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Les-tout-premiers-jeux-tele-Le-Schmilblic_w670_h372

Cet article n’est pas un article hommage à Guy Lux ni au sketch de Coluche, non ces deux mastodontes de la culture populaire française ne sont là que pour la décoration, juste pour avoir un côté gaucho comme le film « La Marche ». Enfin si, je leur soustrais « Le Schmilblick », invention du père des jeux d’Intervilles dans les années 60. Ce concept représentait le jeu de la devinette, mais en beaucoup plus Swaggy à l’époque. Le domaine du jeu vidéo reste toujours une devinette constante également. Disons que personne n’a la définition exacte de ce qu’est un jeu vidéo : un art ? Un simple Produit ? Les deux ? Un truc pour puceau attardé ? Paradoxalement, à défaut de ne pas avoir une définition exacte, tout le monde semble savoir ce que doit contenir ou être un jeu vidéo. Avec l’explosion du marché, le cahier des charges pour créer un jeu parfait pour le marché est devenu presque limpide. La 7ème génération prend fin après huit ans de règne, huit années de changement perpétuel, parsemées de « loi » du marché, l’ADN du Jeu Vidéo change, pour le meilleur et pour le pire.

« Est-ce que ça reconnait nos mouvements ? » – Oui Madame !

La Wii

La wii profite aussi d'une facilitée de jouabilité : moins de boutons, plus de fun.

La wii profite aussi d’une facilité de jouabilité : moins de boutons, plus de fun.

À la sortie de la Wii pour la période de Noël 2006, personne n’y croyait vraiment. La console ne possédant pas la puissance de ses concurrentes, le nouveau concept de Nintendo ne plaisait pas d’emblée à la catégorie des joueurs élitistes. A par les aficionados de la firme de Kyoto, les acheteurs potentiels ne couraient pas les rues. Sauf que, ce système de « Motion Gaming » illustré par Wii Sports a attiré la convoitise d’une nouvelle cible marketing : « Les Casuals » ou les « Casus » pour les intimes. L’engouement pour ce système de « Nouvelle génération » a explosé via le biais de la presse généraliste puis par l’achat impulsif de Nöel par cette nouvelle poche de joueurs. « Vazy Mamie laisse moi jouer! » Avec 3,19 millions de consoles vendues à travers le monde en l’espace d’un mois, Nintendo a eu le mérite d’avoir explosé les portes inaccessibles de l’univers du jeu vidéo au plus grand monde. Ce succès a eu tout de même un contre-coup sur l’industrie : comme la Wii semblait largement mieux se vendre que la 360 et la PS3, les deux rivaux ont décidé de se lancer également dans le domaine pour vendre eux aussi leurs consoles aux plus grands nombres avec respectivement « Kinect » et le godemichet fluo « PS Move ». Ne nous le cachons guère, ces deux bidules se sont vite retrouvés au placard dû à une utilisation anecdotique sur quelques jeux.

Pendant ce temps de guerre marketing, la Wii a continué sa fulgurante progression jusqu’à 96 millions de consoles vendues en fin 2012. C’est une des plus grosses performances de Nintendo ainsi qu’une des plus grosses révolutions de cette génération, la mise en avant de Kinnect 2.0 de la Xbox One et le PS Eye de la PS4 ne peut renier en aucun cas l’influence monstre que la Wii a engendré.

« Doit-on constamment se couvrir et jouer ensemble ? » Oui Madame, tout le temps!

Gears of War

L'Exemple d'une génération

L’Exemple d’une génération

Influencé par le jeu vidéo Kill Switch édité par Namco et sorti sur Playstation 2 et Xbox en 2003, Cliff Bleszinski se lance dans le développement de son premier jeu en 2005 avec l’appui d’Epic Games et de Microsoft Studio pour la Xbox 360. La suite vous la connaissez, carton planétaire avec quatre titres exploités tout au long de l’évolution de la console de Microsoft. Gears of war, en réutilisant la mécanique de « Cover-shooting » en élément prépondérant des aventures de Marcus Fenix, va populariser le système dit « Third Person Shooter » qui va se retrouver dans 75 % de la production de cette 7ème Génération : Uncharted, The Last of us, Mass Effect, GTA IV & V, Quantum Theory, Binary domain, Vanquish, Max Payne 3… D’un autre côté, pourquoi s’en priver ? Le système est judicieux, se planquer par le biais d’une seule touche, se sentir protégé et en même temps inaccessible, système pas compliqué à mettre en place non plus, puis plutôt pratique quand il s’agit de jouer avec les guns.

Autre petite révolution qui a fait des émules dans l’industrie via la saga Gears of War, c’est la coopération. Pour tous les modes en ligne que cette génération nous a proposés, la coopération aura été le maître d’ordre pour pas mal de genre. De l’action pure et dure au survival-horror en passant par les Ovni comme Little Big Planet, le jeu en coop’ à été utilisé de façon plus ou moins pertinente, à tort ou à raison de remplir cette ligne du cahier des charges pour attirer des consommateurs. M’enfin, tout est bon pour vendre un jeu, à défaut d’être convenable.

Gta (0)

Beaucoup d’entre vous connaissent  Grand Theft Auto depuis son fulgurant retour sur la Playstation 2, le 3ème épisode sonna un nouveau tournant et un nouveau chapitre pour la saga. Mais avant le 3ème opus il y eut le précurseur, celui qui donna ses lettres de noblesses à la saga, il s’agit du tout premier GTA sorti en 1998 sur la merveilleuse Playstation. Comme Doom en son temps les jeux similaires furent nommé GTA-Like, atypique et sulfureux, ce jeu l’est assurément prenant le parti pris d’incarner un anti-héros et d’oublier les standards de l’époque. Ce jeu posa les fondations que l’on retrouve dans tous les GTA, et du 3 de 2001 au 4 de 2008, rien ne change vraiment au final. Appréciez ce petit retour aux sources et laissez le rétro s’emparer de vous avant la sortie du dernier né Grand Theft Auto 5.

La morale c’est pour les nazes

Ne vous fiez pas à l'image c'est plus moche en vrai

Ne vous fiez pas à l’image c’est plus moche en vrai.

Jeu par excellence antimorale, vous qui rêvez enfin de destruction de carnage comme dans Carmageddon (les courses en moins) ce jeu est fait pour vous! Fini les héros archétypaux à mort, les soldats de l’apocalypse. Ici vous incarnez un malfrat, le crime, le sexe sont maîtres mots. Avec la sortie de GTA un genre nouveau de jeux émergea où tout est permis, libre à vous de faire du mal aux innocents piétons, de voler des voitures, de voir des prostituées faire des actions que vous ne voyez pas dans les autres jeux, bref à vous de faire le bordel le plus total. Pour commencer vous devrez  choisir votre perso parmi 4 disponibles, mais je vous rassure, ça change rien à la donne que vous choisissiez un black ou un blanc c’est pareil à l’écran et il n’y a pas de stats pour dire qui vaut mieux que l’autre… Vous êtes donc téléporté sans demi mesure à Liberty City et comme seule interface pour avoir des missions c’est votre beeper qui vous servira de lien avec votre employeur et une simple flèche pour vous indiquer l’itinéraire et c’est tout, minimaliste au plus simple, pas de carte, rien que les indications du beeper et la flèche à suivre, point barre! Autant vous dire que vous allez galérer à trouver vos objectifs et évidemment, une fois votre mission terminée, vous devez aller rendre compte à votre patron mais vous avez que une minuscule minute pour vous rendre à la cabine de téléphone, si vous décoincez pas en deux deux, c’est mission échouée et un message d’insultes! C’est une grosse surprise quand on s’y attend pas et surtout quand votre beeper vous dis qu’il vous reste 18 secondes pour vous y rendre… Ah ben chez Take 2 la communication c’est leur dada c’est sûr! Ce jeu à l’art de vous dire en somme débrouille toi pour trouver les commandes, les missions alors que la plupart des jeux de cette époque ou même avant ont tous eu des tutos pour comprendre les bases du jeu ; là c’est rien du tout. Après la sélection de votre personnage on vous propulse et vous suivez la flèche, pas terrible comme approche. Les missions ne sont pas très dures et vous progresserez rapidement à condition d’aller vite fait à cette fameuse cabine, même quand vous perdez, une autre mission vous en est proposé, donc en gros vous bloquerez pas 200 ans sur la même mission. D’autres contrats vous seront proposés via le beeper à exécuter plus tard et ainsi vous rendre aux autres villes. Ce jeu, grâce à sa durée de vie conséquente, vous fera passer des heures de fun et de fusillades à gogo.