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Maj : La bêta ouverte est disponible depuis le 6 novembre 2014, plus d’informations sur le site officiel

unnamedDans la ligné du mélange des univers, Trove est un example parfait. Développé par les messieurs de Trion Worlds, ce RPG voxel, propose de créer soi même son univers dans lequel de nombreuses aventures seront jouées. A la manière d’un Minecraft, les univers sont composés de blocs de types ou couleurs différents mais Trove propose aussi des éléments de RPG (quête, classes, objets) plus spécifiques. Le jeu est pour le moment en bêta fermé sur PC et Mac, et est accessible aux joueurs ayant effectué n’importe quel achat sur la boutique du site officiel. Il est également possible d’attendre la sortie du titre sans payer, car ce dernier sera Free To Play.

On ne « Trove » rien à redire, si ce n’est d’aller tester un petit jeu qui peut se révéler prenant si la communauté se développe.

 

 

RTM2Avoir l’esprit rétro c’est bien, œuvrer pour des événements caritatifs c’est encore mieux. L’artiste Français électro chiptune 2080, déjà connu des joueurs de Minecraft, remet le couvert samedi 18 octobre pour un concert à but noble…dans Minecraft. En effet, dans le cadre de l’opération caritative internationale « Race The Moon« , et vu que sur Minecraft on peut tout construire, des artistes de tous continents vont se réunir pour jouer d’instruments virtuels. Vous pouvez bien sur aider l’action en vous connectant sur les serveurs concernés, ou en donnant pour l’occasion sur la page situé juste en dessous. Les associations concernées par l’opération sont Child’s Play et Extra Life.

En résumé, un concert tout en restant dans son antre de geek et qui permet d’aider les autres. On fonce!

Lien vers la page Facebook de 2080

Lien vers la page de l’événement Race The Moon

 

2dto3dA travers cette réflexion sur l’évolution de la technologie graphique du jeu vidéo, c’est moins une description historique et technique qu’une analyse des outils de l’art vidéoludique que nous recherchons. Car force est de constater que les outils de l’art, si perfectionnés soient-ils ne préfigurent jamais la beauté d’une œuvre. Si l’apparition de la perspective en peinture ouvre de nouveaux horizons à l’artiste, en lui offrant précisément une troisième dimension, pour autant cela ne retire rien à la beauté des chefs d’œuvre de la pré-renaissance. Victor Hugo dans un pamphlet intitulé « l’Art et la science » explique ainsi la différence fondamentale qui sépare les deux domaines : chaque nouvelle découverte scientifique balaye la précédente et ses imperfections quant à la description du réel, à l’inverse, aucune nouvelle œuvre d’Art majeure ne remet en question la beauté de ses prédécesseurs. Ainsi, de la même manière que la photographie continue d’exister au temps du cinéma, le jeu vidéo en 3D ne nie pas le jeu vidéo en 2D – cette affirmation est d’ailleurs dans le cœur de tous les rétrogamers. Or le jeu vidéo dispose de cet intérêt particulier qu’il est le dernier né des arts et par conséquent se comprend, et s’inspire de l’influence de tous les autres au rang desquels le cinéma s’illustre souvent comme référence première. Plus qu’une simple évolution de l’outil, le passage de la 2D à la 3D a donc représenté un risque pour les développeurs, celui de s’enfermer dans la pure maîtrise de l’outil et de la technique en oubliant de créer une œuvre. Les enjeux sont donc bien plus grands que ceux d’une simple évolution technique, certes rapide, qu’il faudrait comprendre et s’approprier, le cœur même du problème est ici le game design. Car au delà du passage d’une technique à l’autre, c’est bien ainsi que se caractérise le Verbe au sens biblique, c’est à dire l’âme d’une œuvre dont le corps n’est que propice au préjugé. Que serait le jeu vidéo si d’un simple coup d’œil au graphisme on pouvait en déduire l’intérêt ? Peut être bien ce qu’il est aujourd’hui si je changeais le mot d’intérêt par celui de rentabilité.

L’enfance de l’art

Dépasser l'opposition 2D et 3D, tel est sans doute le but de cet article.

Dépasser l’opposition 2D et 3D, tel est sans doute le but de cet article.

Par ce titre, j’ai voulu évoquer une chose caractéristique du jeu vidéo ; le plus jeune des arts est aussi celui qui a, en moins de trente ans, vécu une histoire que la peinture a mis plusieurs milliers d’années à vivre. En naissant avec la peinture rupestre de Pong, le jeu vidéo a connu très vite les premières représentations de profil avec les jeux de plateforme à la Mario et Sonic (je préfère citer les deux pour ne blesser personne), et quelques ébauches de perspective dans les années 80 pour filer vers le trompe l’œil de trois dimension avec id Software (Doom) et enfin nous faire entrer de plain-pied dans l’univers de la 3D à la fin des années 90. Après une maîtrise relativement longue de la 3D allant bientôt jusqu’au photo-réalisme, un genre que l’on retrouve en peinture au début du XXème siècle, le jeu vidéo découvre les joies de l’abstrait avec des inspirations cubistes comme dans Bit.Trip Beat. En balayant ainsi du regard l’histoire du jeu vidéo on comprend tout du moins une chose, l’instabilité de la technique empêche les concepteurs de jamais se pencher sur les fondements de leur créativité si bien que d’années en années, le jeu vidéo évolue de façon erratique sans trop savoir où il va. Les plus grosses productions suivent le marché d’un œil attentif alors que naissent des OVNIs, de plus en plus nombreux, qui semblent laisser reposer la poussière soulevée par cette « space race » technologique et financière, symbole pour moi d’une certaine maturation de l’art vidéoludique.

Bien fait pour toi !

Les Echos, à travers le site internet, révèlent aujourd’hui quelques chiffres qui confirment une tendance actuelle et qui nous fait mal au coeur : la mauvaise santé des ventes de jeux en boîte, et l’essor des ventes de jeux dématérialisés. Les ventes de jeux en boîte sont en recul de 25% par rapport au premier trimestre de l’année dernière. Cette baisse est due, en grande partie à la croissance que connaissent les ventes dématérialisées, et si elle touche bien entendu plus fortement le domaine des jeux PC, le marché des ventes physiques sur consoles est également frappé de plein fouet. Un éditeur comme Electronic Arts s’attend d’ailleurs à ce que les revenus des ventes digitales s’élèvent pour 2012 à 30% de son chiffre d’affaires global,  contre moins de 10% il y a 3 ans. Il faut dire qu’Origins, leur plateforme de téléchargement, marche sur les pas de Steam, même s’il ne représente qu’une petit part du marché dématérialisé. Ces données, qui ne font sans doute qu’enfoncer des portes ouvertes, confirment une chose : l’avenir est à la dématérialisation, et cela nous désole, nous… Ce n’est pas le dématérialisé en tant que tel qui nous dérange, puisque des perles comme Minecraft ou Limbo n’auraient jamais vu le jour sans ce mode de distribution. Mais pourquoi changer le reste ? Le prix ? Sur PC seulement. Et qui n’a pas été déçu de ne plus trouver de livret dans les boites d’EA ! Sacrilège. Une bonne petite mise en bouche qui fait durer le suspens avant de lancer le jeu, résultat de tant d’économies ! Et que dire des abus des DLC ! Non, définitivement, la dématérialisation ne doit PAS, devenir le moyen de commercialisation des jeux AAA… Prions.

Le Serpent