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En 2013  parvient enfin dans nos contrées le fruit de la collaboration si attendue entre le studio Ghibli et Level 5. Le premier, connu pour ses nombreux films d’animation (Le voyage de Chihiro, Mon voisin Totoro, etc), faisait ainsi son entrée fracassante dans le monde du jeu vidéo en s’associant au studio responsable des célèbres franchises Professeur Layton ou encore Inazuma Eleven. En plus de l’aspect RPG des Inazuma Eleven, Level-5 a de bien belles références en la matière après avoir notamment développé les fameux épisodes 8 et 9 de la série Dragon Quest. Si l’association est alléchante sur le papier, elle le fut moins sur nos écrans. En effet, de cette collaboration nous est parvenu le chef d’oeuvre annoncé de la PS3, j’ai nommé Ni no Kuni: La vengeance de la sorcière céleste. Initialement prévu pour nos DS après la sortie en 2010 de Ni no Kuni: Dominion of the Dark Djinn, il sortit finalement deux ans après sa version japonaise améliorée (toujours sur PS3) chez nous. Féerique selon les uns, peu dynamique selon les autres, il faut avouer qu’il ne laissa pas indifférent. Majoritairement porté aux nues, il eut un relatif succès et c’est sans surprise qu’une suite fut annoncée fin 2015. Cependant, nombreux furent les joueurs à s’inquiéter de la non -participation du studio Ghibli à ce projet malgré les présences conjuguées de  Yoshiyuki Momose pour le chara-design et Joe Hisaishi à la baguette musicale qui ont remis le bleu de chauffe pour ce second opus. Alors fut-ce préjudiciable ou fut-ce un bien pour un mal ? Il est grand temps de le découvrir. 

Une suite ?

Répondons d’emblée à cette question avant de nous aventurer un peu plus loin dans ce test. Non, ceci n’est pas une suite. Certes, l’action du 2 se déroule des centaines d’années après le 1 mais dans les faits, l’histoire est totalement différente et la carte n’a finalement que très peu de choses à voir avec celle du premier même si on retrouve quelques repères comme Carabas, la capitale. Alors peut-on jouer à cet opus sans avoir joué au premier ? Totalement. Les références au premier opus sont très peu nombreuses de toute manière. C’est fort logiquement que vous abordez l’aventure de ce 2e opus comme une aventure nouvelle. Si dans le premier opus, Oliver, notre héros, s’embarquait dans cet autre monde afin de sauver l’âme sœur de sa mère – sachant que chaque âme dans notre monde est liée à une âme sœur dans l’autre monde, le sort des deux étant étroitement liés – dans Ni no Kuni 2, il n’en est rien. Vous incarnez Roland, le président (des Etats-Unis?), qui se voit téléporté dans un autre monde, à Carabas, dans la chambre du prince Evan, pour être plus précis. Et ce, au beau milieu d’un coup d’Etat. Après avoir aidé ce dernier à s’échapper, Roland décide de l’aider dans sa quête idéaliste : bâtir un nouveau royaume où tout le monde pourra être heureux. C’est ainsi qu’après avoir décidé d’un lieu où implanter son drapeau, Evan devra diriger un royaume sous la tutelle de Roland et de ses nouveaux compagnons rencontrés au fil de l’aventure.

Véritable quête initiatique, l’aventure de Ni no Kuni 2 se laisse suivre sans mal tant elle est limpide et bien rythmée, ne comportant aucune véritable lourdeur. L’évolution des personnages s’avère être très plaisante à suivre et on s’y attache bien plus que l’on ne l’avait fait pour Oliver et consorts, très loin de susciter autant d’empathie de la part du joueur. Le personnage de Roland a par exemple été intégré à l’histoire afin que les joueurs un peu plus vieux puissent s’identifier à un personnage et que les dialogues gagnent en maturité. Si l’histoire est bien moins féerique tant dans sa narration que ses tenants et aboutissants, elle s’apparente néanmoins à celle d’un conte, de par sa simplicité, ses personnages et l’innocence qui la caractérisent. Elle demeurera néanmoins moins marquante que celle de son prédécesseur pour beaucoup.

Gamblor est une ville empreinte d’une saisissante beauté

On pourra également – à nouveau – féliciter les personnes à l’origine de cette magnifique direction artistique, qui n’a aucunement à rougir devant son aînée. Les cinématiques ne souffrent d’aucun défaut et la patte Ghiblique semble avoir une influence toujours prépondérante sur la DA. Les villes m’ont clairement marqué, baignant dans des atmosphères singulières, et donnent à chaque endroit visité un cachet unique. Cela est forcément facilité par les thèmes audacieux qui viennent rythmer mélodieusement l’activité des habitants de chaque cité. On regrettera cependant l’effort paresseux fourni quant à l’architecture des donjons, souvent fades et peu inspirés.

Même série, jeux foncièrement différents

Si Ni no Kuni 2 perd d’un côté cet aspect féerique – même Ghiblique me direz-vous – ses mécaniques de jeu épurées gagnent elles en clarté. Exit donc le système de combat farfelu du premier opus et place à un système de combat simplifié mais bienvenu tant l’ancien comportait des tares inexcusables à ce niveau-là. Pour ceux qui n’y ont jamais joué, Ni no Kuni premier du nom avait introduit, en plus de la présence des protagonistes lors de combats se déroulant « en temps réel » (sauf qu’on interrompait l’action à chaque fois afin de sélectionner une option de combat…), un système de familiers, des petites créatures semblables à des Pokémon qu’on envoyait au casse-pipe dans l’aire de combat et qui pouvaient monter de niveau. Sauf qu’ils retombaient au niveau 1…

Les mousses sont de précieux alliés

Système de combat Ô combien mollasson, il est désormais remplacé par un système introduisant une liberté d’action rappelant les derniers Tales of. Dynamique, sobre mais efficace, il est bien sûr perfectible. Il suffira de combiner des attaques au corps à corps et des attaques à distance. Une jauge de PM se remplit petit à petit, nous octroyant ensuite la possibilité d’employer une des attaques spéciales du personnage contrôlé, enregistrées au nombre de 4 via des boutons de raccourcis. Trois personnages peuvent se battre sur l’aire de combat en plus de petits esprits appelés les « Mousses ». Ayant craint au premier abord un système se confondant dans celui des familiers du premier opus, je fus soulagé d’y voir finalement un ajout d’options supplémentaires en combat, ces derniers y participant allègrement, en nous donnant notamment la possibilité d’activer leur attaque spéciale, différente selon le groupe de Mousses que vous avez inclus dans votre équipe, sachant que vous pouvez en inclure jusqu’à 4.

Simplifié mais plus dynamique, le système de combat divisera certainement les foules. D’autant plus que le niveau de difficulté est bien moindre comparé au premier opus, trahissant certainement une volonté de toucher un public plus large et moins exigeant. L’ennui peut ainsi s’installer rapidement si l’on y cherche ne serait-ce qu’une once de challenge. Il reste des techniques vieilles comme le monde lorsque l’on veut sensiblement augmenter la difficulté comme éviter de farmer ou d’acheter de l’équipement. Il n’est cependant pas certain que cela suffise, le jeu étant programmé pour que le joueur, malgré un niveau bien inférieur à celui des ennemis à occire, puisse boucler l’aventure sans trop s’épuiser en montées de niveau.

Petit point bonus quant aux transitions rapides ou instantanées entre les combats et la map ou les donjons.

Tropico

Développer son royaume est un aspect prépondérant du jeu

 

Comme dit précédemment, vous allez devoir gérer et développer le royaume d’Espérance. Petit à petit, le royaume pourra s’agrandir grâce aux fonds que vous récoltez de la part des citoyens présents, aux personnages recrutés durant l’aventure et grâce à l’influence grandissante de votre royaume. Ainsi, il faudra étendre votre royaume afin d’en récolter les bénéfices. Entre la forge, l’armurerie et l’institut de magie, il est inutile de préciser ô combien cet investissement s’avère être rentable tout au long de l’aventure. La gestion du royaume se fait donc via une mini interface vous permettant de gérer vos revenus, les matériaux récoltés grâce aux différentes fermes, potagers, marchés, etc, votre main d’oeuvre, les différents bâtiments construits ou qu’il est possible de construire ou encore les différentes recherches qu’il est possible de lancer. On se prend finalement au jeu, à partir faire un tour à l’extérieur d’Espérance pour y revenir après quelques quêtes ou combats afin de récolter les « impôts » locaux. La production est continue et plus vous gagnez en taille et en influence, plus votre royaume peut monter de niveau afin d’en étendre le territoire et de voir les possibilités de constructions multipliées. Chaque personne recrutée a une spécialité voire plusieurs et gagne de l’expérience lui permettant de passer de Novice à Vétéran, puis de Vétéran à Maître. La statistique globale de chaque travailleur permet donc au bâtiment dans lequel il travaille de gagner en efficacité. Plus un bâtiment est efficace, plus le temps de recherche se voit réduit ou la récolte de matériaux plus efficace. De temps en temps, vos citoyens auront des besoins qu’il faudra combler à la manière d’un Ever Oasis sorti l’an dernier sur 3DS.

L’aspect STR du titre est sympathique mais trop simpliste

Finalement assez fourni, cet aspect de l’aventure prend une place prépondérante si l’on est un brin perfectionniste. Evidemment, un royaume naissant est des plus vulnérables et vous serez parfois attaqués par des barbares ou autres monstres voulant s’emparer de votre bien. C’est là que le jeu révèle encore une fois de nouvelles mécaniques étonnantes venant se greffer à ce mélange de gestion et de JRPG. Vous aurez, comme tout royaume qui se respecte, des troupes dont il faudra recruter les chefs. Une fois votre armée composée – jusqu’à 4 troupes sur le terrain – vous passez à une phase de stratégie en temps réel. Chaque troupe a des caractéristiques distinctes mais on y retrouve des lanciers, des épéistes, des hallebardiers, des archers, etc. Prenant pour base un système de forces et faiblesses calqué sur celui de Fire Emblem ( hache < épée < lance < hache), il est possible de faire pivoter ses troupes autour d’Evan afin de combattre les troupes ennemies selon leurs faiblesses. Plutôt sympathique, l’aspect STR n’en reste pas moins simpliste et si vous êtes un aficionado des Total War, alors vous risquez d’être plutôt déçus. Malgré tout, il n’en reste pas moins fort sympathique et permet de varier à nouveau les genres. Si le jeu peut s’avérer redondant par moments, en ce qui concerne son gameplay, il y a de quoi se changer les idées. Véritable mélange des genres, Ni No Kuni 2 s’apparente à une expérience bien singulière dans le monde du JRPG, même s’il n’excelle véritablement dans aucun de ces derniers.

Comme au supermarché

Honnêtement, Ni No Kuni 2 nous impose d’emblée une quête linéaire dans la mesure où les objectifs sont globalement établis dès le début du jeu. Comme un produit qu’on est venu chercher le ventre vide au supermarché et qui se trouve dans le rayon le plus reculé de ce dernier, on bifurque à droite et à gauche tellement il y a de choses à faire dans le jeu. Des dizaines et des dizaines de quêtes sont disponibles, certaines un brin scénarisées, les autres automatisées (Fedex l’ami), des monstres additionnels et censés être un peu plus coriaces que les autres, des labyrinthes qui ne sont autres que des donjons à plusieurs étages, des personnages à recruter et un royaume à gérer, du crafting et de la cuisine, et bien entendu ces nombreuses batailles qu’il vous faudra mener à l’emplacement des drapeaux sur la map. Bref, il y a de quoi faire et si vous souhaitez juste lancer l’aventure et la faire en ligne droite, le jeu perd de moitié son intérêt. Alors est-il possible d’aimer Ni No Kuni 2 autant que son prédécesseur ? Possiblement oui, si vous êtes ouvert au changement, au dépaysement et à la découverte. Car si vous m’avez bien lu jusqu’ici, les points communs entre les deux opus sont aussi nombreux que leurs différences qui elles, pourraient éventuellement vous gêner.

A retenir

Porté par l’enthousiasme des fans de la première heure du bébé de la collaboration entre Ghibli et Level-5, le projet, à l’heure des comptes, a déçu ceux qui espéraient voir cette dernière se renouveler. Cependant, en rendant le jeu plus ludique et plus dynamique, Level-5 a fait le pari de trouver un public plus large et moins exigeant. Au lieu de poursuivre sur la même lancée et de gommer les erreurs du premier, ils ont donc changé quelque peu leur fusil d’épaule, en matière de gameplay notamment. Si les choix effectués sont critiquables, notamment un manque d’ambition et  un challenge quasi-inexistant, il n’y a cependant que peu de doutes sur le fait que Ni No Kuni 2 reste un très bon JRPG et qu’il vaut indubitablement le détour. En mélangeant savamment trois genres totalement différents, il demeure une expérience singulière. Je ne saurai que trop vous le conseiller tout en savant pertinemment qu’il alimentera les forums et les discussions à son sujet de controverse et de déception. Cependant, si comme moi vous n’avez pas apprécié le premier opus à sa juste valeur, il est temps de donner une deuxième chance à cette série étonnante. Et si le succès est au rendez-vous, peut-être aurons nous droit à un troisième épisode que Ghibli marquera à nouveau de son empreinte. 

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Informations sur le jeu

Plateformes : PS4/PC

Genres : JRPG / Gestion / STR

Développeur/Éditeur: Level-5

Date de sortie : 23 Mars 2018

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Au printemps 2011, un certain Thibault Ribba me contactait pour faire partie de son équipe de rédaction d’un site de retrogaming. Il avait remarqué sur Gameblog l’un de mes tests qui lui avait plu. Pour l’histoire, et parce qu’il manque à la collection du Serpent Retrogamer, le voici tel qu’à l’origine, il y a quatre ans. Celui qui a lancé ma belle aventure avec vous.

Confier au jeune studio Level-5 le développement du huitième épisode de la série RPG légendaire qu’’est Dragon Quest, voilà un pari que Square Enix a relevé et brillamment réussi. Volet charnière qui plus est, parce qu’’il marque l’’arrivée en Europe d’’un monument né en 1986, père du J-RPG et si populaire que le gouvernement japonais a dû voter une loi interdisant le lancement d’’un nouvel opus de la série un jour ouvré, pour éviter l’’absentéisme au travail et à l’’école. Avec à la fois son éternel respect envers ses traditions et son envie de s’’adapter pour plaire aux Occidentaux, Dragon Quest VIII est une invitation à l’’aventure, à l’’exploration, au plaisir, au rire, à la conquête d’’un territoire trop souvent perdu de vue malheureusement : notre âme d’’enfant….

L’’aventure débute dans un magnifique bois vert, dans lequel le Héros (qui porte le nom que vous aurez choisi avant de commencer votre partie) se voit tiré de sa paisible sieste par un gars bourru, un peu sale sur lui, à l’’accent londonien mauvaise graine et vêtu d’’un chapeau à pics et d’’une tenue de brigand. Ce doux garçon, répondant au prénom de Yangus, lance les premiers mots de l’’aventure (« Shake a leg, guv’ ! »), finissant de faire référence à AC/DC, et réveille notre Héros parce que le groupe qu’’ils accompagnent, un petit homme vert et un cheval, est attaqué par le plus « terrible » monstre de la mythologie Dragon Quest : un slime (gluant dans la version française). Une fois le menu fretin éliminé, la joyeuse bande reprend son chemin pour rejoindre le village proche de Lontania, à la recherche d’’un voyant ayant les traits de Mr Satan de Dragon Ball Z, et qui a malheureusement péri entre-temps sous les sorts du vil sorcier Dhoulmagus à l’’origine des maux qui ont touché le groupe. En effet, on apprend rapidement que le petit homme vert et le cheval sus-cités sont en fait le roi Trodé et sa fille, lesquels ont dû fuir leur château suite à une attaque du sorcier qui a transformé ou pétrifié tous ses habitants, à l’’exception du Héros qui a gardé son apparence naturelle. L’’aventure qui s’’offre devant vous va vous permettre de résoudre ce mystère et de vous lancer à la poursuite du mage noir, avec l’’aide bienvenue de Jessica, belle rousse au décolleté très plongeant à la recherche de son frère, et de Angelo, soldat renégat de la Sainte Déesse et grand séducteur devant elle, qui viendront tous deux rejoindre l’’escouade après quelques heures de jeu.

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Respect des traditions 

Les habitués de la série auront déjà repéré dans le paragraphe précédent une foule d’’éléments récurrents : un Héros portant le nom de la partie (qui ne décrochera d’’ailleurs pas un mot de toute l’’aventure), un slime comme premier adversaire, de l’’humour, une histoire simple voire manichéenne, un ennemi adepte des forces des ténèbres, un chara-design signé Akira Toriyama, la place de l’’église.… Autant dire que l’’on est en territoire connu, et qu’’on se sent tout de suite comme chez soi, si tant est que l’’on ait déjà goûté à la mythologie Dragon Quest, bien entendu. Pour les nouveaux venus, ce n’’est que le début de la découverte de codes éternels qui ont participé au succès retentissant de la série sur le territoire japonais, au premier rang desquels l’’inamovible système de combat au tour par tour. Générés aléatoirement, que ce soit sur la carte ou dans les donjons, les affrontements vous mettront aux prises avec une ribambelle de monstres tous plus attachants et délurés les uns que les autres, et vous proposeront plusieurs options : combattre en choisissant manuellement les actions de chaque personnage, fuir, crier pour tenter d’’effrayer l’’ennemi, ou encore laisser agir vos petits protégés selon une stratégie type. Si le choix des actions de chacun des personnages se fait selon l’’ordre dans lequel vous les aurez disposés territorialement, il sera par contre difficile de prévoir à coup sûr celui dans lequel ils exécuteront leur tâche, parce qu’’il semble être guidé à la fois par une caractéristique de vitesse et par une part d’’aléatoire.

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Vous aurez ainsi à votre disposition les classiques attaques physiques et sorts offensifs et défensifs, auxquels viennent s’’ajouter des compétences spéciales liées au type d’’armes que vous aurez sélectionné. A chaque level-up, le personnage se voit attribuer des améliorations de ses statistiques, et entre 4 et 5 points de compétence que vous devrez attribuer selon vos préférences à l’’une ou l’’autre des catégories d’’armes qu’il peut porter. Par exemple, pour le Héros, vous aurez le choix entre booster ses capacités en combat à mains nues, à l’’épée, ou encore au boomerang (entre autres). A un certain niveau, vous débloquerez des compétences spéciales, plus ou moins utiles il faut bien l’’avouer. Il s’’agit de l’’un des rares aspects de l’’évolution des combattants que vous pourrez personnaliser, l’’équipe-type étant imposée, avec ces quatre personnages très complémentaires que sont les polyvalents Héros et Angelo, la brute Yangus et la mage Jessica. Les sorts se débloquent également une fois franchi un niveau d’’expérience précis. D’’ailleurs, il est conseillé de passer quelques temps à faire du levelling dès l’’entame du premier donjon, le boss s’’y cachant étant particulièrement dur à battre si vous n’’avez pas acquis le sort de soin. Nouveauté notable et bienvenue : la possibilité de sauter un tour et de mettre un personnage en tension dans le but d’’augmenter sa puissance. Il existe quatre niveaux (5, 20, 50 et 100), le dernier étant franchi de façon aléatoire, voire même très rarement au début, mais de plus en plus souvent avec la répétition. Une pratique fastidieuse au départ, gratifiante à l’’arrivée, mais toujours risquée parce que la moindre altération d’’état subie fait chuter le niveau de tension à zéro.

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A l’’instar de ses aînés, Dragon Quest VIII demandera de l’’investissement pour vaincre certains boss et ennemis puissants, même si la fréquence des combats et la difficulté semblent plutôt bien dosées et adaptées à votre état d’’avancement. Il vous faudra partir à la recherche des fameux slimes de métal qui fourmillent de points d’expérience, mais qui ont aussi la fâcheuse tendance à s’’échapper et à n’’être vulnérables qu’’aléatoirement. De plus, la monnaie se faisant plutôt rare, vous aurez souvent la bourse un peu légère et vous serez ainsi amenés à vendre armes et armures dans le but d’’en acheter de meilleures (et plus onéreuses, bien entendu). Certaines d’’entre elles seront même accessibles seulement via le Casino, avec le côté aléatoire que cela comporte. Mais heureusement, la fameuse quête des mini-médailles, les différents et sympathiques moyens de transport mis à disposition (du voilier à l’’oiseau, en passant par la délirante panthère qui vous permettra de parcourir la carte à vitesse grand V), la possibilité de s’’échapper d’’un donjon ou de regagner une église déjà visitée via des sorts ne nécessitant qu’’une poignée de MP, la chasse aux monstres que vous proposera ce cher Morrie (véritable fer de lance de l’’anti-classe à l’’italienne) et qui vous permettra de bénéficier, une fois une certaine expérience dans le domaine acquise, de l’’aide en combat d’’un groupe de créatures préalablement battues et recrutées, ou encore la certitude de ne jamais voir d’’écran Game Over (une défaite en combat a pour conséquence de vous ramener au dernier point de sauvegarde, avec la moitié de vos deniers, pensez donc à les confier à une banque !) sont autant de points qui vous rendront ce point de levelling plus facile à digérer. Parce que s’’il y a bien une constante essentielle dans la réussite d’’un Dragon Quest, c’’est cette volonté de faire ressentir au joueur un grisant sentiment de liberté et un plaisir simple et détendu.

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Après un Dark Cloud quelque peu raté mais aux idées intéressantes, Level-5 a acquis une crédibilité et un certain respect chez les RPGistes, avec deux jeux aboutis : Dark Chronicle et Dragon Quest : L’Odyssée du Roi Maudit, dans lesquels le studio japonais a su prouver sa maîtrise de la technique du cel-shading. C’est donc avec optimisme que l’on pouvait aborder Rogue Galaxy lors de sa sortie européenne en septembre 2007.

Star Galaxy Wars

Contrairement à d’autres RPG, l’aventure ne débute pas avec le réveil pénible du héros principal, qui se nomme ici Jaster Rogue. Le jeune homme, résident de la planète désertique Rosa, et orphelin recueilli dès son plus jeune âge par le prêtre du village, ne rêve que d’une chose : partir à l’aventure et visiter d’autres mondes. Et voilà qu’un heureux concours de circonstances va changer son destin. Des pirates de l’espace le prenant pour Desert Claw vont l’embaucher et lui proposer de les accompagner dans leurs aventures. Tout ceci dans un contexte de conflit intergalactique qui voit la Fédération de Longardie annexer certaines planètes pour s’en approprier les ressources.

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Que ceux qui n’ont pas reconnu une référence à Star Wars, à Luke Skywalker et à ses amis contrebandiers, à la planète Tatooine et à l’aîné spirituel, ou encore à l’Empire, se lèvent et reçoivent des éclairs de rappel jaillissant de nos mains. A l’instar de Final Fantasy XII, Rogue Galaxy n’hésite pas à puiser son inspiration dans la célèbre saga de space opera cinématographique, la ville de Archadès présente dans le premier venant rejoindre la planète Zerard du second dans les imitations évidentes de la planète Coruscant de l’œuvre de George Lucas. Et le soft de Level-5 présente bien d’autres points de comparaison avec le blockbuster de Square-Enix…

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La série Inazuma Eleven commence à faire son petit bout de chemin. Avec 10 épisodes dont une collection au Japon, cette saga de RPG footballistique de Level-5 s’installe comme une référence sur les console Wii/DS/3DS, accompagnée d’un manga et d’un anime. La traversée vers l’Occident s’est par contre fait attendre, et les épisodes sont arrivés en France généralement 3 ans plus tard, pour un résultat un peu dépassé techniquement (les épisodes DS sont sortis sur 3DS). Avec le premier épisode de la série Go, l’écart se réduit et des défauts ont été corrigés. Pour un sans faute?

 

ENSEMBLE SAUVONS LE FOOT

Des anciennes connaissances font leur retour.

Des anciennes connaissances font leur retour.

L’aventure débute 10 ans après Inazuma Eleven 3. L’équipe d’Inazuma Japon (Collège Raimon)  a remporté le mondial et le football devient un sport incontournable. Les retombées sont si grandes que tout adolescent ou presque s’inscrit dans les collèges sportifs. Malheureusement avec la popularité viennent les envies de pouvoir. Une organisation appelée l’Olympique de Mars…pardon le Cinquième Secteur, instaure la corruption à grande échelle sous réserve de « réguler le sport ». L’argent est devenu prioritaire, un Empereur Sacré est désigné et chaque score des matchs entre les collèges est déterminé à l’avance. Le collège Raimon n’échappe pas à la règle et tout le monde semble s’être adapté aux nouvelles directives venant de la sombre organisation. C’est dans ce contexte pas vraiment réjouissant qu’évolue le personnage contrôlé par le joueur : Arion Sherwind. Ce jeune 6 ème est un passionnée de « vrai » football depuis des années qui rêve de s’entraîner dans le collège des champions du monde. Son vœu sera exaucé quand on lui annonce qu’il est inscrit au collège de Raimon. Il y part donc avec la tête rempli d’idéaux mais apprend à sa grande déception que le football qu’il imaginait a complètement changé. Il ne perdra certainement pas espoir et tentera progressive de rallumer le feu de la passion chez chacun de ses coéquipiers. Va t-il réussir à changer la face du sport qu’il aime? trouver des alliés dans cette tâche? C’est ainsi que débute une aventure remplie de foot, de techniques endiablées mais également de retournements de situations. Et c’est justement un des gros efforts portés par Level-5 sur la série : L’immersion du joueur.

LE DESSIN ANIME DANS LE JEU (ET VICE VERSA)

Un changement de ton certain.

Un changement de ton certain.

Le jeu est adapté de l’animé du même nom et ça se sent. On ne va pas s’attendre à une révolution profonde mais plusieurs changements interviennent. Dès l’allumage de la 3DS, on est accueillis par un générique rappelant fortement les dessins animés de notre enfance (Olive et Tom pour ne pas le citer), avec des références au courage, à l’amitié et à la victoire. Et ce ton plus caricatural mais fun se traduit dans le reste du jeu.  Les personnages sont déjà plus intéressants : Arion est clairement naïf mais va motiver l’équipe, Riccardo doute de sa capacité de captitaine d’équipe, Victor ne parait pas aussi mauvais qu’il le laisse penser, etc… Ça change de Mark Evans et sa phrase en boucle sur les bienfaits du football. Celui-ci fera d’ailleurs son retour dans l’aventure, pour peut être lui aussi amener du changement. Il sera accompagné de temps à autres de personnages de la première trilogie dans des rôles plus adaptés à leur nouvel âge, bons comme mauvais. En général, le ton est moins léger que dans les autres épisodes et on peut être amené à perdre volontairement des matchs afin de faire avancer l’histoire. Level-5 met également certains de ses personnages à mal, même s’ils sont centraux. Pas de méprise cependant, le jeu est en partie ciblé pour les enfants, mais c’est avec plaisir qu’on voit un titre ne pas prendre les personnes pour des individus incapables de réfléchir plus de 30 secondes. Une évolution de la série réellement appréciée qu’on espère voir confirmée dans les autres épisodes de la saga « Go » (seulement sortis au Japon).  Comme les jeux précédents, la version choisie (Lumière ou Ombre) nous amène des spécificités scénaristiques. Reste à voir comment s’en sort le jeu lui même

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Je dois vous faire un aveu : je ne suis pas fan de football. A part dans les grosses compétitions, je n’irais pas me poster devant un écran de télévision pour suivre un match. Donc quand Inazuma Eleven 3 : Foudre Céleste est arrivé à la rédaction, j’ai hésité pour me plonger dedans. Et pourtant, je me souviens de l’excellent Mario Tennis sur Gameboy qui avait su allier tennis et aventure passionnante. Je tente donc le coup avec ce titre de Level-5. Je prend mes cramponsn fais une bise à Zahia et c’est parti !

On est champion, on est tous ensemble

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Vaillants et plus cultivés que Frank Ribéry.

Mark Evans est jeune, Mark Evans est populaire, Mark Evans est joueur de foot. Mais il est encore amateur au lycée sportif de Raimon. Quand une lettre du directeur arrivant chez ses parents lui demandant de venir au plus vite, il se prépare à la vitesse de la lumière et retrouve des amis sur le chemin. Ceux ci ont également été invités et se demandent ce qui peut bien se passer. Une fois les grilles de l’établissement franchies, la réponse est enfin donnée : le premier tournoi international de football va débuter sous peu et il faut former l’équipe du Japon (Inazuma Japan). Mark, voyant d’anciennes connaissances amies comme ennemies parmi les recrues, décide de laisser de côté le passé pour faire la meilleure équipe. Et c’est parti pour une séance de qualification pour déterminer ceux qui endosseront le maillot national. Viendront ensuite les inscriptions à la ligue internationale de football, et le tournoi a proprement parler contre les équipes les plus fortes du globe. On suit donc les différentes victoires ou déceptions des jeunes champions et de nombreux rebondissements interviennent dans l’aventure. Pourquoi la sélection de l’Australie en fait une affaire personnelle? Pourquoi l’entraîneur de notre sélection est si mystérieux? Pourquoi une histoire parallèle avec un joueur et sa copine aveugle (un come back dans la version de Feu) ? On se retrouve avec un feuilleton digne des feux de l’amour. Impression renforcée avec le découpage en épisodes et la présence de vidéos tirés de l’animé (basé sur la série de jeux). On sent la technique de Level-5 assez rapidement, la mise en scène rappelant par moments la saga Professeur Layton. Mais le coup d’envoi est sifflé, place au jeu.

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Tout au stylet. Fans de Fifa, au revoir.

En route

Pour devenir champion du monde, il faut travailler dur. Les moments balles au pied sont différents suivant l’endroit où l’on se trouve. Si l’on est en entraînement au collège Raimon où dans la compétition internationale, on retrouve l’habituel jeu de foot à onze joueurs. Hors des terrains, dans les villes ou avec des rivaux, ce sont des défis à 4 contre 4 qui arrivent aléatoirement. Dans les deux cas, on établit la composition de l’équipe et on commence les hostilités. La jouabilité est cependant assez particulière dans le sens ou le joystick contrôle la caméra et pour effectuer toutes les actions, on passe par l’écran tactile. Par exemple, si on veut faire une passe, on va pointer au stylet le joueur sur qui doit arriver la balle. C’est assez déroutant dans un premier temps et cela ne se termine pas là. En effet si deux joueurs s’affrontent, ils useront de leurs points de technique et ses points d’énergie. Comme un guerrier de fantasy, en plus des techniques classiques du football, chacun pourra utiliser des techniques particulières. Mark Evans par exemple sortir le poing de la justice pour arrêter les balles, un autre joueur va écraser ses concurrents ou encore créer une dimension parallèle pour aller aux cages. Et c’est là le point fort du jeu : un Olive et Tom des temps modernes. Le côté délirant est maintenu pendant tous les matchs, même si ceux à 11 sont plus intéressants. Pour les défis il suffit de marquer un seul but, le plus souvent en faisant un unique dribble. Enfin la personnalisation des joueurs est de la partie, avec points d’expériences et inventaire de la tête aux pieds. Les problèmes arrivent à partir de ….MI TEMPS.

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Level-5 est désormais un développeur qui compte. Responsable des aventures du Professeur Layton et des deux derniers Dragon Quest canoniques (épisodes VIII et IX), le studio japonais n’est plus à présenter. Et pourtant, son histoire est plutôt récente. C’est en 2000 que sort son premier titre: il s’agit de Dark Cloud sur PS2, un RPG intéressant mais maladroit. Deux ans plus tard, Dark Chronicle vient balayer tous les doutes et ouvre les portes de la saga d’Enix à Level-5. Une franche réussite, en accord avec son temps et ses idées.

Retour vers le futur

44172-183827-darkcloud2ps25jpg-620xMaximilien est un fils de noble, mais il préfère passer ses journées à apprendre le bricolage avec son ami Cédric dont il ne cesse de squatter l’atelier. Ce jeune et fougueux habitant de Palm Springs, ville dont personne ne veut et ne peut sortir, désire secrètement retrouver sa mère qui a disparu. Lors d’un spectacle de cirque donné sur la grande place de la ville, Maximilien se retrouve poursuivi par un mystérieux clown qui convoite le pendentif rouge qu’il porte à son cou. Après une fuite qui le fera passer par les égouts et découvrir des terres étrangères, il rencontrera bientôt Monica, une jeune fille venue du futur pour empêcher l’avènement du règne du terrible empereur Griffon. D’une manière générale, l’histoire de Dark Chronicle bénéficie d’un excellent rythme et alterne avec intelligence moments épiques et calmes. De plus, la narration est sobre et servie par des personnages attachants et un cadre magnifique. Une douceur qui alterne avec sa difficulté très élevée et qui contribue à sa grande richesse.

 

Rassembler le jeu de foot, et le RPG ne doit pas être une mince affaire, mais de la part du talentieux studio Level-5, tout est possible. Et c’est 3 ans après sa sortie au Japon que Inazuma Eleven premier du nom débarque en Europe. Le décalage est énorme sachant que le 2 et le 3 sont déjà sortis au Japon. De plus, il n’y a pas vraiment d’excuse, si ce n’est le fait que la série animée Inazuma Eleven est méconnue en Europe. Mais alors, sa réputation sur l’archipel est-elle fondée ?

Judicieux et novateur

Les techniques de l’animé sont bien présentes.

Le challenge est présent pour Level-5 d’associer le jeu de foot au RPG, mais il a été grandement réussi. On aurait pu s’attendre à un jeu de foot classique, enchaînant les matchs à la FIFA, avec une mince gestion tactique et des joueurs du club. Mais là nous avons affaire à tout autre chose. Il y a deux phases dans le jeu : une phase d’exploration et une phase de match. La première consiste à se balader dans toute la ville, du collège à la Gare en passant par la tour et par les rues commerçantes : c’est là que l’on ressent vraiment le côté RPG : gain d’expérience dans des duels au stylet (identiques aux matchs que j’expliquerai par la suite) , améliorations de toutes sortes de statistiques avec de petits entraînements, recrutement des joueurs, achats d’items et d’équipement, ceux qui apprécient les RPG vont aimer ce côté-là du jeu. Mais il faut quand même le dire : ces phases sont linéaires et très répétitives, voire inutiles dans certaines situations. L’autre phase est un côté beaucoup plus innovant : lors des matchs, au lieu de jouer avec les boutons classiques comme dans tout jeu de foot, Level-5 a décidé de faire dans l’originalité et de proposer des matchs au stylet. Vous pouvez gérer le déplacement des joueurs (même s’il est automatisé par cette IA très moyenne justement) , leurs passes, leurs tirs mais surtout leurs duels. Et c’est là que c’est intéressant. Dès que deux joueurs rentrent en contact ou qu’il y a un tir, nous avons le choix entre par exemple un contact, un tacle, un dribble ou une feinte pour remporter le duel,. C’est là que les statistiques entrent en compte, et surtout le système d’éléments, car chaque joueur possède un élément (Forêt, Vent, Feu, Terre) qui fonctionne comme une sorte de shifumi, l’un l’emportant sur l’autre et ainsi de suite. Si l’on souhaite ignorer ce système d’éléments, nous avons la possibilité de choisir un coup spécial. Les techniques possèdent elles aussi un élément (quelqu’un a parlé de Pokémon ?) et utilisent des Points de Techniques, car elles sont pour la plupart très efficaces, on ne pourra donc pas les utiliser à l’infini. Lors des duels, une animation en 3D se déroule et à l’issue du duel, l’un repart avec le ballon, le match continue ainsi son déroulement. Ce concept est original mais demande au joueur un certain temps d’adaptation afin que celui-ci finisse par gérer complètement un match, chose peu aisée à faire en début de jeu. 

 

Après deux épisodes parus à ce jours en Europe sur Nintendo DS, la franchise Inazuma Eleven, adaptation de l’anime du même nom, revient. Mais cette fois, c’est sur Wii qu’elle débarque. Une transition de la DS à la Wii habituelle pour ce genre de jeux souhaitant toucher un public assez large. Les deux premiers épisodes ayant été de bonne facture, on en attendait naturellement autant concernant cet opus. Inazuma Eleven est-elle une série qui convient à la Wii et aux attentes de ses joueurs ?

Un contenu loin d’être à la hauteur

3, 2, 1… Martelez !

L’un des principes fondamentaux d’Inazuma Eleven réside sur le mélange entre jeu de rôle et jeu de foot. Ce dernier était franchement réussi dans les opus DS. En lançant ce Strikers, on s’aperçoit d’une chose plutôt frappante pour le fan de RPG et de jeu de foot : pas de mode histoire. Première déception de ce titre qui malheureusement en proposera plus d’une. Alors certes, la portabilité de la DS était propice à proposer un petit RPG à jouer partout, la Wii étant une console de salon, Level-5 a sans doute renoncé à cette partie du jeu. Quel dommage quand on sait que la partie RPG était la plus réussie et proposait une durée de vie très correcte. Dans ce Strikers, on nous propose uniquement un match amical (exhibition), une carrière où l’on enchaîne les matchs, et un entraînement qui se présente sous la forme de plusieurs mini-jeux, plus ou moins intéressant, surtout moins pour être franc : marteler un bouton, appuyer au bon moment, classique, beaucoup trop classique pour un studio qui a l’habitude de proposer des innovations dans son gameplay. On sent que cette petite partie du jeu a été réalisée de manière a étoffer un contenu qui paraissait bien trop limité. À noter que ces mini-jeux sont utiles uniquement en mode carrière, servant à booster certaines capacités des joueurs de notre équipe. Ce mode carrière propose de partir à la conquête de tous les trophées, avec une équipe de base. Techniquement, vous incarnez, le manager, l’entraîneur et aussi les joueurs. Vous devrez en effet gérer les ressources du club, dont certains transferts entre clubs. Mais aussi composer l’équipe, peaufiner (plus ou moins en détail) votre tactique et jouer tous les matchs. Un mode carrière encore une fois très classique offrant pas mal d’heures de jeu devant soit si l’on met de côté la répétitivité de la chose et l’ennui que l’enchaînement de matchs peut provoquer chez le joueur. Un mode indispensable pour un jeu de foot mais de là à en faire le mode principal constituant le seul intérêt du jeu, c’est vraiment décevant de la part de Level-5. Il existe également un mode tournoi, dans lequel vous pourrez organiser vos propre… tournois donc, entre amis ou contre l’intelligence artificielle, c’est au moins ça. Est-il utile de préciser que le jeu ne propose pas un mode online ? Certains développeurs oubliant sans doute la présence d’un service en ligne sur la console de Nintendo. Il y aurait eu de quoi faire pourtant. 

L’industrie du RPG japonais est un univers où nous, pauvres occidentaux peinons sévère pour nous y retrouver. Entre les différents titres pour un même jeu (Mystic Quest…), tous ces grands RPG exclusivement dispo en import (OG Saga…), tous ces portages d’une console à l’autre, tous ces spin-offs… Bref c’est un genre qui reste très obscur (d’où peut-être son côté « collectionite » et une partie de son charme ?). Et c’est encore plus dur d’y voir clair quand au sein d’une même saga les développeurs changent.Eh bien ce fut le cas pour la fameuse saga Dragon Quest. Grosso modo, les cinq premiers DQ furent développés par Chunsoft, le sixième et septième par Heartbeat, et à partir du huitième par Level-5. Or, Heartbeat et son boss Manabu Yamana a cessé toute activité depuis lors pour d’obscur raisons financières, faisant transférer certains de leurs développeurs chez Genius Sonority, une récente (2001) boîte second party auprès de Nintendo, responsable entre autre des Pokémon Stadium. Pour l’anecdote, Genius Sonority a aussi accueilli d’anciens développeurs de Creatures Inc, très connus pour leur divine saga Earthbound (ou Mother). Tout est lié héhé ! Pour en revenir à ce qui nous intéresse dans cette news, eh bien il semblerait que Heartbeat soit en passe de renaître avec des nouveaux projets d’après les dires de monsieur Yamana sur son Twitter. Alors, RPG, pas RPG ? Dans tous les cas, un tweet porteur d’espoir pour tous les fans de la série Dragon Quest.

Bloodevil

Récemment le boss nous demandé qui voulait tester Inazuma eleven 2, et en tant que fan de japanimation je me suis jeté dessus sans trop savoir ou j’allais. Sur ce, il me dit tu vas voir ça ressemble un peu à Captain Tsubasa et là, je suis au comble du bonheur, je dis ok envoie le jeu et vite! Ne connaissant pas la série (que ce soit le manga ou le jeu) je me lance un peu à l’aveugle dans cette nouvelle aventure vidéoludique. J’ allume ma DS plein d’espoir, et la je suis accueilli par une super vidéo d’introduction tout droit tirée d’un animé japonais. Effectivement la musique comme les paroles pleines d’espoir me rappellent effectivement Captain Tsubasa. Le doublage est vraiment très bon, et graphiquement c’est du très lourd pour une Nintendo DS.

Le destin du monde est entre vos mains

Nous sommes une semaine après la victoire de votre équipe du collège Raimon au championnat national (le football frontier). Vous incarnez Marc le gardien et capitaine de l’équipe, et vous vous apprêtez à fêter dignement votre victoire avec vos coéquipiers, quand soudain votre collège est attaqué par des extra-terrestres, l’Allius academy. Ces derniers ont tous simplement décidé de se mesurer au meilleures équipes du pays, et de détruire les établissements des perdants. Après la destruction d’un second collège, vos jeunes joueurs décident de passer à l’action mais se font tous simplement terrasser sans pouvoir faire jeu égal avec des gars venus de l’espace. Ni une ni deux, vos jeunes joueurs quitterons leur ville natale afin de parcourir le Japon a bord de la caravane Inazuma. Leur mission, recruter les meilleurs joueurs du pays afin d’affronter l’Allius academy. Vous visiterez donc plusieurs régions du Japon, dommage que l’idée n’ait pas été développée plus que ça. En effet, le jeu est linéaire et manque cruellement de liberté comparé à d’autres jeux de sa catégorie. Vous irez d’une ville à une autre simplement en la sélectionnant. Disons le tout-de-suite, la caravane est votre QG. A partir de cette dernière vous aurez la possibilité d’organiser des matchs contre les équipes déjà affrontées, de recruter de nouveaux coéquipiers ou encore d’augmenter vos relations avec d’autres joueurs afin là aussi de les recruter. Notons que la base de données concernant les joueurs est plutôt bien garnie, car vous pourrez recruter pas moins de 1500 joueurs possédant chacun leurs techniques préférées. Bref de longues heures de jeu en perspective. Pour ceux qui ne connaissent pas la série, Inazuma Eleven 2 est un petit RPG sympa, prenant pour trame principale le football, et ressemblant graphiquement parlant à la série Pokémon.  Comme dans les RPG old school vous aurez vos persos à l’écran, ce qui est très appréciable pour les fan du rétrogaming. vous explorerez des petites zones qui regorgent de coffres. Vos rencontres aléatoires se dérouleront sous forme de défis pas très compliqués mais qui s’avèrent trop répétitifs à la longue. Vous jouerez en effet à 4 contre 4, et vous devrez soit marquer le premier but, sois subtiliser le ballon à vos adversaires. Bref, rien de compliqué. Comme dans tout RPG, ces défis vous permettront de faire progresser votre niveau et vos capacités. Vous disputerez également des matchs à onze contre onze, et aurez le choix entre plusieurs stratégies. Il vous faudra également gérer votre banc de touche car vous aurez la possibilité de créer des affinités entre les joueurs, ce qui aura pour effet de leur faire combiner leurs techniques. Justement, parlons un peu des techniques de nos jeunes joueurs. vous aurez la possibilité de tirer de loin manuellement, mais là, rien de spectaculaire me direz-vous. Chaque joueur dispose de techniques qui lui sont propres. Ces dernières sortiront sous forme d’animations vraiment très réussies. Mais attention de ne pas en abuser car votre jauge de PT descendra très vite. Le maniement du jeu avec le stylet se prend en main très rapidement, et après quelque temps de jeu vous serez tout à fait à l’aise avec . Pour les plus réfractaires sachez que vous pourrez jouer sans mais le jeu perdra beaucoup de sa fluidité.