Articles

Gran_Turismo_4

Une de mes première claque vidéo-coursistique était Gran Turismo. En jouant la carte de la simulation, la série initié par Kazunori Yamauchi est considéré, encore aujourd’hui et malgré une certaine décadence, comme une référence du genre. Cette rencontre initiale avec le genre allait guider mon sens du vidéoludique : j’aime le « réaliste ». Que ce soit après les simulations (voiture forcement, mais aussi football) ou les univers particulièrement immersif (je t’aime Red Dead Redemption). Un jeu unique pour une série unique, sublimée par ce 4ème opus !

Gran Turismo, le guide officiel de la voiture

Oui, on est bien sur une console de jeu. Une PS2. Et pas sur TF1

Oui, on est bien sur une console de jeu. Une PS2. Et pas sur TF1

Gran Turismo c’est avant tout un magazine. Un magazine pour tout être qui s’intéresse à la mécanique. Vous trouverez des informations détaillées, riches, claires, fun, pratique. Toutes les informations liées aux voitures fournissent des explications indispensables pour révéler toute la profondeur/saveur du jeu. A travers le nombre de voiture disponible tout simplement ahurissant, vous aurez de quoi vous renseigner çà c’est sûr ! Et vous tomberez amoureux de la Mutsubishi Lancer, c’est inévitable (comment çà je prends mon cas pour une généralité ?). En corollaire bien sûr, les modifications et réglages mécaniques sont extrêmes poussé, sans forcément poussé le chaland à les exploiter totalement. C’est à votre bon vouloir, mais connaitre sa bagnole dans les moindres détails sera un atout majeur pour gagner les courses. Bref, si l’on met à coté de çà la cinématique d’intro impressionnante et les graphismes quasi photo réaliste, qui rivalise encore aujourd’hui avec les productions PS3, vous avez le guide officiel des meilleurs bolides de l’an 2000.

MTGP21

3 décembre 1994, c’est une date que certains bénissent encore aujourd’hui (même à LSR) pour un événement allant bouleverser le jeu vidéo. En effet, la PlayStation sort au Japon et coiffe au poteau tous ses concurrents avec une puissance énorme et un prix touchant le sol (299$ aux USA). Et telle une tradition, les jeux de lancement ont donné une idée de la manière dont les joueurs ont pu expérimenter leur nouvelle machine. Si en Europe, nous avons pu nous amuser sur un Wipeout ou encore Tekken, au Japon un jeune développeur du nom de Kazunori Yamauchi travaille avec son studio Polys Entertainement sur un jeu de course. Un concurrent de Mario Kart montrant la puissance de la Playstation nommé Motor Toon Gran Prix.  Mais le jeu réussit à se démarquer sur plusieurs points, et c’est sa suite qui a pu sortir du Japon qui nous l’a montré.

CARTOONESQUE

MTGP22Attention vous allez aimer les arc en ciel ! Motor Toon Grand Prix 2 est un jeu qui se veut hommage aux cartoons, à commencer par les personnages. Dans le casting on retrouve le héros charismatique prêt à sauver les dames en détresse (Captain Rock), un duo d’aliens barrés (Raptor & Raptor) ou encore le Robot pas très malin Bolbox.  Mention spéciale pour l’un des boss déblocables, dont le nom garde toute sa subtilité (Ching Tong Chang). Leurs véhicules sont tous improbables et l’ambiance générale est vraiment excellent. En parlant d’ambiance, les circuits pètent des arc en ciel sous LSD. Le but étant de montrer les capacités de la 32 bits de Sony, les courses sont surchargées en couleurs , la 3d épurée et les animations sont présentes partout. On retrouve des bords de mers, des autoroutes dans le ciel , la maison de Gulliver , la maison hantée,… en résumé du classique mais à la sauce toon. Dans ces mêmes circuits on retrouve les éternels objets à se lancer mutuellement. Les carapa…bombes lâchés à l’arrière comme les missiles téléguidés sont toujours présents, mais des nouveaux objets plus délirants font leur apparition. Le mythique poids de 32 tonnes vous permet d’immobiliser le concurrent le plus proche, la boite de pandore perturbe tout le monde et il existe même des champignons hallucinogènes gentiment donnés par le fan club de Vandamme. Du reste les courses, que ce soit en tournoi ou simples, doivent être gagnés dans premières places, sinon le poids de 32 tonnes nous est réservé dans un Game Over bien ironique. En résumé un hommage appuyé à la culture cartoon.

MAIS REALISTE

MTGP23Mais au delà des animations loufoques et des items typés Looney Toons, la conduite est assez particulière. Yamauchi exprime l’envie de réaliser des jeux de conduite réalistes et tente quelques mécanismes dans son Mario Kart version Sony. Par exemple, derrière les enveloppes bariolées des véhicules du jeu, chaque personnage à sa propre inertie. Pour prendre le plus classique, à savoir Captain Rock, nous nous retrouvons avec une voiture sourire qui régira comme une voiture réelle (côté toon à part). Dans les faits, le jeu prend le contrepied d’un Super Mario Kart semi arcade, en imposant des virages négociés au plus serré, une gestion de la vitesse par paliers et une longue bataille pour passer devant son concurrent dans les difficultés élevées. Attention ne vous attendez pas à du Gran Turismo, le fun restant toujours la priorité, mais il est intéressant de voir un jeu faisant office de laboratoire de gameplay. Yamauchi réutilisera des mécanismes d’inertie du jeu pour ses productions bien plus simulation.

VERDICT AUJOURD’HUI?

MTGP24Si j’étais subjectif, je dirais que ce jeu est excellent et reste un de mes plus grands souvenirs sur la 32 bit de Sony. Les parties enchaînés avec la frangine ont toujours été aussi fun. Mais ça reste un test, et oui du temps est passé depuis 1996.  Le point qui a sans doute le plus mal vieilli est le côté graphique. Il faut se souvenir que Motor Toon Grand Prix 2 est la version ++ d’un jeu ayant accompagné la sortie de la PlayStation, et ça se voit. Les textures sont souvent unies , clignotent par moments et il n’est pas rare d’avoir du clipping en inversé (des polygones disparaissant quand on se rapproche). Si la camera s’éloigne le constat « bouillie de pixels » se voit un peu, et si vous êtes habitués à la PlayStation 4 vous allez déchanter. Au niveau du Gameplay, pas grand chose à redire, mais le nombre de circuits restreint ne permet pas vraiment d’en profiter en solo. On a le tournoi, les time attack ou encore des personnages et des mini jeux à débloquer, mais en une grosse heure de jeu on a fait le tour. En multijoueur par contre comme dans tous les jeux du genre, le fun est bien présent, et si les grosses bagarres à coups d’objets sont la priorités, les défis au temps occuperont un certain temps. Donc si vous ouvrez vos chacras en prenant compte la date de sortie du jeu, vous aimerez Motor Toon Grand Prix 2, sinon Gran Turismo 5 est disponible.

A retenir

Un bon petit jeu typé Mario Kart, ayant un peu vieilli mais avec un habillage cartoon, c’est ce qu’on peut retenir de Motor Toon Grand Prix 2. Le travail fait pour créer un univers coloré et fun est le gros point fort du jeu, et les personnages caricaturaux sont à tous tester. Le gameplay ressort aussi par des touches étonnamment réalistes dans un jeu du genre. A essayer, pour la culture et a petit prix sur le PSN, pour voir comment le papa de Gran Turismo a travaillé sur autre chose que la série en question.

 

Flbond

Badge Pour les fans

Informations sur le jeu

Plateforme :  PlayStation

Genre :  Course

Développeur : Polys (Polyphony Digital de nos jours)

Éditeur : Sony

Date de sortie : 1996

gran-turismo-6-logo2

Faire une critique sur un jeu de voiture, c’est quelque chose d’excessivement lourd à préparer et carrément indigeste à lire. Si j’avais le talent d’écriture de Victor Moisan (Merlanfrit) comme pour sa critique de Persona 4 The Golden, j’aurais fait un parallèle de Gran Turismo non pas avec de la gastronomie nippone, mais avec l’industrie des films d’auteurs français dans les années 60. Gran Turismo est chiant comme la mort, élitiste comme un péteux à lunette sortant d’un BTS marketing, mais pas forcément dénué d’intérêt pour un casual. Finalement, je vais rester dans les gonds pour rédiger cette critique, comme le fait si bien ce sixième volet.

Les Ralentis mettent toujours en valeur la beauté des voitures.

Les Ralentis mettent toujours autant en valeur la beauté des voitures.

Les règles n’ont pas changé depuis le premier volet de 1997, je vois encore mon père et mon demi-frère rager devant la PlayStation familiale pour réussir le contre-la-montre afin d’obtenir le permis ultime, moi derrière, haut comme trois pommes attendant une seule chose, avoir enfin la console pour jouer à Ape Escape. Me voilà désormais 14 ans plus tard, devant le sixième volet, et surprise, en train d’enfin comprendre l’intérêt de la licence en terme qualitatif et quantitatif, pendant qu’un homme comme Flbond se mange Paris-Marseille Racing en critique-rétro pour s’accorder à mon texte. On profite encore plus dans ces moments-là (rage pas, c’est parti remise). Gran Turismo avant tout, c’est une déclaration d’amour pour l’automobile, l’automobile de tous les jours ou de toutes les compét’ de course par un amour sincère, classique, élitiste et sans pornographie visuelle (effet de destruction, effet de poussière, etc..) qui parsème les jeux de courses plus arcade et plus accessible (Burnout, Dirt, Need for Speed etc). Un amour qui se retranscrit dans le nombre hallucinant de voitures mis à disposition : 1216 dont 60 nouvelles pour cette sixième édition répartie sur un nombre éloquent de concessionnaire. De la simple voiture pour aller au boulot au karting en passant par de somptueuses voitures de sport, Gran Turismo a toujours su faire plaisir à ses fans avec son catalogue et sa jouabilité semi-simulation avec les moult volants compatibles à la console de Sony.

gran-turismo-6-lunarexploration061385985392-640x360-1386151595

« No time to explain, we’re going to the moon bitch ! »

Toujours aussi généreux dans son mode solo, ce volet propose plus d’une trentaine de circuits à travers le monde (réel et fictif) pour 6 permis (avec course & diverses épreuves), des événements saisonniers et une nouvelle épreuve spéciale et pas des moindres : « L EXPLORATION LUNAIRE § ». Non, je vous rassure chers lecteurs, c’est pas la nouveauté qui va vous faire dépenser une soixantaine d’euros, non les épreuves sur la lune se veulent tellement réaliste dans la conduite du bungy et sa physique lunaire (enfin, j’y suis pas encore allé) que ça reste à un niveau d’intérêt très limité, enfin a par si vous aimez conduire des caddy de golf sous perfusion de morphine et dans ces cas-là, je vous conseille vivement de consulter. Non il faut chercher les changements du côté graphique et communautaire.

Fonce jack !

Chaque lundi, le Serpent vous présente une scène cinématique d’introduction des plus réussies

Salut tout le monde ! Finalement, c’est bien plus difficile que ce que je pensais de trouver les meilleures scènes cinématiques, chaque semaine. Mais j’ai encore de la marge ! Alors aujourd’hui je vous présente un de mes jeux préférés, forcement. Turbine à fond, pistons enflammés, et pneus qui crissent sont au rendez-vous. Gran turismo 3 nous offre une scène cinématique d’intro des plus réussies ! Alors, bien entendu, la vidéo n’est pas des plus belles de l’histoire, et encore, mais il faut bien se remettre dans le contexte de l’époque. Gran turismo 3 été attendu par une très grande communauté de fans. Passage à la nouvelle génération des plus réussies, le jeu n’a pas déçu. Et la scène d’intro représente bien plus les dernières minutes d’attentes avant de toucher le Graal qu’une véritable prouesse technique. Je vous laisse en très bonne compagnie !

Le Serpent