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EDIT : Suite à une crise de flémingite aiguë couplée quelques autres excuses plus ou moins valides, j’ai traîné pour mettre en page ce dossier qui devait clôturer la semaine spéciale sur le basculement de génération. Mais comme Noël est une période de miracle, je me suis mis sur mes pattes de derrière (oui, j’ai bien dit pattes de derrière, car j’ai été transformé en panda suite à une engueulade avec une sorcière bohémienne aveugle, bref, long story short, c’est dur de taper avec des pattes de panda), et j’ai finalisé le truc entre deux morceaux de bûche (enfin, de bambou confit, en ce qui me concerne). Enjoy et JOYEUX NOEL de la part de l’équipe de LSR!!

golden podiumUne page de l’histoire vidéoludique est tournée, les Next Gen HD sont enfin sortie, clôturant la phase de transition d’une génération à l’autre. Après une semaine spéciale bien remplie, entre un point sur la génération par Totof, une réflexion sur l’émergence de la scène indépendante et son destin hasardeux par votre überserviteur, un florilège des jeux qui ont fait avancer le schmilblick par Koreana et un numéro spécial des Archives Oubliées concocté par Le Serpent et Greyfox, on peut dire que vous avez été gâtés. Mais cette cérémonie de transition d’une gen à une autre ne serait pas complète sans un bon petit top/flop des familles par les membres de la rédaction de LSR. Comme les lois du Serpent sont cruelles, la consigne est stricte : trois jeux dans chaque catégorie et pas un de plus, avec un descriptif de dix lignes. Alors oui, il y a des tricheurs, qui seront châtiés suivant les normes en vigueur chez LSR. En attendant, voici, sous vos yeux émerveillés, les jeux qu’il ne fallait pas louper, et ceux qu’il aurait mieux valu éviter, pour vous, chers lecteurs.

Sélection de toma überwenig

Sélection de Bloodevil

Sélection de Charles de Secondat

Selection de Totof

Sélection de Yannou

Sélection de Flbond

Sélection de Greyfox0957

Sélection de Koreana

 

grand-theft-auto-v-wallp-2013

Grand Theft Auto 5, le nom le plus entendu ces mois de septembre et octobre, le plus vu, le plus joué, le plus vendu, le plus martelé dans les médias généralistes ou sur certains sites internet spécialisés plus ou moins avant 16 heures. C’est aussi une oeuvre qui confirme l’aura de Rockstar du studio du même nom. Dire que GTA 5 a été attendu est un euphémisme, jamais un jeu n’a eu une campagne marketing aussi bien amenée et efficace. En sortant ces news en compte-goutte avec moult promesses d’innovations sur le terrain du bac à sable, un scénario prometteur, une map gigantesque, un monde online persistant, trois personnages différents et un retour dans la région du volet le plus connu du grand public : « San Andreas ». L’attente était à son comble avec des niveaux de précommandes jamais atteints dans l’industrie. C’est simple, GTA 5 est au jeu vidéo ce qu’est The Avengers au cinéma, il est adulé aussi bien par les « Nerds » avertis que les « Douchebag » illettrés. Sortie le 17 septembre dernier et hier au pays du soleil levant, avait-on droit au nouveau chef-d’oeuvre populaire tant espéré ?

GTA before it was cool.

GTA before it was cool.

Je tiens à faire une mise au point avant la critique, j’adore tout d’abord ce que fait l’éditeur Rockstar en prenant la globalité de tous ses studios et productions confondus (Red Dead Redemption, Manhunt, Bully, Midnight Club, Max Payne 3). Ils ont sû avec leurs multiples travaux dans différents domaines montrer qu’ils peuvent gérer avec brio les licences présentes dans le portefeuille Take Two. GTA est pour eux un excellent pot-pourri créatif et technique sous forme de bacs à sable de toute l’expérience accumulée au fur et à mesure des jeux sortie du four New-Yorkais. Avec cette licence houleuse et décriée par son côté subversif et provocateur depuis le premier volet jusqu’à la trilogie GTA IV, les Haters sont légions de façon plus ou moins justifiée. Il faut avouer que ce jeu a de quoi énerver, regardez ses chiffres de ventes exploser tous les records en se permettant même de bouffer des parts de FIFA ou COD. Du point de vue d’un cadre de chez Activision ou un Hipster qui haït les jeux Hypes, des grosses plaques rouges leur collent au train. De toute manière, si vous n’aimez pas cette saga, vous n’aimerez pas ce volet, c’est simple, GTA V a été créé pour ceux qui aiment les productions « Made by Rockstar » et le grand public. Là nous arrivons à une règle d’or et paradoxalement putassière que m’a apprise Menehan, la règle du 80/20. Grosso modo ce ratio démontre que 80 % de la population industrialisée est considérée comme grand public et les 20 autres ont une base culturelle plus tranchée et éclairée que les autres. Techniquement si on fait le comparatif sur ce volet, la comparaison basée sur du vent marche de tonnerre : 80 % l’ont acheté parce que « çay Kewl on fé ls gangsta § », 10% ne l’ont pas acheté rien qu’à cause de la gigantesque Hype ou par principe du soft en lui-même. Puis il reste moi, peut être même bien toi sombre lecteur qui ose dire avoir aimé ce jeu en reconnaissant les défauts frustrants de ce volet. Cela tombe bien, moi et le « Crew de maronneur Serpent-retrogamer », on te rédige une critique pour te sentir moins seul, le mode online et son lancement foiré inclus.

Mon fils depuis qu’il joue à GTA 5 me dit : « Welcome Back Biatch !»

gta-v 01San Andreas, West coast des États unis version Rockstar, ça faisait au moins 8 ans que je n’avais pas eu de contact avec Los Santos. Le 17 septembre, je décide de prendre un ticket à 50 euros et une installation de 8 GO sur ma bonne vieille Playstation 3 pour partir de Liberty City et revenir à une ville que je connais si bien. À vrai dire, le « Welcome Back » se fait après le tutoriel qui se passe en 2004 à Ludendorff, dans la peau de Michael, Trevor et deux de leurs complices durant un braquage de banque routinier qui va se finir par deux morts, une balance sous protection du FBI et un disparu. 2013, Los Santos, la crise économique passée se fait sentir dans les rues, des sans domicile fixe (ou des hipsters) déambulent dans les rues ou s’exilent dans la campagne crados du comté. Ceux qui arrivent à joindre les deux bouts vivent à crédit avec leur logement et voiture qu’ils peuvent perdre à tout moment. Les riches quant à eux zonent tranquillement au nord de la ville à jouer au golf ou au tennis, partager leurs moments les plus intenses entre deux « greens » sur Lifeinvader avec leur « Ifruit ». Puis dans cette populace, il y a ceux qui passent leur temps à jouer avec les lois, voler des voitures, braquer des banques ou magasins, agresser des passants ou tuer pour se faire du fric. Qui a dit que GTA est mature ? Mais quelle maturité ?

« Mature ? Je tue et je vole des voitures, la maturité, c’est pas trop mon truc. – Franklin »

Carl Johnson 2.0

Carl Johnson 2.0

Franklin, banlieusard d’une vingtaine d’années sera le premier personnage à vous initier à la vie si particulière de Los Santos. Après le passage chez le psy de Michael, vous vous retrouverez avec Franklin et son pote Lamar dans le rôle de « repreneur de bien » aka « Repo Men » pour le compte d’un concessionnaire de voitures à crédit plutôt véreux. Voilà le point d’accroche pour une aventure sur plus de 69 missions principales et autres activités qui vous fera voyager dans le monde du crime moderne abusé et improbable by Rockstar sous la plume du stylo bic usé de Sam Houser. Pour accueillir les inepties scénaristiques et maladroites de notre ami Sam (dont les impressions seront à la fin de l’article), il fallait une map si possible énorme et détaillée. Les techniciens de chez Rockstar North ont fait une prouesse sur nos vieilles consoles huées par les pcistes. Vous vous souvenez de Red Dead Redemption (à par si vous avez un PC) ? Prenez la carte des aventures de John Marston, multiplié sa superficie par 5 et vous obtenez le nouveau Los Santos, sa campagne, sa faune, sa flore, ses montagnes ainsi que ses fonds marins. Cette nouvelle version qui colle plus à la vision de ce que voulaient faire les développeurs sur GTA San Andreas à l’époque. Ils réalisent une autre prouesse que les concurrents « open-world » foirent à tous les coups. Il n’ y a pas de temps de chargement durant la partie excepté cinq minutes d’attente avant chaque début de session. Petit clin d’oeil à Assassin’s Creed 3 qui sans lui, le mot « chargement » n’aurait pas de sens.

GTA

GTA, ce sont trois lettres qui en disent beaucoup. Ces jeux qu’on appelle Grand Theft Auto sont d’abord une série de jeux en open world traduisant  les dérives de la société américaine à l’excès de 1997 à nos jours. Mais ils font également partie d’un phénomène de société, donnant des frissons extrêmes aux fans et déclenchant les plus grandes colères des opposants. Quand des procès, des politiques, des émissions entières, des journaux sont liés à un média, ce n’est plus un simple divertissement. Et nous allons faire un tour d’ensemble de la question en prenant des épisodes-étapes de la série.

GTA 1 : Un pari risqué

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Les jeux vidéo sont considérés comme étant violents ou abrutissants, mais ça c’est surtout maintenant. Dans le milieu des années 90, l’explosion grand public a tout juste débuté avec l’arrivée de la Psone et le jeu vidéo garde encore la dimension de jouet pour gamins. DMA Design (sans Rockstar) donne un bon coup de pied dans le tas avec Grand Theft Auto.  Le tout est mis en avant dans les publicités par les arguments suivants : faites ce que vous voulez quand vous voulez. Il n’y a d’ailleurs aucun scénario. La volonté de polémique chère à la série n’est pas innocente, et notamment avec le titre du jeu. Grand Theft Auto est en fait un terme utilisé pour désigner le vol d’une voiture aux Etats Unis. Mais pas seulement….

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Aux USA, le jeu commence à se vendre avec une publicité assez réduite. Mais une idée germe dans la tête pleine de DMA Design pour faire parler de leur nouveau titre. Max Clifford, publiciste reconnu pour ses travaux avec Frank Sinatra ou Marvin Gaye, va faire une chose rare pour l’époque. Il va forcer la polémique en écrivant une série de faits divers dans la presse nationale, augmentant le succès du jeu part le bouche à oreille. Ce qui est assez étonnant car après cette histoire, c’est que la polémique sera plus tard subie et non voulue, même si ça aide aux ventes. En France, l’association Familles de France commence à se faire connaître dans le domaine des jeux vidéo.  Pour ceux qui ne connaissent pas, cette association familiale part du principe de la bonne éducation des enfants mais exagère le trait sur tout ce qui est numérique au dessus de la limite de 12 ans. Dans le cadre de GTA premier du nom, en s’associant avec les syndicats de police Alliance et SCP-CUP ; Familles de France réussit à faire interdire le jeu sur l’ensemble du pays, considérant qu’il fait appel au meurtre des forces de l’ordre. Mais cela ne dure qu’un temps, et après la vente sous le manteau, le jeu est finalement remis en vente. Ce qui explique que le jeu fera un semi bide avec également une couverture médiatique plutôt faible. Au Brésil, En Espagne, en Allemagne et en Australie le jeu sera soit fortement censuré, soit complètement banni. Au final, le jeu aura un succès honnête pour l’époque car au delà de la polémique, le jeu a de vraies qualités. Il ne se base pas uniquement sur le politiquement incorrect, à l’instar d’un Boogerman ou d’un Postal III, mais prouve aussi sa maîtrise du monde ouvert, et que le jeu vidéo peut faire parler de lui au delà du simple cercle des geeks.

gta5-pc-gamesLes Demakes, c’est génial je trouve. Faire d’un nouveau jeu, un jeu rétro, avec de bonne vieilles mécaniques de jeux, et bien j’aime ça ! Alors la il ne s’agit pas spécialement de demake, mais bien d’un trailer de lancement. Celui de GTA V version SNES et Megadrive. Oui GTA V sur Super Nintendo ce n’est pas forcement impossible. Alors on se régale les mirettes et on donne son ressenti dans les commentaires !

Hiroshi_YamauchiHiroshi Yamauchi. Cela ne vous dis peut-être rien. C’est surement le cas si vous avez moins de 15 ans et que votre première console a été la PS2, ou la Wii (pauvre de vous…). Mais pour beaucoup, ce nom évoque tout simplement la naissance du jeu vidéo moderne, celui de la console de salon… Celui de Nintendo. Oui, Hiroshi Yamauchi, qui a été à la tête de Nintendo de 1949 à 2002 (il avait alors 22 ans lors de sa prise de fonction). C’est lui qui a fait la renommé de Nintendo dans le domaine du jeu vidéo. C’est lui qui a su s’entourer des plus grands, trancher des décisions difficiles, notamment sur le prix de la FAMICOM, très bas. On le dit colérique, et peu modeste. Il avait 85 ans. Et il est décédé cette nuit, dans un hopital de Kyoto, d’une pneumonie. Dans une indifférence quasi-totale (hormis les initiatives de Gameblog et Gamekult que je salue). Tout ça perdu au milieu des milliers d’infos inutiles sur GTA V est comment déshabiller Trévor, ou avoir la cote avec Tartempion. Sans cette personne vous ne serez surement pas en train de jouer à GTA d’ailleurs, car c’est lui qui a relancer un marché, celui des consoles, totalement moribond. Il a transformer une petite compagnie de fabrication de cartes à jouer en une multinationale respectée de tous (du moins jusqu’en 2002). On te souhaite tout le repos que tu mérite. RIP Mother Brain.