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Cet épisode de MGS est sublime, une œuvre qui est vraiment faite uniquement pour les fans comme moi qui suivent la série depuis longtemps. Les graphismes sont de toute beauté, la bande son est à pleurer (mais écoutez le thème de Old Snake, ça transpire la douleur bon sang), des personnages toujours aussi charismatiques, un scénario ultra complexe et tout bonnement incroyable qui répond à toutes les questions qu’on pouvait se poser lors des précédents opus malgré quelques incohérences, avec sans doute le gameplay le plus abouti de la série. Mais surtout, surtout,une des scène cinématique de conclusion la plus longue de l’histoire des jeux vidéo, voire LA plus longue. Et en plus elle déchire ! Révélations, conclusions, et ouverture même ! Allez délectez vous sur près d’une heure et 40 minutes de cinématique si on intègre le boss de fin !

Le Serpent

Max Payne 3, disponible depuis le 18 mai dernier sur Xbox 360 et PS3, et le 1er juin sur PC, marque le retour de la célèbre série de Remedy Entertainment, reprise pour ce dernier opus par Rockstar Games. L’occasion pour nous de revenir en détails sur ce qui fait l’essence de la saga, à savoir le célébrissime bullet time, mode de jeu que le premier Max Payne a installé dans le paysage vidéoludique à sa sortie en 2001. A travers quelques dates et la présentation des différentes utilisations de ce style particulier, on verra comment il a été inclus dans le gameplay, si son apport a été judicieux, et enfin on précisera qu’il n’est pas la propriété des jeux dits de tir.

Du dix-neuvième au vingt-et-unième siècle

Popularisé en 1999 par Matrix et ses effets de ralenti décortiquant les trajectoires des balles et leur conférant une traînée sous forme de fumée, le bullet time trouve en fait ses origines au dix-neuvième siècle. Cet effet visuel obtenu grâce à une série d’appareils photographiques disposés autour de l’action et déclenchés simultanément, ou avec un différentiel de temps très court, a été créé avant même l’invention du septième art. Ce sont les travaux d’Eadweard Muybridge qui en sont à l’origine : grâce à cette technique, il parvint ainsi à décomposer le mouvement d’un cheval au galop. En 1995, les premiers artistes à utiliser le bullet time sont Emmanuel Carlier pour son œuvre Temps Mort, et Michel Gondry dans le clip vidéo Like a Rolling Stone du groupe de Mick Jagger. D’aucuns pourraient cependant rétorquer qu’en novembre 1994, une forme rudimentaire de la technique, obtenue par l’usage de six caméras, avait déjà été appliquée par Howard Greenhalgh dans le clip du morceau The Wild Ones du groupe Suede. En 1998, Perdus dans l’espace et Blade permettent alors à l’effet visuel de faire son apparition dans les salles obscures. Son nom, la technique le doit aux frères Andy et Larry Wachowski, auteurs de Matrix, qui l’ont ainsi baptisée en référence à la durée de la séquence, à savoir “le temps d’une balle”. John Gaeta, l’homme qui avait mis au point la méthode en 1997, est d’ailleurs le superviseur des effets spéciaux de la saga de Neo. C’est alors une révolution dans la façon de filmer et le bullet time ne va pas tarder à toucher un autre médium proche du cinéma : le jeu vidéo.

Cultissime et intemporel ! Un petit bijou de divertissement, à la fois jeu parfaitement calibré et oeuvre visuelle dotée d’une mise en scène digne du 7ème art. Si le Main Theme de Metal Gear Solid est sans doute le morceau le plus connu de la série, nous n’avons pu nous empêcher de placer le magnifique The Best is Yet to Come sur le même niveau. Créé par la compositrice Rika Mukanawa et chanté par l’artiste irlandaise Aoife Ní Fhearraigh, ce morceau clôturait déjà le premier Metal Gear Solid à la perfection, avant de réapparaître dans une scène d’anthologie à vous figer sur place dans Metal Gear Solid 4. Une oeuvre de diamant qui aura su marquer les esprits sans aucun conteste possible.

Le Serpent

Après plus de 2 mois sans rédiger, je reviens en forme pour ce temps modernes réservé à Metal Gear Solid 4 : Guns of the patriots. Sortie en juin 2008 ce titre reste gravé dans les mémoires car si on est fan voir passionné par la saga (comme moi), ce jeu marque la fin de la série est apporte les questions que tous les joueurs rêvaient d’avoir. Kojima avait dit que Snake Eater serait le dernier Metal Gear Solid apparemment la ferveur ne l’a pas quittée.

Old MGS

Après avoir quitté Solid Snake et Raiden dans Metal Gear Solid 2 : Sons of liberty, ce qui frappe d’entrée c’est notre Solid Snake, un ersatz de Tom Sellek vieillissant, malade et fatigué des combats. On prend une claque en voyant notre héros dans cet état, nous qui avons l’habitude d’avoir connu Snake jeune et vigoureux, de le voir ici, peine à se mouvoir, nous laisse bouche bée. Mais qu’importe le bougre est toujours d’attaque et prêt à en découdre avec ses adversaires ! Tout d’abord pour un jeu datant des débuts de la PS3 il n’y’à rien à dire; c’est du lourd, les graphismes sont saisissants et d’une beauté ravangantes sans aliasing, sans bugs, avec un bon framewate. Les décors ainsi que les personnages sont très bien rendus est bien mis au goût du jour. Les musiques signées Harry Gregson William sont toujours aussi poignantes d’émotions. Aucune fausse note c’est toujours un plaisir pour les oreilles. Concernant le gameplay du jeu il y aura des avis partagés. Certains diront que c’est un gameplay d’un autre âge et pas adapté au titre, alors que d’autres qui diront qu’il n’y’à rien à redire (comme moi). Des éléments empruntés aux autres MGS sont présents, avec quelques ajouts comme pouvoir faire le mort, pouvoir lancer une grenade ou tirer en étant retourner. De nouveaux mouvements de CQC et surtout l’Octocamo, la combinaison de  Snake, font leur apparition. Elle permet de se fondre dans le décor, pour cela il faut rester immobile le temps que la combi s’adapte à l’élément concerné pour être camouflé. Des nouveautés de bonnes augures, un compromis entre action et infiltration ce qui laisse une certaine liberté au joueur. Après on retrouve l’habituelle jauge de vie et celle de psyché, à noté que cette dernière une fois à zéro influence sur le stress de Snake ce qui le fait par exemple bien moins viser. Le stress s’exprime en pourcentage et une fois qu’il atteint 50%, le psychisme de Snake baisse. La mention stress est affichée en bas de la jauge de vie et de psychée. On note la présence en haut à droite de l’écran d’un radar et d’un index de camouflage qui s’exprime aussi en pourcentage. Sinon rien de bien neuf sauf que l’arsenal de Snake a évolué : fusils à pompe, mitrailleuses, fusils d’assaut, pistolets, lance-missiles, fusils de précision et autres explosifs. Mais quand vous trouvez une arme celle ci est bloquée automatiquement sauf quelques cas (je rentre pas dans les détails le jeu vous expliqueras le pourquoi du comment), pour la déverrouillez vous devrez la donner à Drebin, votre armurier, qui vous la débloquera en échange de DP (Drebin Point) que vous gagnerez en tuant des ennemis ou en collectant des armes sur le champ de bataille du même type que vous possédez dans votre inventaire. En parallèle vous pouvez également upgrader vos armes. Au rayon nouveauté gadgets il y a le Solid Eye qui fait office de lunettes thermiques, de jumelles et d’analyseur de PNJ  allié ou ennemi, ainsi que le Metal Gear Mk2 un petit robot qui permet de reconnaitre les environs et d’assommer les ennemis par électrocution. Tout simplement bonnard et efficace. Quant aux autres objets nouveaux je vous laisse le soin de découvrir par vous même !

La fin d’un mythe ?

Kojima nous signe un titre qui nous apprendra tout ce que nous avons voulu savoir depuis la fin du 2ème épisode et du 3ème, Snake eater, qui retrace l’histoire de Big Boss est tout simplement un chef d’œuvre incontournable ! Bref, l’avènement de  guns of the patriot apporte les réponses que tous les fans de la saga attendaient depuis si longtemps. Grâce à une mise en scène qui en met plein la vue, des cinématiques extrêmement bien narrées, des personnages poignant et charismatiques et un scénario passionnant du début à la fin. Mention spéciale au personnage de Snake auquel Konami à pris grand soin de nous émouvoir  en nous montrant la dureté de la vie de notre héros à grand coup de musique tragique, bravo ! Konami nous à livré un très grand jeu, avec une durée de vie qui n’excède pas 10h et une très bonne rejouabilité avec des objets à gagner sous certaines conditions. MGS 4  possède également un mode online assez correct avec de nombreux modes de jeu mais qui est juste là pour faire beau guère passionnant!

A retenir

Un gros blockbuster en somme passionnant et complet, ce titre s’annonce comme le pilier de la saga majestueusement mis en scène, rien à reprocher pour ce jeu grandiose qui mérite qu’on s’y attarde. Kojima nous prouve qu’il tient bien les rennes de la saga, alors la grande question est… Est-ce que ce titre marque la fin de la saga ? Malgré l’arrivée de Rising ? La barre est haute, très haute, pour faire mieux que ce hit incontournable. Cet épisode nous montre une fois de plus que Metal Gear à de quoi faire trembler les tenors dans le genre infiltration. Du grand art!!!

Informations sur le jeu

Plateformes : Playstation 3

Genre : Action – Infiltration

Editeur : Konami

Développeurs : Kojima Productions

Date de sortie : 12 juin 2008

Yannou