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Faire la guerre, situation ô combien classique dans l’univers des jeux vidéos bercé par le cliché du héros badass, invincible et qui dézingue presque à lui tout seul l’armée adverse. Entre Battlefied, Call of Duty et autres FPS boostés à la testostérone/hémoglobine/C4, la guerre est souvent représentée sous la forme d’un film d’action, où l’adrénaline prend le pas sur toute autre forme d’émotion. This War of Mine (TWoM) prend totalement à contre pied cette vision très Michael Bay de la guerre en vous plaçant du côté des victimes du conflit, les civils. Otages tentant de survivre dans un abri de fortune bombardé, recherche de fournitures de survie, confection de produits de contrebande pour faire un peu de commerce, amélioration minime de votre qualité de vie précaire, tel va être votre quotidien…

This House of Us

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On commence par faire connaissance avec nos survivants…

Votre aventure commence avec trois ou quatre survivants qui se rejoignent dans une grande maison bombardée. L’abri est en piètre état, des décombres jonchent les pièces rendant inaccessibles certaines zones, et il vous faudra commencer par déblayer tout ça avant de penser à autre chose. Ce premier nettoyage, en l’absence d’outil adéquat vous prendra aisément votre première journée de survivant et vous vous ferez vite rattraper par la nuit. C’est là l’une, si ce n’est la principale des mécaniques à apprendre à gérer dans TWoM, le temps. En effet, deux phases distinctes s’enchaîneront inlassablement durant vos parties, le jour, où vos survivants restent cachés à l’abri des snipers qui pullulent en ville, et la nuit, où un de vos survivants, au choix, tentera d’effectuer une sortie dans un lieu de la ville à la recherche de divers éléments vous permettant de survivre une journée de plus dans ce monde de merde, mais nous y reviendront plus tard.

...puis avec notre abri de fortune... assez peu Feng Shui

…puis avec notre abri de fortune… assez peu Feng Shui

Faire connaissance avec vos personnages est également une première étape à ne pas négliger. En effet, chaque survivant possède sa propre biographie, qui évoluera en fonction de vos actions au fil du jeu, de son talent propre, de sa capacité de transport (détermine le nombre d’éléments qu’ils peuvent porter à la fois et parfois même d’une addiction spécifique. Par exemple dans la triplette de base sur un total de 12 survivants possibles (sans compter les enfants), l’ancien joueur de foot est plutôt bon coureur, le petit grassouillet n’est pas trop mauvais en cuisine et l’ancien pompier possède un sac à dos taille XXL. Si le premier et le dernier ne demanderont rien de spécifique, votre futur cuisinier en chef, fumeur de son état, ne se sentira pas en super forme sans sa nicotine quotidienne, tandis que d’autres seront plutôt en manque de caféine. Vous l’aurez compris, les caractéristiques de vos personnages influenceront votre façon de jouer votre partie, ceux plutôt spécialisés dans le craft (nourriture ou objets) resteront à la maison la nuit, quitte à faire les sentinelles de fortune si quelqu’un est blessé, tandis que vos gros bras iront tenter de glaner quelques provisions au risque de leur vie.

Vous aurez parfois de la visite

Vous aurez parfois de la visite

Une fois les présentations faites et la maison nettoyée, vous aurez la possibilité (selon les ressources disponibles) de construire différents éléments de vie. Le premier choix indispensable sera la création d’un établi pour pouvoir confectionner les éléments de base comme des lits, une gazinière un collecteur d’eau de pluie. En effet vos personnages sont humains (à contrario de ces gens qui peuvent prendre 40 balles dans le torse avant de guérir automatiquement en se mettant à couvert pendant 10sec…). Une journée sans manger, une nuit sans dormir et vous n’aurez plus qu’une loque à disposition. Un minimum d’un repas par jour et une sieste de 4h dans un LIT sera un minimum vital si vous voulez voir la fin de la guerre. Hormis ces éléments vitaux, c’est à vous de décider comment vos avatars survivront. En confectionnant votre propre potager et piège à rat afin de « subvenir » au mieux à vos besoins ? En distillant de l’alcool, roulant vos propres cigarettes, créer vos médicaments afin de commercer ? Créer et réparer des armes et prendre des ressources par la force ? A vous de voir où commence et où fini votre morale… vous en viendrez à vous poser la question : « et moi en temps de guerre, qu’est ce que je ferai ? », et ce ne sera pas la dernière fois dans ce jeu…

This Town of Snipers

Votre collecteur ne doit pas être choisi au hasard, votre avenir en dépend

Votre collecteur ne doit pas être choisi au hasard, votre avenir en dépend

Comme je l’indiquais au début du chapitre précédent, la mécanique principale est cette alternance entre le jour (de 8h à 20h) et la nuit (de 20h à 4h). Avant de partir, vous aurez le choix du personnage qui sera votre collecteur et des objets qu’il peut prendre avec lui. Dans une zone de commerce, prenez les objets que vous souhaitez vendre, bijoux, alcool, médicaments, tout se monnaye. Soit c’est un simple « glanage » dans une zone peu risquée, soit rien pour garder plus de place ou éventuellement un crochet qui vous permettra d’ouvrir une serrure récalcitrante souvent gardienne d’objets de valeurs. Si vous avez dans l’intention d’aller dans un lieu à haut risque, une arme est une bonne option. Un couteau, une hache ou même une arme à feu (utilisant 2 emplacements avec les balles) pourront vous sortir d’affaire si ça vient à chauffer. Sachez cependant qu’encore une fois, vous êtes loin d’être Rambo et qu’en situation de confrontation, à moins d’un effet de surprise, vous serez souvent perdant… De plus, il est important de rappeler que plus vous transportez d’éléments au départ moins vous pourrez en ramener avec vous.

Vous aurez également à choisir les actions de vos personnages restant à l’abri. Doivent il dormir (avec ou sans lit) ou monter la garde ? La première option sera possible sans trop de soucis les premiers jours de votre survie, peu de monde sachant que vous venez « d’emménager », bien que sans lit les repos ne soient pas très réparateurs. Passer quelques temps il deviendra indispensable d’avoir une voire deux sentinelles chaque nuit si vous souhaitez conserver vos objets. Leur laisser des armes est également assez vite vital pour qu’ils puissent repousser les opposants sans être trop amochés… une blessure non guérie pouvant être synonyme de déchéance menant souvent au décès. Il est également possible en vous développant le jour, de combler les trous dans la maison, de renforcer la porte et même, avec beaucoup de travail, de mettre en place une alarme, vous offrant une meilleure protection contre les pillages.

Certains endroits sont a visiter à vos risques et périls

Certains endroits sont a visiter à vos risques et périls

Revenons à notre héros de la nuit (non pas Batman, l’autre), lorsque vos choix précédent ont été effectué il vous reste à choisir où vous allez tenter de récolter. Cette petite maison calme en banlieue où il semble qu’un couple de personnes âgées tente de survivre, ce centre commercial délabré où une milice a élue domicile, l’hôpital où les médecins tentent de conserver l’accès aux soins ou encore à l’église où sur la place centrale où la contrebande s’organise… Chaque lieu possède une certaines quantités de ressources qui vous est dévoilée avant votre choix, nourriture, armes, médicaments ou matériaux, à vous de voir ce dont vous avez le plus besoin. Différentes rencontres et autres événements peuvent également se déclencher lors de vos sorties dans ces lieux, parfois lors du deuxième ou troisième voyage. Et chacun à sa façon ces événements vont mettre vos choix moraux à dure épreuve… Rendrez-vous les bandages dont vous avez besoin pour soigner un de vos membres suite à la rencontre avec la petite mamie du couple qui vous supplie de ne pas les voler? Utiliserez vous votre dernier crochet après avoir entendu des lamentations étouffées derrière une porte verrouillée alors qu’un garde psychopathe fait les cent pas? Interviendrez-vous alors que vous êtes témoin, à travers un trou de serrure, du début de l’agression d’une jeune fille par un soldat qui annonce clairement son futur viol? Donnerez-vous vos dernières rations à un SDF affamé rencontré non loin de votre abri?

La déprime de vos personnages peut être fatale

Attention au mental, la déprime de vos personnages peut leur être fatale

Ce ne sont que des exemples non exhaustifs des situations que vous pourriez rencontrer, qui mettront vos choix moraux dans la balance et joueront sur la santé mentale de vos personnages. Parce qu’en effet, c’est l’autre facette du jeu, la psychologie. Le vol de personnes innocentes, le meurtre, la délation ou le refus d’aider votre prochain seront des actions qui pèseront sur la conscience de vos survivants, les amenant à broyer du noir, devenir déprimé et sans actions de votre part… suicidaires. Loin des jeux de gestion qui ne s’intéressent qu’aux besoins physiologiques de l’humain, TWoM vous pousse à rentrer dans une gestion psychologique de vos avatars, dans une gestion de l’équilibre entre le bien et le mal et des limites morales acceptables pour des gens, rappelons le, qui sont comme vous et moi. D’autres évènements plus généraux rentreront également en compte dans votre gestion de la survie. L’hiver dans un premier temps, implacable, fera baisser drastiquement la température de votre abri et augmentera les chances pour vos personnages de tomber malade. L’augmentation de la violence dans un second temps, augmentera la probabilité de vous faire agresser durant la nuit, et par des groupes de plus en plus violents. La plupart de ces informations, ainsi qu’un petit cours de la bourse de la contrebande, pourront être entendus à la radio… si vous prenez le temps d’en construire une.

This Game of War

Gérer un enfants n'est pas aisé...alors en temps de guerre...

Gérer un enfants n’est pas aisé…alors en temps de guerre…

Après cette vision de fond, il est temps de s’interresser à la partie technique. TWoM est sorti initialement en 2014 sur PC puis sur tablettes. C’est d’ailleurs sur ce premier support que j’ai pu m’essayer au jeu avant de tester la version adaptée sur console de salon estampillée « The Little Ones ». Ce DLC ajoute les enfants à l’aventure et la relation entre le gamin et un protecteur que vous aurez choisi. La survie reste identique dans les grandes lignes si ce n’est que les enfants demandent bien plus d’attention que les adultes, toujours d’un point de vue physiologique, mais également d’un point de vu psychologique avec la gestion de l’ennui. La guerre c’est pas fun et encore moins pour un enfant. Jouer avec lui, lui donner de l’attention, lui apprendre des choses seront des éléments de départ pour éviter d’avoir à creuser un trou de 2×1 m en seulement quelques jours… Grosso modo, le DLC s’apparente à une sorte de mode Difficile pour les initiés, mode très difficile pour ceux qui commenceront directement l’aventure de cette façon. S’adapter aux mécaniques de jeu et aux besoins des enfants dans le même temps relevant du défi insurmontable pour le rookie sorti de nulle part.

Les environnements à visiter ont des airs post-apocalyptiques

Les environnements à visiter ont des airs post-apocalyptiques qui mettent bien dans l’ambiance

D’un point de vue technique le portage sur console est de bonne facture, les graphismes très sombres, en clair obscur, façon dessin crayonné sont du plus bel effet et l’ensemble des éléments se retrouvent à l’identique. Tellement à l’identique qu’ils en ont oublié que la maniabilité console sur ce type de jeu façon « point-and-click » est loin d’être extraordinaire. Quand sur tablette (ou pc) il suffit de cliquer à l’endroit où l’ont souhaite que notre survivant intervienne, sur console, son déplacement se fait au stick directionnel. Le principal soucis vient de la gestion des perspectives, notamment sur le changement d’étage à un autre, où il est nécessaire de mettre la direction vers le haut/bas au niveau précis d’un escalier pour que l’avatar monte ou descende, ce qui rend l’action parfois laborieuse. Si dans la phase de jour ce n’est pas très pénalisant ça peut vite le devenir la nuit si vous êtes poursuivi par des gardes. De la même façon la gestion des phases d’attaques sont peu intuitives. Votre personnage possédant deux « stances » (positions) : glanage (donne accès aux points de fouilles) et attaque (désactive l’accès aux fouilles et vous met en position de combat). Autant dire qu’en situation de panique, vous oublierez et ne pourrez tout simplement pas attaquer… du moins pas avant l’adversaire.

Un large panel de survivants différent est à découvrir... sans compter les enfants

Un large panel de survivants différent est à découvrir… sans compter les enfants

Le mieux est de jouer la furtivité, votre façon de vous déplacer et de glaner les ressources influant directement sur le bruit créé, représenté par des cercles s’échappant de vos pieds/mains, mais également de celui des personnes environnantes. Par exemple l’ouverture d’une armoire peut être réalisée à l’aide d’un crochet ou d’un pied de biche, sans grand suspense, le second alertera tout le voisinage tandis que le premier pourra être mis en œuvre même à 10 m d’un milicien faisant sa ronde si tant est qu’il ne vous ait pas en visuel. En effet, le champ de vision est également géré par le jeu. Toute pièce fermée par une porte rend vos actions invisibles tandis que les escaliers vous trahirons si quelqu’un se trouve à l’étage. Lorsque vous n’êtes pas seul dans un lieu, il est même préférable de jeter un œil dans la serrure avant de pousser la poignée sous peine de risquer de tomber sur un mec qui ne vous voudra souvent pas du bien. Des coins sombres sont disséminées dans la plupart des lieux, vous permettant de vous rendre invisible si personne ne vous a vu y entrer, même en cas d’urgence après vous être fait repérer. En ultime option, ces planques vous permettront d’attaquer par surprise l’ennemi qui se trouverait à côté, synonyme parfois de meurtre automatique si vous avez sur vous une arme blanche comme un couteau… si tant est que vous voulez hypothéquer la santé mentale de votre personnage.

Conclusion

This War of Mine fait parti de ces jeux atypiques, profonds, sombres et poignants. Ces jeux qui tentent prendre à revers la vision de spectacles grandiloquents ou de violence gratuite que donnent certains triple A à des thèmes éprouvés comme la guerre, la survie, la moralité. Ces jeux qui demandent au joueur de prendre conscience de ses actes, de ses choix moraux et de leur nécessité, et de faire face à leurs conséquences parfois aussi implacables que la décision en elle-même. Certes TWoM n’est pas parfait techniquement, et à tendance à devenir répétitif au fil des parties une fois que vous connaissez vos survivants. Les pros de la survie trouveront avec les enfants une nouvelle facette psychologique à travailler et un nouveau défi à surmonter en temps de guerre : leur faire garder le sourire. C’est aussi ce à quoi les développeur se sont attelés à leur échelle en donnant l’ensemble des revenus du DLC à l’association War Child Charity qui a permis d’aider 350 enfants Syriens réfugiés à améliorer leur cadre de vie et leur donner accès à l’enseignement et aux soins. Finalement voilà la grande question à laquelle ce jeu vous soumet pendant votre partie : « Comment réagiriez-vous en temps de guerre ? »

Informations sur le jeu

Plateforme : PS4/Xbox One – PC/Mac – IOS/Android

Genre : Gestion – Survie

Développeur : 11 bit Studio

Éditeur : 11 bit Studio

Date de sortie : 14 novembre 2014 (PC/Mac) – 15 juillet 2015 (IOS/Android) – 29 janvier 2016 (PS4/One)

 

MDS2

Les jeux d’aventure à clicks (ou point’n’click) ont marqué les joueurs avec des titres comme La saga Chevaliers de Baphomet débutée en 1996. Après deux épisodes cultes en 2D, la série de Charles Cecil s’est cassée la figure avec le passage aux polygones, laissant de côté l’histoire pour la course à la technique. Il y a peu sous l’impulsion du public, le jeu est revenu sous un cinquième épisode. Peut-il concilier nouveauté et savoir-faire?

Paris s’éveille

"Et là Nico, un tueur va rentrer et nous entraîner dans les ennuis"

« Et là Nico, un tueur va rentrer et nous entraîner dans les ennuis ».

Après une campagne Kickstarter (plateforme participative) en 2012, le créateur Charles Cecil n’en revient pas. Il reçoit plus de 770000 dollars de 14000 personnes pour réaliser le 5ème épisode de sa série : La Malédiction du Serpent ( rien à avoir avec le notre). Toutes les plateformes de jeu sont alors envisagées. En 2013 le premier épisode du jeu sort avec comme promesse un retour aux sources. Dans l’Espagne Franquiste, une famille bourgeoise se fait attaquer par un groupe armé. Ceux-ci entrent par effraction dans le domaine pour étonnamment récupérer un tableau : « La Malediccio ». Seul l’enfant arrive à s’échapper. La tableau réapparait de nos jours dans un tout autre endroit . George Stobbart, expert en assurance, assiste avec son amie Nico Collard à une exposition qu’il a assurée dans une galerie de Montmartre. Soudain, un homme casqué passe par la porte et vole le fameux tableau en tuant le propriétaire de l’établissement. L’affaire mobilise la police Parisienne et George encore une fois y voit des choses pas nettes. C’est le début d’une course poursuite afin de faire la vérité sur le vol et le début de notre aventure entre héritage et nouveauté. On retiendra le Paris le plus immaculé jamais vu.

Plutôt récent ?

Ne riez pas, c'est l'une des énigmes les plus dures.

Ne riez pas, c’est l’une des énigmes les plus dures.

Pour tenir la barre devant les autres productions actuelles comme Walking Dead, Revolution Software veut s’adapter. Fini l’affichage utilisé depuis les années 90 dans les jeux du genre, l’interface est grandement refaite. Elle a déjà été utilisée dans les remakes du début de la série et facilite grandement les dialogues et la gestion de l’inventaire. Les énigmes sont également moins tordues pour ne pas décourager les plus jeunes. D’ailleurs, cette volonté de simplicité est le point noir du jeu. On peut ne pas aimer le fait de devoir mixer un bonbon et un poisson pour faire une clé, mais tomber dans l’extrême inverse n’est pas terrible non plus. Le plupart du temps l’indice de l’énigme est dans la même pièce et les puzzles sont réalisables en 1 minute. De plus, si on attend, George donnera des précisions, en plus des astuces activables.On ne nous prend plus par la main mais sur les épaules, et la durée de vie de cette partie n’excède pas les 3-4 heures, même si bien mises en scène.

limbo jaquette

Lorsque j’ai lancé Limbo pour la première fois, j’en attendais beaucoup. En fait, ce sont plutôt les sites spécialisés qui m’ont donné l’eau à la bouche. Monde sombre, gameplay au poil, die and retry, etc, plateforme, réflexion… J’y voyais un véritable candidat au néo-retro de l’année. Et pourtant… Je suis allé de déception en déception. Récit d’une aventure avortée…

Contre-sens quand tu nous tiens !

Heureusement que l'ambiance est bien là...

Heureusement que l’ambiance est bien là…

Premier constat : la maniabilité est toute nulle… Je démarre comme cela mais c’était obligé. Notre personnage se déplace lourdement, à la manière d’un Marcus de Gears of War (oui j’ose…). Tout est trop lent et approximatif… Mais bon, je me dis que c’est l’ambiance qui va et doit rattraper le coup. Une ambiance noire, à des lieux du design de notre petit personnage tout mignon. Alors, il est vrai que nous sommes servis : mort qui font mal (non sans déconner!), die and retry à certains moments, ambiance bien glauque… Quelques énigmes par bien retorses… Certes… Certes… Mais je n’accroche pas. Je ne comprends rien à ce que je fais et à ce que je dois faire. Que fais-je ici ? Qui suis-je ? Ou dois-je aller ? Pourquoi ? Nous avons l’habitude d’être laché au milieu de nulle part dans les jeux de plateforme-réflexion. Mais lorsque le jeu ne se base pas sur son gameplay mais sur son ambiance, c’est un peu un comble… Et c’est comme cela jusqu’à la fin… Et petit anecdote intéressante : j’ai fini 10 secondes après un chargement… Ayant joué tout un trajet de TGV (Ca va faire un peu discussion Europe 1 dans les lignes qui suivent…), 3h environ, je quitte le jeu après une scène que je voyais cruciale… Je ne croyais pas si bien dire ! Le trajet de TGV suivant, j’allume le jeu, je fais quelques pas, et je tombe sur le générique… Fin abrupte, venant de nulle part. Vive la frustration…

J’accuse!

Le die & retry est au cœur du gameplay

Le die & retry est au cœur du gameplay

Alors oui, je n’ai pas peur de le dire : J’accuse! J’accuse tous les sites spécialisés qui ont adulé ce jeu en y voyant une réflexion bobo sur les limbes. Alors qu’ils n’ont jamais étudié la mythologie Grecque. J’accuse les gamers qui ont été touché du syndrome post-traumatique « ICOien », car oui tu comprends petit ignorant, Limbo c’est de l’art, tu ne peux pas test. J’accuse les développeurs indépendants de nous vendre un jeu qui n’est clairement pas abouti, non pas que le jeu est mauvais, mais que ces gentils gugus auraient dû mieux situer leur œuvre et pour le coup, en faire quelque chose d’unique. J’accuse, déjà, les détracteurs de cet article, qui vont me traiter d’ignorant et de kikou lol qui n’aime que FIFA et Call Of (ce qui n’est d’ailleurs pas le cas). Pourquoi, pourquoi est-ce que Limbo eu droit à tant d’estime et qu’un jeu comme Thomas was Alone soit passé si inaperçu ? J’accuse donc les médias de se prendre au jeu de la communication des éditeurs, à faire le jeu des ventes et à « vendre ce qui se vend ». Finalement, j’accuse toutes les personnes qui vont me haïr dans les commentaires.

A retenir

Limbo est vide. Je sais que cette affirmation est aux antipodes de ce qu’on peut lire d’habitude. Mais le monde du jeu vidéo indépendant a fait tellement mieux depuis ! Certes, l’ambiance peut –être sympathique, mais cela ne justifie en rien l’emballement constaté autour de ce jeu. Survendu, surévalué… Cette critique expéditive ne rentre bien évidemment pas au fond du jeu et n’en dresse qu’un portrait de surface. Jouez-y et forgez-vous votre propre avis. En espérant que ce ne soit pas le même que le mien…

Informations sur le jeu

Plateformes : PC – MAC – Xbox 360 – PS3 – PSVita – Ipad – Iphone

Genre : Plateforme – Réflexion

Développeurs : Playdead

Date de sortie : 2 août 2011

Le Serpent

ff5-logo-600Square Enix annonce aujourd’hui que FINAL FANTASY V est disponible au téléchargement, via l’App Store, pour iPhone, iPod touch, et iPad. Clair, simple, précis, concis. Vous aurez ainsi l’occasion de redécouvrir ce classique, un conte médiéval regorgeant de magie, de monstres et d’amitié bien niaise sauce Japan. Vingt ans après la sortie du jeu d’origine au Japon, ce RPG incontournable est de retour au prix tout de même assez élevé de 14,49 €. Lancez-vous dans une aventure épique en incarnant quatre héros : Bartz, un jeune voyageur accompagné de son chocobo, Lenna, la princesse de Tycoon, Galuf, un mystérieux vieillard, et Faris, un capitaine pirate. Franchement j’aime tellement ce jeu qu’on dirait que je fait une pub pour une marque de lessive. Et je continu en plus… La terre, l’eau, le feu et le vent… Ce sont les quatre cristaux qui font régner la paix et apportent la prospérité dans ce monde, mais leur pouvoir s’affaiblit et ils sont sur le point de se briser. On y retrouve tout ce qui faisait la force du jeu original : système de jobs et de compétences (26 classes originales), personnages attachants, etc… Les graphismes eux, ont été recréés pour un affichage optimal sur format mobile, tout comme les commandes. Notons finalement que cette nouvelle version mobile inclut le “Temple oublié” tiré de la version sortie en 2006, ainsi que le monstre bonus Enuo, créé par Tetsuya Nomura.

duke-2-osDuke Nukem II fête ses 20 ans. Et comme à l’habitude dans ces cas, une réédition de l’épisode, sur mobile, est de mise. Et vu qu’Apogee cherche à diffuser tout son catalogue sous iOS, et bien Duke Nukem II arrive sur l’AppStore. Un héros de jeu de plateformes/action, qui est passé à la 3D et au FPS. Porté par Interceptor Entertainment, à qui l’on doit notamment aussi le reboot HD de Rise of the Triad, ce shareware, oui ce terme existe encore, ce montre en vidéo. Allez, on fonce.

Quasiment un an après son arrivée sous iOS, Chrono Trigger fait son apparition sur le Google Play. Le tarif est de 7,99 €, comme sur IOS. Après tout, c’est un peu moins que l’original sur Console Virtuelle, mais avec le contenu supplémentaire du portage DS. Autant dire qu’il faudrait vraiment que vous ne profitiez. Voyez d’ailleurs le petit trailer de lancement qui fait plaisir ! Bonne semaine !

Le Serpent

Sega mise de plus en plus sur le dématérialisé, et ce n’est pas la fermeture de Sega France qui prouvera le contraire. Dans cette optique, Crazy Taxi nous revient, mais pas sur HD : sur les appareils Apple. La teaser suivant, très court certes, et tout nul…. enfin, je vous laisse tout simplement saliver et je vous tiens au courant pour les dates de sorties et les éventuelles autres plateformes.

Le Serpent

Aussi étonnant que cela puisse paraître, peu de jeux sont sortis sous la licence Retour vers le futur depuis la sortie du premier film en 1985. Une trilogie est bel et bien sortie entre 1985 et 1990 mais elle n’a pas marqué les esprits. 20 ans après, Telltale Games tente de faire renaître la série sous forme de point’n’click en proposant un jeu découpé en épisodes comme le studio en a pris l’habitude avec tout ses projets. Malheureusement, malgré de bonnes idées, le jeu ne réussi pas totalement à séduire.

Nom de Zeus !

80’s obligent, Le jeu se devait d’adopter une patte visuelle et des couleurs plutôt criardes proches de celles du film. De ce point de vue-là, le pari semble réussi et la direction artistique choisie colle bien à l’univers et aux personnages. En effet, l’approche cartoon des graphismes est agréable et nous donne parfois l’impression de regarder un dessin-animé américain moderne visuellement assez proche d’un Jimmy Neutron par exemple. Si l’ensemble est donc réussi, il est tout de même dommage de voir que certaines textures sont moins réussies et que les animations ne sont pas toujours bien calibrées. Les décors sont plutôt variés et il est toujours agréable de pouvoir parcourir des lieux semblables à ceux du film. Côté sonore, on peut clairement dire qu’ils ne se sont pas moqués de nous. Que ce soit au niveau de la bande originale avec la musique originale des films ou que ce soient avec des doublages convaincants ( On a même le droit à la voix de Christopher Lloyd dans son fameux rôle d’Emett Brown), on prends plaisir à les écouter. Petit bémol néanmoins, le jeu est uniquement doublé en VO mais les sous-titres seront là pour palier à ce très léger défaut. Même si techniquement Retour vers le futur accuse quelques lacunes et autres bugs, l’univers est respecté et le tout, qui reste très agréable à l’oeil, fait la force du jeu. Mais ce serait trop facile de s’arrêter à l’aspect visuel du titre, le reste du jeu, lui, n’est pas aussi reluisant.

Aujourd’hui, c’est un jour heureux puisque c’est l’anniversaire de quelqu’un. Mais de qui ?! D’une entité qui s’inscrit dans l’histoire du jeu vidéo bien sur ! En effet, Atari fête ses quarante ans. Bien que l’Atari originel soit mort au milieu des années 1990, nous nous devons de le signaler. Pour célébrer cela comme il se doit, la marque a décidé de lancer une application, sur l’appstore de la pomme croquée, qui contient 100 jeux, sur vos iPhone, iPod Touch, et autres iPad. Malgré la centaine de titres  qu’elle comprend (payants… Oui je sais), l’application est elle-même gratuite. Des jeux arcade old school en passant par les jeux console, c’est un réel voyage à travers le temps que vous propose cette appli qui fait zizir. Rappelons finalement qu’en 2008, Atari fusionne avec l’entreprise Infogrames, française messieurs, qui fait rugir le joueur du grenier. Atari devient, de fait, une marque française.

Le Serpent

Sorti il y a quelques temps sur l’Ipad, Dragon’s Lair devrait prochainement sortir sur le XBLA de vos Xbox 360. L’organisation PEGI, chargée d’accorder une certaine pastille aux jeux vidéo définissant l’âge à partir duquel un jeu peut être joué, aurait eu affaire à une notation pour Dragon’s Lair sur XBLA. PEGI, toujours, nous a fournie une date erronée : prévue pour le 16 mars dernier, rien ne figure actuellement sur le XBLA. Et c’est bien dommage. Microsoft ne devrait pas tarder à s’exprimer sur le sujet et nous donner une vrai date de sortie. Car oui, docteur Watson, nous en savons assez maintenant ! Trop de preuve ! Dragon’s Lair va sortir !

MAJ : Le calendrier de sorties du Xbox Live Arcade n’a pas l’habitude, mais il l’a fait ! Dragon’s Lair débarque aujourd’hui même sur le XBLA au tarif de 800 points Microsoft, soir un tout petit peu moins de 10 €. La particularité de cette édition, déjà très complète, est de proposer une compatibilité Kinect. Cet ajout s’accompagne d’un mode coopération assez suspicieux, et de la possibilité d’être pris en photo en train de faire le guignol (oh non… Je veux voir le joueur du grenier y jouer !).

Le Serpent