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Il était une fois, une petite souris pleine de malice. Ses aventures furent nombreuses, dont une sur la console Mega Drive. Il y fit preuve de bravoure en sauvant sa douce Minnie, prisonnière de la méchante sorcière Mizrabel dans le Château des Illusions. 23 années passèrent, et SEGA souhaita le faire revenir dans cet univers.  Pourrait-il enchanter les esprits comme son aîné ? Ou serait-il condamné à la laideur et à l’oubli, comme Mizrabel jadis ?

Un mode magique

castle1Mickey se retrouva une nouvelle fois dans de terribles ennuis. Mizrabel la vilaine, jalouse de la beauté de sa bien-aimée, la kidnappa dans son château, pour échanger leurs personnalités. Il dut encore partir à l’aventure, devant récupérer les joyaux arc-en-ciel pour terrasser le mal, mais une chose le surprenait. Il était étonné de voir que les pixels 16 bits avaient laissé place à une introduction dessinée, un narrateur faisant son apparition, étonnement confirmé lorsqu’il entra dans le château pour la première fois.  Le tout lui semblait sombre et lugubre, mais également fascinant, dans une 3D propre et fidèle aux travaux de son papa Walt.  Quelques portes étaient placées ci et là menant vers des niveaux illusoires, chacune demandant des diamants sous un certain nombre, et Mickey sut qu’il devrait se dépêcher d’agir pour sa compagne. Mais il ne pouvait s’empêcher d’être admiratif devant la magie des mondes, même créés par le mal. Les musiques qu’il put entendre accompagnèrent son voyage de la meilleure des façons, devenant plus orchestrales que dans le passé, et lui rappelaient l’épisode d’Epic Mickey. Il pouvait choisir de réécouter les thèmes de l’ancienne aventure. Le narrateur, ici et là, commentait certaines de ses actions et aussi ses plus grandes peurs. Mais l’ambiance ne faisait pas tout.

Un plaisir non illusoire

castle2Chacun des endroits que Mickey traversa était divisé en 3 actes, avec en chaque fin un maître des illusions, ou boss, gardant jalousement un joyau arc en ciel.  Il vit dans les illusions de Mizrabel une forêt, un coffret à jouet, un château ou encore des ruines antiques. Heureusement il n’avait pas perdu la main et se déplaçait aussi aisément que sur Mega Drive, mais se sentait plus à l’aise sur une manette que sur un clavier. Désormais pour tuer ses ennemis, il n’était plus obligé d’appuyer sur « bas » pour finir son saut. Par moments il ne se déplaçait plus de gauche à droite mais à la manière d’un Crash Bandicoot, c’est-à-dire d’avant en arrière. Le tout fut agréable grâce une caméra toujours bien placée et un level design donnant envie de toujours explorer le moindre recoin possible, en temps limité s’il le voulait. Car si Mickey était suffisamment curieux, il pouvait trouver des morceaux de statues pouvant orner le hall du château. De la même manière, il trouva ici et là des cartes à jouer et des piments qui non seulement étaient un hommage à World of Illusion et Quackshot, mais permirent à Mickey de porter des costumes variés. Cela donnait plus de contenu à son aventure magique. Tout fut pour le mieux pour s’investir dans cette quête. Tout ? non.

Un ombre au château

castle3Malgré le fait que son aventure fut belle, douce, et amusante, elle comportait quelques déceptions. Tout d’abord le périple ne dura que 2 heures du début à la victoire finale, avec seulement peu de succès (ou trophées). Bien sûr, son ancienne aventure pixelisée ne durait guère plus, mais au vu du prix demandé de 13 euros pour  aider Mickey dans sa quête, on eut pu croire à un maléfice de SEGA. D’autant plus que la difficulté de sa tâche, même s’il ne fut pas mécontent de revoir Minnie, était extrêmement facile. Chaque monde regorgeait de vies supplémentaires, et il n’était pas rare de se retrouver avec 13 voire même 14 possibilités de revivre après chaque vie perdue, sachant aussi que chaque maître de l’illusion était incroyablement facile. Les manières qui usaient de leurs faiblesses pour les vaincre étaient également trop faciles, ce qui donnait un léger sentiment de déception après des niveaux plutôt jolis. D’ailleurs les différentes cut-scenes des mondes furent du plus bel effet dans cette aventure mais jamais ne pouvaient être passées, ce qui pouvait lasser fortement la célèbre souris.

A retenir

Dans ce conte ludique, ce qu’il faut retenir est que Castle Of Illusion nouvelle formule est plus qu’une simple mise à jour. SEGA a réussi à mettre le tout au goût au jour, artistiquement comme au niveau du gameplay tout en restant fidèle au jeu original. Malheureusement c’est là aussi qu’apparaissent les défauts, car comme la version Mega Drive, le jeu est trop facile et trop court. Mais si vous êtes fans ou si vous découvrez ce jeu, il vaut le détour et reste un joyau du jeu de plateforme. C’est ainsi que termine cette histoire les enfants.

Informations sur le jeu

Plateformes : XBLA – PSN – PC

Genre : Plateforme

Développeurs : Sega

Editeur : Sega

Date de sortie : Septembre 2013

Flbond

En 1991, Sonic le hérisson bleu, la nouvelle mascotte de Sega supplantant Alex Kidd et censée être plus à même de donner le change au plombier de Nintendo, a droit à son premier jeu où il est la vedette. Sobrement intitulé Sonic The Hedgehog, le titre permet au sprinteur de connaître ses courses initiatiques, dans des versions différentes sur Master System et Game Gear d’un côté, et sur Mega Drive de l’autre. Le succès se confirme et la formule, qui avait déjà bouleversé le jeu de plateforme, se peaufine avec la suite qui sort un an plus tard, constituant probablement l’épisode le plus apprécié de la série. Un excellent jeu sur les 8 bits de Sega, une consécration et un soft légendaire sur la 16 bits.

Versions 8 bits (Master System et Game Gear)

Les moutures Master System et Game Gear de Sonic The Hedgehog 2 débarquent fin octobre 1992 en Europe, soit un peu moins d’un mois avant la version Mega Drive qui allait marquer l’histoire de la plateforme 2D et de la machine de Sega. Cependant, les jeux sont clairement distincts entre les supports 8 et 16 bits. Les uns et les autres ne sont aucunement des portages, mais bien des softs indépendants et uniques. Chose dont nous pouvons être encore reconnaissants envers Sega, de ne léser aucun joueur et de traiter avec la même attention toutes ses machines encore sur le marché à cette époque. Le pitch de ce second opus 8 bits des aventures du hérisson bleu prend place toujours sur South Island, que Sonic avait décidé de déserter quelques temps parce qu’il s’y ennuyait après avoir maté le satané Dr Ivo Robotnik. Seulement, à son retour de vacances, la mascotte de Sega ne retrouve plus grand monde. Le scientifique a fait sa réapparition et est venu kidnapper les animaux de l’île. Et parmi eux, Tails le renard à deux queues. Sonic ne parvient pas à sauver à temps son ami, ce qui le lance à la poursuite du ravisseur, dans une aventure qui lui demandera de récolter les six émeraudes du Chaos pour délivrer son pote collant, mais bien membré.

Le monde de Sonic 2 est donc divisé en six zones principales, et en contient une septième accessible si les six joyaux sus-cités ont été récupérés. Chacune propose deux niveaux classiques et un dernier comportant le boss – sans aucun anneau pour aider à le terrasser. On a donc, successivement: Underground contenant un volcan, des lacs de lave et des wagons de mineurs; Sky High mettant le joueur la tête dans les nuages; Aqua Lake reproduisant l’exploration difficile des profondeurs d’un lac; Green Hills avec ses collines vertes classiques, signatures de cette époque Sonic; Gimmick Mountain explorant une usine de Robotnik; Scrambled Egg avec toutes ses roches et tous ses tuyaux. L’ultime monde, et de loin le plus intéressant, Crystal Egg propose des plates-formes transparentes et une sorte de désert de cristal en toile de fond. On ne peut donc avoir accès à la fin réelle du jeu qu’à la condition de collecter toutes les émeraudes, qui sont à dénicher dans les seconds niveaux des six premières zones. Parfois très bien cachées, ces pierres demanderont un esprit certain d’exploration et une grosse dose d’apprentissage et de patience.

Sonic 2 8 bits est un jeu très fun, pêchu, rapide et avec une certaine fraîcheur dans sa direction artistique, dans la droite lignée de son prédécesseur. Éminemment joli, avec des graphismes détaillés et colorés, il bénéficie de paysages variés, avec par moments de jolis arrière-plans monocouches tantôt statiques tantôt scintillants, et surtout de musiques entraînantes. C’est également un ravissement d’observer les mimiques écarquillées de Sonic quand il regarde le joueur au moment d’arrêter ses courses ou quand il est au bord d’un précipice. Plutôt facile, le jeu peut se terminer très rapidement en traversant les niveaux en ligne droite. Toutefois, c’est rater beaucoup de choses et des aspects de son sympathique level design, ce qui renforce la replay-value. Mais quoi de mieux quand on joue à Sonic que de foncer, me direz-vous? Ceci est un débat pour les puristes, et surtout signifie qu’il y a deux lectures, deux manières différentes et complémentaires de profiter de l’expérience.

Explorer les niveaux dans toute leur verticalité est un véritable plaisir, et les fouiller à la recherche des nombreux chemins alternatifs également. Sonic ne fait pas que courir vite (même si l’accélération n’est pas des plus explosives et le Spin Dash, évoqué plus bas, manque cruellement à ces versions); il vole aussi en deltaplane, rebondit sur l’eau ou se la joue Indiana Jones dans des chariots de mineurs. Le scrolling horizontal suit toujours la cadence et c’est encore fluide à regarder de nos jours, qui plus est pour un jeu 8 bits. On note également l’apparition, plutôt grisante, des loopings. Sonic The Hedgehog 2 est truffé de bonus ça et là, et celui attribué en fin de niveau dépend de plusieurs règles mathématiques. Par exemple, si le solde d’anneaux est un multiple de dix, on en obtient dix supplémentaires. Le plus tordu est probablement l’attribution d’une vie supplémentaire, puisqu’il faut pour cela former une minute entière en additionnant le nombre d’anneaux et le temps mis pour terminer le niveau.

gLa fin d’année approche à grands pas et entre le jeux à demander au père Noël, les décorations à poser et la bûche à manger, il faut penser aussi aux calendriers. Par chance Sunteam a pensé aux gamers en proposant des calendriers pour 2015 façon 8 et 16 bits.

Sous forme de PDF disponibles à cette adresse, vous aurez le choix entre : ZX-81ZX SpectrumPC EngineCommodore 64AmigaMaster SystemMegadrive.

Profitez en : c’est gratuit.

 

MJM4

Qu’on aime ou non ses chansons, Michael Jackson aura marqué l’univers de la pop. Sa mort en 2009 a entraîné la Terre entière avec lui et il n’y a pas eu un seul endroit dans le monde sans danse de rue improvisée sur les succès du danseur/chanteur. Mais ça ne veut pas dire que tout ce qu’il a réalisé dans sa vie était parfait. Moonwalker est au départ un clip à budget qui a connu tellement de retards et surcoûts qu’il a été rallongé pour en faire un film. Le résultat final est bancal, et se résume à une suite de clips de promotion avec une minuscule histoire. Un jeu tiré du film est sorti en arcade et sur les consoles SEGA (la version ordi n’existe pas!) de l’époque, et c’est sur Mega Drive que le test se concentre. Qui sait, peut être que l’adaptation sera plus intéressante que le film.

 

Prendre un enfant par la main

Ne pleure pas petite, je vais t'emmener dans un endroit magique.

Le jeu est bien entendu adapté du film mais prend un certain nombre de libertés. Bien avant les affaires de moeurs à NeverLand, on y retrouve Michael dans un beat them all/recherche, devant sauver un certain nombre d’enfants emprisonnés par M. Big dans 5 mondes différents. Les lieux du film sont de la partie avec le club 30s ou encore le repaire de M. Big, mais ceux-ci sont réduits à des niveaux à étages. On doit récupérer les différents enfants en cherchant dans tous les étages, tout en battant les ennemis arrivant par vagues, et une fois l’objectif rempli, un petit singe se pose sur notre épaule et nous montre le chemin à suivre pour le boss. Rien de bien original, si ce n’est Michael lui même. Tandis que les autres héros du genre se battent avec leurs poings et pied dans un art martial lambda, le roi de la pop se bat avec sa propre danse. On peut utiliser un coup de pied ressemblant à un pas de danse et une attaque spéciale. Si l’on appuie légèrement sur le bouton associé, le personnage tourne sur lui même et lance son chapeau sur les ennemis, mais si l’on attend plus longuement, Michael dansera avec tous les ennemis visibles, les tuant au passage. Même l’esquive est remplacée par le Moonwalk pour montrer que Michael est classe même dans la violence. A noter que dans certains passages du jeu, une transformation en robot sera de la partie. Les musiques sont également bien présentes, avec des emprunts au film et également à l’album Thriller. Le son de la Megadrive n’est pas une symphonie aux oreilles, mais on reconnaît bien les titres du roi de la pop. Étonnamment la chanson principale Thriller a été retiré de la bande son, surement dû au fait que l’auteur de la chanson n’est pas M.Jackson. De manière générale, on prend plaisir à débiter du bad guy avant de faire un 360 degrés tout en lançant son chapeau. Cela vaut pour toute la longueur ?