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Je ne vous demande pas si vous connaissez Castlevania. Car à l’évidence, oui vous connaissez cette noble série du jeu vidéo ! La grande famille Belmont qui protège l’humanité des forces du mal et d’un certain prince des Ténèbres vampiriques dont on ne sait ce qu’il aurait fait du monde sans la protection que nous ont offerte Sonia, Christopher, Trevor, Simon et Richter… Inutile également de revenir sur mon jugement quant à l’évolution de cette série, qui a réellement perdu son essence en ce qui me concerne avec des épisodes « RPG/Metroid-like » qui ont leurs fans. Fans au nombre desquels je ne suis plus, évidemment…Mais qu’importe, les épisodes originels sont si mythiques que jamais ils ne me lasseront, pour preuve je suis à nouveau sur le premier épisode NES…un sacré challenge dont je me demande comment j’arrivais à triompher aussi facilement et fréquemment en mon jeune âge ! Aujourd’hui j’essaie de le finir deux fois de suite, mais le stage 2-4 est immonde, enfin passons.
Les escaliers...un air de déjà vu ?Et bien, il est évident que le style Castlevania a su inspirer bien des jeux, notamment les adaptations console du Dracula de Francis Ford Coppola. Passons sur ces jeux hélas bien fadasses en comparaison de leur illustre modèle (ou plutôt leurs illustres modèles que sont le roman de Bram Stoker, le film de Coppola et le jeu de Konami) ! Or il est un clone de Castlevania méconnu et pourtant fort appréciable, sorti en 1992 sur Master System. En 1992, année où on pouvait déjà se régaler de Castlevania, Castlevania III, Super Castlevania IV, The Castlevania Adventure, Castlevania II Belmont’s Revenge…Et pour ceux qui se diraient « oh le con, il a même pas parlé de Castlevania II Simon’s Quest », je leur répondrai que ce jeu est tout sauf un Castlevania ! Déjà à l’époque, ces éléments pseudo-RPG dans Castlevania ne m’agréaient guère et je persiste !

Et ce jeu c’est MASTER of DARKNESS !

Vous avez dit "déjà vu ?"Dans ce jeu, vous êtes accueilli aussitot par des images qui vous narrent la sombre histoire à laquelle vous allez devoir mettre fin: un meurtrier sévit dans les rues sombres (elles aussi !) du Londres de l’époque victorienne. De belles images pour une présentation nickel class sur SMS (comme ce fut le cas pour Power Strike II).Evident clin d’oeil à Jack the Ripper. Voyez la configuration de certains passages. On sent l’ombre des premiers Castlevania. Vous êtes convaincus ? Ces escaliers ne vous rappellent rien ?On y retrouve des passages sur deux niveaux et les zombies de castlevania remplacés par des bandits qui ont une dégaine similaire., des esprits tout droit sortis du stage 6 (Damn Wedding) d’un certain Super Castlevania IV et Castlevania III Dracula’s Curse semble être passé par là tout également !

Deuxième émission de la caz rétro, et après l’avoir regardé, je me dis bien que j’ai bien fait de les contacter ! Mais laissons leur la parole :

Et voilà ça fait 15 jours maintenant que nous avons lancé La Caz’ Retro, avec Mikadotwix, Loupign91 et Subby_Kun. Super accueil de votre part qui nous a vraiment touché, ça fait « ziiiziiir » comme on dit. Mais bon trève de gourgandises, vous l’avez attendu, le voici, l’épisode 02 de La Caz’ Retro ! Pour cette deuxième émission, je suis accompagné de Mikadotwix, Subby_Kun et Oz_fromsl pour qui c’est la première. Et on se retrouve pour parler d’Earthworm Jim, sorti en 1994 sur Megadrive, Super Nintendo, PC, GameBoy et GameGear, mais aussi de ses diverses suites et remake. Bonne lecture à tous, et surtout n’hésitez pas à nous faire partager vos propres souvenirs et anecdotes dans les commentaires !

Yeah ! Earthworm Jim est un jeu tellement bien et ridicule à la fois… Héritier direct du nonsense très british des Monty-Python, Earthworm Jim est une petite merveille de fun trash et délirant. Le héros, un ver de terre en combinaison spatiale, déambule dans des niveaux de plates-formes de toute beauté, avec une fluidité impressionnante pour l’époque, et avec un environnement sonore incroyablement soigné. Une légende du jeu de plates-formes, perversion du syndrome Mario pour un titre très réussi.

Le Serpent

Il est assez rare de trouver des jeux originaux sur la Mégadrive. Une console « cool » faite pour les jeunes pré-pubère boutonneux qui ne pensent qu’à une chose, buter des ennemis dans des beat them all. Bien sur je caricature, mais il le faut si je dois introduire Ecco. Et oui car c’est de lui que nous allons parler tout au long de ces lignes. Et quoi de plus original qu’un jeu de dauphin ? Pas grand-chose, en tout cas sur la console de Sega. Mais Ecco n’en est pas à son premier coup d’essai avec Ecco : the tides of times, en Français, les marées du temps. En effet il s’agit la du second épisode de la saga après Ecco the dolphin. Autant dire que la surprise n’est donc plus au rendez vous, mais on apprécie de retrouver notre dauphin préféré pour repartir dans ses aventures pour sauver la planète. Nous sommes en 1992, traité de Maastricht, mais surtout la joie de pouvoir jouer à un bon jeu. Mais au fait, comment qualifier Ecco ? A quel style de jeu avons-nous affaire ?

Ecco, c’est plus fort que toi !

Il est en fait très difficile de qualifier Ecco : the tides of time, que nous appellerons Ecco 2 pour plus de simplicité. Est-ce un jeu de plateforme ? Est-ce un jeu d’aventure ? Un jeu d’exploration ? Et bien un peu tout ça à la fois. Nous contrôlons un dauphin à travers son périple pour sauver la planète, et nous le dirigeons dans toutes les circonstances. Il nous est donné la possibilité de tuer ses adversaires en lui fonçant dessus, mais aussi grâce au son que dégage Ecco dans certaines circonstances, son sonar. Il nous est aussi possible d’explorer chaque nouveau niveau pour trouver la sortie et pour en trouver les secrets (le sonar surpuissant notamment). Cet aspect exploration d’ailleurs est prépondérant, surement autant que dans un Tomb Raider, finalement le jeu le plus proche d’Ecco 2. On ne dirait pas comme çà, en voyant le boitier, et même en lisant le manuel. Dernier style en présence, la plateforme. Cette dernière se fait sous l’eau pour la plupart du temps, en passant des passages plutôt délicats, mais aussi en dehors de l’eau. Des moments de plateformes pures, plutôt originales mais assez mal réglées au niveau de la maniabilité. Il nous est difficile de contrôler notre dauphin dans ces cas là, et c’est bien dommage. Comme je le disais plus haut, Ecco 2 c’est un peu tout à la fois. Des styles différents servis par un gameplay des plus complets.

1,2,3 et puis s’en vont

Des boss souvent ardus.

Le déroulement du jeu peut se diviser en 3 phases. La première, est la plus présente, ce sont les phases d’exploration sous l’eau. Les niveaux sont assez vastes et plutôt complexes par moment d’ailleurs. L’objectif est ici de trouver la sorti du niveau. Alors qu’au début, il suffit de chercher un petit peu, très vite les choses se corsent et les cristaux rentrent en jeu. Ces derniers bloquent l’accès vers une nouvelle partie du niveau. Pour les dégager du passage, il faut charger Ecco d’un sonar spécial acquit grâce à un autre cristal présent dans la partie du niveau accessible. Un déroulement de jeu plutôt agréable bien que répétitive, mais qui laisse une belle marge de progression au fur et à mesure des niveaux. Au départ, nous n’avons qu’un cristal par niveaux, alors qu’à la fin nous pouvons en avoir plus de 5. Deuxième phases de jeu maintenant, les déplacements d’Ecco vers les différents mondes. Il faut savoir que le jeu est linéaire et construit en niveau, à la façon d’un jeu de plateforme. Et comme dans tout jeu de ce style, nous parcourons plusieurs mondes (nous parlerons plus loin de leurs aspects graphique). Pour passer au monde suivant, nous contrôlons Ecco d’une manière bien différente. La caméra se positionne derrière le dauphin et nous amène à passer entre des anneaux pour avancer dans le niveau, à la matière d’un jeu de course. Bien sur, des ennemis peuvent se mettre en travers de notre chemin, mais rien de bien compliqué dans cette phase de gameplay. Des moments toujours sympathiques et assez espacés dans le temps pour ne pas s’en lasser. Dernière phase de gameplay maintenant, et assez rare, les affrontements avec les boss. Nous n’en trouvons moins de 5 dans le jeu, autant dire qu’il n’y a pas forcement un boss à la fin de chaque monde. La manière de s’en débarrasser varie selon les cas, et nous n’en dirons rien pour ne pas spoiler, sachez seulement que ce sont des phases plutôt ardus, qui peuvent vous maintenir bloqué pendant un bon bout de temps. Le gameplay est très varié et parfaitement réglé. On regrettera les passages hors de l’eau, injouables par moment, gâchant complètement le plaisir de jeu acquit tout au long de l’expérience. D’autant qu’un monde est bâtit complément hors de l’eau, un comble pour un jeu de dauphin (qui vivent dans l’eau si je ne me trompe ^^). Est perfectible aussi la gestion des pivotements d’Ecco sur lui-même, particulièrement maladroite. Rien qui cependant qui puisse nuire à l’expérience que nous propose Sega, qui s’accompagne d’un émerveillement technique.