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Chez LSR vous pensiez que nous étions des gens originaux ? Avec des articles que personne ne voit sur les autres sites ? Vous pensiez que nous étions hors système, telle la branche « JV » des Insoumis de Jean-Luc Mélenchon? Que nenni (enfin si, un peu quand même) !!! Comme pour les markéteux d’Activision, nous surfons sur la vague de la tendance et en décembre il y a eu un bouleversement dans la Force… Et oui, Star Wars Épisode 8 était de sortie dans l’Hexagone et notre Chef Spirituel a avoué qu’il était impossible de passer à côté. Je ne parlerai pas du film en question mais je vais aborder un autre dossier « Est-ce que le médium jeu vidéo peut s’intégrer dans l’Univers Canon de Star Wars? » Je vais tenter d’apporter une piste, une vision et ça sera vous, fans qui vous forgerez votre propre opinion, car cet article est réservé aux fans, aux vrais Seigneurs Siths. L’univers de SW est immense, plus vaste que le Seigneur des Anneaux mais à la différence de ce dernier, ce n’est pas un seul homme qui a tout construit mais une communauté de passionnée de cet univers, et qui inventa en sus des trilogies originelles des « alternatives ». Dès 1977, on a pu avoir les premières novélisations mais cela a pris une ampleur phénoménale. On ne comptait plus les romans racontant la vie de Han Solo, Leia ou encore la nouvelle académie Jedi de Luke Skywalker. Dans tout ce bordel, il a fallu garder une cohérence et Georges Lucas ne s’occupait pas du tout de l’Univers Étendu puisqu’il réalisait ses propres ajouts sans en tenir compte. Après le rachat par Disney (oh arrêtez de serrer les poings) en 2014, fut créé le Story Group par Pablo Hidalgo dont le but est de veiller à garder une cohérence entre tous les différents médias et dès 2015, tous les produits intégreront comme on dit dans le jargon le « Canon » (les 9 épisodes, spin-offs, les dessins animés Clone Wars et Rebels). Tout le reste n’est que supposition, c’est-à-dire des tas de romans, de BD, de jeux scénarisés etc qui ne seront probablement pas ou jamais intégrés et feront partie du Legends… Quelle tristesse ! Alors nous allons voir que certains jeux vidéo n’ont bien évidement pas leur place et que d’autres ont une place de choix dans le Canon. Pour les fans de Star Wars, j’espère que vous apprécierez cette petit mise à jour où je resterai assez succinct, c’est-à-dire pas trop de détails sur la partie jouable mais plus axé sur l’histoire et le lore. Faites bien le distinguo entre Canon (OFFICIEL) et Legends (OFFICIEUX), pour ne pas vous perdre.

Knight of The Old Republic (KOTOR)

Dark Revan et Dark Malak les grands méchants de KOTOR 1.

RPG connu de tous, il n’y a pas plus célèbre dans tout l’univers Star Wars que cette franchise-là dans le domaine du jeu vidéo. Sortie en 2003, elle est la continuité des comics qui traitaient de ce que l’on appelait jadis l’Univers Étendu avec comme toile de fond l’ancienne République et l’empire Sith. Le tout avec la sempiternelle lutte du bien contre le mal, et continue actuellement à servir de référence dans l’univers Legends. Le problème, c’est qu’avant les films on considérait ces médias à côté comme appartenant à l’Univers Étendu. Et bien sûr, George Lucas n’a rien fait pour approuver ou réfuter les thèses énoncées dans lesdits médias. On se retrouve quelques 4000 ans avant la célèbre Bataille de Yavin, où les Jedi et Sith se font une guerre sans pitié introduisant des Seigneurs Sith devenu célèbres aux yeux du public comme Dark Revan et Dark Malak à la recherche de la Forge Stellaire. Ou encore la lignée des Jedi comme Bastila Shan décidé à protéger la République du dangereux Revan. Il fallait donc oser créer de toutes pièces un autre univers qui n’existait pas au risque de froisser la communauté. Il n’y a qu’à voir comment est accueilli l’épisode 8… KOTOR II ne proposera rien de neuf. L’épisode intitulé The Sith Lords donnera encore plus de dimension, avec toujours plus d’histoires développant des concepts antérieurs donnant davantage de plaisir et d’interrogations aux joueurs intégrant ainsi un monde vaste et très riche. Je vous rappelle qu’en 2005, nous restions aux origines de la fin de la République et les romans sortis à l’époque de la trilogie originale traitaient de l’après Empire. Donc  situer une histoire de près de 4000 ans avant relève d’un tour de force surtout qu’il propose vraiment un univers riche, complet et cohérent. Nous apprendrons tout de la venue de l’ancienne République, de l’établissement de l’empire Sith et de sa guerre contre les Jedi et des autres domaines qui intégreront l’Univers Étendu. Bien sûr, tout ce que je viens de dire plus haut ne fait pas partie du Canon actuellement. Mais comme le jeu suivant, il serait une grosse pièce maîtresse pour une meilleure compréhension de la saga et de ses origines pour qu’elles soient « officielles ».

Choisissez d’être du Côté Obscur ou des Jedi dans ce magnifique RPG ultra complet.

 

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Le Pouvoir de la Force (The Force Unleashed)

 

Devenu célèbre le Pouvoir de la Force nous placait dans la peau de Galen Marek apprenti secret de Dark Vador fondateur de la rébellion.

En voilà un jeu très très intéressant et on n’avait pas vu ça depuis KOTOR qui offrait TOUT L’UNIVERS D’AVANT LA RÉPUBLIQUE et donc une histoire plus que fournie avant même l’épisode 4. Donc, nous voici en 2008 avec Dark Vador qui forme un apprenti au pouvoir du Côté Obscur dans le but de renverser son maître Dark Sidious. Sans rentrer dans les détails, l’apprenti secret finira par créer l’Alliance Rebelle dont on ne connaissait pas la création depuis l’histoire de la saga. Ce qui en fait vraiment un épisode à part entière, s’inscrivant dans la continuité du Canon. Il fera également partie de ce que l’on appelait l’Univers Étendu. Je ne parlerai pas du jeu en lui-même, mais du fait que par son histoire unique, il pourrait introduire en douceur l’après-épisode 3 comme Rogue One faisait une magnifique introduction à Un Nouvel Espoir. En outre, il nous permet de voir évoluer l’Empire à ses débuts et aussi de voir un Dark Vador assez « soumis », loin de l’image du Seigneur Sith habile et sans pitié. Le jeu respecte l’univers de Star Wars : période, personnages, pouvoirs et avant tout il respecte la trame scénaristique des épisodes, ce qui en fait un candidat de premier ordre pour l’intégrer directement au Canon. À l’inverse, Le Pouvoir de la Force 2 est une suite sans aucune cohérence et l’univers en est risible, une suite de markéteux pas digne de l’épisode original puisqu’il en s’éloigne totalement au niveau de l’histoire et même le final est incohérent. Bref, rien à dire, tout est à jeter.

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JEDI KNIGHT

 

Incarnez Kyle Katarn un tout nouveau personnage de l’univers Legends action, trahison et FMV sont les maîtres mots de ce jeu précurseur du Pouvoir de la Force en matière de gameplay.

Tout commença en 1995 avec un Star Wars : Dark Forces qui nous met dans la peau de Kyle Katarn venu contrer les plans de l’Empire et venger également la mort de son père. Le jeu connut la gloire et une suite sortit, sous le nom de Jedi Knight. De là une saga éponyme naîtra. Un deuxième opus sortit, ainsi que des extensions. La saga propose diverses aventures situées entre la fin de l’Empire et la Nouvelle République. On y voit Kyle Katarn évoluer accompagné de tas de PNJ célèbres tels que Mara Jade, Luke Skywalker ou encore Lando Calrissian. Nous y retrouvons aussi des personnages des univers issus de la bande dessinée ou des romans comme le Seigneur Sith Marka Ragnos ou encore la planète de l’Empire Sith Dormund Kaas et tant de références. Pouvoirs cohérents, univers reconnaissable, il a tout pour séduire les fans et à ce sujet, il sera classé 11ème meilleur jeu de la période 1993-1999. De petites histoires en rien comparables avec les deux précédents ténors, mais il propose une nouvelle alternative à la suite de la bataille Endor et donc on entre dans le vif du sujet. En donnant une histoire se déroulant après l’Empire, cela ne peut donner que des idées à la nouvelle trilogie et donc cette série aurait toute sa place dans le Canon, n’en déplaise à Pablo Hidalgo.

 

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ÉLIMINATION DIRECTE PAR LE SEIGNEUR VADOR

 

Les séries X Wing, Rogue Squadron sont  concernées puisque n’apportant rien de plus ou peu à l’univers Star Wars. Elles permettent cependant des moments fun en s’amusant avec les vaisseaux de la saga, en proposant des batailles les plus célèbres à jouer, comme la saga des Battlefront qui sont en fait des parties multijoueurs (hormis le BF 2 de la Playstation 2) et où les parties reprennent la toile de fond des épisodes elles aussi sans réelle importance. Dans ces éliminations directes, bien évidemment nous ajoutons les RTS qui n’apportent rien aussi mis à part le contexte scénaristique. Mais il y a bien pire et MON DIEU, si la Force elle-même pouvait jouer à la saga officielle des jeux de la Prélogie, je pense qu’elle annihilerait LucasArts sans pitié. Car même s’ils reprennent les événements des films (NORMAL, comment faire du fric sans s’emmerder) rien ne peut pardonner une telle hérésie vidéoludique et tellement ils ont eu la flemme et aussi surement dû encaisser de retours tellement négatifs qu’il n’y a pas eu l’Attaque des Clones développé, passant directement à la Revanche des Sith ! On notera la tout de même saga Légo Star Wars trés aboutie et fun qu’il vaut mieux jouer et suivre l’histoire avec Légo qu’avec les jeux officiels de la Trilogie, Prélogie etc… ça en dit long sur la qualité desdits jeux. En résumé les jeux officiels sont clairement à fuir, moins de travail dessus en conséquence beaucoup moins aboutis… même en fin des années 90 ils croyaient qu’en nous vendant de la merde on ne verrait pas la différence, je pense qu’ils ont pu voir par eux-mêmes que non 🙂 Au final il vaut mieux voir du côté des épisodes uniques : ils seront toujours plus agréables et jouissifs. Chapeau bas à la saga Angry Birds qui a développé sa célèbre saga autour de SW tout y ‘est fidèlement retranscrit.

Est-ce digne de Star Wars ??!!

 

 

LIEN AVEC LA FORCE DU CANON : TOUS RELÉGUÉS AU CORPS AGRICOLE DE L’ACADEMIE HIDALGO

 

CONCLUSION

 

Tout n’est pas à prendre dans les jeux SW et je laisse aussi ceux qui ont une histoire unique (Bounty Hunter, Yoda Stories, Jedi Starfighter ou encore Master of Tera Kasi), ils ne sont pas intéressants pour pouvoir intégrer à mon avis le Canon. Star Wars n’échappe pas au diktat du commerce et en tant que fan,  je trouve déplorable, depuis le rachat par Disney, le droit de vie ou de mort pour ce qui fait partie ou pas du Canon et du Legends. Du coup tout ce qui est apparu avant 2014 fait partie de l’univers Legends, donc un truc non officiel. Et tout ce qui est fait depuis 2015 fait partie du Canon. Comme la série Rebels et The Clone Wars qui nous laissent quelques incohérences qu’il va falloir traiter un jour, comme la padawan de Skywalker Ashoka Tano, le grade d’Anakin Skywalker durant la guerre des Clones et tant de choses aussi par la même occasion. Bref, l’Univers Étendu était ce qu’il était mais il était fait par des fans, eux et George Lucas auraient dû en faire un Grand Tout. Mais non, chez Mickey, ils ont préféré tout scinder pour ne pas s’emmerder et avoir une mainmise totale. Reste à espérer que Pablo Hidalgo tombe sur mon petit écrit et qu’il intègre les jeux ci-dessus comme faisant partie du Canon et nous aurons des origines et une continuité à Star Wars. May the Force be with you.

 

Yannou

 

 

 

Dans le coin droit du ring, le cador du barreau, le maître des volte-face, avec une coupe à faire bleuir d’envie Sonic, accompagné de son assistante ; la très sensuelle Maya ; j’ai nommé PHOENIX WRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIGHT. A ma gauche, archéologue de renom, génie résolveur d’énigmes, son haut de forme dépasse d’une tête tous ceux de Pharrell Williams, soutenu par son jeune apprenti Luke ; monsieur HERSHEL LAAAAAAAYTON.

Sponsorisée par Capcom, organisée par Level 5, cette rencontre a lieu depuis novembre 2012 au pays du soleil levant et depuis mars 2014 dans nos contrées. Concernant le jeu en lui-même Professeur Layton vs Ace Attorney je vous invite à vous diriger vers le test le concernant, ici nous allons plutôt confronter les premiers jeux de chaque personnage : Phoenix Wright Ace Attorney sorti en 2001 sur Game Boy Advance au Japon et réédité en 2005-2006 sur Nintendo DS ; et Professeur Layton et l’étrange village sorti en 2008 sur Nintendo DS. Ce match va se dérouler en 5 rounds, le gameplay, les personnages, la réalisation, la durée de vie et enfin le scénario. Qui va remporter ce match de « pointeur d’index » ? Prenez les paris eeeeeeet FIGHT !

UN INSTANT !!!

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Flexion…pointage…flexion…pointage

Avant de trancher dans le lard, petite intro on n’est pas des bêtes. 13 ans, c’est l’âge de monsieur Wright, alias Nick, au Japon. Ce dernier n’a techniquement pour nous que 8 ans depuis son apparition en 2006 sur les DS occidentales. Véritable OVNI vidéoludique à l’époque, ce jeu nous propose de prendre le contrôle d’un jeune avocat récemment embauché dans le cabinet Fey & co et de résoudre des affaires de meurtres selon deux phases de gameplay : enquête et plaidoyer. La première consiste à une récolte d’indices dans les différents lieux ayant un lien avec le crime, la seconde, lors du procès, consiste à les utiliser intelligemment afin de prouver l’innocence de votre client et de désigner le véritable coupable du meurtre. Dans chaque opus la première affaire fait office de tutoriel, les indices sont assez flagrants, le meurtrier est connu dès la petite cinématique d’introduction et ses témoignages sont facilement contestables. Dès la seconde affaire les choses se corsent, la cinématique ne nous présente que des brides du meurtre, les indices sont peu nombreux, les contradictions sont plus délicates à appréhender, bref ça devient chaud. La phase d’enquête vous permet de passer de lieu en lieu, d’observer les scènes de crime, de récolter des indices, des témoignages et informations et de manière générale d’essayer de vous faire une idée de la façon dont le meurtre a pu avoir lieu. Cette phase, malgré son apport scénaristique important, est souvent assez ennuyeuse lorsqu’elle s’étend en longueur, le pire étend que pour la quitter il faut avoir récolter tous les indices, et certains sont vraiment trèèèèèèèèèèèèès bien cachés ; pire encore, certains procès se payent le luxe d’avoir deux phases d’enquêtes… Heureusement la partie procès rattrape largement le coche avec un rythme beaucoup plus rapide, avec des dialogues percutants, des plaidoyers explosifs et surtout des retournements de situations par packs de dix, certains

De son côté, Prof Layton apparu en 2008, rencontre un franc succès avec un style point-and-click/réflexion pourtant bouder sur console et délaissé depuis son âge d’or sur PC dans les années 90 avec les magnifiques productions Lucas Arts (dont vous pouvez retrouver de nombreux tests sur notre site). Le protagoniste principal est un archéologue britannique, expert en résolution d’énigmes diverses et inspecteur indépendant lors d’affaires frôlant le paranormal. Le gameplay repose essentiellement sur les fameuses énigmes, posées par les différents protagonistes ou découvertes dans le décor, elles forment la trame du jeu. En effet si certaines sont facultatives, d’autres doivent être absolument résolues pour permettre à Hershel de faire toute la lumière sur les divers événements.

Je suis le digne apprenti du Professeur !!

Je sais que je vais me fourvoyer en disant ça, mais dans ces jeux le gameplay n’est pas au centre de la qualité du jeu. Ouai ouai, si vous avez déjà lu mes tests vous allez me dire il se fout de notre gueule il arrête de dire que c’est ça le plus important. Certes, quand le jeu demande réflexe et précision, mais ici on a affaire à des jeux à texte dont les principales attentes pour évaluer leur qualité est la qualité scénaristique et l’engagement du jouer à la réflexion. En gros, si le passe-temps préféré du scénariste d’un jeu du genre est de brûler des Becherel par pack de douze à la pleine lune ou que l’engagement mental du joueur s’approche de l’encéphalogramme de la grenouille, je vous encourage à passer votre chemin.

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Les phases d’enquête, ses discussions et ses recherches d’indices épuisantes…

Chez Phoenix, si vous n’avez pas sauté l’intro (je vous vois remonter la page !!!), deux phases de gameplay différentes alternent dans le jeu. Durant la phase d’enquête vous retourner dans chaque lieu important liés au crime. La scène de crime, le parloir de la prison, le commissariat entre autres sont des lieux où vous allez devoir faire des allez retour pour glaner des indices, des témoignages et des informations. Cette phase se déroule en format point and click dans des tableaux fixes dans lesquels vous attendent généralement un témoin plus ou moins coopératif, votre client ou le très potache agent Dick Tektiv. Chaque tableau possède son lot d’indices matériels (à ramasser ou donnés, ils s’ajouteront dans votre inventaire) ou d’informations (sous la forme de questions à poser aux personnages) qui ne se mettront à jour qu’une fois l’élément débloquant la suite découvert. Je vais pas vous cacher que ces phases ont tendance à s’étendre en longueur parfois peu justifiée (de façon surement de noyer les informations intéressantes dans les inutiles) et surtout peuvent être un vrai calvaire quand vous n’arrivez pas à mettre la main sur LA saloperie de manipulation, d’indice ou de dialogue à faire pour passer à la suite. Ça m’est déjà arrivé de bloquer plusieurs jours sur une de ces phases et d’avoir à regarder sur le net ce que j’avais bien pu louper pour être bloquer de la sorte…rageant… La phase enquête est plus rythmée, elle se déroule en huis clos dans la salle d’audience où votre but est d’utiliser toutes les pièces à conviction dégotées précédemment afin de démolir tous les témoignages à charge contre votre client. Certes c’est encore du texte, mais c’est ici que toutes les ficelles se dénouent pour faire avancer l’histoire, que vous prenez plaisir à voir les têtes déconfites des témoins à cours d’argument et les réels coupables exploser dans un ultime ressaut de rage avant de tout avouer…juste jouissif !

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Même dans les énigmes on se paye un pavé à lire

Chez Layton pas vraiment de surprise si vous connaissez le jeu, le but est de résoudre des énigmes de logique, de calcul, de physique ou simplement visuelles. Ces phases d’énigmes se déclenchent lorsque vous interagissez avec un personnage ou un objet particulier et sont soit obligatoires au déroulement de l’histoire soit totalement annexes auquel cas un système vous permettra d’y revenir par la suite. Des piécettes sont également dissimulées dans le décor, les dépenser lors des phases d’énigme vous permet d’obtenir des indices (jusqu’à 4) de plus en plus précis sur la méthode à suivre pour la résoudre. De la même façon que dans Phoenix Wright, chaque tableau présente une scène figée dans laquelle vous pouvez interagir avec des éléments divers qui, à l’instar de son opposant, n’ont pas forcément d’intérêt dans l’histoire en cours. Ce que je veux dire, c’est qu’à chaque tableau vous aller au début essayer de trouver une logique en cliquant sur tel ou tel objet…puis quand un rognon de pomme derrière une poubelle ou une étoile planquée dans le cm² de ciel qui dépasse déclenchera une énigme, je vous assure que le tableau suivant vous allez poser le cerveau et cliquer comme des demeurés sur tout ce qui passe. On finit donc par essayer tout et n’importe quoi dans chaque scène pour passer vite sur une nouvel énigme puis une autre… La qualité des énigmes n’est pas à remettre en cause. Leur difficulté augmente avec le scénario et certaines sont tellement retorses que même avec les 4 indices vous risquez de perdre du Picara (le nom du score récompensant la résolution de l’énigme, chaque erreur diminuant sa valeur finale).

Bilan : Avec deux phases de gameplay distinctes chez Phoenix Wright, une pénible et une excitante, et un gameplay essentiellement fixé sur des énigmes de qualités dissimulées sous des excuses débiles, le point de ce premier match n’est pas évidant à décerner. Malgré une phase d’enquête particulièrement énervante, Phoenix a au moins le bon goût de varier les phases là où Layton se contente de nous balancer ses énigmes… Phoenix emporte le point de justesse.

Ça me Fey pas peur !

SLYiu

Je sais pas si finalement je préférais pas le cliché baguette/béret…

Avant de trancher dans la grosse part de ces jeux, le scénario, parlons de ce qui fait également la qualité de ces livres à pixel : les personnages. Chaque héros possède son faire valoir. Nick est accompagné dès sa deuxième enquête de Maya Fey, sœur de la chef de Wright et médium junior de son état. De son côté Hershel est constamment épaulé de Luke Triton, un gamin de 11ans dont la principale qualité en dehors de la résolution d’énigme, est de savoir parler aux animaux. Vous l’avez donc compris, je sais pas ce que ces gens fument mais ils doivent avoir le même dealeur.

Si...si...un poil trop prêt du mur...

Si…si…un poil trop prêt du mur…

Les PnJ de chaque jeu, que ce soit les témoins ou personnages récurrents de Phoenix Wright ou les habitants des villes traversé par le Prof Layton, tout le monde est complétement barré ! Entre la gardienne de studio de 80 balais, le détective incapable et complètement fauché, le procureur bipolaire et un avocat avec des ulcères qui ont des ulcères, PW présente une pléthore de personnages hauts en couleurs et très rarement insignifiants (excusés s’ils meurent ça va de soit). Le Prof contrecarre avec des habitants complètements fumés d’un point de vu design (cf photo ci-jointe) et avec une facheuse tendance psychopathique à l’énigme batarde au moindre petit renseignement. Imaginez si en débarquant à Paris, paumé dans le métro, vous demandez à un gars qui a l’air d’avoir été bercé trop près du mur votre chemin, et celui-ci en lieu et place du renseignement vous présente un plan des rames où les noms des stations ont été interchangés avec un code à la con… Si ça donne pas envie de provoquer un « accident de voyageur » ça…

Bilan : Avec deux univers complétements barrés, des personnages allumés et des personnages secondaires hauts en couleur les jeux semblent encore proches de l’égalité… C’est sans compter le fait que vous échangerez 100 fois plus avec les témoins de Phoenix qu’avec les habitants du Prof Layton. Au moment d’écrire ces lignes je peux me rappeler d’au moins une vingtaine de personnages secondaires de l’avocat alors que max cinq me viennent en tête côté professeur… Phoenix remporte ce point

Court Orchestra 3 in law minor

Il est grand temps maintenant de parler de la réalisation des jeux, que ce soit sur la qualité sonore, des animations ou des cinématiques.

D’un point de vu son les deux jeux se valent, que ce soit le Cornered de Phoenix Wright avec ses notes rapides sonnants très 16 bits ou le thème même du jeu du Prof Layton avec son mélange d’accordéon et de violon sont des plaisirs pour les oreilles. Je ne peux pas m’étendre sur le sujet sous peine d’exploser le compteur de page de ce test, mais je vous invite à écouter chaque musique de ces jeux et de leurs suite (Flagrance of dark coffee, le thème de Godot dans PW 3…pfiou).

D’un point de vu graphique les deux jeux sont également proches. L’univers est coloré, voir éclatant, Phoenix Wright fais plus manga tandis que Prof Layton dans son style cel-shading fait plutôt penser à une bande-dessinée interactive. Les personnages sont globalement mieux animés dans ce premier Prof Layton face à ce Ace Attorney, mais il ne faut pas oublié que le jeu de l’avocat est sorti initialement sur GBA 7 ans avant le collègue… certes ils auraient pu bosser plus sur l’adaptation DS mais le résultat ne jure pas non plus sur la double écran de Nintendo.

D’un point de vu cinématique c’est simple, seul Layton est en jeu. Phoenix ne pourra se targuer d’avoir des cinématiques que lors de sa rencontre avec le Prof dans le cross over dont je vous invite à lire mon test sur ce même site. Ces cinématiques sont doublées une fois sur deux mais extrêmement bien réalisées. Un animé a même été réalisé sur le modèle de ces courtes phases, Professeur Layton et la Diva éternelle. De son côté, Phoenix présente ses meilleures animations à chaque fin de procès lors de l’excès de rage des coupables dont le véritable visage se révèle de façon grandiloquente.

Bilan : Malgré une égalité sur la musique et l’animation, les cinématiques débloquent le premier point du Prof Layton

Enigme 2 574 : Quel est l’âge du Capitaine ?

Avec 130 puzzles à résoudre et une histoire tordue à base de village très louche le Prof Layton peut se targuer de vous occuper une bonne quinzaine d’heure, voir plus pour ceux qui vont galérer sur les énigmes. Avec 5 enquêtes, dont une servant de didacticiel et une dernière utilisant toutes les capacités de la DS, Phoenix Wright pousse sa première apparition à un maximum d’une dizaine d’heure de lecture. C’est très honorable mais pas suffisant pour battre le Prof sur ce terrain.

Bilan : Layton s’octroie son 2ème point avec 50% de temps en jeu en plus

Objection ! C’est le devoir d’un vrai gentleman

Je ne sais pas si je ne l’ai pas déjà dit (1 000 fois dans ce test), mais oui, que ce soit dans Phoenix Wright ou dans Prof Layton vous allez bouffer des lignes de texte, qu’elles soient nécessaires ou non à l’avancée dans l’histoire. Par chance, les mecs chargés du développement se sont dit qu’il ne fallait pas engager des guignols au service scénaristique.

Sans titreSi Les premières enquêtes de Phoenix s’organisent façon Columbo (vous connaissez déjà le tueur, vous devez juste trouver les preuves qui contredises ses alibis), dès la troisième les auteurs ont dissimulés les ficelles de l’histoire et ce n’est qu’en avançant que vous détecterez les liens réunissant chaque histoire pour former un tout totalement cohérent. Et encore, ce Phoenix premier du nom n’est qu’un balbutiement technique face à la qualité de Justice for All et à l’extraordinaire Trials and Tribulation.

Côté Layton, l’histoire s’axe autour d’un mystère principal, dans lequel vient s’incarcérer d’autres mystères annexes dont la résolution amène inexorablement vers le dénouement scénaristique. L’histoire vous tend régulièrement la perche pour tenter de Phoenix_Wright_Animedécouvrir par vous-même le fin mot de l’histoire pour, dans la majorité des cas, tout démolir le chapitre suivant. La disquette va donc, en parallèle de vous faire bouillir le cerveau avec les puzzles, vous le retourner complètement en vous gardant dans le flou jusqu’au dénouement final, plus ou moins capilotracté expliquant tous les phénomènes extraordinaires que vous vivrez tout le long de l’aventure.

Par soucis évident de méchant risque de « spoil attack », vous comprendrez que je n’en dise pas plus sur les détails de chaque histoire, mais la qualité d’écriture joue en faveur des deux jeux, le verdict sera donc totalement subjectif.

A retenir 

Le rapprochement entre ces deux héros dans un jeu cross over saute presque aux yeux en lisant le nombre de points commun liant les deux jeux. Que ça soit sur l’univers coloré et barré, sur les qualités musicales, de réalisation ou d’écriture ainsi que sur l’intérêt de chaque titre. Seulement un match nul est un bien piètre résultat dans une rencontre comme celle-ci… Mon champion serait Phoenix Wright pour la diversité de son gameplay, même si un mode sur deux me fait disjoncter, et surtout pour le plaisir que j’ai pu prendre dans les phases de procès à démonter témoignage sur témoignage. Avec 3 points contre 2, Ace Attorney remporte ce combat avocat contre archéologue. Et vous lequel était votre champion ?

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Alors que la série Ace Attorney n’est même plus traduite en français (opus Mile’s Edgeworth Investigations et Dual Destinies), et que l’épisode Professeur Layton et l’Héritage des Aslantes a été annoncé comme étant le dernier de la licence avec Hershel en personnage principal ; les deux studios ont décidé de réunir leurs deux héros à la matière grise en ébullition dans un même épisode « cross-over ». Pourquoi pourquoi ? Là comme ça je dirais pour la thune. Pour les chanteurs en mal de popularité, mettez les en duo avec un petit nouveau à la mode et ça fait vendre du disque, pourtant là nous sommes sur deux séries, deux concepts éprouvés… alors plan marketing ou fan service, on va essayer de voir ça ensemble.

Je crois que ceci est une énigme Luke

Avec des ventes en baisse du côté de chacune des séries, on peut comprendre que les éditeurs aient cherché à faire un baroud d’honneur à leurs héros. Mais ont-ils cherché à pousser le concept de leurs deux bébés pour les mettre en adéquation ? Pas de secret, le jeu commence comme un Layton, un mystère vous pète au nez, vous vous retrouver dans une histoire pas nette à base de sorcière et de bouquin magique, et comme d’habitude des énigmes viennent vous barrer le chemin…bref rien de bien neuf dans ce prologue consacré au prof.

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Cinq témoins, cinq fois plus pètes noix

Sans transition aucune, vous voilà propulser à Londres pour un procès initié à l’arrache avec comme avocat de la défense commis d’office, même en séminaire, un certain Phoenix Wright. Idem ici, cette première enquête replace les bases du concept même de la série Ace Attorney, avec démontage de témoignage à la clef, dans une affaire bien simple servant de didacticiel. Seul nouveauté perceptible à ce stade, les pièces S.O.S issues de la série du professeur permettent d’être guidé lors des phases de procès en éliminant des options erronées ou en vous indiquant à quel endroit vous devez réagir… ok Why Not ? Et à partir de ce double prologue s’étend l’histoire, les péripéties, les énigmes et d’autres procès…eeeeeeeet…pas grand-chose de neuf malheureusement. Les énigmes sont toujours de qualité, les phases d’enquêtes ont été simplifiées, les procès sont toujours intéressant et gagnent une nouvelle mécanique comme dans chaque nouveau Ace Attorney. Ici c’est le multi témoignage, au lieu qu’un seul témoin donne sa version des faits, ça pourra être jusqu’à 5 témoins qui seront face à vous, tentant de faire accuser votre client. Heureusement le nombre ne fait pas forcément la force, et certaines déclarations feront tiqués d’autres témoins qui finiront par se contredire entre eux.

Les énigmes restent des valeurs sures et s'inscrivent parfaitement dans l'univers

Les énigmes restent des valeurs sures et s’inscrivent parfaitement dans l’univers du jeu

Intéressant certes, mais uniquement lié à l’univers Ace Attorney… au final y a-t-il une mécanique novatrice, une d’optimisation des concepts Layton/Wright? Oui…une idée a été trouvée… Lors du procès final, Phoenix doit apporter des preuves en faisant une démonstration particulière ; démonstration qui pour être réalisée s’avère être tournée sous la forme d’une énigme à la Layton, plutôt corsée et dont l’erreur entraîne un Game Over fatal. C’est super, génial, excellente mécanique, ça marie parfaitement les concepts sans les dénaturer, c’est intelligent… MAIS BORDEL DE MERDE POURQUOI AVOIR ATTENDU LA FIN DU JEU ET EN AVOIR FOUTU QU’UNE ! Hum pardon fallait que ça sorte. Sérieusement, les mecs tenaient ce qui aurait pu faire passer le jeu de sympathique à juste extra, et au lieu d’en foutre une tartine tout le jeu à partir du chapitre 1, ils en mettent juste un échantillon lors de l’ultime procès… rageant. Alors est ce qu’ils n’y ont pas cru ? Est-ce qu’ils ont eu peur que ça fasse trop de changement et perdre les fans ? Je ne sais pas, au final le jeu est bon, bon comme si vous aviez un Phoenix Wright et un Professeur Layton, pas excellent comme si vous aviez eu un mélange des deux, dommage.