, rien qui ne me permette de tenir une conversation.

Le Serpent : A ce que je comprends tu es parti là-bas sans arrière pensées vidéoludiques, mais qu’est-ce qui s’est passé là-bas ? Qu’est-ce qui a transformé notre Florent Gorges en celui que l’on connait aujourd’hui ?

Florent Gorges : J’ai un peu lâché les jeux vidéo à partir de la Playstation. J’ai un peu raté la Playstation 2 et les 128 bits puisque j’étais dans ma période « il faut que tu apprenne le Japonais coûte que coûte pour devenir bilingue ! » Ce qui me laissait peu de temps pour mes loisirs, vidéoludiques qui plus est ! Ce qui m’a fait replonger… C’est quoi ? Mince alors ! En fait, lors d’un séjour au Japon au milieu des années 1990, j’ai appris que Nintendo, la société pour laquelle j’avais un affect particulier, était une société vachement vieille ! Je savais qu’avant les jeux vidéo elle produisait des cartes à jouer, mais je ne savais pas qu’elle était vieille de plus d’un siècle d’existence. Ça m’a intrigué. J’ai commencé alors à faire des recherches. Et sans internet, ce n’était pas facile ! En me disant, « mince alors, on connait tous Nintendo sans connaitre son histoire pour autant ! ». Et de fil en aiguille, j’ai commencé des recherches bien plus sérieuses à son sujet.

Les premiers écrits

Total Cube, une des premiers magazines où Florent Gorges à rédigé

Le Serpent : Cette intégration dans l’écriture sur le jeux vidéo est-elle donc, dès le départ, seulement basée sur des recherches sur Nintendo ?

Florent Gorges : Ouais. J’ai écris dans pas mal de magazines spécialisés au Japon, dès début des années 2000, mais ma première contribution pour un magazine de jeu vidéo « rétro », c’était un article sur la Famicom, dans un magazine qui s’appelle total cube, pour la Gamecube donc. J’ai alors créé une section rétro en 2003. J’adore Nintendo, mais aussi la Pc Engine, du coup je ne suis pas un fan-boy, c’est à dire que je ne vais pas jouer seulement à des jeux de la société de Kyoto, mais je suis réellement passionné par son histoire. C’est une différence importante. En ce moment je suis à fond sur la Xbox 360.

Le Serpent : Je rebondis sur ta dernière remarque, c’est amusant comment certaines personnes peuvent voir les rétrogamers comme nous. Nous jouons aussi aux consoles actuelles ! N’est-ce pas ?

Florent Gorges : Tu as raison ! Les gens (enfin certaines personnes), nous catégorisent d’emblée comme une catégorie de joueurs rétrogrades, alors que nous ne le sommes bien évidemment pas ! Nous jouons bien plus aux consoles modernes ! Les seules différences c’est que nous aimons bien rejouer, parfois, à de bons vieux jeux, et que nous nous intéressons davantage à l’histoire du média jeux vidéo, qui constitue aussi notre passion. Honnêtement, il y a vraiment très peu de gens qui affirment que c’était mieux avant, en tout cas moi je n’en connais pas. Et puis, il y en a certainement, mais je pense que c’est surtout un effet de formule, ça fait « on est des rebelles », et ça peut donner une importance à une communauté très marginale de joueurs. Avec un peu de recul, peu de gens voudraient revenir à ce qui se faisait avant.

Cela reste très beau

Vous qui aimez la saga Zelda, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi exactement ? Lors de son podcast dédié aux 25 ans de la série de Nintendo, la rédaction de Gameblog avait posé le débat en ces termes: Zelda, c’est avant tout le gameplay. Partant de ce principe, l’opus Twilight Princess, réunissant ce que l’oeuvre de Shigeru Miyamoto a fait de meilleur en termes de mécaniques de jeu et ayant la vocation de devenir ce que Ocarina of Time aurait dû être, est considéré comme un pilier fondamental de l’épopée de Link. Seulement voilà, TP n’est-il pas atteint du syndrome « compilation »? Ne lui manque-t-il pas d’être un titre à part entière, avec sa patte personnelle bien définie, d’être un vrai album si on continue le parallèle avec la musique ? Très sincèrement, je n’ai pas la réponse à cette intéressante question, juste des pistes peut-être purement subjectives. Parce que si je ne remets pas en cause son parti pris dark contemplatif, je ne peux m’empêcher de penser qu’il manque à ce jeu une ossature dans sa narration, un fil d’Ariane, une magie et un souffle épique dont ses plus illustres aînés, A Link to the Past et Ocarina of Time, pouvaient se targuer. J’ai eu l’impression d’errer dans ce ténébreux royaume d’Hyrule, sans être porté par une histoire et un défi prenants. Je me dois également de préciser que j’ai fini ce jeu sur Game Cube, j’ai peut-être donc raté une partie essentielle du gameplay. Peut-être attendais-je trop de ce jeu qui m’a fait saliver des années durant avant de pouvoir mettre la main dessus. Je lui concède cependant une grande qualité dans le level design des donjons, ses hommages à Shadow of the Colossus et Okami, ainsi qu’une fin bien maîtrisée.

Totof

Stryder :

« Amis gamers et amies gameuses, bonjour à tous et bonjour à toutes, c’est Styder qui vous retrouve pour ce 11e volet de « Jeux Electrogeek » consacré au FPS « 007 Nightfire » dans sa version Game Cube. Ce titre démonté par la critique à sa sortie s’avère être une franche réussite et fait selon moi partie des meilleurs FPS 128 bits. »

Et c’est là que je ne suis pas forcement d’accord avec toi l’ami ! Après un Espion pour Cible convaincant bien que trop court, EA n’a pas pris de risque avec Nightfire. On retrouve ainsi le même gameplay efficace et une ambiance réussie tant graphiquement (modélisation de Pierce Brosnan) qu’au niveau de la bande son, fidèle aux thèmes de James Bond… J’ai donc apprécié ce titre notamment pour son mode multijoueur des plus riches, car hélas avec seulement dix missions le mode solo, bien que palpitant, se plie vraiment trop rapidement, comme c’était déjà le cas chez son prédécesseur. En somme, un bon jeu, mais dispensable. Alors qui a raison ? Moi ou Stryder ?


Jeux Electrogeek 11 test "007 Nightfire" [NGC] par stryder33

Le Serpent

Ta le style Jade

Si je devais faire un Toptof 50 façon Le Serpent, ce jeu surement surement premier ou second de ma catégorie « aventure » (oui parce que Ocarina of time… enfin bon). Beyond good and evil est à la fois un excellent jeu et une ouverture vers d’autres encore plus excellents. Je m’explique : des jeux qui seraient moins courts, mais conservant en grande partie ce gameplay divers à souhait, peut-être le meilleur mélange de gameplays jamais vu. Ne reprendre ni l’ambiance ni le savoir-faire de cette oeuvre serait un crime ! Côté histoire, les personnages sont indéniablement réussis, tout comme le scénario, bien que narré de manière assez plate. Bref, à jouer et rejouer. Je finirais par vous exposez deux points. Le premier est que ce jeu est disponibles sur les plateformes de téléchargement HD, et à 4 euros sur PS3, alors ne vous en privez pas ; Le second est que Michel Ancel, créateur du jeu (et aussi d’un personnage obscur du nom de Rayman), a plus ou moins annoncé une suite sur Wii U. Comment dire ? Viittteee Michou !

Le Serpent

Oyez oyez, aujourd’hui on va parler de la série Zelda. Une façon modeste de lui tirer notre chapeau, pour sa grande forme du haut de ses vingt-cinq printemps. D’ailleurs notre talentueux Sirocco est en train de nous concocter une magnifique rétrospective, avec amour, plein de bonnes choses, et sans matières grasses. Le gâteau sera prêt dans quelques jours, et en guise d’apéritif, voici l’intro du Wind Waker, selon la tradition reptilienne du lundi. Ce jeu à la direction artistique si soignée, ce cell-shading au doux parfum d’enfance, nous ramenant quinze ans en arrière, quand tout était fantastique. Un vrai délice sucré !

A l’heure où j’écris ces lignes, je sors de dix jours de révisions intensives conclues par un partiel difficile et l’article se pointe avec un peu de retard. Tant pis, je verrai ça avec notre reptile de patron.

Casey

En attendant, quel beau souvenir j’ai du Jeu Vidéo ? Vous avez déjà eu une GameCube ? Baten Kaitos ? Un titre Tri-Ace pas tellement connu mais tellement fascinant.

Un simple screenshot

De toutes manières, rien que pour l’originalité des décors, je ne peux que vous encourager à faire très vite l’acquisition du petit cube violacé, à insérer la mini galette à l’intérieur et à vous plonger sans réfléchir dans un monde où seule la vie persiste sur des îles situées au-dessus d’un océan pollué par un mal inconnu. Du village d’agriculteurs tout bête à la cité toute en sucreries, vous serez constamment dépaysés par les environnements sublimes proposés par l’aventure.

D’ailleurs, si l’amie Elemuse souhaite parler de la musique de Baten Kaitos, elle sera confortée dans son initiative…

Sirocco

Le jeu était déjà graphiquement au top

Et oui, voici un nouveau vidéo test réalisé par Stryder, et ce ne sera bien entendu pas le dernier ! Et bien entendu, il nous test un jeu tout simplement génialissime ! Près de 10 ans d’attente avant de voir venir un nouvel épisode de Metroid, après l’épisode de la Super Nes. Mais voilà, en 2003, l’arrivé de Metroid Prime chez nous, dans nos magasins, dans nos chaumières, et tout un chacun peut goûter aux joies de cet indispensable titre GameCube dont le nom ne manquera pas d’être gravé dans le marbre sur lequel est contée l’histoire du jeu vidéo. Et oui, rien que çà ! Et nous n’avons vraiment pas peur de le dire, la relève de la série est bien là ! Pas la peine de s’étendre plus longtemps que ne l’a fait Stryder, Metroid Prime est un indispensable de la ludothèque Gamecube, voire un incontournable ludique toutes machines confondues, au moins pour son année de sortie. Un gameplay innovant, riche et prenant en font véritablement un titre d’exception. A moins d’être allergique au concept, tout de même assez particulier, voilà un titre qu’il faut connaître et essayer !


Jeux Electrogeek 02 test "Metroid Prime" [NGC] par stryder33

Plateforme : Gamecube

Genre : Aventure à la première personne (FPA)

Développeur : Retro studio

Éditeur : Nintendo

Date de sortie : 21 mars 2003

[Rating:5]

Le serpent

Et mais c'est une wii u ou quoi ?!

La GameCube (ou le… moi je dis là et c’est tout !) est une console incomprise. Plus gros floppe de big N après la virtual boy, elle restera a jamais graver dans nos coeurs. Entre le remake de resident evil, wind waker, et le Capcom 5, elle demeure comme une console de qualité qui n’as pas trouvé son public. Alors, pour vous qui la chérissez, imaginez un seul instant pouvoir avoir entre vos mains une version portable de cette dernière… Et bien cela existe ! Mais oui, et grâce à un certain Techknott. Cette semi invention ne dispose pas de compartiments pour les disques, ne lançant que des ISO sur une cart SD. Evidemment, tout cela est illégal, notamment si vous ne possédez pas les originaux. Nous nous donnons l’information, tout simplement, après à vous de voir… Moi c’est déjà vu… Enfin avec plus de frics… Vous pourrez bientot l’acheter sur ebay, le concepteur l’a annoncé lui même

Le Serpent

La rétrocompatibilité. Un mot qui en dit long sur les objectifs actuels des constructeurs. En effet, la Wii pouvait lire les jeux GameCube, la 3DS est compatible avec la DS et nous savons que la Wii U permettra de garder au goût du jour ses titres Wii. Et oui Nintendo etla rétrocompatibilité. Mais jusqu’ou iront-ils ? La directrice marketing de Nintendo of America, Amber McCollom a annoncé que certains jeux GameCube pourront être jouables sur Wii U grâce au WiiWare. Ce schéma parait somme toute logique puisque certains jeux de la Nintendo 64, oit deux générations avant la wii, sont disponible sur ce même service. Prenons tout de même le soin d’user de pincettes pour cette affirmation. Toujours est-il que je vous met les déclarations officielle de cette gente dame :

« Vous savez, il est intéressant de proposer une rétrocompatibilité et l’histoire de Nintendo fait généralement un retour en arrière concernant les systèmes. La Wii était compatible avec la GameCube et la Wii U sera compatible avec la Wii, ce qui est classique dans les lancements de produits Nintendo. Actuellement, les disques GameCube ne sont pas compatibles avec la Wii U, mais quelques titres jouables sur GameCube pourront être téléchargés depuis le service WiiWare« .

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