Articles

Une sélection de classiques Lucasfilm arrive sur GOG.com, dont trois sont disponibles pour la première fois en version dématérialisée : Zak McKracken and the Alien Mindbenders; Outlaws; ainsi qu’Indiana Jones et le Tombeau de l’empereur. Oui messieurs dames approchés, il n’y a pas de Star Wars !

Voici les petits trésors qui font plaisir :

  • Zak McKracken and the Alien Mindbenders (pour la première fois en téléchargement)
  • Indiana Jones et le Tombeau de l’empereur (pour la première fois en téléchargement)
  • Outlaws (pour la première fois en téléchargement)
  • Monkey Island: LeChuck’s Revenge – 20 % de réduction au lancement (ouiiiiiiiiiiiiiii)
  • The Dig – 20 % de réduction au lancement
  • Loom – 20 % de réduction au lancement (Putain loom… Ça rajeuni pas tout ça !)

Et à priori, d’après les bruits de couloir (oui je suis au courant), cela n’est pas encore fini ! Merci GOG !

LA1Lucas Arts c’est d’abord un nom inoubliable pour tous les passionnés de point’n’click (Day of the Tentacle, Monkey Island, ...), c’est aussi un âge d’or des simulations spatiales ( Xwing, T-fighter), mais ça a été aussi une entreprise redoutable concernant la redistribution de ses jeux. Heureusement ou malheureusement, ce temps est révolu puisque suite au rachat par Disney, 6 titres du développeur vont ressortir sur le site gog.com.

Les titres concernés sont les suivants :

Star Wars™: X-Wing Special Edition
Star Wars™: TIE Fighter Special Edition
Sam & Max Hit the Road
The Secret of Monkey Island™: Special EditionIndiana Jones® and the Fate of Atlantis™
Star Wars®: Knights of the Old Republic

SETM1

Avant de sombrer en 2013, devenant un faire valoir du passé, Lucas Arts a excellé dans le jeu PC. L’impact de la société a été si fort que les joueurs ont associé cette dernière à un genre  : le point & click. Plus précisément, c’est dans l’humour absurde au possible que LucasArts a marqué le joueur PC.  Et dans ce domaine, une personne venant du monde de la BD  va très vite imposer son style. Il s’agit de Steve Purcell et de son grand jeu : Sam & Max Hit the Road.

COOPÉRATION DE LONGUE DATE

Un esprit taré dans un corps bariolé

Un esprit taré dans un corps bariolé

Avant de parler du jeu, un petit retour sur les deux personnages s’impose.  L’idée de départ n’est curieusement pas de Steve Purcell, mais de son frère Dave. Dans les années 1970, le benjamin de la famille laisse de nombreux croquis d’aventures représentant des aventures policières. Le ton est sérieux mais les personnages principaux sont des policiers spéciaux: un chien appelé Sam et un Lapin appelé Max. Son frère Steve tombe amoureux du duo et décide de terminer les histoires, non sans changer le ton global.  Le tout devient délirant, Sam & Max oublient leur noms et les personnages brisent le 4ème mur pour se moquer de la qualité des dessins . Respectueux du travail de Dave, Steve en reste là mais ce dernier lui fait un cadeau d’anniversaire un peu spécial : un contrat pour la cessation totale des droits de Sam & Max. Dès lors, quelques aventures signés d’une nouvelle main paraissent dans le journal de l’université de Steve Purcell, mais le premier comic officiel sort en 1987 : Sam & Max Freelance Police. Regroupant plusieurs aventures comme celle des « Singes profonateurs du temple sacré », cette compilation rencontre un succès critique. Malheureusement les ventes ne suivent pas et Steve Purcell doit travailler sur des petits jobs alimentaires. Au hasard de ses recherches, il est embauché par LucasArts comme artiste sur plusieurs point’n’click de la firme , il mettra d’ailleurs des cameos de Sam&Max ici et là (comme dans Indiana Jones and the Last Cursade). Il passera aux commandes d’un jeu dans l’année 1992, son opportunité de mettre ses personnages en mouvement, qui sortira l’année suivante : Sam & Max Hit The Road.

FAITES PLACE A LA FREELANCE POLICE

La Freelance Police : une équipe de confiance.

La Freelance Police : une équipe de confiance.

Le jeu commence sur une scène assez particulière. Un savant fou a ligoté une pauvre femme en détresse et s’apprête à la désintégrer car…il a pris un râteau. L’otage briseuse de cœurs discute donc des raisons de son refus, devant le rayon de la mort, tandis qu’une voiture de police défonce le mur du laboratoire. Deux personnages en sortent, visiblement s’étant trompés de destination : Sam & Max. Qu’à cela ne tienne, Max se jette dents en avant sur le truand tandis que Sam joue avec la corde qu’il est censé défaire. Les deux repartent ensuite vers le commissariat, laissant place au générique noir & blanc. Dès la première seconde, toute tension est désamorcée et tout le reste du jeu suivra la même logique. De l’humour noir, délirant et surtout complètement dans l’absurde.  Et le vrai début de l’aventure confirmera cet état d’esprit.  Le supérieur lunatique de Sam&Max les contacte dans leur bureau de New York avec leur nouvelle mission.  La fête foraine locale est dans le plus grand désarroi : le yéti congelé depuis des millénaires s’est décongelé et s’est enfui avec son amoureuse du moment (la femme girafe). Le spectacle est donc annulé, et on commence le jeu en se rendant sur place (non sans fouiller tout le commissariat pour récupérer des objets totalement inutiles pour le moment). L’enquête peut commencer.

100 % PUR LUCAS ARTS

Vite, tous à la pelote la plus grande du monde.

Vite, tous à la pelote la plus grande du monde.

Le jeu reprend les principes des jeux d’aventure de Lucas Arts. Si vous n’aimez pas les jeux récents avec un format épisodique et des énigmes faciles, voici le jeu parfait. Même si le haut du panier des énigmes tordues est toujours la série des Monkey Island, ici la manière d’avancer peut être aussi tarée que les personnages rencontrés. On prend autant plaisir à découvrir ce que nous réserve le jeu en terme de lieux et de personnages qu’à se creuser les méninges, comme dans sa BD favorite. D’ailleurs, une version plus récente du jeu a inclus des voix pour les différents personnages et pour une fois, le doublage Français est vraiment excellent. Au delà du jeu traditionnel, certaines phases de jeux diffèrent du point’n’click. Quand on veut se rendre à un autre partie des Etats Unis, un mini jeu en voiture est lancé où l’on doit éviter les panneaux de signalisation. Si notre mission nous ennuie, on peut également participer à des jeux comme le massacre de rats et la bataille navale avec des voitures accidentés. Ce n’est pas une révolution de gameplay mais ces mini jeux ont le mérite de faire varier les plaisirs, d’autant plus que le jeu est long, fun et faisable en réfléchissant un minimum.

A retenir

 Ce jeu est un indispensable du genre, des jeux lucas arts, du jeu PC et du jeu en général. J’en dis le moins possible sur l’aventure de Sam&Max Hit The Road, pour que les quelques chanceux ayant la possibilité de la découvrir puissent le faire. Il est long, fun et bourré de références délirantes faisant honneur à l’univers des deux policiers animaux. On ne trouvera pas de références à Sam&Max par Lucas Arts avant 10 ans par intermédiaire d’un jeu finalement annulé (Sam&Max Freelance Police). Ce sera finalement 3 ans plus tard que Steve Purcell récupéra les droits sur ses propres personnages pour sortir une suite par épisodes grâce à un studio d’anciens Lucas Arts : Telltale Games.

Informations sur le jeu

Plateformes : DOS, PC, MAC OS

Genre : Point ‘n click

Développeurs : Lucas Arts

Éditeur : Lucas Arts

Date de sortie : 1993

mythique

Flbond