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La marque des grands jeux… Ou plutôt qu’est-ce qui fait la marque des grands jeux ? En voilà une bien belle question. Presque un sujet de philo du bac. Mais c’est une véritable interrogation existentielle pour chaque joueur : qu’est-ce qui fait que l’on se souvient de tel ou tel jeu après plusieurs années, voir décennies, parfois même sans y avoir joué ? Les réponses sont diverses : le lien indissoluble entre Ellie et Joël dans The Last of Us ; la scène d’introduction d’ISS Pro Evolution 2, ou encore la mise en abime du personnage de Snake dans MGS2. Et bien on peut rajouter un autre fait marquant, au delà de toute scène alambiquée ou importante : je me souviens encore des Cheat Codes de Rogue Squadron sur N64.

Leader rouge en position

Si ça c'est pas un vaisseau légendaire !

Si ça c’est pas un vaisseau légendaire !

Ce n’était pas l’année 62, mais bien l’année du jeu vidéo 1998. Grande année, où la France du Football était au sommet du monde, mais surtout où le jeu vidéo connaissait un de ses meilleurs millésime : Half-Life, Ocarina of Time, Starcraft, et bien entendu Rogue Squadron (je vous renvoi d’ailleurs au bouquin de Third Edition de très bonne facture). Ce jeu a vraiment une saveur singulière à mes yeux, rien que tenir la cartouche entre mes mains enclenche le processus nostalgique générateurs d’images et souvenirs. Je vais donc être subjectif, mais logique (Il faut dire qu’en son temps, le jeu en jetait graphiquement, puis bordel, contrôler les vaisseaux cultes de la saga, je peux vous dire que ça foutait des étoiles dans les yeux). En cette année donc j’usais et abusais des cheat code sur ce qui allait devenir jusqu’alors mon jeu Star Wars préféré : Rogue Squadron.

Chronologiquement post bataille de Yavin, nous faisons partie d’une unité de chasseurs « Rogue Squadron », missionnée sur différentes expéditions : protéger des civils, escorter des convois, détruire des générateurs de champs de force, emberlificoter des quadripodes impériaux avec un câble harpon à fixer à leurs pattes. Oui mes amis, nous sommes bien face à un jeu de vaisseaux spatiaux, ou plutôt un jeu de pilotage spatial. Si les deux premières missions ne sont que des mises en bouche avec notre X-wing peu maniable, tout s’accélère avec la troisième mission, nouveau vaisseau disponible, le A-wing, plus nerveux, plus précis, les choses sérieuses commencent.

Dans les années 90, de nombreux genres de jeu ont véritablement fait le bonheur des gamers sur PC. Des genres très différents dont certains sont, encore de nos jours, sur le devant de la scène comme les FPS et les STR. Parmi ces jeux, certains n’ayant pas ou peu suivi l’évolution ont aujourd’hui presque totalement disparus. S’il est vrai que quelques titres comme la série des Runaway tentent de faire perdurer le genre, le Point ‘n’ Click n’existe plus vraiment. Cependant, s’il y a un nom à retenir, C’est évidemment Lucas Arts, des maîtres du Point ‘n’ Click à qui l’on doit notamment Maniac Mansion, Day Of The Tentacle, Monkey Island, Sam & Max ou encore Full Throttle. C’est à ce dernier, sorti en 1995, que nous nous intéresserons ici.

Plein gaz !

Full Throttle, sorti en 1995, est l’un des derniers Point ‘n’ Click développé par le fameux studio de George Lucas. A l’instar de ses prédécesseurs, le jeu se veut emprunt de beaucoup d’humour visible à travers les dialogues, la mise en scène ou le character design. Ici, nous incarnons Ben, chef d’un gang de motard appelé « les Putois ». Au début du périple, au détour d’un bar, notre héros est approché par un certain Adrian Ripburger, un homme d’affaire plutôt sinistre ayant besoin de l’appui de motards pour faire bonne figure auprès des actionnaires et ainsi passer à la tête de la dernière entreprise de motocyclettes, Corley Motors. Cependant, Malcolm Corley, créateur et dirigeant de l’entreprise exige que ce soit le gang de Ben, les Putois, et uniquement eux qui puissent accompagner Ripburger. Ben, biker libre comme l’air, refuse l’invitation de l’homme d’affaire. Celui-ci ne va donc pas hésiter à assassiner Malcolm et faire porter le chapeau à Ben et son gang pour arriver à ses fins. A vous donc, à travers le personnage de Ben, de faire la lumière sur cette affaire et prouver votre innocence. Même si le pitch de départ semble fade, le traitement qu’il en est fait tout au long du jeu est tout simplement réussi. L’intrigue, qui nous fait visiter des lieux atypiques, est bien amenée et les personnages que vous rencontrez sont tous intéressants.

La scène d’introduction doit mettre dans l’ambiance, et Lucas Arts l’a bien compris. Grim Fandango est le dernier grand jeu d’aventure de l’ère Lucas Arts auquel j’ai joué. C’était le premier jeu 3D de ce genre vraiment abouti, que ce soit sur le fond ou sur la forme. L’aventure mélange avec délice les clichés des films noirs des années 50 (Casablanca) et le folklore morbide mexicain : l’ambiance est unique. Le jeu est plutôt corsé mais on ne lâche pas l’affaire grâce à un scénario bourré d’humour et de rebondissements. Côté technique, rien à dire, c’est propre, sans bavure et très maniable. Un de mes meilleurs souvenirs vidéoludiques sur PC.

Le Serpent

2012. The Old Republic sort. Je n’y ai pas joué. Je n’y jouerai jamais. Alors retour en arrière de neuf ans. 2003. Georges Lucas est toujours occupé à massacrer la mythologie Star Wars en sortant un à un les épisodes détruisant consciencieusement le mythique personnage de Darth Vader en nous présentant un Anakin Skywalker chiard et stupide. (J’aime quand même la prélogie, je vous rassure. Je la considère d’un oeil attendri. Irrité, mais attendri.) De leur côté, parce qu’après tout, tout le monde aime Star Wars, Lucas Arts et Bioware décident de s’atteler à façonner par jeu vidéo une des histoires datant d’un millier d’années avant l’émergence de l’Empire Galactique. Une aventure promettant foutage sur la gueule entre Sith et Jedis, batailles spatiales, conflits moraux et discours manichéens, tout ce qu’on aime. Alors on marche. Parce qu’après tout, Bioware en 2003 a encore la classe. Ainsi débute Knights of the Old Republic premier du nom.

Bonjour, petit avatar muet !

Je suis désolée, mais j’ai du mal à le prendre au sérieux avec une tête pareille.

(Oui non mais mine de rien c’est très difficile de repasser à un RPG où le PJ ferme sa gueule après s’être shootée à Mass Effect pendant trois mois) Bon. Le jeu est lancé, on vous demande de créer votre PJ. Bien, tout RPG commence de cette façon, on ne va pas s’en plaindre. Pas beaucoup d’options de personnalisation, on vous propose des têtes toutes faites – et toutes horribles – et roulez jeunesse, voilà votre personnage. Trois classes initiales vous seront proposés, entre voyou, soldat et éclaireur. Comme c’est un jeu Star Wars avec des Jedis on se doute bien qu’on va finir par devenir un Jedi, donc franchement le choix de la classe initiale importe peu. Faut juste faire gaffe aux bonus qu’elles apportent. Ça peut apporter un petit plus au début. D’ores et déjà une fois la première conversation expédiée avec le personnage recyclable du didacticiel (comprenez par là qu’il va forcément crever dès les premières minutes de jeu), on explore le menu, on constate que l’inventaire est fourre-tout – et curieusement n’impose aucune limite d’encombrement ou de poids – et on passe sur sa fiche de personnage. Notre perso est entouré de fumée grise et un compteur « clair/obscur » se trouve à la gauche de la silhouette du PJ. On se doute bien que ça aura une influence sur la suite. Ce sera le cas, bien sûr ; votre alignement aura même une influence sur l’efficacité de vos pouvoirs Jedi. On sent déjà la patte Bioware. Ils adorent les alignements.

De jolis décors ne se refusent jamais

Manaan.

Les graphismes du jeu datent, bien évidemment. Le moteur du jeu est un lifting réussi du moteur de Neverwinter Nights, lui aussi produit par Bioware. Pour une fois, les lèvres des gens bougent quand ils vous parlent. C’est peu, mais mine de rien, ça aide un peu plus à l’immersion que quand des têtes carrées bougent un chouïa pour vous faire signe qu’ils sont en train de vous causer.  La direction artistique, de son côté, nous livres des paysages aussi bien splendides que relativement monotones… souvent, les phases de combat en couloirs ne brillent pas par leur beauté. Les zones de « paix » sont, la plupart du temps, foutrement belles, avec une direction artistique à couper le souffle – je pense en particulier à Taris, une resucée de Coruscant certes, mais vraiment très belle, ou la planète de Manaan, ville construite sur un gigantesque océan à perte de vue… pour n’en citer que deux. En tout cas, l’ambiance Star Wars est bien présente, bien que l’histoire se déroule plus de mille ans avant l’épopée des Skywalker et de l’empire. Les fans ne seront pas dépaysés.

Nous continuons dans le « rattrapage » des émissions d’Atomium, les reload. Voici aujourd’hui un jeu dont l’ambiance m’a emballé dès les première minutes de jeu (un peu moins que sa suite tout de même) : un monde déjanté avec un professeur fou et sa famille aux têtes bizarres, je parle bien entendu de Maniac Mansion. On ne comprend pas tout de suite ce qu’il se passe mais au fur et à mesure, on se rend compte que quelque-chose cloche dans cette baraque, mais surtout, dans le ciboulot de cette famille dingo !!! Alors accompagné de votre bande de potes qui ont chacun leurs spécificités, vous allez essayer de mettre de l’ordre dans tout ça à travers de nombreuses énigmes. Un point and click tout simplement mythique. Si vous l essayez je pense que vous serez conquis ! Et je parle sous le couvert d’Atomium ! Bonne vidéo !

Le Serpent

Le jeu est lancé : ouais, trop cool je vais jouer à Indiana Jones ! Euh… Je dois chercher le soleil à la page 5 du Dialogue perdu de Platon, puis la lune… mais c’est quoi ça ? Ah c’est pour éviter le piratage >_<. Bon c’est fait on y va !

Un épisode à part

Indiana Jones et le mystère de l'atlantide
A quelques occasions il est possible de contrôler Sophia (j’adore), ici la grande Sophia Hapgood en pleine séance de spiritisme.

Indiana Jones et le mystère de l’Atlantide – Indiana Jones and the fate of Atlantis – est un jeu point&clic sorti en 1992 sur PC (sous DOS, avec les disquettes, C:/ATLANTIS/… et tout). C’est un jeu LucasArts (éditeur et développeur). Il était assez difficile de trouver le jeu qui n’est plus édité (LucasArts refusant toute idée d’abandonware) mais  depuis Juin dernier le jeu a été ajouté en bonus à Indiana Jones et le spectre des rois (il faut finir la partie 1 fois puis refaire 1 mission et là le jeu est accessible, j’avoue avoir acheté le jeu rien que pour pouvoir y rejouer. Qui plus est, je trouve que le contrôle du point&clic passe super bien avec la Wii-mote.) Le jeu est aussi disponible en téléchargement depuis le Juillet 2009 sur la plateforme Steam (4,99$). Ce jeu est le premier jeu de la saga Indiana Jones dont le scénario n’est pas issu d’un des films : Indy notre célèbre archéologue est au Barnett Collège et doit retrouver une mystérieuse statuette pour Marcus (il y serait bien allé mais il s’est déjà perdu dans son propre musé alors…) Dès le générique nous contrôlons Indy et découvrons certaines salles de la fac et redécouvrons le point&clic déjà choisi pour Indiana Jones et la dernière croisade. Une fois la statuette retrouvée direction le bureau d’Indy pour rejoindre Marcus et son client (très grand, très blond, avec un accent très prononcé…) qui semble très intéressé par notre statuette et son origine. Après une super cinématique et une belle bagarre l’énigmatique client de Marcus réussi à s’enfuir avec notre statuette en laissant derrière lui son passeport et là surprise c’est un Nazi ! Mais que cherche-t-il ? Cette statue est très ancienne très très ancienne, Indy se souvient l’avoir trouvé lors de fouille en Islande. Mais il ne se souvient pas vraiment, peut-être son ancienne assistante aura plus de souvenir et c’est à Brodway qu’il part pour retrouver la magnifique Sophia Hapgood (pour moi la meilleure de ses chéries, après moi bien-sûr !) devenue un célèbre médium.

Quelle tête d’ensuqué !

LucasArts, une société qui a produit de véritables chefs d’œuvres au début des années 1990, et Activision, éditeur tentaculaire au patron avide d’argent, se sont lancés dans la réédition remastérise des Monkey Island depuis quelques temps. Il annoncent d’ailleurs, aujourd’hui même, la sortie en septembre prochain d’un pack Monkey Island Edition Spéciale : Collection, une compilation regroupant les jeux The Secret of Monkey Island : Special Edition et Monkey Island 2 : LeChuck’s Revenge Special Edition. Mais, bien entendu, une telle compilation se devait d’accueillir du contenu spécial et inédit. Ainsi, le titre inclut les commentaires audio des créateurs originaux : Ron Gilbert, Tim Schafer (on t’aime mec !!!!!!) et Dave Grossman, partageant leurs avis et souvenirs à propos de scènes spécifiques du jeu. Un bonus assez marrant ma fois. De nouveaux environnements et des concept arts de personnages des deux titres seront aussi de la partie, ainsi que les bandes originales de ces classiques. Mais l’annonce, de loin la plus fracassante, fut celle d’un film d’animation. Nous n’avons pas encore d’information sur ce dernier, mais quel pied ! Aucun prix n’a encore été fixé mais je vous donne rendez vous en septembre pour tout déchirer !

Le Serpent