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news_castle_of_illusionVoici une nouvelle qui va faire plaisir à beaucoup de nostalgique du temps ou adaptation Disney rimait avec qualité : Sega Studios Australia va revisiter Castle of Illusion starring Mickey Mouse, sorti sur Megadrive et Mastersystem. Le jeu sortira cet été sur XBLA, PSN et PC. Et comment annoncer un remake autrement que par une bande-annonce ? En tout cas, Castle of Illusion starring Mickey Mouse devrait rester fidèle à son ancêtre mythique tout en s’adaptant à la modernité, avec une durée de vie un peu rallongée peut être. Mais ne nous trompons pas, le jeu a été retravaillé jusqu’à la moelle avec des nouvelles mécaniques de jeux. Il faudra toujours délivrer la belle Minnie des griffes de la vilaine sorcière Mizrabel… Ahhhh… Que de souvenirs ! Allez on se plonge dans la vidéo !

MAJ : Jouable à l’E3, le nouveau Castle of Illusion a enfin pu dévoiler quelques-uns de ses secrets. On sait désormais que ce remake ne se différenciera pas de l’original que par sa réalisation. En effet, le level design sera aussi totalement différent. Le gameplay restera en « 2,5D » durant la majeure partie de l’aventure. Petit bémol, ou plutot mécontentement de rétrogamer : plus besoin d’appuyer une seconde fois sur la touche saut pour écraser un ennemi avec son derrière. Vite, faisons que cet été arrive vite, en même temps que le jeu sur PC, Xbox Live Arcade et sur le PlayStation Store. Et au fait ! Une petite vidéo supplémentaire ! C’est juste dessous.

lifeofpixelLife of Pixel, un jeu de plateformes dans lequel chaque monde correspond à une machine de l’Histoire du jeu vidéo, de l’Atari 2600 à la Mastersystem en passant par le commodore, tout passe à la moulinette. un chouette idée qui ne fut pas totalement concrétisée. Car oui, Life of Pixel a déjà une petite histoire. Jusque là, le titre du studio londonien Super Icon était passé relativement inaperçu, ayant fait son arrivée sur le trop discret PlayStation Mobile, plateforme aujourd’hui oublié (Florent Gorges, je te passe le flambeau). Ses auteurs ont donc décidé de le porter sous Windows, Mac OS X, Linux, iOS et Android. Pour cela, ils font logiquement appel aux fans, et ont lancé pour cela une campagne Kickstarter (par ici) déjà bien entamée, mais qui ne décolle hélas pas vraiment malgré un objectif raisonnable. C’est dommage, d’autant que la version PSmobile était déjà très bien ! Le jeu dispose également d’une page Greenlight (par ici) et se montre au travers d’une vidéo. Elle est là est fait plaisir ! Alors on les aide !

TESTHOKUTOjacket

Allez, aujourd’hui, c’est du test retro de chez retro, puisque l’on puise carrément à la racine de l’âge d’or du jeu vidéo nippon, l’époque où le marché du jeu vidéo de salon se résumait à un bras de fer serré entre deux géants, où acheter sa console revenait à choisir son camp. C’est aussi l’occasion de revenir sur le très sympathique Black Belt, le tout premier titre que j’ai pu toucher sur la grande MasterSystem… Enfin, ce n’est pas spécifiquement de Black Belt qu’on va parler, puisque ce qui n’était qu’une légende urbaine à l’époque (entendez par là « avant qu’internet ne tue les légendes urbaines ») s’est finalement avéré vrai, donnant raison à une génération de joueurs craignant d’être victime d’hallucinations post-traumatiques suite au visionnage de la mythique série Ken le Survivant : Black Belt était bien une adaptation de Hokuto no Ken maquillée!! Alors, qu’en est-il de la version originelle ? Est-ce que Black Belt était une version édulcorée, censurée jusqu’à l’os, a-t-on droit à de la tripaille en pagaille dans la vraie version ? Du calme, post-jeune, essuie la bave du coin de tes lèvres, trace tes sept cicatrices avec un marqueur si ta pilosité te le permet et viens, on va tout de suite vérifier ensemble ce que vaut ce Hokuto no Ken!

Souvenirs souvenirs…

Bienvenue le mercredi après-midi au Club Dorothée!

Bienvenue le mercredi après-midi au Club Dorothée !

Si aujourd’hui, le jeune adulte est devenu une cible centrale en terme de marketing, à même titre que l’enfant et que la ménagère, il fut une époque pas si lointaine où l’on faisait tout simplement abstraction totale de la nuance entre l’enfant et l’ado. Le résultat ? Des séries de Magical Girl à la Gigi et Creamy mêlées à du Robotech, Princesse Sarah, Moumines, Yakari, Boumbo, Bouba, Rémi Sans Famille, Embrasse Moi Lucille, Jeanne et Serge, Spectreman, X-Or, Wingman, Signé Catseyes, Dragonball, Les Chevaliers du Zodiaque, Muscleman, Un Collège Fou Fou Fou (où tout le monde est fou), Max et compagnie, Albator, Docteur Slump… Je continue ou vous voyez le tableau ? Bon, bref, un pur foutoir où s’alternaient sans vergogne les programmes pour enfants, les séries romantiques, les séries un peu plus « cochonnes » (Lamu, Nikki Larson, ou encore Cat’s Eyes avaient de quoi émoustiller la jeunesse prépubère), et les séries à la violence exacerbée, fer de lance commercial des émissions pour la jeunesse. Les ados attendaient patiemment en se tapant du Gem et les Hologrammes entre un épisode des Chevaliers du Zodiaque et Dragonball Z (exemple fictif, je ne me souviens plus des programmes spécifiques, juste que j’ai dû subir quelques épisode de Gem…). Nous étions habitués depuis longtemps à l’édulcoration systématique de thèmes tendus à coups de traductions criardes et de coupes franches, Dorothée continuait à faire semblant de s’adresser aux 3 à 11 ans, les parents ne culpabilisaient pas trop en croisant un épisode de Saint Seya, l’accord tacite était passé. Et par un beau mercredi après-midi de fin août 1988, Dorothée annonce l’arrivée de deux nouvelles séries : Lamu et Ken Le Survivant. Et ce jour-là, tout changea. Si Lamu s’est contenté de nous offrir à travers ce premier épisode plein d’humour, une jolie paire de seins (suffisant pour émoustiller les jeunes frustrés que nous étions) en guise d’élément subversif, Ken Le Survivant, lui a carrément fait péter toutes les limites, exploser l’accord tacite, changé la donne. Appels de parents paniqués et outrés demandant le retrait de la série, organisation d’un vote téléphonique, 97 ou 99% de votes pour le maintien de la série ; pour ménager la chèvre et le choux, Dorothée et AB productions décident de maintenir la série en coupant toutes les scènes violentes, ce qui donnait au final une version incompréhensible parfois réduite de moitié en guise de compromis foireux, bref, la politique de l’autruche ne pouvait plus durer longtemps.

L’autre point d’orgue de l’acceptation de l’ado en tant que consommateur de spectacle, ce sera Akira, véritable chef d’oeuvre de l’animation jamais dépassé, mais c’est une autre histoire, revenons donc à nos moutons post-apocalyptiques.