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Valve sait y faire avec les FPS. Presque dix ans après le mythique Half-Life, le studio de Bellevue frappe un grand coup avec le très conceptuel Portal. Certains ont loué l’inventivité de son gameplay et de ses énigmes, d’autres ont critiqué sa durée de vie trop courte. Qu’importe, les idées sont là et son successeur les concrétise à merveille et marquera probablement durablement le jeu vidéo.

En laboratoire connu

portal2_wallpaperL’héroïne, Chell, se réveille dans ce qui lui semble être une chambre d’hôtel. En réalité, il s’agit d’une salle de relaxation longue durée. Oui, parce que de nombreuses années se sont écoulées depuis les précédentes expérimentations que la machiavélique GLaDOS a perpétrées sur Chell. Tout est désaffecté, délabré. Wheatley, un robot a priori sympathique mais qui se révèlera loufoque voire stupide, lui vient en aide pour s’échapper du complexe d’Aperture Science. Au début de l’aventure, on le revisite carrément histoire de se remettre bien dans le bain. Les clins d’œil sont là et certains servent à faire le lien avec Half-Life. Mais dommage pour les fans, il n’y en a pas plus pour savoir quelle histoire unit les deux univers. C’est dit, on est en terrain connu et on retrouve les éléments du premier épisode: le centre de recherches, le Portal Gun, les relations ambigües avec les robots. Le titre mise toujours sur cette collaboration contrainte mais nécessaire pour Chell si elle veut retrouver sa liberté et échapper à son statut de cobaye. Mais tout en subtilité et en humour, bien entendu. Les thématiques scientifiques et d’intelligence artificielle sont abordées avec ce ton si particulier qui, derrière le rire apparent, suscite des réflexions bien plus profondes. Le moteur de jeu propose encore des textures épurées qui créent une vraie ambiance de laboratoire. Portal 2 améliore donc ce qu’a fait son ainé et avec une durée de vie très correcte (une bonne dizaine d’heures), il est une vraie belle concrétisation en termes de gameplay et d’atmosphère.

Ok, cette semaine, ce ne sera pas un fanfilm au sens strict du terme, mais plutôt une superbe collaboration entre fan et développeurs, en l’occurrence ici, un dénommé Gary et la très awesome boîte Valve. Ça s’est passé il y a un an : Gary avait écrit des dialogues complets pour GLaDOS avec une idée bien précise en tête, mais il avait besoin d’aide pour le level design de son projet, et de la fantastique Ellen McLain pour doubler la non moins fantastique GLaDOS. Valve a marché, et une demoiselle très proche de Gary a donc eu l’occasion de marcher vers l’autel en tenue de rat de laboratoire. Oui, ce type a proposé le mariage à sa copine via Portal 2. Je sais pas vous, mais moi, j’aurais dit oui.

Karrie

Pour une fois, ai-je le droit de rendre hommage à deux jeux en même temps? Oui, parce que si j’ai placé le deuxième épisode de Portal à cette position de dauphin de la catégorie FPS, c’est aussi et surtout pour rendre hommage à la série de Valve. Je considère également que les deux volets ne font qu’un (Portal 2 donnant la pleine expression des promesses du 1) et qu’ils constituent une entité, une histoire uniques de par leur humour noir, leur concept, leurs personnages, leur gameplay et leur univers. GLaDoS est une IA inoubliable de cruauté, Weatherly est con comme un balai et certaines énigmes sont aussi géniales que leurs solutions paraissent au final évidentes. A noter dans ce Portal 2 une grosse référence à l’univers de Bioshock lorsqu’on parcours le vieux Aperture, qui n’est pas dénué par ailleurs de passages flous où on ne voit pas très bien ce qu’on doit faire. Je vous renvoie à la chronique de Karrie pour mesurer l’étendue de ce phénomène qu’est Portal.

Totof

Nous voici dans un cas où une musique aura su dépasser les limites du jeu. Portal est un titre qui fait sans aucun doute partie des plus grosses expériences de ces dernières années. Il aura su nous marquer par son ambiance unique, grandement portée par GLaDOS. En effet, cette intelligence artificielle sait parfaitement manipuler la psychologie humaine. Si la plupart de ses monologues resteront dans les mémoires, que dire de Still Alive… Le morceau qui s’impose comme le générique de fin, chanté par GLaDOS elle-même, Ellen McLain de son vrai nom.

Elemuse