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Si la Playstation Vita ne brille pas encore par ses exclusivités, elle peut se targuer de récupérer quelques adaptations de sa grande sœur la Playstation 3. Rayman Origins, BlazBlue : CSE, Mortal Kombat et maintenant Disgaea 3 Absence of detention, portage du Tactical RPG de Nippon Ichi, sorti sur la console de salon sous le nom d’Absence of justice en février 2009. Adaptation réussie ? Ajouts intéressants ? Est-ce suffisant pour mettre/remettre la main au portefeuille ? C’est ce que nous allons voir…

I want to be a hero…but i don’t understand what are this love and justice they’re talking about?!?

Si le sous titre du jeu change, pas de leurre, on est bien dans la même histoire que dans Absence of justice. Mao étudiant d’honneur de la « Evil academy », et accessoirement fils de l’Overlord, le big boss du sous-monde, rêve de devenir un Héros et pour cela il se documente nuit et jour via manga, animés et autres jeux vidéos pour savoir comment en devenir un. Seul bémol, esprit maléfique oblige, il n’a strictement aucune idée de ce que peuvent être ces « amour » et « justice » que les héros scandent ardemment dans chacun de ses épisodes. Qu’à cela ne tienne, il va en trouver un, et essayer de comprendre le sens de ces mots pour se les approprier et ainsi pouvoir éliminer son père. Mais dans ce monde de vices et de coups bas, tous les élèves de l’académie du mal cherchent à prouver qu’ils sont les plus cruels et les plus mauvais cancres, titre incontesté de Mao. Entre entraide et sales coups, les personnages plus loufoques les uns que les autres défilent pour notre plus grand bonheur et les blagues font mouches, mais…  Oui mais, là où le jeu PS3 était entièrement traduit dans la langue de Molière, on se retrouve avec le même jeu sur PSVita avec les sous titres Shakespeariens. Alors certes en 2012 il serait temps que tout le monde se mettent un peu à la langue internationale, mais pour le coup ça fait un peu rager quand on sait que la version française était là toute prête… On se consolera avec le choix entre les voix anglaises ou nipponnes, évidemment du meilleur effet quand on est un puriste des J-RPG.

Hey dude, are you okay? Do you want more?

 

More? Euh plus? Rassurez vous en effet ce portage apporte quelques nouveautés. Alors certes il ne faut pas regarder au niveau du gameplay. Le système reste le même, un tactical tour par tour en 3D isométrique, les personnages étant des sprites 2D. Si les puristes s’y retrouveront immédiatement, ils noteront deux trois changements au niveau du système d’évolution et de création de personnages. Dans les versions précédentes, les personnages apprenaient des capacités en fonction de leur job (Moine, Archer, Ninja etc) puis les améliorait en gagnant de l’expérience. Ici que nenni, chaque énergumène possède une valise de mana qui sert de monnaie d’échange aux compétences de votre choix. On comprend vite que cela permet d’avoir la main mise sur le système de développement, là où l’ancien système nous laissait subir les choix automatiques du jeu. Ce mana servira également à un autre passage obligé, l’achat de nouvelles recrues, ou plutôt la création de nouvelles recrues. Ce processus, ainsi que de nombreux autres inhérents à la personnalisation de votre équipe ainsi qu’aux relations entre les personnages, ont lieu dans des salles de classe. La « perm » remplace la Dark Assembly des opus précédent (sorte de tribunal) mais le système reste le même, si vous voulez faire passer un thème il va falloir raquer pour soudoyer les jurés. Si vous n’êtes pas assez riche en mana, vous pouvez tenter un passage par la force mais attention les politiques du sous-monde sont loin d’être des enfants de chœur !


A l’époque de la Game Boy, quand on était jeune, qu’il n’y avait pas internet pour nous guider dans nos achats ou tout simplement qu’on n’avait pas assez d’argent de poche pour se prendre le dernier Zelda, on prenait un petit peu ce qu’il y avait de disponible (sous entendu de moins cher). Autre option on commandait un « jeu » au papa Noël ou pour notre anniversaire et on croisait les doigts pour pas que ce soit une daube. C’est comme cela, qu’un jour, je me suis retrouvé avec Spy vs Spy entre les mains. Rien qu’avec la pochette rose, pour un garçon, on a les larmes qui viennent (oui à 8-12 ans rose = fille). Mais bon y’a deux mecs, lunettes noires, air sadique, qui tiennent chacun une bombe, ça peut peut-être le faire. J’ai donc inséré la cartouche dans ma Game Boy Pocket verte, laissé passer l’introduction et ai découvert ce que je vais vous dérouler dans ce test.

You know i’m Mad, I’m Mad, come on you know

L’origine de Spy vs Spy est un magazine satirique américain, MAD. Pour donner une idée aux plus vieux de sa ligne éditoriale, l’équivalent français de ce magazine serait Fluide Glacial. Construit sous la forme d’un comic book destiné aux jeunes lecteurs, il parodie la culture populaire américaine et se moque des situations de la vie de tous les jours. Créé en 1952, le bouquin contenait de nombreuses caricatures sous forme de bandes dessinées, dont l’œuvre d’Antonio Prohias : Spy vs Spy. Cette BD narrant la guerre continue entre deux espions, le blanc et le noir, s’inspire librement de la guerre froide régnant à l’époque entre les Etats Unis et l’URSS, mais continuera bien après la fin de cette dernière. Les espions Black and White (Yeehee baby) dans chacune de leurs aventures doivent récupérer le même objet, ce qui leur vaut de se faire tous les sales coups possibles et imaginables pour être le premier à mettre la main dessus, chaque épisode finissant généralement par la mort d’un des deux protagonistes. L’intrigue du jeu est tout aussi simple, après avoir validé la mention New Game, vous avez le choix entre incarner Black ou White. Aucune différence entre les deux espions si ce n’est la couleur du costard, une fois votre choix fait, votre commandant vous brief sur votre prochaine mission : récupérer un microfilm.

It’s a very very Maaaaaaad world, Maaaaaaad world

Vous voilà téléporté dans un monde dans lequel sont disséminés les différents documents permettant de recréer  l’objet en question, enfermés dans des coffres. Evidemment, il y a bien plus de coffres que de docs à trouver, 5 exactement. D’ailleurs votre première recherche ne sera pas dans un premier temps ces fameux docs, mais l’attaché-case qui permet de tous les transporter. Avant d’avoir ce précieux objet, vous ne pourrez vous promener qu’avec un seul document en poche. Finalement c’est simple, non ? Ben non ! Parce que votre double rode aussi dans le coin et est à la recherche de la même chose que vous, et ça tombe mal, il n’y a qu’un seul attaché-case et 5 documents pour 2, il va donc falloir faire parler la poudre. Le monde possède de base ses dangers, que ce soit des plantes carnivores, des geysers ou tout simplement des trous, les deux premiers vous font perdre progressivement de la vie tandis que ce dernier vous passe ad patres avant d’avoir pu dire « pourparlers ». Les autres éléments peuvent sembler inoffensifs au premier abord, un cocotier, un nuage, un coffre… Comment ça un coffre ? Le conteneur de l’élément recherché pourrait il se transformé en Mimic ? Final Fantasy staïle ? Non, rien n’est vivant dans ce monde, sauf si quelqu’un est déjà passé avant pour lui donner vie…Ou que vous-même leur ayez donné vie…

Sorti en février dernier sur sa grande sœur de salon, la Vita accueille presque 6 mois plus tard le portage de Metal Gear Solid HD Collection presque à l’identique. Presque ? Oui parce que comme le laisse entrevoir la pochette, on a perdu un jeu en route, Peace Walker, qui a du partir prôner la paix ailleurs que sur la machine portative. On se retrouve donc avec un portage des deux épisodes principaux, Sons of Liberty et Snake Eater. Si vous avez suivi les publications du site vous avez déjà lu mes impressions sur ces deux jeux lors de la sortie de la version PS3. Je ne vais pas vous mentir, cette version Vita n’est pas très différente, tout du moins graphiquement, et encore moins du point de vu scénaristique (captain obvious inside). Les tests seront donc identiques. Si vous ne les avez pas encore lus je vous invite donc à les parcourir, sinon vous pouvez librement passer directement à la partie concernant les nouveautés et les impressions sur cet opus Vita en fin d’article.

Un pour tous et seul contre tous…ou pas

La série Metal Gear s’étale sur plus d’un demi siècle en comptant le dernier opus réalisé sur PS3. Snake Eater prend place en pleine Guerre froide (1964) tandis que Sons of Liberty se déroule à la suite de l’épisode premier du nom à notre époque (2007-2009).  Et là en viens presque un choix cornélien avant même d’insérer la galette, par quoi commencer? L’ordre chronologique de sortie des épisodes ou l’ordre chronologique de déroulement des évènements? La logique vidéoludesque (si je puis me permettre d’inventer des mots) m’a personnellement poussé à suivre le second ordre. L’histoire de Sons of Liberty se déroule en deux blocs, Tanker et Plant, la première animée par notre ami Snake et la seconde rythmé par le non moins (voir plus) charismatique Raiden. A vrai dire Snake n’est ici qu’en « guest star » puisque le scénario s’attarde essentiellement sur l’histoire de ce nouveau personnage, ce fut d’ailleurs la principale critique faite à l’encontre de ce jeu, les fans étant particulièrement attachés à leur serpent favori. D’ailleurs le jeu vous demande si vous avez déjà jouer à MGS1, une réponse négative fera simplement disparaître l’histoire de notre ami snake… Mais alors… Pourquoi avoir omis d’inclure Metal Gear Solid premier du nom ??? La première partie du jeu est donc en lien direct avec l’opus précédent et ne pourra être assimilée qu’avec les informations inhérentes à la progression de l’histoire du 1. Dans cette partie Solid-Snake infiltre un tanker (navire-citerne) en partance du port de Manhattan, soupçonné de transporter un nouveau prototype de Metal Gear. Ce qui devait être une simple mission de reconnaissance prend vite une autre tournure quand un groupe armé investit à son tour le navire et en prend le contrôle. 2 ans après ces évènements, une usine de décontamination « Big Shell » a été construite sur le lieu de l’incident et est prise d’assaut par un groupe terroriste. Raiden aura pour mission de neutraliser les terroristes et de libérer les otages, bien évidemment en solo. Snake Eater prend place dans un contexte historique plus marquant puisqu’en pleine guerre froide et plus spécifiquement en pleine crise de Cuba (crise qui plaça le monde au bord d’une guerre nucléaire suite à la découverte de missiles russes pointés sur le territoire américain depuis l’île de Cuba). Les Etats Unis gèrent la crise en rendant à l’URSS un homme, Sokorov, un ingénieur soviétique. Pièce maîtresse de la course à l’armement, cet homme devient la cible de toutes les convoitises au point qu’une mission d’extraction est organisée. L’unité Fox est chargée de mettre à bien cette « Mission Vertueuse » par le biais d’un agent, Naked Snake. Épaulé par radio par le Major Zero, Para-Medic et son ancien chef et mentor The Boss, Snake ne tardera pas a atteindre sa cible et à se rendre compte que la loyauté n’est plus ce qu’elle était. Si je reste volontairement discret sur l’histoire de chaque opus c’est parce que le scénario est la substantielle moelle de ces jeux clairement inspirés du 7ème art.

Bubble Bobble est … un… mix entre Denver et des dragibus. Deux lutins transformés en dragons vont devoir partir au secours de leurs dulcinées,  en  parcourant une multitude de stages fermés, bien évidemment semés d’embuches et de monstres trop choupi-kawai sanguinaires. Ce jeu de plate forme sorti en 1986 (un excellent cru) est édité par Taito et sera la base de l’univers d’un autre jeu qui n’aura pas inspiré que Young MC : « Bust-a-Move » (« Puzzle Bobble », au pays du soleil qui monte). Ce jeu qui aura martyr…bercé mon enfance mérite, de par son statut de classique, un petit retour sous les feux des projecteurs.

Chiptune vous avez dit Chips Thune ?

Ça n’a pas encore commencé que ça sent déjà la guimauve.

Alors certes commencer par parler du thème musical du jeu avant de parler du jeu en lui-même n’est peut être pas ce qu’il y a de plus conventionnel, j’en conviens. Mais techniquement lorsque vous lancez le jeu vous tombez directement sur ça. Et ce « ça » durera touuuuuuuuuuuuuuuut le jeu.  J’ai qu’un exemple qui me vient à l’esprit pour décrire  l’effet de cette musique, c’est celle de l’attraction des poupées à Disneyland « It’s a small world » ,avec ce thème qui tourne en boucle et vous fait progressivement fondre le cerveau. La musique de Bubble Bobble c’est le caractère addictif de ce thème (dans le sens que vous le garderez dans la tête tant que vous ne ferez pas un formatage c:\mental) mais en CHIPTUNE.  Pour ceux qui auraient hiberné (ou ne serai pas nés) durant les années 80-90, le Chiptune est une musique électronique générée en temps réel par un ordinateur où en l’occurrence ici une puce audio. Et malgré le peu de tons et de pistes exploitables simultanément sur les vieilles consoles, les auteurs arrivaient à produire de petits bijoux sonores dont Bubble Bobble fait indéniablement parti. Ce thème sera  votre seul ami auditif durant l’intégralité du jeu et vous apprendrez à l’aimer en version lente parce que quand il passe en version rapide c’est que ça pue.

It’s the beginning of a fantastic story : You’re going to die !

Vous êtes deux, ils sont mille. Courage !

Voila comment vous êtes accueillis dans le jeu (avec traduction inside pour les english haters): « C’est le début d’une histoire fantastique ! C’est parti pour une journée à la cave aux monstres ! Bonne chance ». Minimaliste ? Clairement ! Efficace ? Indubitablement ! Inutile ? Ouai aussi… Suite à cette merveilleuse intro qui donne vraiment envie d’aller au casse pipe, vous êtes bullé directement dans le premier niveau de cette fameuse cave qui n’en comporte pas moins de 100 et des poussières. Comme j’ai pu le préciser plus haut, vous êtes des lutins/enfants transformés en dinosaures distributeurs de bulles qui se font transporter de niveaux en niveaux à chaque fois qu’ils y ont exterminé toute la vermine qui s’y trouve. Ces bulles sont votre principale arme, tel un sniper, vous allumez à distance les mobs pour les enfermer à l’intérieur, il ne vous reste plus qu’à les achever fourbement avec vos laguioles dorsaux. Au delà de leur puissance d’attaque, vous avez la possibilité de rebondir en sautant sur vos bulles, permettant ainsi de se déplacer dans le niveau, d’atteindre des points élevés ou de se sortir du level design piégeur. C’est là où réside toute la finesse du gameplay, deux boutons:  Sauter – Buller!