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Au pays des MMORPG fantasy, il y avait un roi : World of Warcraft. Son règne a commencé en 2004 et malgré les nombreux concurrents qui ont essayé de lui prendre son trône, d’Age of Conan au Seigneurs des Anneaux en passant par Lineage ou Aion, WoW est resté maître du secteur avec ses plus de 10 millions d’abonnés. Un jour un prétendant un peu spécial à fait son arrivée, Guild Wars, il n’avait pas spécialement la prétention de vouloir récupérer le trône mais il se proposait d’abolir les taxes, là où tous les autres continuaient d’être payant. Puis le temps a passé, certains sont devenus vieux et grabataires faute de soutien, certains ont copié le système de gratuité pour survivre et d’autres continuaient leur bonhomme de chemin à l’aide d’extensions et publicité pour WoW, par des « stand-alone »  sans abonnement pour GW. Mais ce que le roi ne savait pas c’était que son concurrent le plus docile préparait sa relève en cachette, avec force de nouveautés et l’espoir de faire revivre la flamme du MMO dans le cœur des gamers, enchaînés au système de leur monarque depuis près de 8 ans. Est-ce que le putsch a réussi ? Les évolutions proposées sont-elles suffisantes ? La suite dans le prochain épisode, tout de suite maintenant en dessous de cela-même que vous êtes en train de lire !

Story mode ? Dans un MMO ? A ouai quand même…

Photo de famille, même si la moitié peuvent pas se piffrer…

Le background de Guild Wars 2 se déroule en Tyrie, continent géant qui était déjà la scène des affrontements entre Humains et Charrs (gros matous à cornes) il y a maintenant 250 ans dans le premier opus. On retrouve ici un continent où les humains ne règnent plus en maîtres absolus, où de nombreux cataclysmes se sont abattus suite au réveil des dragons anciens (qui a dit Skyrim ?) et où tous les continents voisins sont aux abonnés absents : Cantha est mode Corée du Nord, personne n’est sur qu’il y ait encore de la vie sur place et Elona est sous le contrôle d’un roi mort-vivant, ce qui dans un monde fantasy équivaut à un « ça pue du cul sévère ». De nouvelles races ont fait leurs apparitions aux côtés des éternels rivaux Humains/Charrs. Les Norns, des nordiques qui vivent…au sud, après s’être fait bottés le train par des evil Nains soumis à la volonté du dragon des glaces. Sortes d’humains versions king size, roux/blond, avec une tendance à plus vite lever une choppe de bière qu’à réfléchir, ils vénèrent les 4 totems qui leurs ont permis de pas trop prendre cher face a Ice « Jormag » Dragon : l’ours, le corbeau, le loup et le léopard des neiges. Les Asuras, sortes d’elfes zouzou pets avec une hydrocéphalie prononcée, sont des petits génies troglodytes expulsés de leurs cavernes par le Dragon ayant provoqué les évènements il y a 250 ans, Primordius. Imbus de leur personne et peu enclins au partage, ces micro Einstein sont organisés en 3 universités : Synergétique, Statique et Dynamique.

Les Sylvaris, plantes humanoïdes ou hommes végétaux au choix, sont issus d’un arbre planté par une réconciliation Humains/Centaures dont ils en ont fait leur capitale. Race jeune, ils sont en pleine introspection/crise d’adolescence et cherchent à découvrir le monde qui les entoure accompagnés de leurs fidèles pokemon… non, aucun rapport. Ils sont aussi les plus exposés à une attaque du most evil dragon ever Zhaitan dit l’Highla…l’immortel. Les Charrs sont des félino-bovido-humanoïdes (gros chats à cornes marchant sur deux pattes) venus récupérer leurs terres ancestrales tombées aux mains des hommes il y a 250 ans. Après deux siècles et demi d’évolution, les matous sont passés des rites religieux/magie à mines de proximités et tourelles défensives, en gros ils sont passés du moyen âge à l’ère industrielle. Leur société de guerrier est organisé en légions : de fer, de cendre et sanglante et ils sont aux prises avec Kralkatoric qui s’est éveillé sur leurs terres. Enfin les Humains, peuple de Calimero, ils ont perdu une grande partie de leurs terres, sont incessamment attaqués et tentent de garder la tête hors de l’eau en faisant bonne figure dans leur capitale le Promontoire Divin. Tout ce petit monde est aux prises à la fois avec l’histoire globale (le réveil des dragons super méchants, pour ceux qui suivent pas) et avec leurs histoires personnelles.

Le doomday arriva par un jour de novembre 1993 sur le système d’exploitation DOS, jour qui marqua l’histoire du genre FPS à tout jamais. Considéré par beaucoup comme le meilleur jeu de tous les temps, le père Doom se révèle discret contrairement aux licences à succès comme Metal Gear Solid, Final Fantasy, Resident Evil, the legend of Zelda etc… Doom n’a eu que trois suite plus un nanard en prime pour lui dire à quel point son arrivée secoua le monde du jeu vidéo. Trois suites dont la dernière remonte à 2004, une suite en 3D d’une beauté exceptionnelle qui fait honneur à cette série, histoire de replonger avant tout dans l’horreur de la planète rouge qui ravit les fans de la première heures et depuis plus rien. Bien décidé à revenir sur le devant de la scène, Id Software sort le 19 octobre Doom 3 BFG Edition, qui regroupe les extensions du 3 ainsi que du nouveau contenu déjà dans les bacs à l’heure ou je rédige cet article, une occasion pour les néophytes de la saga de se lancer à cœur perdu dans ce périple horrifique et bien gore.

Doom, un succès annoncé

Le premier FPS tout en 3D faisant tomber le mythe que Doom fut le créateur du genre, voici Catacomb d’id Software.

A ceux qui connaissent le jeu vidéo et vous diront que Doom est le père des FPS, je répondrais bien qu’ils sont incultes puisque Doom n’est pas le premier à se prêter au jeu du tir subjectif, car bien avant il y eut de la même compagnie le célèbre Wolfenstein 3D qui mettait en scène un soldat allié du nom de Blazkowicz tentant de s’échapper d’un château rempli de nazis. Mais ce n’est pas Wolfenstein qui ne posa les bases du FPS que nous connaissons aujourd’hui, le papa de Wolfenstein, le grand-père de Doom, l’ancêtre de Medal of Honor, le dieu de Call of Duty, c’est Catacomb 3-D, qui vit le jour en novembre 1991, créé par cette même team de fous qui fit de ce jeu pas bien connu le premier jeu de tir à vue subjective dans lequel vous incarnez un p’tit gars qui balance des boules de feu de ses mains et qui, piégé dans des catacombes, doit s’en sortir en tuant des créatures. Venant des futurs créateurs de Wolfenstein et de Doom, on est très peu surpris de la trame scénaristique. Le succès de Wolfenstein est au rendez-vous du coup quand les passionnés entendent qu’un nouveau projet créé par les frères Carmack et John Romero doit voir le jour. Doom rencontre à sa sortie un accueil des plus chaleureux, renversant de loin Wolfenstein, le nouveau fait sa vie et révolutionne par son gameplay, le tir en vue subjectif plaît beaucoup, qui plus est dans un univers horrifique. A tort on le considère comme le premier  FPS mais non, Doom c’est bien plus : il est le premier à initier des graphismes 3D immersifs, à proposer un mode multijoueurs en réseau et surtout permettre aux joueurs de créer leurs propres contenus. Le jeu utilise un système de partagiciel, c’est-à-dire que vous utilisez le logiciel librement pendant un certain temps et une fois que vous ne pouvez plus l’utiliser vous devez vous procurez la version définitive du logiciel, en gros c’est comme une sorte de démo. Wolfenstein et Doom utilisent ce procédé, à noter que ce dernier à été télécharger par 10 millions de personnes.

A voir comment j’en parle on peut se dire que ce jeu a initié quelque chose de nouveau, le côté FPS était déjà apparu avant lui bien sûr, mais les graphismes 3D simulée, non, le multi non plus, et son côté horrifique mêlant gore et futurisme sortait lui aussi des sentiers battus. Si Doom sortait à l’heure actuelle il recevrai un succès mitigé car même si la trame n’est pas grandiose à son époque il a su donner un souffle nouveau au genre. Pour l’histoire je fais vite, vous incarnez le bourrin de base, un space-marine qui est envoyé sur une des lunes de Mars pour comprendre ce qui se passe là bas et votre but sera d’éradiquer l’enfer qui se dresse devant vous. Pour cela vous aurez un petit d’arsenal d’armes à votre disposition mais aussi vos poings rageurs. Vous parcourez librement les niveaux en tuant tous ce qui bouge, vous trouverez des items pour recouvrer la santé mais aussi des passages secrets débordant d’armes, de munitions et de santé. Comme vous pouvez le lire c’est du plus que classique sur le papier mais il a su étonner et passionner le public de part son atmosphère, et Doom à finalement su conquérir les foules, un succès incontesté et incontestable.

Attention, nous voilà en présence d’une relique du jeu vidéo, mais pour autant ceci n’est pas le test d’un nostalgique pour la simple raison que j’ai joué au jeu pour la première fois il y a à peine un mois.  Sorti un an avant Doom, le chef d’œuvre d’id software, Wolfenstein 3D ou Wolf3D comme le surnomment les intimes à cause du nom de son exécutable sous DOS, est souvent considéré comme le premier FPS de tous les temps. Ce serait pourtant oublier deux coups d’essais réalisé par Soft Disk, ancienne société des fondateurs d’id Software, que sont Hovertank 3D et Catacomb 3D mais on s’accordera pour dire que Wolfenstein 3D est bien le jeu qui fonde le FPS tel que nous le connaissons aujourd’hui et que ses deux ancêtres sont avant toute chose des démos techniques. Ainsi en 1992 sortait ce petit trésor qui surprit beaucoup car il plaçait le joueur dans un simulacre de 3D, arme à la main. Le héros, un soldat allié d’origine polonaise BJ Blazkowicz est donc chargé, une fois réalisée son évasion du château de Wolfenstein, de descendre une à une des cibles nazies jusqu’au plus haut de la hiérarchie.

Une prouesse technologique

Le scène typique, on se rend compte du travail effectué pour rendre l’impression de profondeur !

Comment ne pas commencer ce test par là ? Evidemment, la technologie développée dans Wolfenstein n’a pas été crée pour lui, mais c’est vraiment là qu’elle atteint sa maturité. Graphiquement, une fois passée l’acclimatation aux pixels un peu voyants, on se trouve en présence d’un titre absolument somptueux pour l’époque et qui même aujourd’hui se laisse regarder sans trop rougir. Le moteur graphique utilise en fait une technologie de raycasting pour donner l’illusion de la troisième dimension. Sans toutefois entrer dans les détails, le moteur projette des rayons de pixels vers le point de fuite de la vision du joueur qui sont coupés s’ils rencontrent un mur – c’est de la peinture en perspective version jeu vidéo – les sprites (objets, gardes) changent de taille en fonction de la distance théorique qui les séparent du joueur et donnent ainsi l’illusion du mouvement d’approche. Cette technologie relativement complexe n’a pas servi qu’aux seuls Doom et Wolfenstein mais aussi à d’autres applications scientifiques ! Il faut s’imaginer la claque produite à une époque où la 3D était loin d’être une réalité. Alors évidemment, pour les plus jeunes d’entre nous, on n’est pas encore dans le FPS tel qu’il existe depuis plusieurs années sans grande évolution tant du point de vue des contrôles que des possibilités offertes. Le jeu se déroule en fait dans un plan et il n’est pas possible de lever ou baisser la tête donc on peut avoir ce sentiment d’être parfois engoncé dans les niveaux visités (c’est précisément ce que corrigera Doom en proposant autre chose que cet hideux plafond coloré hérité de Hovertank et Catacomb, avec des plafonds hauts ou des ouvertures sur le ciel), pas de différents étages non plus, on nous demande seulement d’imaginer qu’on prend un ascenseur entre chaque niveau. Ensuite, on n’avait pas encore acquis cette maturité en termes de contrôles avec la souris contrôlant le regard et les flèches effectuant les pas en avant, arrière et de côté ; dans Wolfenstein, les flèches de gauche et de droite font tourner la tête du personnage au lieu de faire des pas de côté et on peut également faire avancer le personnage en avançant la souris (Ô hérésie moyenâgeuse). Bien sûr c’est un coup à prendre et le défaut est moindre, mais on n’avait clairement pas atteint l’efficience de ce point de vue là.

Un portrait du patron sur une belle texture en pierre, le genre de chose que vous allez voir souvent.

Du côté des textures, ce n’est pas vraiment homogène, autant certaines sont très belles comme les murs de pierre ou le bois, autant d’autres sont à vomir comme ces murs d’un violet acerbe que l’on trouve parfois. Certains ornements se paient le luxe d’être carrément du pixel art avec des drapeaux nazis et des portraits d’Adolf Hitler dans le plus pur style 1940, on reviendra bien sûr là-dessus plus loin. Les sprites des ennemis ne sont pas non plus en reste, plutôt fins et assez variés (on ne fait pas la fine bouche non plus, soyons honnêtes), on a tôt fait de reconnaître ceux qu’on voudrait éviter de loin ce qui accentue la tension qui est déjà palpable quand on entre dans une salle.

8 ans. Voilà ce qui nous sépare de Doom 3. En attendant un éventuel Doom 4, Bethesda Softwork relance la série avec Doom 3, BFG Edition (BFG WTF LOL!). Dans cette version entièrement remastérisée bien sur, avec l’extension Resurrection of Evil et 7 niveaux inédits (« l’épisode perdu ») sont implantés. Prévu sur PS3 et Xbox 360, nous pourrons y jouer bien au chaud dans notre canapé. Compatible avec les écrans 3D, les moniteurs et les casques de réalité virtuelle, le jeu permet de vivre chaque partie plus intensément que jamais. Les fans de jeux de tir du monde entier vont l’adorer, j’en suis sur. Le jeu se fera l’objet d’un beau lifting graphique. Aucune adaptation PC annoncée, bizarre… Ni de date de sortie précise…

Le Serpent

Alle Achtoung Wolfenstein ! Eh oui, Wolfenstein 3D, le père spirituel du genre vidéoludique le plus lucratif aujourd’hui souffle a soufflé ses bougies samedi dernier. Vingt ans plus tôt, le 5 mai 1992 sortait l’alpha du FPS (bon après on peut toujours chipoter hein ;)). Conçu par la fine équipe de id Software, composée notamment de ses fondateurs cultes John Romero, John Carmack, Tom Hall et Adrian Carmack, ce pionnier fête donc son anniversaire, avec en guise de cadeau la possibilité d’y jouer gratuitement en flash sur ce site. L’occasion idéale de découvrir ou redécouvrir une légende de l’histoire du jeu vidéo. Bon on va pas se le cacher, ça pique les yeux et donne un peu la nausée, mais bon, c’est un pavé mythique sur le long chemin du shooter ce jeu ! Et comme on dit, qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse (et le mal de tête qui va avec) !

Bloodevil

Comment faire un autre épisode d’une saga apprécié par son vidéo-maker ? Et ben comme cela, et d’ailleurs, Branckard nous le fait bien savoir :

Mon 8ème Walkthrough. Jeu sorti en 1991 sous DOS et dernier opus de la série. Billy doit délivrer sa baby-sittrice Molly qui a été enlevée par les bloogs. De ce fait, il doit traverser la planète de Fribbulus Xax et éviter tout les pièges qui lui sont tendus. Ce n’est pas une mince affaire…

La formule ne change pas par rapport au 5 épisodes précédent. Un manque de renouvellement qui, personnellement, m’horripile. Mais ce n’est qu’un avis purement personne ! Toujours développé par ID Software et le team de Carmack, créateur de Doom, je me dois de le rappeler. Et bien écouter, je n’irai pas plus loin. A vos vidéo messieurs qui êtes encore bloqués !

Le Serpent

Commander keen par un fan, Branckard, cela donne çà :

« Jeu sorti en 1991 sous DOS. 4ème opus d’une série de 6 épisodes, CK4 bénéficie d’une meilleure réalisation, d’un monde agrandi et d’une inventivité plus poussée ».

Et par quelqu’un qui ne connait pas forcement le jeu, mis à part que c’est un jeu de John Carmack (ID software) : écoutez bien ce que dit Branckard ! Et bon visionnage.

Le Serpent

D’après la vidéo qui suit, et j’espère qu’elle est réelle, les petits malins de chez iD Software auraient cachés, à l’intérieur de leur dernier bébé, Rage, ce qu’on appelle communément une petit « easter egg »… Oui vous savez, ces petits clins d’oeils qu’on aime tant ! Cette référence serait donc dédié à Wolfenstein 3D. Pour les petits jeunots, et parfois les plus incultes (oui, si on a pas joué à ce jeu à 30 ans, on a raté sa vie !), il s’agit tout de même du premier jeu de chez iD Software et de John Carmack, ce Dieu vivant… Le premier  FPS de notre ère. Un monument, une légende, enfin vous avez compris. Je vous laisse donc mater cette petite vidéo ! Alors fake or not ? Perso, moi j’y crois !

Le Serpent