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Depuis quelques mois, je suis devenu l’homme à tout faire en terme vidéoludique. En 2014 j’ai sauvé le monde 3 fois, j’ai défoncé des zombies, j’ai fait de la contemplation à 15 €, j’ai parcouru une forêt en compagnie d’une Redhead peu farouche, j’ai joué le rôle de Dracula, d’un gosse en papier, d’une reine intergalactique choupi et d’un voleur. Franchement, si je ne contribuais pas à ce site, je pense que j’aurai eu une vie normale et mon dieu, comment ça aurait été effrayant. Maintenant, par le biais de Deep Silver, je me lance dans la peau d’un Belge qui part à la conquête du peloton prestigieux de la Nascar, JCVD Style !

La course de Stock-Car est un sport automobile populaire aux Etat-Unis aussi rassembleur que le Football dans nos contrées, un sport chargé d’histoire qui évolue avec son temps, en changeant ces rudiments de bases pour s’ouvrir aux plus grands nombres. Il est aussi teinté d’une simplicité enfantine et inspire aussi bon nombre d’artistes comme le studio Pixar qui a créé le film Cars en s’inspirant grandement de ce sport. Reste que cette discipline a une certaine image négative de la part des intellectuels et humoristes américains, à voir l’épisode « Poor and Stupid » de South Park Trey Parker et Matt Stone se donnent à coeur joie sous les traits de Cartman de rire de la Nascar. En même temps l’angle d’attaque n’est pas si injuste que cela, la Nascar a connu un très gros problème d’identité, créer il y a une centaine d’années par les contrebandiers d’alcools du Sud-Est des US qui trafiquaient leur voiture afin d’échapper aux flics durant la prohibition. Le sport est ainsi rester très masculin et raciste durant un siècle, ainsi le sport resta ultra-populaire du côté des prolétaires et non de la classe moyenne cultivée. Voilà pour la dose d’histoire et la contextualisation du sport en lui-même. La licence Nascar en terme de jeu vidéo n’a elle aussi que très peu traversé l’outre-Atlantique.

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 EA avait eu les droits a à un moment donné d’adapter le Nascar en jeu vidéo, mais à abandonner en raison de ventes insatisfaisantes. D’ailleurs, le seul jeu que j’ai touché de loin a ce que je pensais être du Nascar, c’est Destruction Derby 2, j’avais 7 ans à l’époque et défoncer des caisses par kilotonnes dans un circuit fermé c’était la jouissance éternelle. Sauf qu’en faîtes la couse de stock-car ça n’a rien a voir, et c’est même plutôt chiant comme la mort en comparaison.  Oui l’angle d’approche du studio Eutechnyx se veut très réaliste et protocolaire vis-à-vis des règles de la discipline. Ce n’est pas un mal en soit certes, mais si je vous dis que c’est ce studio qui a développé l’honteux (mais drôle malgré lui) Ride to Hell : Retribution, considéré comme le pire jeu de la 7e génération de consoles, voyez-vous l’association d’idées ? Le jeu contrairement à leur dernier brouillon vidéoludique en lui-même reste techniquement sans plus, ça ne bug pas, c’est fluide, oui côté minimum syndical, il remplit le cahier des charges. Sauf qu’il a aucune âme, il est trop aseptisé pour qu’on puisse ressentir un quelque-conque intérêt ou une plus-value qui nous marquent comme des tonnes d’autres jeux de courses de Dirt à Gran Turismo 6 en passant par Need For Speed ou Burnout, j’ai toujours senti une marque, une touche qui nous donne quelque chose que les autres n’ont pas, un apport qui peut être minimum, une once de subtilité qui peut faire avancer le schmilblick du jeu de course. Lui Nascar 14 n’a rien a par l’originalité du soft, c’est le même reproche que j’ai collé à MxGP, a trop vouloir se calquer à la licence développée, on s’emmerde avec des règles qui contribuent à ce que j’appellerai l’antichambre du fun.

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Le faîtes de devoir aller remplir son réservoir tous les 20 tours, de devoir calculer ses trajectoires et la position de ses concurrents comme le dernier des mathématiciens pour ne pas se planter et se retrouver encore dernier avec 8 tours de retard ou se manger un drapeau jaune qui fait encore patienter deux heures pour reprendre la course, je n’appelle pas ça un jeu, j’appelle ça un Docteur Kawashima de Lucifer sur quatre roues. Le jeu vous fait vivre les saisons comme dans la vraie vie véritable avec une composition de course qui vous fait transformer une partie d’un quart d’heure sympathique en un procès dont vous êtes l’accusé sans avoir d’avocat pour vous défendre. Entre les deux entraînements en début de course, les phases de qualifications et encore des entraînements pour enfin faire votre course de dix minutes, Nascar 14 se retrouve avec un rythme ultrabâtard. Il est même quasiment punitif et injuste envers les néophytes avec sa construction et ses circuits de Lucifer. Il est pointilleux, c’est louable, sauf qu’il aurait fallu beaucoup plus pour m’attirer et scotcher le bon public que je suis. J’ai pris plaisir avec le jeu, malheureusement je ne pense pas que ça a été calculé pour, l’intelligence artificielle est complètement foutraque, il suffit de se décoller un peu vers vos concurrents pour faire un petit duel psychologique pour qu’ils s’énervent et fassent planter toute la queue de voitures. J’ai ri deux fois, ce qui est incroyable, mais c’était moche, oui il tient le cahier des charges du minimum syndical sauf qu’il y a beaucoup de détails finalement qui vous font sortir psychologiquement de cette semi-simulation (appelons-le désormais comme ça, un jeu n’est pas ennuyeux de base, d’après le petit robert) en vous faisant poser trop de questions.

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Je ne dirai pas que c’est à cause du zéro pointé de la créativité ni des musiques sous licences qui ont tué mes grandes oreilles au point que je me sois obligé de mettre ma propre musique (chose rare quand je joue). Mais le jeu sent le développement fini avec des pièces trouvées au fond du portefeuille de l’éditeur, ce n’est pas vraiment une excuse, regardez Project Cars qui n’a été développé que « seulement » avec 4 millions de dollars et qui sent le meilleur jeu de simulation automobile ever. On ressent quand on ne joue pas à un jeu Gold mais à une Pré-bêta, les décors sont pauvres, les voitures sont laides, les crashs sont dégueulasses, le moteur physique qui rend l’action absolument lente, des chargements en veux-tu en voilà. Je crois que le jeu voulait que je pleur plutôt que je m’amuse, et pourtant, il y a beaucoup de bonnes intentions, je trouve que cette licence devrait trouver sa place dans le monde vidéoludique, sauf qu’il va falloir du boulot, et Nascar 14 a été la victime nécessaire. Une sorte d’exemple pour qu’on puisse se dire que s’est difficile de développé un jeu de course et ce n’est qu’avec les années qu’on peut arriver à faire quelque chose de concret et correct. Quelques itérations supplémentaires et je suis sûr que le studio sera nous surprendre, mais par pitié, pas de Ride to Hell 2.

Nascar 14 fait partie de ces jeux qui sont trop à cheval avec la discipline qu’il adapte en jeu vidéo, c’est aussi pointilleux et mal-fagoté qu’un MxGP et forcément dénué de tout intérêt artistique. Une coquille vide qui n’est pas dénué d’intérêt grâce à son statut d’unique représentant du genre, mais encore faudrait-il une réalisation qui suive. Je ne crois pas que donner cette charge aux Uwe Boll du jeu vidéo que sont les développeurs d’Euretechnyx soit une bonne chose, mais après tout, on est jamais loin d’être surpris, et peut être que l’année prochaine, je vous parlerai de Nascar 15 avec le sourire, peut être…

Informations sur le jeu

Plateformes : PS3 – PC – Xbox 360

Genre : Course de Stock-car

Développeurs : Euretechnyx

Éditeur : Deep Silver

Date de sortie : 18 février 2014

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Faire une critique sur un jeu de voiture, c’est quelque chose d’excessivement lourd à préparer et carrément indigeste à lire. Si j’avais le talent d’écriture de Victor Moisan (Merlanfrit) comme pour sa critique de Persona 4 The Golden, j’aurais fait un parallèle de Gran Turismo non pas avec de la gastronomie nippone, mais avec l’industrie des films d’auteurs français dans les années 60. Gran Turismo est chiant comme la mort, élitiste comme un péteux à lunette sortant d’un BTS marketing, mais pas forcément dénué d’intérêt pour un casual. Finalement, je vais rester dans les gonds pour rédiger cette critique, comme le fait si bien ce sixième volet.

Les Ralentis mettent toujours en valeur la beauté des voitures.

Les Ralentis mettent toujours autant en valeur la beauté des voitures.

Les règles n’ont pas changé depuis le premier volet de 1997, je vois encore mon père et mon demi-frère rager devant la PlayStation familiale pour réussir le contre-la-montre afin d’obtenir le permis ultime, moi derrière, haut comme trois pommes attendant une seule chose, avoir enfin la console pour jouer à Ape Escape. Me voilà désormais 14 ans plus tard, devant le sixième volet, et surprise, en train d’enfin comprendre l’intérêt de la licence en terme qualitatif et quantitatif, pendant qu’un homme comme Flbond se mange Paris-Marseille Racing en critique-rétro pour s’accorder à mon texte. On profite encore plus dans ces moments-là (rage pas, c’est parti remise). Gran Turismo avant tout, c’est une déclaration d’amour pour l’automobile, l’automobile de tous les jours ou de toutes les compét’ de course par un amour sincère, classique, élitiste et sans pornographie visuelle (effet de destruction, effet de poussière, etc..) qui parsème les jeux de courses plus arcade et plus accessible (Burnout, Dirt, Need for Speed etc). Un amour qui se retranscrit dans le nombre hallucinant de voitures mis à disposition : 1216 dont 60 nouvelles pour cette sixième édition répartie sur un nombre éloquent de concessionnaire. De la simple voiture pour aller au boulot au karting en passant par de somptueuses voitures de sport, Gran Turismo a toujours su faire plaisir à ses fans avec son catalogue et sa jouabilité semi-simulation avec les moult volants compatibles à la console de Sony.

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« No time to explain, we’re going to the moon bitch ! »

Toujours aussi généreux dans son mode solo, ce volet propose plus d’une trentaine de circuits à travers le monde (réel et fictif) pour 6 permis (avec course & diverses épreuves), des événements saisonniers et une nouvelle épreuve spéciale et pas des moindres : « L EXPLORATION LUNAIRE § ». Non, je vous rassure chers lecteurs, c’est pas la nouveauté qui va vous faire dépenser une soixantaine d’euros, non les épreuves sur la lune se veulent tellement réaliste dans la conduite du bungy et sa physique lunaire (enfin, j’y suis pas encore allé) que ça reste à un niveau d’intérêt très limité, enfin a par si vous aimez conduire des caddy de golf sous perfusion de morphine et dans ces cas-là, je vous conseille vivement de consulter. Non il faut chercher les changements du côté graphique et communautaire.