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Chez LSR vous pensiez que nous étions des gens originaux ? Avec des articles que personne ne voit sur les autres sites ? Vous pensiez que nous étions hors système, telle la branche « JV » des Insoumis de Jean-Luc Mélenchon? Que nenni (enfin si, un peu quand même) !!! Comme pour les markéteux d’Activision, nous surfons sur la vague de la tendance et en décembre il y a eu un bouleversement dans la Force… Et oui, Star Wars Épisode 8 était de sortie dans l’Hexagone et notre Chef Spirituel a avoué qu’il était impossible de passer à côté. Je ne parlerai pas du film en question mais je vais aborder un autre dossier « Est-ce que le médium jeu vidéo peut s’intégrer dans l’Univers Canon de Star Wars? » Je vais tenter d’apporter une piste, une vision et ça sera vous, fans qui vous forgerez votre propre opinion, car cet article est réservé aux fans, aux vrais Seigneurs Siths. L’univers de SW est immense, plus vaste que le Seigneur des Anneaux mais à la différence de ce dernier, ce n’est pas un seul homme qui a tout construit mais une communauté de passionnée de cet univers, et qui inventa en sus des trilogies originelles des « alternatives ». Dès 1977, on a pu avoir les premières novélisations mais cela a pris une ampleur phénoménale. On ne comptait plus les romans racontant la vie de Han Solo, Leia ou encore la nouvelle académie Jedi de Luke Skywalker. Dans tout ce bordel, il a fallu garder une cohérence et Georges Lucas ne s’occupait pas du tout de l’Univers Étendu puisqu’il réalisait ses propres ajouts sans en tenir compte. Après le rachat par Disney (oh arrêtez de serrer les poings) en 2014, fut créé le Story Group par Pablo Hidalgo dont le but est de veiller à garder une cohérence entre tous les différents médias et dès 2015, tous les produits intégreront comme on dit dans le jargon le « Canon » (les 9 épisodes, spin-offs, les dessins animés Clone Wars et Rebels). Tout le reste n’est que supposition, c’est-à-dire des tas de romans, de BD, de jeux scénarisés etc qui ne seront probablement pas ou jamais intégrés et feront partie du Legends… Quelle tristesse ! Alors nous allons voir que certains jeux vidéo n’ont bien évidement pas leur place et que d’autres ont une place de choix dans le Canon. Pour les fans de Star Wars, j’espère que vous apprécierez cette petit mise à jour où je resterai assez succinct, c’est-à-dire pas trop de détails sur la partie jouable mais plus axé sur l’histoire et le lore. Faites bien le distinguo entre Canon (OFFICIEL) et Legends (OFFICIEUX), pour ne pas vous perdre.

Knight of The Old Republic (KOTOR)

Dark Revan et Dark Malak les grands méchants de KOTOR 1.

RPG connu de tous, il n’y a pas plus célèbre dans tout l’univers Star Wars que cette franchise-là dans le domaine du jeu vidéo. Sortie en 2003, elle est la continuité des comics qui traitaient de ce que l’on appelait jadis l’Univers Étendu avec comme toile de fond l’ancienne République et l’empire Sith. Le tout avec la sempiternelle lutte du bien contre le mal, et continue actuellement à servir de référence dans l’univers Legends. Le problème, c’est qu’avant les films on considérait ces médias à côté comme appartenant à l’Univers Étendu. Et bien sûr, George Lucas n’a rien fait pour approuver ou réfuter les thèses énoncées dans lesdits médias. On se retrouve quelques 4000 ans avant la célèbre Bataille de Yavin, où les Jedi et Sith se font une guerre sans pitié introduisant des Seigneurs Sith devenu célèbres aux yeux du public comme Dark Revan et Dark Malak à la recherche de la Forge Stellaire. Ou encore la lignée des Jedi comme Bastila Shan décidé à protéger la République du dangereux Revan. Il fallait donc oser créer de toutes pièces un autre univers qui n’existait pas au risque de froisser la communauté. Il n’y a qu’à voir comment est accueilli l’épisode 8… KOTOR II ne proposera rien de neuf. L’épisode intitulé The Sith Lords donnera encore plus de dimension, avec toujours plus d’histoires développant des concepts antérieurs donnant davantage de plaisir et d’interrogations aux joueurs intégrant ainsi un monde vaste et très riche. Je vous rappelle qu’en 2005, nous restions aux origines de la fin de la République et les romans sortis à l’époque de la trilogie originale traitaient de l’après Empire. Donc  situer une histoire de près de 4000 ans avant relève d’un tour de force surtout qu’il propose vraiment un univers riche, complet et cohérent. Nous apprendrons tout de la venue de l’ancienne République, de l’établissement de l’empire Sith et de sa guerre contre les Jedi et des autres domaines qui intégreront l’Univers Étendu. Bien sûr, tout ce que je viens de dire plus haut ne fait pas partie du Canon actuellement. Mais comme le jeu suivant, il serait une grosse pièce maîtresse pour une meilleure compréhension de la saga et de ses origines pour qu’elles soient « officielles ».

Choisissez d’être du Côté Obscur ou des Jedi dans ce magnifique RPG ultra complet.

 

LIEN AVEC LA FORCE DU CANON : TRÈS PUISSANT LIEN AVEC LA FORCE APPROBATION POUR ENTRÉE A L’ACADÉMIE HIDALGO

 

Le Pouvoir de la Force (The Force Unleashed)

 

Devenu célèbre le Pouvoir de la Force nous placait dans la peau de Galen Marek apprenti secret de Dark Vador fondateur de la rébellion.

En voilà un jeu très très intéressant et on n’avait pas vu ça depuis KOTOR qui offrait TOUT L’UNIVERS D’AVANT LA RÉPUBLIQUE et donc une histoire plus que fournie avant même l’épisode 4. Donc, nous voici en 2008 avec Dark Vador qui forme un apprenti au pouvoir du Côté Obscur dans le but de renverser son maître Dark Sidious. Sans rentrer dans les détails, l’apprenti secret finira par créer l’Alliance Rebelle dont on ne connaissait pas la création depuis l’histoire de la saga. Ce qui en fait vraiment un épisode à part entière, s’inscrivant dans la continuité du Canon. Il fera également partie de ce que l’on appelait l’Univers Étendu. Je ne parlerai pas du jeu en lui-même, mais du fait que par son histoire unique, il pourrait introduire en douceur l’après-épisode 3 comme Rogue One faisait une magnifique introduction à Un Nouvel Espoir. En outre, il nous permet de voir évoluer l’Empire à ses débuts et aussi de voir un Dark Vador assez « soumis », loin de l’image du Seigneur Sith habile et sans pitié. Le jeu respecte l’univers de Star Wars : période, personnages, pouvoirs et avant tout il respecte la trame scénaristique des épisodes, ce qui en fait un candidat de premier ordre pour l’intégrer directement au Canon. À l’inverse, Le Pouvoir de la Force 2 est une suite sans aucune cohérence et l’univers en est risible, une suite de markéteux pas digne de l’épisode original puisqu’il en s’éloigne totalement au niveau de l’histoire et même le final est incohérent. Bref, rien à dire, tout est à jeter.

LIEN AVEC LA FORCE DU CANON : TRÈS PUISSANT LIEN AVEC LA FORCE, APPROBATION POUR L’ENTRÉE A L’ACADÉMIE HIDALGO

 

JEDI KNIGHT

 

Incarnez Kyle Katarn un tout nouveau personnage de l’univers Legends action, trahison et FMV sont les maîtres mots de ce jeu précurseur du Pouvoir de la Force en matière de gameplay.

Tout commença en 1995 avec un Star Wars : Dark Forces qui nous met dans la peau de Kyle Katarn venu contrer les plans de l’Empire et venger également la mort de son père. Le jeu connut la gloire et une suite sortit, sous le nom de Jedi Knight. De là une saga éponyme naîtra. Un deuxième opus sortit, ainsi que des extensions. La saga propose diverses aventures situées entre la fin de l’Empire et la Nouvelle République. On y voit Kyle Katarn évoluer accompagné de tas de PNJ célèbres tels que Mara Jade, Luke Skywalker ou encore Lando Calrissian. Nous y retrouvons aussi des personnages des univers issus de la bande dessinée ou des romans comme le Seigneur Sith Marka Ragnos ou encore la planète de l’Empire Sith Dormund Kaas et tant de références. Pouvoirs cohérents, univers reconnaissable, il a tout pour séduire les fans et à ce sujet, il sera classé 11ème meilleur jeu de la période 1993-1999. De petites histoires en rien comparables avec les deux précédents ténors, mais il propose une nouvelle alternative à la suite de la bataille Endor et donc on entre dans le vif du sujet. En donnant une histoire se déroulant après l’Empire, cela ne peut donner que des idées à la nouvelle trilogie et donc cette série aurait toute sa place dans le Canon, n’en déplaise à Pablo Hidalgo.

 

LIEN AVEC LA FORCE DU CANON : PUISSANT, APPROBATION POUR ENTRÉE A L’ACADÉMIE HIDALGO

 

ÉLIMINATION DIRECTE PAR LE SEIGNEUR VADOR

 

Les séries X Wing, Rogue Squadron sont  concernées puisque n’apportant rien de plus ou peu à l’univers Star Wars. Elles permettent cependant des moments fun en s’amusant avec les vaisseaux de la saga, en proposant des batailles les plus célèbres à jouer, comme la saga des Battlefront qui sont en fait des parties multijoueurs (hormis le BF 2 de la Playstation 2) et où les parties reprennent la toile de fond des épisodes elles aussi sans réelle importance. Dans ces éliminations directes, bien évidemment nous ajoutons les RTS qui n’apportent rien aussi mis à part le contexte scénaristique. Mais il y a bien pire et MON DIEU, si la Force elle-même pouvait jouer à la saga officielle des jeux de la Prélogie, je pense qu’elle annihilerait LucasArts sans pitié. Car même s’ils reprennent les événements des films (NORMAL, comment faire du fric sans s’emmerder) rien ne peut pardonner une telle hérésie vidéoludique et tellement ils ont eu la flemme et aussi surement dû encaisser de retours tellement négatifs qu’il n’y a pas eu l’Attaque des Clones développé, passant directement à la Revanche des Sith ! On notera la tout de même saga Légo Star Wars trés aboutie et fun qu’il vaut mieux jouer et suivre l’histoire avec Légo qu’avec les jeux officiels de la Trilogie, Prélogie etc… ça en dit long sur la qualité desdits jeux. En résumé les jeux officiels sont clairement à fuir, moins de travail dessus en conséquence beaucoup moins aboutis… même en fin des années 90 ils croyaient qu’en nous vendant de la merde on ne verrait pas la différence, je pense qu’ils ont pu voir par eux-mêmes que non 🙂 Au final il vaut mieux voir du côté des épisodes uniques : ils seront toujours plus agréables et jouissifs. Chapeau bas à la saga Angry Birds qui a développé sa célèbre saga autour de SW tout y ‘est fidèlement retranscrit.

Est-ce digne de Star Wars ??!!

 

 

LIEN AVEC LA FORCE DU CANON : TOUS RELÉGUÉS AU CORPS AGRICOLE DE L’ACADEMIE HIDALGO

 

CONCLUSION

 

Tout n’est pas à prendre dans les jeux SW et je laisse aussi ceux qui ont une histoire unique (Bounty Hunter, Yoda Stories, Jedi Starfighter ou encore Master of Tera Kasi), ils ne sont pas intéressants pour pouvoir intégrer à mon avis le Canon. Star Wars n’échappe pas au diktat du commerce et en tant que fan,  je trouve déplorable, depuis le rachat par Disney, le droit de vie ou de mort pour ce qui fait partie ou pas du Canon et du Legends. Du coup tout ce qui est apparu avant 2014 fait partie de l’univers Legends, donc un truc non officiel. Et tout ce qui est fait depuis 2015 fait partie du Canon. Comme la série Rebels et The Clone Wars qui nous laissent quelques incohérences qu’il va falloir traiter un jour, comme la padawan de Skywalker Ashoka Tano, le grade d’Anakin Skywalker durant la guerre des Clones et tant de choses aussi par la même occasion. Bref, l’Univers Étendu était ce qu’il était mais il était fait par des fans, eux et George Lucas auraient dû en faire un Grand Tout. Mais non, chez Mickey, ils ont préféré tout scinder pour ne pas s’emmerder et avoir une mainmise totale. Reste à espérer que Pablo Hidalgo tombe sur mon petit écrit et qu’il intègre les jeux ci-dessus comme faisant partie du Canon et nous aurons des origines et une continuité à Star Wars. May the Force be with you.

 

Yannou

 

Salut à tous et à toutes et bienvenue dans First.

Aujourd’hui un sujet plus léger et sportif, avec les jeux de danse. Que ce soit par kinect ou un tapis de danse, ces derniers nous ont fait transpirer seul ou en groupe.

Quel est le premier titre du genre?

 

A l’E3 2017, nous avons eu l’occasion de rencontrer Lunaris iris, un tout jeune studio Parisien nous ayant présenté leur jeu : Horae Ouroboros Unfairness. Ne savant pas du tout à quoi nous allions jouer, c’est avec curiosité que nous nous sommes plongés dans cette aventure au tour par tour un peu particulière.

Dans Horae Ouroboros Unfairness, ce qui frappe en premier c’est la direction artistique. Entièrement dessinés à la main, les sprites du jeu rendent hommage aux bandes dessinées d’Heroic Fantasy, et leur animation n’en est que plus remarquable.  Les décors, oscillant entre science fiction et post apocalyptique, ne sont pas en reste et chaque univers traversé à son propre paysage. Ils servent d’ailleurs une histoire unique en son genre. Il y a des années, le monde a été figé dans le temps et seuls quelques élus sont capables de se mouvoir malgré cette prison temporelle. Parmi ces individus, on trouve des monstres redoutables. D’ailleurs ceux ci sont uniques, dans le sens où ils ne peuvent être affrontés qu’une seule fois dans le jeu, à l’inverse des RPG actuels. Et en parlant de combat, Horae se distingue également du reste.

Et notamment par son système de jeu, composé d’armes spécifiques, d’objets magiques et de coups spéciaux. En combat, nous avons un système de phases qui nous permet d’anticiper les échanges avec le monstre, et de se préparer en conséquence. Le jeu ne nous faisant pas de cadeau, il est nécessaire de prendre le temps de peaufiner sa stratégie. Mais au bout d’un moment, le jeu semble récompenser la patience. En clair, chaque partie jouée se veut différente, avec des opportunités de scénario distincts,  les développeurs voulant réduire au maximum le sentiment de répétition.

A retenir

Une bonne surprise que cet Horae. Que ce soit par la direction artistique ou le système de combat, on sent une volonté des développeurs de proposer un jeu peaufiné dans les moindres détails, avec une grande ambition. Un petit jeu qui a tout l’air d’un grand.

Infernoz/Retroz/Flbond

Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, vivait une console appelée PSVita. Elle avait une puissance extraordinaire et une ambition de marier à la fois le confort d’un jeu de salon et la possibilité de transporter cette technologie aux 4 coins du monde. Malheureusement le manque d’exclusivités et les ventes plutôt décevantes hors Japon l’ont condamnée à devenir un support à « indés » et jeux « culturellement très Japonais », Sony ayant retiré son support direct. Une déception car un petit jeu sans prétention avec une héroïne adorable, jouant avec la gravité, avait réussi à plaire aux joueurs : Gravity Rush. Un engouement critique suffisamment important pour que le jeu se retrouve remasterisé sur PS4, et que sa suite soit mise en chantier. Est ce que Sony a eu raison de parier une nouvelle fois sur Kat, Syd et Raven?

Lent au décollage

On commence l’aventure avec une tempête gravitationnelle dévalant sur Hekseville, emportant Kat, Syd et Raven dans son passage. Et tandis que Raven n’a pas été retrouvée, les deux autres amis atterrissement non loin d’un village volant de mineurs nommé Banga. Ne sachant pas quoi faire, ils aideront les habitants, notamment leur chef Lisa et sa fille adoptive Cecie, avec l’exploitation de la mine. Enfin, Syd fera tout son possible pour ne rien faire, prétextant une blessure. Et c’est dans ce contexte que le joueur commence son aventure, avec une (re)mise à niveau des pouvoirs de gravité de Kat, en alternant entre les passages dans les mines et le village. Les joueurs qui ont déjà connu le premier épisode n’auront pas trop de difficulté à se remettre en selle, mais les néophytes auront un peu de mal à maîtriser la blonde féline, avec des problèmes de caméra pouvant surgir. De plus la partie tutoriel, en particulier le minage en souterrain, se trouve finalement très répétitive. Mais elle nous permet de rencontrer plusieurs personnages secondaires, dont Vogo, cherchant à tout prix à doubler Banga pour livrer le minerai à un mystérieux « conseil ». On assiste également à une nouveauté de l’épisode, à savoir l’Open World, qui pour l’instant propose des quêtes indexes peut évoluées, comme aller chercher des canards, mais qui ont le mérite d’être présentes (on verra cette partie plus en détail plus tard).La première césure dans le déroulement du jeu et son histoire, se fait dès l’arrivée du petit village volant dans la grande ville de Jirga Para Lhao, où l’on pourra réellement se libérer.

Planant ensuite

Car oui, Gravity Rush 2 commence réellement après quelques chapitres, et l’entrée dans ce véritable Open World. La ville aérienne de Jirga Para Lhao, est réellement magnifique. Cette dernière s’étend sur plusieurs îles-quartiers, alternant entre paysages idylliques et villes. Dans celles-ci, on pourra récupérer du minerai, qui servira à augmenter les capacités de Kat en combat, glissade ou vol. On n’oubliera bien sûr pas les Nevis, ces créatures gravitationnelles bien dégueulasses à voir, et, pour les combattre, de nouveaux styles de combat. Le premier, Lune, est celui qui permet d’être léger et les enchaîner avec plaisir. Par contre le second appelé Jupiter, alourdi Kat mais la rend destructrice au moindre coup de pied plongé. Les stratégies deviennent donc nombreuses pour avancer dans le jeu. On peut également juste naviguer pour profiter du paysage, d’autant plus que ce second épisode dote l’héroïne d’une attaque en piqué rapide pour rythmer la progression.

Mais tout n’est pas rose dans cette ville, car les inégalités sont fortes entre les différentes tranches de la population. On parle souvent de niveau ou classe sociale, ici c’est pris au sens littéral du terme, avec les riches en altitude et les pauvres au fin fond du trou. Et Kat, qui au départ se comporte comme quelqu’un dans le rang et répondant seulement au gouvernement de la ville principale, va petit à petit avoir ses conviction chamboulées et se dresser face à ces inégalités. Elle va donc s’attirer les foudres des autorités, et d’une ancienne connaissance passée du côté ennemi, pour se battre contre le pouvoir injuste en place. Le scénario peut paraître simple, mais on s’attache aux nombreux personnages, notamment grâce à des cutscenes sous forme de cases de bande dessinée stylisées, et au courage sans limite de Kat. Et il lui faudra bien ça pour arrêter une menace bien plus grande, traversant les mondes dont certains bien connus. Les lieux à visiter sont nombreux, les personnages pour beaucoup sont attachants et les musiques sont sublimes, le tout sur une durée de vie plutôt longue. Et si vous avez parcouru le scénario en découvrant tous ses secrets, vous pourrez toujours explorer les nombreux à-côtés de Gravity Rush 2.

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Yo tout le monde, c’est le Serpent. Aujourd’hui on se retrouve sur Clustertruck, et avant tout n’oubliez pas de laisser un commentaire et un pouce vers le haut, ça me ferait hyper plaisir (hashtag putaclick) ! Plus sérieusement, le titre de Landfall Games souhaite se faire une place dans les nombreux titres propices aux gameplay, en proposant de faire des courses de camions….en sautant sur ces mêmes camions. Le pari de la simplicité est il réussi? Le jeu referme t-il plus de surprises que prévu? Nous allons voir ca.

Un jeu pour youtuber

ct3Clustertruck est un jeu ayant un principe simple : se rendre au bout d’un circuit le plus vite possible. Mais la petite surprise du chef réside dans le moyen d’y parvenir, à savoir faire le yamakasi sur les toits des camions qui passent. Le moindre pied posé par terre et c’est l’échec assuré (ainsi que le fait d’embrasser un mur bien entendu).  En se basant sur ce principe, les niveaux courts s’enchaînent, les obstacles se multiplient (lasers, planches en bois, citrouilles,etc…) mais le principe reste le même. Des super capacités sont également disponibles avec les points récupérés à chaque course et permettent de faire encore plus de pirouettes sur les plateformes motorisées. En résumé, un jeu simple mais pouvant être frustrant et qui se joue sur de courtes sessions, ça ne vous dit rien ? En effet Clustertruck est un jeu parfaitement adapté au Let’s Play sur youtube, et nombreuses sont les chaînes qui en ont parlé. L’éditeur de niveaux renforce également l’aspect communautaire du titre, chacun pouvant avoir son expérience personnalisée et défier ses amis. Celui-ci est accompagné d’un tutoriel très simple, permettant une grande liberté dans le nombre de camions et l’agencement des décors, décuplant les possibilités du jeu en lui même. Pari réussi donc pour un jeu qui s’adressera aux joueurs qui aiment les titres simples à prendre en main, jouables sur des petites sessions et avec un peu de challenge. Qu’en est il des joueurs fans de rétro?

Un jeu pour speedrunner

ct4On peut se demander ce que ce jeu fait en test sur un site qui fait le lien avec le jeu-vidéo rétro. Tout simplement car il s’inscrit dans une tendance disparue pendant un temps : le scoring. Longtemps cantonné à l’arcade dès les années 70, le scoring a été la première manière de pouvoir se dépasser sur un jeu vidéo et de repousser les limites de ce qui est proposé par le développeur. Les joueurs consoles des années 80 (et début des années 90) ont également pu expérimenter cette nouvelle manière de jouer à travers les portages des jeux des salles, puis par des jeux dédiés. Mais dans le courant des années 90, les jeux devenus plus scénarisés, plus centrés sur les personnages, laissent de côté les défis plus basiques pour pouvoir amener le joueur dans une expérience plus cinématographique. Et à part de rares genres (comme les shoot em up), les records, et notamment par les points, ne sont plus réellement présents… jusqu’au début des années 2000 avec les speedrun. Lancés par Speed Demos Archive, les speedrun sont des records de vitesse enregistrés sur n’importe quel support, de manière directe ou sur émulateur, avec ou sans utilisation des failles techniques. Les gamers sont intéressés par ce moyen de repousser leurs limites, et avec la démocratisation d’internet et l’apparition des outils comme twitch pour diffuser les jeux, le speedrun est plus populaire que jamais. Et Clustertruck allie ces deux choses, le scoring pour savoir le talent du joueur en plein jeu, et le speedrun pour qu’il puisse se mesurer à d’autres, comme celui qui faisait des records à Space invaders en 1980. La boucle est bouclée!

A retenir

Clustertruck est un jeu qui s’adresse à plusieurs publics et qui réussit à le faire. Il réussit à être un jeu qui se joue rapidement et sans trop se prendre la tête, pour pouvoir correspondre à cette nouvelle tendance du jeu sur le net et plus particulièrement youtube. Il réussit à avoir du contenu notamment grâce à son éditeur de niveaux, et ses différentes manières de finir chaque niveau traversé de plusieurs façons avec les super capacités. Enfin, il réussit à proposer aux plus mordus des moyens de se dépasser en réalisant des défis de scoring et de speedrun. Un bon petit jeu sans prétention, mais qui fait très bien le job.

Flbond

Informations sur le jeu

Plateformes : PlayStation 4, Microsoft Windows, Linux, Mac OS

Genres : Speedrun – Plate-forme 

Développeurs : Landfall Games

Éditeur : tinyBuild Games

Date de sortie : 27 septembre 2016

Dans sa virée à Los Angeles, LSR découvre aussi bien des gros développeurs chargés de goodies et de promesses que des petits indépendants. Et c’est par le biais d’IndieCade que ces derniers arrivent à avoir suffisamment de publicité pour pouvoir promouvoir leurs titres. Parmi eux, le jeu MARE promet de mêler la technologie de la réalité virtuelle avec un réelle volonté de game design. Voici nos premières impressions.

ME3050708571_2Le principe de MARE est simple, on contrôle un oiseau de métal allant de point de passage en point de passage, avec notre simple coup de tête. A côté de ça une petite famille contrôlée par l’IA sera amenée à vous suivre dans les différents environnements proposés. C’est par ce principe que ce jeu évolue et opposera au joueur des obstacles tout au long de son parcours. La démo permettait de voir aussi des ennemis à détruire par notre héros de plumes, faits d’ombres et d’électricité. Ce qui claque tout d’abord pour notre Retroz national, qui test le jeu casque sur la tête, c’est que l’habillage graphique est réusi. D’ailleurs par moments le titre d’une seule personne de VisionTrick Media fait penser aux productions du studio à l’origine des jeux Ico ou encore The Last Guardian. Les décors sont simples mais avec une direction artistique faisant le travail, renforcée par des effets de « peur des hauteurs ». Et c’est à ce niveau que la réalite virtuelle intervient pour apporter un réel plus à l’expérience. Le point de vue « vol d’oiseau » nous fait sentir au dessus de tout et prêt à tomber au moindre coup de vent dans les ruines ou les plaines. On contemple principalement l’univers à la recherche de qui est cette jeune fille et où elle va.

ME3050708581_2La question se pose alors : est ce que MARE peut être enfin un jeu purement RV qui ne fait pas  » mini jeu à concept minimaliste »? Pour le moment l’espoir est permis. Les mécaniques du casque se greffent au jeu et non l’inverse, mélangeant le ludique et le visuel de manière plutôt intéressante.  L’immersion est totale pour notre testeur de l’extrême qui n’était pas contre continuer l’expérience. Reste à savoir si le jeu peut s’étendre sur la longueur et trouver quelques mécanismes de gameplay supplémentaires pour pouvoir marquer la scène indépendante. Mais pour un développeur unique sur son projet c’est déjà un énorme travail qu’il faut signaler. La rédaction de LSR publiera d’ailleurs prochainement une interview de ce dernier et de ses inspirations sur la conception de MARE, pour le moment uniquement sur PC. Pour le moment la suite du salon est à portée de main, à très bientôt

 

Flbond & Retroz

BP1

Une pillule, deux pillules, c’est l’heure de l’apéri-pillule. Si vous avez toujours voulu gérer une pharmacie, et de faire une gigantesque plus-value sur le dos des malades, Big Pharma est parfait pour vous. Le jeu de Twice Circled promet de gérer sa petite production de médicaments et faire prospérer sa petite affaire dans un mélange de gestion et de puzzles. Quand on entend ça, on pense évidemment à un classique du genre (Theme Hospital). Reste à prendre une blouse pour savoir si l’on se prend autant au jeu devant l’itération de 2015.

A LA RECHERCHE DU NOUVEAU SERVIER

BP2On commence par un tutoriel plaçant les bases de la fabrication de drogues légales. Dans le labo plutôt restreint, une petite entrée correspond à l’arrivée des nouvelles drogues. Le but est de faire un médicament spécifique (toux, fièvre, grippe, etc…), en changeant les propriétés de l’élément de départ par des appareils dédiés (la fenêtre de sortie du médicament étant à un autre bout du labo). Pour ça, on commence avec l’évaporateur et le dissolveur, et tout un panel va se débloquer pour réaliser aussi bien des anxiolytiques que des contraceptifs féminins. Mais attention, augmenter l’efficacité de la drogue en question va aussi faire apparaître des effets secondaires. Il faudra donc jouer avec ces paramètres, et avec l’emplacement disponible pour avoir le plus d’argent en un temps record. Les missions sont sur plusieurs plans, que ce soit par rapport à l’argent, aux objectifs en temps limité ou aux nouvelles découvertes. En effet pour avoir de nouvelles drogues et machines de traitement, on peut engager des nouvelles personnes. Les aventuriers vont aller défier les terres les plus hostiles pour aller chercher l’insecte ou la plante qui va guérir du cancer des cheveux.  Les scientifiques quant à eux, seront a l’intérieur des locaux a trouver de nouveaux principes pour transformer les principes chimiques, comme le Ioniser. Un ajout de jeu intéressant, qui donne plusieurs angles de jeu pour gérer sa structure pharmacienne. Enfin gérer…

TRES PEU DE GESTION, BEAUCOUP DE PUZZLES

BP3Car Big Pharma laisse son côté gestion, pour finalement tout miser sur le côté puzzle. Peu importe les nouveaux appareils, ou les nouvelles recherches, le gameplay se résumera en majorité à faire des labyrinthes de tapis roulants pour créer son produit au plus vite. Et la succession des missions n’est qu’une variante de cet objectif, ce qui donne une impression de répétitivité si l’on ne s’attarde pas sur toute la panoplie des médicaments fabricables. Le tutoriel d’ailleurs nous indique beaucoup d’éléments, mais centrés sur une seule zone de texte, ce qui peut déjà perdre les joueurs dès la première impression. Enfin, ce qui n’est pas vraiment de la faute du développeur mais de la comparaison faite dans plusieurs médias : le jeu n’a rien d’un Theme Hospital. Si vous pensez trouver un jeu de gestion avec de l’humour et des répercussions sur vos actions, passez votre tour. Ici, le principal objectif, c’est de sortir vos produits et de les vendre. Un puzzle game donc, qui pourrait plaire aux amateurs du genre, mais qui possède un peu trop de défauts pour tenir sur la longueur.

A retenir

Big Pharma n’est pas vraiment ce que l’on croit. A défaut d’être un réel jeu de gestion, il est plutôt….un puzzle game à 100%. La création des médicaments est un prétexte à jouer à optimiser au mieux l’espace du laboratoire, avec les machines et les liaisons qui partent dans tous les sens. Il y a bien la découverte des nouveaux médicaments et l’embauche du personnel interne et externe au labo, mais cela ne débloque surtout que des nouveaux éléments à poser dans le Tetris nouvelle génération. Cela n’est pas forcément un défaut, mais Big Pharma est également répétitif et limité, malgré un gros nombre de missions. Dommage!

 

Informations sur le jeu

Plateforme :PC

Genre : Puzzle/Gestion

Développeur : Twice Circled

Éditeur : Positech Games

Date de sortie : 2015

logo-banniere2-640x360.hJEhx9V2fWxrUn appel aux gallinacés gamers des Français de Diistraction est en cours et a besoin de toute votre aide. En effet, le jeu par navigateur cocorico à lancé une campagne Ulule pour donner vie à une simulation de basse cour à grande échelle. Dans celui ci, vous contrôlez tout d’abord des poussins que vous allez pouvoir personnaliser à votre guise. Ils pourront être guerriers, rappeurs ou bien punk, mais auront des capacités bien distinctes. Vous pourrez leur faire toutes sortes d’activités comme des concours de beauté et de course, et également des entraînement aux combats. Car oui vous allez en faire des soldats, et pourquoi pas des poules et coqs surpuissants ! Le jeu Cocrico se fait comme les jeux du genre avec des temps de jeux plutôt court par jour, et ne propose des paiements non pas pour des bonus en jeux pour vos troupes, mais pour des options d’ergonomie sur le navigateur, ce qui évite la frustration. Mais ce qui différencie Cocorico, c’est un système de cagnotte, et si vous êtes assez bons vous pourrez gagner de l’argent.

http://fr.ulule.com/jeu-cocorico/

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Comment tester une jeu mythique sans être totalement fanboy? C’est impossible,  mais je vais le faire quand même.  Il y a des jeux qui ont marqué une époque, des jeux qui ont posé les bases à toute une dynastie de jeux, et des jeux qui adaptent intelligemment des médias. Dune II regroupe les trois, et son héritage se propage encore sur les jeux les plus récents. Nous allons comprendre pourquoi une adaptation a pu autant marquer le jeu sur ordinateur, le jeu de stratégie, et faire une comparaison avec l’un des derniers jeux du genre (Etherium) pour voir où en est t-on arrivé et comment le genre à évolué.

AU COMMENCEMENT

DunePour ceux qui ont passé trop de temps dans le sable, voici ce qu’est Dune. Référence de la SF, le bouquin originel à été écrit par Frank Herbert en 1965 et raconte les histoire d’un univers étendu gravitant autour de la planète Arrakis (ou Dune). Cette planète uniquement désertique renferme en l’état une ressource extrêmement rare nommé l’épice, cette dernière possédant des propriétés psychiques comme la prescience, et ne pouvant être trouvée ailleurs ni reproduite.  Et pour contrecarrer la toute dominance de la Guilde Spatiale, deux « familles » se disputent la présence sur Arrakis, déterminée par l’empereur Shaddam IV. Les infâmes et cruels Harkonnen sont déjà présents sur Arrakis, et le Baron Vladimir compte bien y rester indéfiniment, tuant et torturant tous ceux qui l’en empêcheront. Les Atréides en revanche, sont partisans de la paix et de l’honneur, et privilégient la négociation. Quand l’Empereur décide que c’est cette dernière qui contrôlera Dune, et délogera donc les Harkonnen, la famille régnante (Leto/Jessica et leur fils Paul) y va sans aucune crainte et installe son palais sur place. Mais c’est sans compter sur la fourberie de Shaddam IV, qui organisera l’assassinat du Duc Leto, avec l’aide d’un traître à la solde de la famille ennemie. Jessica et Paul devront donc s’enfuir dans le désert et découvriront une race ancienne : les Fremen. Ils apprendront alors plus sur l’endroit, son écosystème, son histoire, comment contrôler les grands vers de cette planète, le tout pour avoir enfin cet avantage : combattre la puissance brute avec la connaissance du terrain. Paul réussit  t-il à renverser l’Empereur ? oui, mais là où le premier ouvrage se termine, ce n’est que le début de la vaste histoire de Dune. Dans ce que l’on appelle le cycle de Dune (6 ouvrages) écrits par Frank Herbert, on apprendra plus sur l’Histoire, la politique et les liens familiaux existant dans tout cet univers (les livres de Brian Herbert n’existent pas!). La trame principale n’est finalement qu’un prétexte à un ensemble extrêmement riche, qui marquera autant la science fiction que Le Seigneur Des Anneaux pour la fantasy.  Je sais bien qu’ici on ne teste pas des livres, mais il est intéressant de placer le contexte (en plus que de conseiller ce chef d’oeuvre). Toujours est-il que la première adaptation vidéo-ludique est arrivée en 1992, réalisée par….Cryo.

ADAPTER UNE OEUVRE LITTÉRALEMENT : Dune (Cryo) 

Dune11Pour le premier jeu de la licence, les Français de chez Cryo décident de faire ce qui sera leur marque de fabrique. Le titre prend la forme d’un jeu d’aventure retraçant l’histoire du premier bouquin Dune, de l’arrivée de la famille Atréides à la victoire finale de Paul. Comme dans un Myst vous naviguez de plan fixe en plan fixe par l’intermédiaire des touches ou de la souris. On y retrouve tous les acteurs du roman, de Leto Atréides au Baron Harkonnen, en passant par les Fremen, et le travail graphique est plutôt impressionnant pour l’époque (on y trouve des inspirations dans le film éponyme de David Lynch). Le déroulement du jeu est quant à lui très classique, même si vous pouvez aller directement chez les Harkonnen  (et mourir sur le champ). Ce qui différencie néanmoins le jeu des habituels du genre est la phase de discussion avec les Fremen. Prenant la forme d’un jeu de stratégie (presque) en temps réel,  la gestion des villages (sietch) permet de dresser des relations sur la planète Arrakis, récolter l’épice et monter des avant postes pour la bataille finale. Cette originalité et le respect minutieux de l’oeuvre originale ont fait de Dune un jeu avec un succès d’estime et de ventes honorable. En parallèle un studio se battît une réputation avec les jeux de rôle Eye Of The Beholder et décide d’adapter en 1988 l’univers de Dune sur les ordinateurs : son nom est Westwood Studios. Après avoir été approché par Virgin pour obtenir  les droits de la licence, l’équipe apprend que le développement confié d’abord à Cryo a été annulé. Ils ont donc carte blanche et décident de se concentrer sur un point central du livre original : l’obtention de la précieuse épice. Le jeu prendra donc la forme d’un jeu de récolte de ressource et de guerre. Comme principales inspirations, Herzog Zwei sur Megadrive et Civilzation sur PC sont sélectionnées, mais également les précédentes créations du studio. Ironie du sort, le soit disant jeu annulé de Cryo est finalement terminé en catastrophe, et deviendra le jeu cité plus haut dans ce test. Le Dune de Westwood est donc affublé d’un II, mais rien de grave car ce dernier va bien plus marquer les esprits.

roadrash

Imaginez-vous sur l’asphalte par grand soleil, les cheveux aux vents, enfourchant votre moto rugissant de plaisir. Et surtout éprouvez ce plaisir malsain de casser la figure à toute personne osant perturber votre virée : c’est ça Road Rash. Une idée du défouloir mais sans négliger le contenu, qui a rassemblé beaucoup d’apprentis bikers à travers le monde. Des débuts discrets à la renommée, du naufrage progressif au retour sous une autre bannière, mettez votre casque et foncez dans ce dossier.

Une bande de doux-dingues

Road Rash 1

Un simple test pour lancer un torrent d’insultes, énoncer un nom : Electronic Arts. Enfin maintenant c’est plutôt Activision, mais cette société a été critiquée violemment pour des licences commerciales plombées de DLC (à quelques exceptions). Il faut savoir néanmoins qu’il y a eu des éclairs de génie, comme en cette année 1991. Tandis que le planning incluait de faire des simulations sportives telles que NHL et Madden (FIFA n’existe pas encore), une petite bande de rebelles emmenés par Carl Mey (Maniac Mansion – Ex Epyx) et Dan Geisler décident de se faire plaisir. Partis 1 an plus tôt sur une simulation de course automobile classique sur NES, leur moteur de défilement graphique (circuit) fait souffrir la 8 bits de Nintendo. L’équipe décide alors de se concentrer sur la Mega Drive (MD), réussissant à porter leur code pour obtenir un moteur graphique proche du mode 7 de la concurrente de Nintendo et réalisent une démo de course. Mais cela ne leur suffit pas, ils s’emmerdent ferme devant leur jeu. Non seulement le jeu évolue pour devenir intégralement un hommage motocyclé, mais une autre idée vient germer dans les esprits : et si le joueur explosait la gueule de ses concurrents ?

C’est ainsi que Road Rash (Megadrive/Amiga/GameBoy/…) fait son entrée. Le joueur y contrôle un pilote débutant qui espère bien se faire un peu d’argent en participant à des courses illégales aux 4 coins du pays de l’Oncle Sam. Mais bien sûr, tout ne se passera pas si facilement, et il découvrira que les courses illégales n’ont aucune règle. Les inspirations claires de ce jeu sont à trouver du côté des films d’action comme Mad Max (Geisler est un grand fan de celui-ci) et de l’histoire des bikers comme les Hell’s Angels, même si l’univers graphique est fidèle aux productions de l’époque du développeur. Cinq courses sont proposées, chacune pouvant être sélectionnée dans n’importe quel ordre, avec des difficultés différentes. Elles sont représentées en vue 3D avec des sprites 2D et offrent de nombreux obstacles à ceux qui les traversent. Dans les réjouissances on peut citer : les collines, les chicanes, les virages serrés, les voitures en sens inverses, la police et les concurrents. Ces derniers ne sont pas tendres, en allant de leur petite phrase à chaque départ, mais vont également tout faire pour éliminer tout sur leur passage. Pour se défendre, le joueur peut pendant la course donner des coups de pieds et coups de poings, et même voler une batte de baseball à ses adversaires. Attention cependant, si trop de coups sont pris ou si un obstacle est percuté, on est éjecté de sa moto et on doit courir après pour reprendre la course, en se prenant tout ce qui passe sur la route. Une moto totalement détruite devra subir des réparations, avec un prix montant crescendo. La police pourra aussi nous arrêter et donner des amendes à payer, avec un game over si l’argent manque, démarrant la mode du BUSTED connu des gens de la série. Mais malgré toutes les embûches, la victoire parmi les 4 premiers de la course permet de gagner de l’argent pour acheter de nouvelles motos. Si les 5 courses sont gagnées, elles peuvent être recommencées avec une difficulté supérieure. Mais pour être honnête, peu de gens vont très loin car la lassitude arrive devant la grande difficulté et les mots de passe sont interminables. Road Rash reste intéressant à jouer, et a eu un énorme succès à sa sortie, créant la surprise là où on ne l’attendait pas.