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NES30-Pro

Dans les allées du salon nous avons pu tomber sur quelques stand de périphérique PC, mais celui de 8bitdo a été le plus intéressant pour les rétrogamer que nous sommes. Le but de l’entreprise est de proposer d’apporter du rétro sur les nouveaux périphériques (Mac/PC/Mobiles/PS3/reste à venir…) avec des manettes bluetooth dédiées aux papas de Mario. Vous aurez donc accès aux manettes : Famicom carré ou arrondi, NES carré ou arrondi, SNES, SFC et une mini manette. Des pad arcade aux couleurs des 8 bit de Nintendo sont également disponibles pour les plus passionnés. Aux alentours de 35 euros, nous avons pu tester les manettes sur mobile et PC, et la prise en main est plutôt bonne sans lag observé. Après avec les frais de ports pour les envois d’Asie, il faut être vraiment collectionneur pour se laisser tenter. Mais ces manettes sont vraiment classes.

Dans un autre style, un adaptateur est également disponible pour être banché au port NES et de fait pouvoir utiliser une manette bluetooth comme un pad PS4. Moins « collector » que les manettes, il a l’avantage de pouvoir jouer sans fil pour les plus flemmards. Là aussi d’autres modèles sont prévus.Pour plus d’informations voilà le Site officiel

MMo2Après les savons manettes et les glaçons Space Invaders, voici un accessoire parfait pour les soirées geeks entre amis. Proposé par ThinkGeek, la Mecque des geeks de tous bords, le moule « Game Controller » en silicone vous permet de modeler vos plaisirs sucrés selon des manettes mythiques. A vous la manette Psone à la pistache, celle de la MegaDrive au chocolat ou encore un quatre quart en forme de pad NES.Il suffit juste de ne pas les confondre avec les vraies, ou votre partie de Metal Gear Solid va être très longue.

 

Vous pouvez l’obtenir sur le site pour la modique somme de 10 dollars. Attention cependant, les marchandises venant des USA ont en plus des frais de port, la possibilité de passer par la douane.

Ape_Escape_Pal

Dans les années 90′ le commerce du jeu vidéo pour enfant était un marché de niche extrêmement casse-gueule, les marketeux et éditeurs préférant appuyer sur le côté éducatif bien pensant et bâclé le travail artistique pour réduire le coût et assurer les bénéfices, ce qui résulta à des abominations comme Adibou. Sony en sortant sa nouvelle manette « DualShock » pour la Playstation se lança au développement d’un jeu vidéo pour exploiter les caractéristiques des joysticks de la manette. Le bébé fut confié à SCE Japan Studio (LocoRoco, Puppeteer) et autant le dire pour un premier jeu, le défi était double : plaire à un jeune public et démocratiser la Dualshock.

49883110_jpeg_preview_largeVous êtes énormément de monde à ne pas avoir eu la chance de connaître ce jeu de plate-forme et dieu que je vous plains, Ape Escape est la synthèse parfaite pour introduire les enfants à la magie de la pop culture et du jeu vidéo sans les prendre pour des cons. Et pour commencer tout le bazouin argumentatif par rapport aux propos initiales et bien commençons par le côté le plus « Wateufeuk » : Le Pitch. Imaginez vous dans un monde burné par des couleurs chatoyantes en milieu d’un après-midi ensoleillé, vous êtes un gosse de 8 ans coiffé d’une tignasse rouge et jaune dont Akira Toryama serait fier. Vous êtes accompagné de votre meilleur pote au nom de Buzz qui a vraisemblablement beaucoup trop regardé la Vie d’Adèle ou jouer à Hatsune Miku, pour se dire : « bordel, les cheveux bleus, c’est SWAG« . Bref, vous, vous ennuyés, vous décidez de courir comme des abrutis dans un parc et là votre pote vous demande si le professeur du coin a fini sa machine à voyager dans le temps. « Quel riche idée » vous lui répondez, quelques minutes plus tard, arriver au labo avec vos paires de « Nike Requins » poussiéreuses, vous surprenez une armée de singes prendre en otage le professeur et sa petite-fille. Un singe albinos qui a l’air un peu moins manche que les singes aux couleurs chocolat, ordonne à ses sbires de déclencher la machine. Cette bricole qui est équipée de l’OS légendaire de Microsoft et qui n’est pas encore en Service Pack 2, plante et vous envoie vous, votre meilleur pote et tous les singes dans une faille spatio-temporelle. Vous vous réveillez de ce qui vous semble d’une gueule de bois (sentiment étrange quand on a 8 ans), pas le temps de ravaler votre bave sur le coin de la lèvre, le professeur vous appelle via un téléphone-webcam pour vous annoncez que vous avez atterri dans la préhistoire. Votre objectif et de sauver le monde en capturant tous les singes et d’arrêter l’albinos au nom de Spencer pour l’empêcher de réécrire l’histoire.

Quand un scientifique invente des dispositifs pour capturer des singes sous l'eau, tu piges pourquoi la recherche contre le cancer prends du temps.

Quand un scientifique invente des dispositifs pour capturer des singes sous l’eau, tu piges pourquoi la recherche contre le cancer prends du temps.

Ok, en 3 minutes vous vous venez de vivre une expérience qu’un seul scénariste à réussi à pondre, je ne sais pas s’il était sobre ou clean au moment de l’écriture, mais voir ça quand on est gosse, c’est génial. Quand bien même quand on a 22 ans et qu’on revoit cette cinématique d’intro, on est subjugué par la connerie immense de la situation, mais on se dit : « putain, ça claque ». Le plot ne mérite aucunement l’oscar, mais avoir mélangé la planète des Singes, Retour vers le futur et Pokémon en guise de base scénaristique pour un jeu de gosse, c’était plutôt habile. Faut dire que les studios de Sony à cette époque était excessivement bon pour créer des situations rocambolesques et des héros charismatiques et originaux (Spyro, Crash, Jak & Daxter). Le jeu nous fera traverser le temps sur une quinzaine de niveaux entre la préhistoire et le futur high-tech à la recherche de Specter et de Buzz. Pour accomplir la tâche de Spike, outre ses capacités à courir, grimper et nager le professeur propose un tas de gadgets digne d’un excellent James Bond pour capturer tous les singes et c’est là que nous arrivons au point névralgique du jeu : Le Gameplay.

Cela fait maintenant quelques mois que le Serpent Retrogamer n’a pas fait de concours. Ca vous manquez ? Et bien en voici un nouveau tout joli tout beau pour prolonger les offrandes de Noël ! Le Serpent Retrogamer, en partenariat avec Oldback, notre partenaire spécialisé dans les cadeaux originaux rétro en référence aux années 60, 70 et 80, vous propose de gagner un superbe sac en bandoulière façon manette NES.

« Mais comment on fait monsieur le Serpent pour gagner ? » Et bien c’est très simple, toutes les personnes qui aiment notre page Facebook participent automatiquement à ce concours. Autrement dit, ceux qui sont déjà abonné à notre fil d’actualité, vous êtes inscrits d’office, et ceux qui ne le sont pas encore, et bien dépêchez vous !

affiche janvier 2014 SD

Voici le lien vers notre page facebook: https://www.facebook.com/LeSerpentRetrogamer

Rendez vous le 31 janvier pour connaitre l’heureux gagnant !

Etant donné que l’actualité rétro est finalement assez maigre aujourd’hui, voici une petite vidéo sympathique qui nous montre l’évolution des manettes de chez Big N. Seulement 15 secondes, certes mais en même temps il n’y a que quelques générations de consoles… Alors lookez moi çà les amis !

Controller Evolution from Chris Koelsch on Vimeo.

Le Serpent

On parle trop souvent, à mon goût, de l’énorme succès de Sony avec la sortie de sa Playstation mais on a trop souvent tendance à oublier les succès étant survenus bien avant… La Nes, console 8 bits de Nintendo, fait partie de ces succès, et demeure le reflet de la réussite du « média jeux-vidéo ». Parmi les gamers, beaucoup ont eu cette console dans leur jeunesse, face à la console de Sega, la Master system. Elle a, en plus d’avoir apporté de grosses améliorations technologiques,  permis de redynamiser l’industrie du jeu vidéo après la crise du marché dans les années 80, 1983 plus précisément. Tout en affirmant qu’elle est sûrement l’une des consoles qui a le plus apporté aux jeux vidéo, revenons sur son Histoire. Et comme j’aime le dire, la NES, c’est un peu comme le charbon à l’époque de la révolution industrielle. Sans elle, le monde aurait put prendre une tout autre direction économique (Bon j’exagère un peu là)…

La révolution du prix

Mazayuki Uemura, rien d’autre que le concepteur de la Famicom / NES

Tout commence en 1981 (le début de l’Histoire quoi). A cette époque, Nintendo surfe sur la vague du succès avec ses Game&Watch ancienne génération et envisage sérieusement la production d’une console de salon, permettant d’intervertir les jeux grâce au recours à un système de cartouches. Et même si cela semble logique, seul quelques lurons s’y sont essayés, l’Atari 2600 en tête. Le légendaire Hiroshi Yamauchi, alors président de Nintendo (depuis l’après guerre !), lance alors le message suivant à ses employés, attention je cite : « Je veux une console dont les performances seront telles que la concurrence ne pourra pas l’égaler avant un an et qui coutera moins de 10000 yen ». Pas exigent le vieux monsieur… Ainsi commence le projet de la Famicom, version Japonaise de notre NES (appelée Young Computer à l’époque). Le chargé du projet, Mazayuki Uemara, ce nom est d’ailleurs souvent oublié, comptait à la base intégrer un processeur 16 bits à son bébé. Mais malheureusement pour lui, il se retrouve face à la contrainte de budget. Il doit se rabattre sur un 8 bits. Ainsi le choix est porté sur un processeur Ricoh 2A03 qui sera épaulé par un processeur graphique PPU. Bref, toutes ces lettres on s’en fou, mais ce qu’il est important de savoir, c’est que le choix de Ricoh s’explique par le refus de la plupart des constructeurs de s’engager dans un pari aussi risqué. En effet Nintendo essayait de faire baisser les prix en promettant de grosses, très grosses commandes : trois millions de consoles. De nombreuses idées sont également abandonnées, pas seulement à cause du prix d’ailleurs. Nous pouvons citer le modem ou le clavier, par exemple. Beaucoup moins anecdotique, est également abandonnée l’idée des joysticks. Uemara se rabat alors sur une invention de génie : une croix directionnelle. Big-N va d’ailleurs déposer le brevet pour éviter les copies : si vous êtes bien attentifs, aucune console n’a jamais eu une pure croix directionnelle : Sega mêle un joystick à une croix, et Sony en a fait des « fausses », seul les manettes de la Xbox 360 peuvent porter à confusion. Et en juillet 1983, la console sort au Japon au prix de 14800 yens (soit à peu près 100$). Le prix est un peu plus cher qu’annoncé, mais demeure vraiment très abordable.