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1Fans d’épouvante et de point’n’click, le sujet risque fort de vous intéresser. Le développeur Argentin Senscape lance une campagne Kickstarter pour adapter une nouvelle posthume de H.P. Lovecraft en jeu vidéo : The Case of Charles Dexter Ward. Sous la forme d’un point’n’click, il est question de suivre les investigations du docteur d’asile Marinus Bicknell Willett,  à la recherche de son patient le plus dangereux : Charles Dexter Ward. Ce dernier est fasciné par un nécromancien et tueur série du XVIIIème siècle, et selon une formule ancienne pense pouvoir le ressusciter. La peur se mélange au réalisme dans l’œuvre supposée en partie auto-biographique, et d’après les premiers trailers du jeu kickstarté, l’ambiance semble suivre la même voie.

Si le coeur vous en dit, la campagne se trouve ici. Le montant demandé est de 250000 dollars, pour un jeu prévu pour le moment sur PC/MAC/Linux

 

BTQue Dieu bénisse Kickstarter ! Le service de financement participatif peut avoir quelques ratés, il n’en reste pas moins le vivier de nombreux projets intéressants. Parmi eux, un titre qui se veut un hommage au Zelda de la Super Nintendo : Blossom Tales The Sleeping King. Développé par Castle Pixel (prévu sur PC pour le moment), le titre nous montre un enfant écoutant avec passion les histoires de son grand père. Ce dernier lui conte les aventures d’un chevalier tout juste nommé, Lily, devant faire face à une terrible nouvelle. L’infâme sorcier Crocus a plongé le Roi dans un sommeil éternel, poussant le vaillant soldat à l’aventure pour trouver un remède. Le jeu emprunte beaucoup à Zelda 3 dans les décors, les objets ou le maniement de l’épée; mais propose des mécanismes plus modernes comme le lock automatique de la cible. Chose originale promise par les développeurs, le jeune interlocuteur de l’histoire pourra influencer celle ci  et ajoutant des personnages, monstres, retournements de situation.

En résumé un jeu qui nous donne sévèrement envie chez LSR, si c’est le cas pour vous également, voici le lien pour participer. Attention la campagne Kickstarter demande 45000 $ avant le 17 octobre. Les plateformes Mac/Linux/3DS/Vita/Wii U sont envisagés si des paliers supérieurs sont franchis.

 

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Le Trip Retro 8-bit Shovel Knight des studios de Yacht Games Club se voit désormais proposé en français. Pour nos amis un peu neuneu qui n’ont pas su prendre pied dans leur cours d’anglais de 5ème, l’équipe de localisation Words of Magic  (qui étaient déjà à l’oeuvre sur la traduction de Papers, Please) ont mâché le problème en proposant une traduction complète sans dénaturer l’humour du jeu. Pour rappel, Shovel Knight est un plateformer sorti en 2014 et fait parti de ces projets trop rarement réussi un de la plate-forme Kickstarter, il est sorti sur Steam Mac OS/PC et Wii U.

largeMighty No. 9 est plus qu’un hommage à Megaman, il en est l’héritier. Les dév’ de chez Comcept ne veulent surement pas faire de la figuration. Du coup, il balance sur le net une belle vidéo de gameplay après leur « kickstartage ».  Sans surprise, on a affaire à un Megaman en 2,5D.  Je reste tout de même assez méfiant quant à cette vidéo. J’ai l’impression que notre héros en armure est un peu pataud. Qu’il ne bouge pas vite et qu’il y a une sorte de latence aux déplacements. J’espère bien entendu me tromper.

Bon faut pas non plus oublier que le jeu n’est pas prévu avant 2015. Donc y’a le temps d’améliorer tout ça. On reste confiant les dev’ ! On vous suivra !

world-contagionOn vous en parlait il y a de cela quelques semaines, un jeu web a attiré toute notre attention durant son développement. World Contagion sort… Demain ! Enfin on va pouvoir s’amuser à jouer non pas des zombis, mais le virus qui les infectent. Petit rappel : L’histoire du jeu se déroule dans un monde post-apocalyptique dans lequel le joueur incarne « LE » virus. Le joueur joue en équipe avec ceux de la même souche virale que lui, et contre ceux des autres souches. L’objectif est de contaminer la planète, et d’appartenir au virus dominant.

La campagne Kickstarter a bien marché et le jeu est disponible demain. Ou maintenant si vous lisez cet article après le premier juillet.

Foncez, c’est par ici : World Contagion

1824-commodore-64-a-visual-compendiumHello les amis, ici je pense qu’on est tous au moins un peu amateur des pixels et de leur pouvoir, de leur impact sur notre notre imaginaire ou en tout cas sur nos souvenirs. Attention, je parle des vrais pixels et vieux sprites d’antan, pas de la mode vulgaire du pixel art tape-à-l’oeil-moderne-ki-fait-trop-kool-t’asvu. La classe alliée à la simplicité, le tout modulé par les contraintes technologiques et industrielles d’époque, le reflet de tout un game design et de tout une génération en somme. Ça me fait frissonner rien que d’y penser. Eh bien l’Anglais Sam Dyer vient de lancer un projet Kickstarter de bouquin, une sorte de compendium rendant hommage à l’impact visuel de la Commodore 64. Ça vous fait envie ?

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Bloodevil

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Les jeux d’aventure à clicks (ou point’n’click) ont marqué les joueurs avec des titres comme La saga Chevaliers de Baphomet débutée en 1996. Après deux épisodes cultes en 2D, la série de Charles Cecil s’est cassée la figure avec le passage aux polygones, laissant de côté l’histoire pour la course à la technique. Il y a peu sous l’impulsion du public, le jeu est revenu sous un cinquième épisode. Peut-il concilier nouveauté et savoir-faire?

Paris s’éveille

"Et là Nico, un tueur va rentrer et nous entraîner dans les ennuis"

« Et là Nico, un tueur va rentrer et nous entraîner dans les ennuis ».

Après une campagne Kickstarter (plateforme participative) en 2012, le créateur Charles Cecil n’en revient pas. Il reçoit plus de 770000 dollars de 14000 personnes pour réaliser le 5ème épisode de sa série : La Malédiction du Serpent ( rien à avoir avec le notre). Toutes les plateformes de jeu sont alors envisagées. En 2013 le premier épisode du jeu sort avec comme promesse un retour aux sources. Dans l’Espagne Franquiste, une famille bourgeoise se fait attaquer par un groupe armé. Ceux-ci entrent par effraction dans le domaine pour étonnamment récupérer un tableau : « La Malediccio ». Seul l’enfant arrive à s’échapper. La tableau réapparait de nos jours dans un tout autre endroit . George Stobbart, expert en assurance, assiste avec son amie Nico Collard à une exposition qu’il a assurée dans une galerie de Montmartre. Soudain, un homme casqué passe par la porte et vole le fameux tableau en tuant le propriétaire de l’établissement. L’affaire mobilise la police Parisienne et George encore une fois y voit des choses pas nettes. C’est le début d’une course poursuite afin de faire la vérité sur le vol et le début de notre aventure entre héritage et nouveauté. On retiendra le Paris le plus immaculé jamais vu.

Plutôt récent ?

Ne riez pas, c'est l'une des énigmes les plus dures.

Ne riez pas, c’est l’une des énigmes les plus dures.

Pour tenir la barre devant les autres productions actuelles comme Walking Dead, Revolution Software veut s’adapter. Fini l’affichage utilisé depuis les années 90 dans les jeux du genre, l’interface est grandement refaite. Elle a déjà été utilisée dans les remakes du début de la série et facilite grandement les dialogues et la gestion de l’inventaire. Les énigmes sont également moins tordues pour ne pas décourager les plus jeunes. D’ailleurs, cette volonté de simplicité est le point noir du jeu. On peut ne pas aimer le fait de devoir mixer un bonbon et un poisson pour faire une clé, mais tomber dans l’extrême inverse n’est pas terrible non plus. Le plupart du temps l’indice de l’énigme est dans la même pièce et les puzzles sont réalisables en 1 minute. De plus, si on attend, George donnera des précisions, en plus des astuces activables.On ne nous prend plus par la main mais sur les épaules, et la durée de vie de cette partie n’excède pas les 3-4 heures, même si bien mises en scène.

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Ça y est, la Next Gen est devenue depuis quelques jours la Current Gen (sauf pour moi qui continue à parler de Next-Next-Gen,évidemment…), point de basculement qui redéfinit la donne, et comme à LSR, non seulement on aime le gros pixel qui tache, mais on suit aussi avec attention et intérêt l’actualité vidéoludique,  nous ne pouvions pas ne pas faire une semaine spéciale pour nous pencher sur les enjeux de la nouvelle vague et saluer l’accession au statut de « rétro » de la génération précédente. Sire Totof a entamé les hostilité en faisant le point sur cette dernière. Aujourd’hui, c’est sur la problématique de la scène indé que j’aimerais me pencher, qui a connu un essors tout particulier ces dernières années – et ce, quels que soient les supports – afin de définir les conditions paradoxales de son émergence. Pourquoi commence-t-on à parler de scène indépendante ? Sur quelles bases celle-ci s’est-elle développée ? Comment va-t-elle perdurer sur la Next Next Gen ? Le débat est ouvert…

Independence Day

Tiens, si ça c'est pas la magie d'internet, je parle de Tilt, et hop, je te claque une couv' pour illustrer! Magique, je vous dis, sales jeunes!

Tiens, si ça c’est pas la magie d’internet, je parle de Tilt, et hop, je te claque une couv’ pour illustrer! Magique, je vous dis, sales jeunes!

« Ah, les jeunes, y comprennent rien à la vie, j’te l’dis, moi! Y savent pas comment qu’c’était avant leur internet, leurs portables, leurs tablettes et tout ça! Fessebouque, Touiteur, t’en foutrais, moi! Moi à mon époque… » Oui, nous avons tous subi à un moment ou un autre une variante de ces petits discours réactionnaire, peut-être même, dans un instant d’abandon, en avons-nous même été l’auteur (quoi, j’aime pas Facebook, j’y peux, rien, me regarde pas comme ça, toi, kesta!?). Mais les changements de génération sont l’occasion de faire le point, de prendre du recul, de remettre les choses en perspective et d’admirer les ruptures souvent drastiques à l’origine des chocs générationnels. Difficile par exemple même pour ceux qui comme moi ont vécu looongtemps sans internet de se souvenir (ou d’imaginer pour les plus jeunes) à quel point cette invention a changé la donne. Aujourd’hui, plus de problème pour organiser un événement, quel qu’il soit : une annonce Facebook, deux mailing lists et hop, c’est torché! Bloqué dans un jeu ? Au lieu d’écrire une lettre à Tilt, Génération 4 ou Joystick Hebdo et d’attendre la réponse mois après mois, l’espoir chevillé au coeur, ou encore de revendre un rein pour amortir le coût de l’appel à la hotline Nintendo trois-francs-soixante-cinq-centimes-la-minute-patientez-s’il-vous-plait, désormais, en deux minutes et trois mots-clé, la soluce est là. Un désaccord ? Fini, les débats enflammés sur la traduction d’un mot, le nom d’un réalisateur ou encore l’age de Madonna, un p’ti coup de Google et hop, un débat plombé! Il faut vraiment faire un énorme effort d’imagination pour concevoir le monde avant Internet tant celui-ci détermine notre quotidien, en fait partie intégrante. Mais internet (d’ailleurs quand on est culturé on dit « les zinternets » maintenant) n’est évidemment qu’un exemple parmi tant d’autres, j’aurais pu parler de l’invention de la télé, du fil à couper le beurre, ou de l’enfile-suppositoire.

En ce qui concerne le sujet qui nous intéresse ici, c’est un peu pareil, la scène indépendante est tellement fermement implantée dans le décor qu’on en parle comme si celle-ci avait toujours existé. La réalité est bien entendu autrement plus complexe. Car la véritable question n’est pas tant « quand » (bon, ok, un peu quand même), mais plutôt « comment », et surtout « pourquoi ». Indépendante, d’accord, mais indépendante de quoi, au final ? Aujourd’hui, on considère vaguement que la scène indépendante l’est avant tout économiquement. On oppose les productions indies aux Triple A et compagnie. Et c’est déjà un début de piste, même si le « hors-triple-A » est un champ vaste et polymorphe, qui ratisse large, entre les jeux gratuits du web, les autoproductions du XNA à un euro, ou encore les jeux du XBLA ou de Steam produits via financements « crowdfunding » ou par le biais de petits éditeurs « indépendants » (mais déjà là, les choses deviennent un peu ambiguës, floues). Pour comprendre vraiment le phénomène, ses racines, ses conditions d’existence, il est intéressant de se demander pourquoi la scène indé s’apparente à un phénomène contemporain (c’est bon, ok, finalement, le « quand » pèse son petit poids, j’admets!).

lifeofpixelLife of Pixel, un jeu de plateformes dans lequel chaque monde correspond à une machine de l’Histoire du jeu vidéo, de l’Atari 2600 à la Mastersystem en passant par le commodore, tout passe à la moulinette. un chouette idée qui ne fut pas totalement concrétisée. Car oui, Life of Pixel a déjà une petite histoire. Jusque là, le titre du studio londonien Super Icon était passé relativement inaperçu, ayant fait son arrivée sur le trop discret PlayStation Mobile, plateforme aujourd’hui oublié (Florent Gorges, je te passe le flambeau). Ses auteurs ont donc décidé de le porter sous Windows, Mac OS X, Linux, iOS et Android. Pour cela, ils font logiquement appel aux fans, et ont lancé pour cela une campagne Kickstarter (par ici) déjà bien entamée, mais qui ne décolle hélas pas vraiment malgré un objectif raisonnable. C’est dommage, d’autant que la version PSmobile était déjà très bien ! Le jeu dispose également d’une page Greenlight (par ici) et se montre au travers d’une vidéo. Elle est là est fait plaisir ! Alors on les aide !

12441-ouyaLa Ouya, cette console né du financement made in Kickstarter accueillera quelques temps après sa sortie des émulateurs de console Nintendo. Vrai bonne nouvelle ou hymne au piratage ? A vous de voir. Toujours est-il que cette console, qui tourne sous android, et quiu était, au départ, dédiée aux Free-to-play, devrait permettre aux joueurs de bénéficier d’émulateurs comme EMUya, Super GNES et Mupen64plus, respectivement capables de faire tourner des jeux NES, Super NES et Nintendo 64. Rappelons tout de même, parce que c’est un peu notre rôle en tant que défenseur du jeu vidéo dans son ensemble que, si les émulateurs n’enfreignent pas la loi en tant que tels, il faut posséder un jeu sur son support original pour ne pas tomber dans l’illégalité. Mais avouons que sur la totalité des joueurs sur émulateurs, la très très très grande majorité n’ont plus la cartouche d’origine. Concrètement, et voici pourquoi le coup de gueule, il s’agirait alors d’un manque à gagner pour Nintendo, qui propose des versions officielles de ses jeux via son programme de console virtuelle, qui certes, nous arnaque un peu de temps à autres, mais c’est un autre débat. Bref, oui au rétro, mais non à l’illégalité ! Espérons qu’un accord légal sera vite trouvé afin de faire basculer ce coup de gueule en coup de coeur