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Valve sait y faire avec les FPS. Presque dix ans après le mythique Half-Life, le studio de Bellevue frappe un grand coup avec le très conceptuel Portal. Certains ont loué l’inventivité de son gameplay et de ses énigmes, d’autres ont critiqué sa durée de vie trop courte. Qu’importe, les idées sont là et son successeur les concrétise à merveille et marquera probablement durablement le jeu vidéo.

En laboratoire connu

portal2_wallpaperL’héroïne, Chell, se réveille dans ce qui lui semble être une chambre d’hôtel. En réalité, il s’agit d’une salle de relaxation longue durée. Oui, parce que de nombreuses années se sont écoulées depuis les précédentes expérimentations que la machiavélique GLaDOS a perpétrées sur Chell. Tout est désaffecté, délabré. Wheatley, un robot a priori sympathique mais qui se révèlera loufoque voire stupide, lui vient en aide pour s’échapper du complexe d’Aperture Science. Au début de l’aventure, on le revisite carrément histoire de se remettre bien dans le bain. Les clins d’œil sont là et certains servent à faire le lien avec Half-Life. Mais dommage pour les fans, il n’y en a pas plus pour savoir quelle histoire unit les deux univers. C’est dit, on est en terrain connu et on retrouve les éléments du premier épisode: le centre de recherches, le Portal Gun, les relations ambigües avec les robots. Le titre mise toujours sur cette collaboration contrainte mais nécessaire pour Chell si elle veut retrouver sa liberté et échapper à son statut de cobaye. Mais tout en subtilité et en humour, bien entendu. Les thématiques scientifiques et d’intelligence artificielle sont abordées avec ce ton si particulier qui, derrière le rire apparent, suscite des réflexions bien plus profondes. Le moteur de jeu propose encore des textures épurées qui créent une vraie ambiance de laboratoire. Portal 2 améliore donc ce qu’a fait son ainé et avec une durée de vie très correcte (une bonne dizaine d’heures), il est une vraie belle concrétisation en termes de gameplay et d’atmosphère.