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L’écriture d’un « Temps modernes » est par définition un exercice compliqué. Comment synthétiser, en une page ou deux, le contenu d’un jeu qui vient de sortir ? Comment donner une impression concise sur un jeu qui, la plupart du temps, nous a plu ? L’exercice devient d’autant plus compliqué quand le jeu en question a un contenu colossal… De fait, comment délivrer un temps moderne de Final Fantasy XIV : A Realm Reborn et de son extension Heavensword, à la fois le dernier MMO de Square-Enix, et le dernier Final Fantasy online ? Franchement… Cela va être difficile.

Le retour du MMO Old School

Impossible de finir un donjon sans heal, tank et DPS. La Sainte trinité est respecté, et c'est tant mieux !

Impossible de finir un donjon sans heal, tank et DPS. La Sainte Trinité est respecté, et c’est tant mieux !

Il n’y a pas à dire : FFXIV est fondamentalement un MMO Old School. Les mécaniques de jeu prennent leurs racines dans des MMO des années 2000, voire 1990. Pas de groupage automatique, l’entraide est favorisée par l’artisanat et par ce qu’on appelle « le saint triptyque » : pour faire un bon groupe il faut un heal, un tank, et des DPS. C’est comme ça, et en même temps ça parait logique pour un MMO. Mais bien que old school, certaines petites touches de modernité font du bien, comme les événements aléatoires, ou bien le fait que toutes les classes ont un sort de heal. Bref, on est bien plus proche d’un Everquest que d’un Guild Wars 2. Et même si j’ai aimé GW2, il faut bien dire qu’il n’encourageait pas l’entraide… Le système d’évolution de FFXIV est d’ailleurs très bien pensé, à mi-chemin entre classicisme et nouveauté. On crée un personnage avec sa race, sa classe, son alignement… Mais au bout d’un certain nombre de niveaux, notre personnage peut choisir un « job » qui consacrera sa spécialité : DPS, Healer, ou Tank, avec toutes les variantes que cela entraîne. Bref, l’espace qui m’est donné est trop court pour rentrer dans plus de détails… Mais vous aurez remarqué, au détour d’une phrase, le mot « job ». Car oui, FFXIV : A Realm Reborn est bien un vrai et un bon MMO, mais c’est aussi un véritable Final Fantasy. On ne peut pas s’y tromper !

Jouer à Final Fantasy c’est bien… Avec des centaines de joueurs c’est mieux !

Bien qu'Online, ce Final Fantasy est un "vrai" FF

Bien qu’Online, ce Final Fantasy est un « vrai » FF.

Beaucoup de personnes pensent qu’un Final Fantasy ne peut pas être un « bon » MMO. Bien que le 11ème épisode ait démontré le contraire, FFXIV : A Realm Reborn enfonce le clou. C’est sûr, nous sommes bien face à un bon, un vrai Final Fantasy. Et bien qu’il y ait les chocobos, musiques de combats, et mogs (kupo kupo), c’est bien l’ambiance qui se dégage du titre tout entier qui fait la différence avec les autres MMO. La Magie FF est là et bien là ! Et même si les quêtes ne sont parfois pas très originales (va tuer 2 araignées, ramène ce bidule à Tartempion), il faut bien avouer qu’on prend du plaisir à se balader en Eorzia. C’est assez rare dans un MMORPG, et voilà donc pourquoi je le souligne : même si nous sommes un parmi tant d’autres, on a vraiment l’impression de servir à quelque chose et d’avoir un impact sur le monde qui nous entoure. Mieux, étant donné que la sainte trinité des MMO est respectée, vous devrez jouer en équipe pour avancer dans l’histoire. De plus, et encore une fois, c’est à souligner, FFXIV dispose d’un contenu gargantuesque, mais reste totalement accessible aux personnes qui ne veulent pas se jeter corps et âme dans l’aventure. Une petite heure par ci, une autre par là, et le plaisir de jeu est toujours là. On peut aller à son rythme sans être frustré.

Un contenu de dingue

Mais au-delà du fait qu’il s’agit à la fois d’un véritable MMO comme on les aime, et d’un Final Fantasy pure souche, il faut bien avouer que le contenu actuellement en place est tout simplement phénoménal. Petite indication : j’ai joué 360 heures, je ne suis toujours pas au niveau max, et je suis très loin d’avoir vu ne serait-ce que la moitié du contenu… Mais comme je suis gentil, je vais tout de même vous faire une petite liste de ce qui vous attend au delà des simples quêtes, au lieu d’aller traîner sur https://www.casino777.be/ :

  • Les carnets : oui messieurs, les quêtes ne sont pas la seule manière de monter l’XP ! Vous disposez de plusieurs petits carnets à compléter afin de gagner de l’expérience. Ces carnets sont de différentes sortes : complétude d’un bestiaire, découverte de panomaras exceptionnels, objectifs donné par des grandes compagnies, …etc. De quoi varier les plaisirs !
  • Les mandats : Sortes de quêtes répétables, les mandats permettent surtout de récupérer des jetons de tâches. Ces jetons peuvent être utilisés par vos « servants », des PNJs à votre service, pour qu’ils aillent vous chercher les matériaux dont vous avez besoin pour faire du craft. C’est bienvenu !
  • Les primordiaux : on touche à l’un des points les plus fort du jeu : ses instances. Au delà des raids et des donjons maintenant communs (mais bon, quand dans un jeu il y a plus d’une trentaine c’est déjà colossal !), le jeu propose des combats en groupe uniquement contre des boss. Et ces boss ce sont… Les invocations traditionnelles de FF ! Quel plaisir d’aller défoncer en guilde, en groupe de 8, Ifrit, Garuda, Shiva ou Odin ! Le tout bien entendu avec des stratégies à mettre en oeuvre !
  • Le Gold Saucer : oui, vous avez bien lu, il y a bien le Gold Saucer dans FF14 ! Et comme dans le célèbre FF7, vous pourrez parier sur des courses de chocobos, tout en devenant également un jockey hors pair ! Vous avez également d’autres mini-jeux : danse, combats de mascottes, loto, et j’en passe ! Et avec la musique d’époque !
  • Le Triple Triad : Quoi ? C’est pas vrai ?! Et bien si, dans FF14, vous aurez la possibilité d’affronter d’autres joueurs au célèbre jeu de cartes qui a fait la renommée de FF8. Mêmes règles,  beaucoup de cartes à collectionner, et de grands tournois organisés régulièrement. Un jeu dans le jeu… Qui prend beaucoup, beaucoup de temps…
  • Le donjon sans fond : tu commences FF14 et tu te sens largué par rapport aux autres ? Square a pensé à tout en rajouter un mode où tout le monde repart de 0 et où tout le monde dispose du même stuff. Seul le skill compte, et il faudra avancer dans le donjon sans fond au fil des étages jusqu’à arriver au 50me sous-sol. Un marathon qui vaut le coup !
  • Les métiers de Craft : comment c’est pas original ca ! Mais si enfin ! Car dans FF14, un métier de craft, ce n’est pas seulement choisir le nombre de choses qu’on veut fabriquer et attendre que cela soit terminé, non ! Chaque classe d’artisanat propose son propre système de compétences à améliorer, avec du stuff dédié et des histoires annexes. Une bonne trouvaille, encore une fois !
  • Le Blitzball : Oui, tu as bien lu mon petit, quoique j’anticipe un peu, car ce jeu sera en ligne au moment de la sortie de l’extension Stormblood, en juin 2017. Mais t’imagines le blitzball en ligne ! Mais on aura plus de vie !

A retenir

J’ai un peu honte d’avoir résumé ce monstre qu’est Final Fantasy XIV en ces quelques lignes. Je n’ai pas parlé des graphismes magnifiques sur PC. Je n’ai pas parlé du contenu Haut Niveau très étoffé et souvent mis à jour. Je n’ai pas parlé de l’utilisation intelligente de la manette sur console. Je n’ai pas parlé de…. Enfin je m’arrête là. La question fondamentale est finalement simple, et revient à chaque Temps Modernes : faut-il dépenser quelques Gils pour se procurer FFXIV, et payer un abonnement mensuel d’une dizaine d’euros ? Pour moi, la réponse est claire : OUI ! Jouez-y, plongez dans Eorzia, traversez des plaines à dos de chocobo, invoquez Ifrit et Shiva, et surtout.. Ajoutez-moi à vos amis (mon perso tout mignon : Der Cerpen, sur le serveur Lich) !

Informations sur le jeu

Plateformes : Playstation 3 & 4 – PC

Genre : MMORPG

Développeurs : Square-Enix

Éditeur : Square-Enix

Date de sortie : 27 août 2013 

Le Serpent

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Un débat sous forme de running-gag sévit dans les coulisses de la rédaction du Serpent Retrogamer. Il a pour objet le tant décrié et tant discuté Final Fantasy VIII. Cet opus n’a pas son pareil pour diviser les fans de la série de Square, mais il n’est pas le seul à faire des émules. Il y a également le douzième épisode, jeu PS2 sorti en février 2007 sur nos terres. Gameplay différent et proche du MMORPG, univers d’Ivalice volontairement moins féerique et onirique que ceux de ses prédécesseurs, personnages raillés, sont autant d’aspects que ses détracteurs ont pu lui reprocher. Et pourtant, à y regarder de plus près, ce sont probablement ses plus grandes forces. Parmi d’autres.

Another World

images (1)Remettons les choses dans leur contexte. FF XII fait suite à deux épisodes très particuliers dans l’histoire de la saga. FF X a marqué les esprits avec son scénario prenant, sa narration habile, son univers à la fois ésotérique et anticlérical, son exploration linéaire et engoncée dans des couloirs artificiels, son personnage étendard inspiré de l’adolescent japonais androgyne et surtout, son intelligent système de combat au tour par tour et de progression via un arbre appelé Sphérier. Quant à lui, FF XI signe l’entrée de la série dans le domaine du MMORPG avec un succès mitigé et un timing surement moins judicieux que son petit frère FF XIV. FF XII arrive donc après ces deux opus et surtout, une gestation longue et difficile, marquée par de nombreux reports. Mais il a finalement vu le jour et n’est pas resté une arlésienne, ni devenu une déception large comme le XIII. Finalement, il remplit très bien le cahier des charges des Final Fantasy en respectant l’héritage des précédents opus et en proposant ses particularités. Peut-être ses dernières ont été trop franches et ont constitué à une certaine incompréhension auprès du public. Notamment, son système de combat basé sur les gambits, actions assignées au préalable aux personnages selon un système de priorité, a été aussi déroutant que bénéfique pour la fluidité des joutes. En effet, FF XII s’affranchit des affrontements aléatoires et hachés, offrant ainsi de grandes aires de promenade agréables à sillonner et à fouiller. En contrepartie, il s’inspire de FF X en proposant en guise de système de progression un échiquier sur lequel chaque case correspond à un permis, que ce soit pour le port de pièces d’équipement ou l’utilisation de sorts ou de compétences. Avec cette approche et un nombre conséquent de récompenses à remporter pour la chasse de monstres en tous genres, oui, cet opus emprunte au MMORPG et se détache de ses prédécesseurs.

Drôles de dames

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Il le fait également en reprenant l’univers d’Ivalice créé par Yasumi Matsuno et découvert avec délice dans les très appréciés Final Fantasy Tactics (1997) et Vagrant Story (2000). On retrouve bien sûr les Mogs et les Chocobos, qui sont à Final Fantasy ce que sont les Slimes à Dragon Quest, mais surtout, FF XII se fournit d’un bestiaire singulier qui renforce l’envie de le découvrir. Par exemple, ici il n’est point question de chimères, d’invocations ou de G-Forces: on parle d’Eons, d’Espers dans la version US, renvoyant à l’illustre sixième épisode. Ces monstres mythiques sont à associer à un personnage et pour avoir le privilège de combattre à leurs côtés, il faudra d’abord en venir à bout lors de joutes qui sont tout simplement exceptionnelles de spectacle et de puissance. Comme bien d’autres, tant le jeu est riche: il faut compter plus d’une centaine d’heures pour en voir tous les contours. Grâce aux sublimes et toujours justes compositions musicales de Hitoshi Sakimoto, FF XII se pare d’une dimension acoustique en accord avec ses décors somptueux, allant de paysages colorés et dotés d’une grande profondeur de champ à des donjons à la fois sombres et détaillés, en passant par des bâtisses et des temples stupéfiants de majesté. Et que dire de ces villes suspendues, fourmillant de passants, de marchands et de véhicules volants qui donnent vie et âme à ce royaume d’Ivalice secoué par un conflit interne sanglant. Parce que FF XII ne fait pas dans la fable écologique, il parle avec sérieux de princesse officiellement morte et leader de la résistance, de juges inquisiteurs sous armure et sans pitié, de vagabonds, de soldats déchus, d’orphelins, de luttes de pouvoir et de territoires que l’on n’a pas forcément l’habitude de voir dans un épisode FF canonique. Mais comme le X, il noie le poisson avec son présumé héros Vaan, jeune blond frêle et androgyne. Parce qu’il ne faut pas se contenter de cette lecture premier degré et comprendre qui sont les acteurs majeurs de cette histoire aux responsabilités et à la portée très fortes. Ce ne sont ni le scénario, ni l’univers, ni les acteurs de FF XII qui sont à blâmer, mais plutôt son rythme et sa narration inégaux. En effet, le soft s’embarrasse de gros moments de creux après une introduction efficace et originale pour un FF, puisqu’elle propose au joueur d’incarner un seul personnage pour une scène d’action mémorable qui plante le décor et sert en même temps de petit tutorial.

A retenir

Final Fantasy XII est en fait un jeu à qui l’on doit donner sa chance. D’une part, parce qu’il est évidemment déroutant pour quiconque aime la saga de Square. D’autre part, parce qu’il a tellement à offrir, notamment cet univers d’Ivalice. FF XII fait partie de cette caste de grands jeux aux choix et aux orientations aussi risqués que payants et courageux. Sa richesse (système de combat, quêtes annexes, direction artistique) surclasse aisément ses manques dans la narration. Et ne vous y trompez pas: certes, il faut peut-être s’accrocher au début, mais dès que l’on commence à comprendre la profondeur du soft, il est difficile de ne pas saluer le travail fourni. Voire d’arrêter de courir dans les contrées d’Ivalice.

Informations sur le jeu

Plateforme : PS2

Genre : RPG

Développeurs : Square Enix

Éditeurs : Square Enix – Ubisoft

Date de sortie : 16 mars 2006 (Japon), 31 octobre 2006 (USA), 22 et 23 février 2007 (Europe) 

Mythique

Totof

Kwaan. Qu’est-ce que c’est ? Un voyage poétique ? Un MMORPG ? On ne sait pas trop au final. En tout cas Kwaan est une petit découverte super mignonne disponible en Early Access sur Steam.

Il ‘agit d’ un mélange original de sandbox et d’exploration/aventure le tout en ligne. Plus qu’un simple jeu, Kwaan est une expérience en ligne poétique et coopérative où le joueur et sa tribu évoluent dans un environnement exotique. Le mélange a plus loin et il est très difficile de savoir dans quelle case ranger le jeu. Point’n’click aventure ? sidescrolling plateforme ? jeu de rôle ? Pixel Art ? Mais est-ce vraiment nécessaire de classer le jeu dans un genre en particulier ?!

L’entraide et le respect de la nature sont des éléments clés dans cette vie. Les joueurs prennent le rôle des Dwaals, habitants d’une île lointaine, adorant une myriade d’animaux et vivent avec eux dans un monde exotique pacifique. Mais un matin, ce que les prophéties ont prédit arriva, Kwaan apparaît, le grand arme manitou de tout. Et Kwaan a des sautes d’humeur. Pour savoir ce que veut Kwaa et le rendre heureux (c’est le but annoncé du jeu, mais cela reste très flou), les joueurs doivent effectuer des rituels, découvrir de nouveaux paysages, convoquer des animaux et des fleurs d’artisanat, petits gâteaux ou même constellations, de méditer, de la danse … Chaque action de la tribu aura un effet et aide à dévoiler une histoire mythique plein de surprises.

Développé par des vétérans de l’industrie comme Maxime Plantady, David Calvo (Dofus et Wakfu) et David Kanaga (Proteus) pour les musique, vous pouvez déjà vous essayer au jeu sur Steam Early Access pour 6,99 euros en anglais et en français ici. C’est par ici.

Dragon Head Studio, vous ne les connaissez pas encore, mais cela ne va pas tarder ! Cette petit boite a lancé sur Steam son logiciel qui rend accessible à tous, j’ai bien dis tous, le développement d’un RPG en 3D. Oui en 3D mes amis ! Fini RPG Maker !

MyRPG Master permet de créer un RPG, plutôt à l’occidental d’ailleurs, sans compétences en programmation ou en graphisme. L’outil décompose le processus de développement d’un jeu vidéo en plusieurs tâches et propose pour chacune d’elles une interface d’édition simple. Si vous êtes un minimum organisé, vous pourrez vous en sortir. Enfin, normalement. C’est un outil à la fois accessible mais également très puissant et complet qui offre à tous les adultes ayant passé des heures sur RPG Maker, la possibilité de passer, enfin, à la 3D.

Le moteur 3D proposé est puissant pour du « user friendly » proche de la fin des productions 128 bits. Le logiciel inclut une grande bibliothèque d’objets qui permettent au créateur de construire rapidement ses univers de jeu et proposer ses aventures. Et l’éditeur n’est pas radin puisque cette bibliothèque s’enrichit chaque semaine avec une nouvelle mise à jour. Elle offrira à terme des milliers de bâtiments, animaux, monstres, arbres et plantes et autres éléments de décor ou créatures vivantes. Et bien entendu, pour un costum monté au max, les utilisateurs peuvent très facilement utiliser les objets 3D de leur choix grâce à l’importateur de fichiers collada.

Mais la création d’un RPG ne s’arrête pas à l’aspect graphique ! MyRPG propose surtout une autre fonction très largement attendue par les créateurs de RPG : la possibilité de choisir ou créer leur propre système de règles. L’utilisateur peut facilement décider des mécaniques de base de son jeu en sélectionnant entre des systèmes de dés, comme dans les jeux de rôle de table, ou des systèmes basés sur des formules, comme dans les MMORPG. Et encore plus intéressant : il peut aussi créer librement ses propres systèmes de règles. Le bonheur. Le Nirvana.

Etes vous prêt à créer The Elder Scroll VI ?

Etes vous prêt à créer The Elder Scroll VI ?

Le studio à l’origine du boulot ne désire pas simplement mettre à disposition un outil puisque les créateurs en herbe pourront partager leurs jeux ou les vendre sur la plateforme Steam via le Workshop. Grâce au logiciel « MyRPG Player« , qui sera distribué gratuitement, tous les joueurs pourront avoir facilement accès aux créations de la communauté. De plus, un programme spécifique, appelé « MyRPG Indie » sera également disponible pour permettre aux projets les plus ambitieux de prévoir une sortie indépendante, en « stand alone« .

Bon mais qu’en est-il réellement ? Comment me procurer cet outil fantastique ? Et bien MyRPG Master est actuellement disponible en Early Acces sur Steam pour un prix frôlant les 40 €. Cette phase Alpha permet déjà aux créateurs de laisser pleinement s’exprimer leur imagination puisqu’elle inclut tous les éditeurs 3D et d’interface. Les éditeurs de règles et « d’univers » seront progressivement inclus dans les prochaines semaines. Le logiciel passera en version Beta durant l’été 2015 et la sortie officielle est prévue pour le 4e trimestre 2015.

Pour toute information supplémentaire, rendez vous sur le site interne des gus : MyRPG Master. Je retourne à mes créations !

World-of-Warcraft

Je suis dans dans World Of Warcraft. Merci de m’avoir localisé. C’est déjà une première étape vers mon extraction. Je ne sais pas trop comment tu vas me retrouver maintenant, tellement le monde d’Azeroth est vaste et peuplé. Pour une première épreuve, je te demande tout de même de me sortir du MMORPG qui a rencontré le plus de succès. Mais je suis sûr que tu es à la hauteur.

Toujours est-il que je suis toujours plongé dans mon bouquin. Soudain, j’entends des pas qui s’approchent. « Qui est là ?! ». Une voix de femme. Je suis coincé. C’est bizarre comment, nous les humains, nous interprétons les situations qui ne sont pas habituelles. Je suis dans un lieu hostile certes, mais je pense tout de suite à une rencontre qui peut être fatale. Alors que peut-être, cette personne veut m’aider. Impossible de m’enfuir, je suis pris dans un cul de sac. Je vais attendre la mort.

La femme apparaît. Très belle femme, mais décomposée, tout comme moi. Je la reconnais tout de suite. C’est cette femme sur la première page du livre au croissant de lune d’argent. Terrorisé mais essayant de garder mon sang froid, je dépose le livre par terre en attendant qu’elle se rapproche de ma personne. Elle s’adresse à moi :

« Qui es-tu mort-vivant » ?

Quoi, je suis un mort-vivant ? Tout s’explique maintenant… Ma peau pourrie et mes os apparents… L’endroit hostile… Tout s’éclaire. Je suis un mort vivant et je suis dans World Of Warcraft. Je suis du coté de la Horde et je combats l’Alliance et toutes les forces extérieures qui se dressent face à moi. Je suis le fléau du monde connu.

« Je suis DerCerpen ».

A la suite de ces mots, j’ai vu son regard vaciller. Elle devint tout à coup furieuse !

«  Non-mort ! Sais-tu à qui tu t’adresses ? Je suis ta Reine ! La reine Banshee ! J’ai chassé Arthas de ces terres et fondé les Réprouvés ! Si tu ne me dis pas qui je suis, tu vas connaître la vraie mort ! »

Aidez-moi ! Qui est-elle ?!

Après le succès de Age of Conan qui est sorti en 2010, Funcom s’est lancé dans le développement d’un MMORPG d’un nouveau genre qui se déroule dans un monde contemporain et où les sociétés secrètes gouvernent le monde. Les développeurs norvégiens nous offrent donc un jeu de rôle massivement multijoueur qui ne se cache pas dans l’ombre des jeux traditionnels d’héroïc-fantasy comme World of Warcraft. Le fait de se lancer  dans un nouveau projet et d’apporter autant d’innovation est un gros défi pour les développeurs norvégiens. Funcom arrivera-t-il à conquérir le coeur des joueurs ?

Les sociétés secrètes au goût de Funcom

Contrairement à ses confrères mmorpg, où vous avez le choix entre telle ou telle faction ou bien le royaume des bleus contre le royaume des rouges, The Secret World se basera sur les sociétés secrètes de notre monde. Vous aurez alors la possibilité de faire partie de l’ordre des Illuminati, des Templiers ou encore des Dragons. Choisir sa faction est important pour le développement dans le jeu. Vous aurez certaines différences selon la société secrète que vous aurez choisie, comme la ville de départ – en tant que templier vous serez localisé à Londres, pour les Illuminati ce sera à New-York et pour les Dragons, ce sera Séoul. -, l’uniforme, lorsque vous aurez envie de faire du PvP, l’état d’esprit, compétences et équipements spécifiques à la société secrète. Quoiqu’il en soit, les trois factions lutteront ensemble contre les ténèbres bien qu’elles soient séparées par leur soif de pouvoir. Utilisez vos compétences et équipements aussi bien contre les ennemis de la planète que contre les sociétés adverses qui voudront prendre possession du monde.

FF 01

Ah FF ! (pas la Fonky Family) ces deux lettres sont sources de doux souvenirs pour certains (Le Serpent) ou des souvenirs pas très joyeux pour d’autres (Toma) (NDToma : Aéris… Noooooonnn !!!). A tort on croit que Final Fantasy a créé la mouvance RPG mais, rappelons le, avant le 1er opus de cette saga, le marché était dominé par les RPG occidentaux, maître-ès RPGia, y’avait donc du bon comme du moins bon. La deuxième école apparut à la venu de Dragon Quest, principal rival de Final (d’ailleurs qui aurait pensé qu’un jour que les rivaux fusionneraient), nous proposant de revoir le RPG autrement que chez les occidentaux et la venue des J-RPG laissa entrer un bon nombre de stéréotypes, ce qui peut être agaçant à force de jouer justement aux dits J-RPGs. Aujourd’hui la saga est aussi veille que celle de Metal Gear Solid et fût un temps maître du marché dans ce domaine ; son succès incontesté atteint son apogée à la fin des année 90 car nombreux gamers ne connaissent FF qu’à partir du 7ème épisode, oubliant les vieilles cartouches NES et SuperFamicom qui ont fourni la plus part des FF. Voyage à travers le temps entre passé et présent.

Le règne Playstation

L'épisode X restera sûrement un des plus bucolique et enchanteur de la saga, un chef d'œuvre

L’épisode X restera sûrement un des plus bucolique et enchanteur de la saga, un chef-d’œuvre.

1995, la Playstation débarque dans nos contrées nous offrant du plaisir, un catalogue sans égal et l’apparition de licences légendaires. Mais encore à ses balbutiements la PS nous offrit des J-RPG de légende, Suikoden ouvra le bal en 1995, magnifique RPG dans la plus pure tradition, mais on est pas là pour parler de cette saga! 1997, arrive le tout premier Final Fantasy sorti en 3D, un épisode des plus enchanteurs qui en deux jours s’écoula à 2.3 millions d’exemplaires, l’engouement fut d’ordre mondial. Il faut dire qu’il a de quoi séduire de par l’exploitation déjà de la console qui pour un début utilisa console à son maximum nous proposant des cinématiques en 3D (rares), de somptueux décors  pré-calculés, un scénario des plus passionnant et avant-gardiste, une bande-son monumentale, des personnages certes stéréotypés mais charismatiques et un système d’avancement et de combat des plus agréables et dynamiques. Suite à ce succès brutal Squaresoft lanca les épisodes VIII et IX (dernier épisode de la PS1). Puis vint la PS2…. Console de malade, catalogue ahurissant, de nouveaux softs sont apparus et Final Fantasy se devait d’être représenté sur ce support. Chose dite chose faite, FF X naquit en 2001, toujours sous l’égide de Hironobu Sakaguchi et aux musiques Nobuo Uematsu ; déjà ç,a commence très bien. Alors que propose FF X ? Le changement de support va t-il renouveler une saga qui a tout de même besoin de sang neuf ? On note enfin l’apparition de voix….Enfin les persos de FF ne sont plus atteint d’aphasie, quel régal de pouvoir avoir des cinématiques en pleine 3D avec de la voix. Une révolution pour la série, le jeu en lui même par contre ne l’est pas, malgré l’ajout des voix et des personnages moins stéréotypés, le système de combat qui oublie l’ATB (autres FF) pour le CTB c’est à dire du tour par tour, ce qui rend les combats moins dynamiques mais plus stratégiques. Fini le stress quand votre perso était dans le jaune que vous flippiez comme une pucelle confondant votre potion avec votre antidote et que vous donniez par mégarde au mauvais personnage, là vous avez le temps de préparer votre stratégie, de savoir ce que vous allez faire. Avant non, tout était en temps réel donc il fallait se bouger le derche (d’ailleurs j’ai perdu 10 Francs à cette époque à cause du Serpent). L’évolution est belle mais cet opus à vu naître une grande histoire d’amour entre FF et la linéarité. Fini aussi les FF ou tu te baladais librement sur la map tout en combattant tout les 5 mètres, où tu pouvais aller où tu voulais et où tout le monde attendaient la fin car on avait toujours un vaisseau pour nous rendre là où on voulait, ah….. Quels paisibles souvenirs… Maintenant, vous êtes dans des « couloirs », avancez, combattez, puis arriver à votre objectif,. Ce qui sauve le soft de sa linéarité et sa répétitivité, c’est avant tout son univers enivrant, ses musiques (pour ma part les meilleurs de toutes les FF réunis) (NDToma : philistin, mécréant, blasphémateur, sois maudit, Yannou, sois maudit pour ces paroles!), ses graphismes colorés et flamboyants, son histoire  et ses personnages charismatiques. Au final (fantasy…..Ok je sors) on se laisse bercer par ce jeu qui reste une référence dans le monde FF mais aussi sur PS2. On pardonnera aisément les niveaux couloirs parce qu’au final on aime les Final Fantasy pour la magie qu’ils nous apportent, le plaisir de voir ses persos évoluer ou combattre, trouver des quêtes annexes et objets rares et surtout avancer pour tout savoir de son scénario qui le plus souvent est passionnant ; ne jetons pas l’opprobre  sur cet opus, il ne le mérite vraiment pas….Sinon au rire de Tidus dans ce cas là (NDToma : et un Wakka tout moisi).

2006, tout enjoué de gaspiller mon argent pour le 12 ème opus de la saga sur PS2, je met le disque je découvre une scène d’introduction des plus magnifiques, plus belle que celles du 10…..La magie s’empare de moi, je profite du moment, je suis heureux… et puis le retour à la réalité… Le système de combat m’est inconnu, je ne comprend pas, on est bousculé dans le scénario. C’est là que je découvre le perso principal Vaan (NDToma : et sa compagne Kara… ok, je sors)….Un jeune homme efféminé loin de Squall, Clad ou Tidus, plus masculins, et là je découvre avec stupeur les autres personnages qui sont fades, pas charismatiques pour un sou, sans âme. Le scénario est un grand n’importe quoi, j’ai absolument rien compris, le système de combat est particulièrement mal foutu, vous marchez sur la map une fois un ennemi en visu (plus de combats aléatoires, vos ennemis sont présent à même la carte) vos persos tel des cramés se dirige vers lui, et que ce soit un ennemi faible ou surpuissant, c’est la même. Alors oui on peut désactiver ce qu’on appelle les gambits pour empêcher que vos persos combattent automatiquement, mais faut penser à les réactiver quand un ennemi vous attaque. De plus quand je combats un ennemi j’ai l’impression de jouer à un Hack n’ Slash, vos deux autres persos font le boulot et vous au choix vous tapez comme un bourrin, c’est ça Final Fantasy ?! Ce qu’on peut lui accorder, c’est qu’on sort grandement de la linéarité, vous êtes libres de vous promener sur la carte pour combattre, faire des quêtes annexes, on ressent la liberté des autres des 10 autres opus d’avant et c’est fort agréable, on sort des cheminements imposés du X pour se voir donné le plaisir de parcourir les maps librement. Le jeu bénéficie d’un magnifique rendu graphique du plus bel effet, c’est beau et coloré comme dans le X, la seule chose que je reproche à ce jeu c’est le parti-pris pour les combats qui à mon goût étaient beaucoup mieux avant et beaucoup plus structurés, plus techniques. Tellement je me suis embêté dans ce jeu que je n’en ai jamais vu la fin, l’aventure ne donne clairement pas envie de continuer, vous imaginez vous dire ca ? Ne pas finir un FF ! Pure hérésie pardi. Cet avis n’est que le mien, chacun a son point de vue concernant les épisodes X et XII, les derniers épisodes d’une console de légende mais aussi la fin Squaresoft qui devint Square Enix…..Enix….Enix…..Enix ! (ah mais oui, Dragon Quest!) le 10ème opus fini, Sakaguchi et Uesmatsu partirent vers de nouveaux horizons, deux pilliers de Square…… Espérons que le futur de FF soit doré parce qu’il serait dommage qu’une sage vieille de 25 ans se casse lamentablement la figure, chose que l’on ne souhaitera jamais.

Tandis que la version Ultimate vient de sortir chez nous Européens, et que l’annonce de Monster Hunter Online rassemble toutes les polémiques et déchaîne les foules sur les forums dû à son aspect unique dans la série : ce dernier opus est un MMO free-to-play développé par Tencent sur PC au CryEngine3 exclusif au territoire chinois. De quoi faire crier certains. Qui-donc ? Les Japonais bien sûr, le peuple d’accueil de la série, ceux sans qui Monster Hunter ne continuerait sans doute pas sur la lancée. Il est temps pour moi de revenir sur ce qui a fait le succès de la série, et comment en est-on arrivé à des mouvements de masses à chaque sortie d’un jeu Monster Hunter au Japon de nos jours.

L’histoire de la série : Les deux premières générations

Monster Hunter Freedom Unite est vraiment l’épisode phare de la série.

Avant de s’intéresser au pourquoi du comment, il est nécessaire de se rappeler de ce qu’est Monster Hunter et comment la série à évolué, sans parler de gameplay à proprement parler, ce qui viendra par la suite. La série débute en 2005 sur PlayStation 2 avec le jeu éponyme Monster Hunter. Fer de lance d’une technologie online encore peu exploitée sur la machine, le jeu fera des ventes correctes au Japon mais passera totalement inaperçu en dehors de ses contrées natales. Suite à cet échec commercial, l’extension du jeu intitulée Monster Hunter G ne sortira qu’au Japon. Le jeu marche bien une nouvelle fois et la série commence à se faire un petit nom dans les foyers Japonais. C’est dans ce même laps de temps que la série se porte sur la console portable de Sony : la PSP, une console qui a encore tout à prouver et qui pâtit de ventes encore trop timides. Pourtant, c’est le coup de foudre, Monster Hunter Portable (connu sous Monster Hunter Freedom en Europe, sorti une année après) est un énorme succès et est le premier opus de la série a dépasser le million de vente. Un coup de maître de Capcom qui a réussi à transposer à la perfection sa série tout juste naissante sur une console encore silencieuse. Nombreux sont les Japonais à avoir acheté la console juste pour jouer à Monster Hunter Portable : Sony est ravi, Capcom aussi. La série est désormais incontournable au Japon. Une année plus tard et toujours sous le froid du bide Européen et Américain du premier opus PS2, la suite Monster Hunter 2 sort en tant qu’exclusivité Japonaise. Le jeu est un succès immédiat, la série continue sur sa lancée. Avec une suite remplie de nouveautés propulsant un concept à potentiel en véritable aboutissement, ce second opus triple les ventes de son prédécesseur sur console de salon. L’année suivante, Monster Hunter Portable 2 (comprenez le portage du second opus sur PS2, sorti par la suite dans le reste du monde sous MH Freedom 2) sort à son tour, renforçant déjà un second opus qui a beaucoup apporté pour cette série encore jeune. Même si les ventes sont au final assez proches avec MH Portable premier du nom, cet opus PSP est surtout le premier très gros lancement de la série avec plus de 700 000 unités vendues la première semaine, un record. Dans le reste du monde, Monster Hunter s’installe petit à petit, et Freedom 2 obtient des scores honorables, même si Capcom peine à trouver son public en dehors de ses frontières. Mais enfin la série s’installe et Capcom se met à préparer son coup de maître, celui qui révélera au monde le potentiel de cette série, et qui raflera tout sur l’archipel. En 2008 au Japon sort Monster Hunter Freedom 2G sur PSP (puis en 2009 dans le reste du monde sous le nom de Monster Hunter Freedom Unite). 800 000 unités sont écoulées au Japon la première semaine d’exploitation, le record est battu. Le jeu au final regroupera à l’heure actuelle 5,3 millions de ventes à travers le monde dont 4 millions dans son pays natal. C’est au Japon le jeu le plus vendu sur PSP et l’épisode qui a véritablement démocratisé la série en Europe et en Amérique. À noter que le jeu est même parmi les 20 jeux les plus vendus au Japon toutes consoles et toutes époques confondues. Le rouleau compresseur se confirme, MHF 2G est le Monster Hunter Ultime qui rassemble les foules dans les parcs, qui est au cœur de nombreux événements et qui confirme sa suprême domination au Japon. Monster Hunter devient une série plus influence que Pokémon ou Final Fantasy sur le marché nippon.

Honnêtement les MMO et moi ça fait deux, dans le sens où ça me gave vite. Pourtant, il y en a un qui m’a accroché pendant quelques années de ma vie, et je vous le donne en mille, c’est Ragnarök. Ce jeu est assez atypique, que ce soit dans son style, dans son gameplay, ses graphismes et de manière générale dans son approche de l’aventure. Ayant testé quelques uns des MMO de l’époque (WoW et Lineage en tête), je pense que c’est son aspect old school, chose qui aurait plutôt tendance à rebuter le plus grand monde au premier abord, qui m’a attiré. Si le jeu est sorti en 2002 en Corée du Sud, il ne sera exploité sur le vieux continent qu’en 2007, même si des fans créeront des serveurs privés entièrement traduits afin de nous permettre de découvrir le jeu. C’est donc sur un serveur Roleplay privé possédant les rates d’origine du serveur officiel (1/1/1 = exp basex1/exp jobx1/%dropx1) que mon aventure a commencé entre deux devoirs de lycéen…elle durera 4 ans. Alors comment ce jeu a-t-il réussi à conserver mon attention autant de temps ? Je vais essayer d’expliquer…

 Battez-vous pour vos vies mécréants !

Dès le début il faut faire un choix entre spécialisation et versatilité.

Le Ragnarök est, dans la mythologie nordique, la fin du monde prophétique où l’ensemble des Dieux et des hommes doivent passer l’arme à gauche. Au delà de cette inspiration Nordique, le jeu reprend des thèmes de la culture asiatique (Japon, Chine entre autre). Le jeu en lui-même est inspiré du manhwa (bande dessinée en Corée) de Lee Myung-jin. Le jeu se déroule à Midgard, le monde des hommes. Suite à une guerre entre les Dieux, les démons et les hommes, le monde est en paix depuis prêt de mille ans grâce à une trêve qui a été instaurée. La solidarité et la bravoure ont laissé la place à l’égoïsme et à l’égocentrisme. Pourtant la paix est menacée par de nombreuses attaques de monstres, de légendaires démons réapparaissent et les éléments se déchaînent… Les conteurs racontent l’histoire d’Ymir, chargé de conserver la paix du monde, et de ses puissantes reliques. Attirés par la recherche de gloire ou de richesses, de nombreux aventuriers se lancent dans l’aventure.

Votre arrivée dans le monde des hommes se fait via une zone d’introduction. On vous briefe sur vos moyens de combat, de déplacement, la gestion de votre inventaire, de vos statistiques et de vos skills. En effet ici point de choix de race, de classe ou de super pouvoir, vous arrivez tous à moitié à poil, humain et novice, c’est-à-dire avec autant de capacité qu’une moule sous calmant. Vos seuls choix seront votre nom, votre coupe de cheveux initiale et la répartition de vos points de statistiques initiaux parmi la Force, la Dextérité, l’Agilité, la Vitalité, l’Intelligence et la Chance. Ce choix n’aura que peu d’impact sur votre début d’aventure mais il est préférable de s’être renseigné sur les différentes classes disponibles avant de les allouer, chacune ayant des statistiques spécifiques à monter pour en tirer le meilleur potentiel. En effet la Force influe sur votre puissance brute avec une arme de contact, la Dextérité augmentera votre vitesse de lancement des sorts, la puissance de vos attaques avec un arc et vous permettra de toucher les monstres possédant beaucoup d’Agilité, stat augmentant la capacité d’esquive et la vitesse d’attaque. La Vitalité permet au contraire d’encaisser plus de coup en montant vos points de vie et votre défense, l’Intelligence augmentera elle vos points de magie et votre défense magique. La Chance enfin permettra de faire des esquives chanceuses ou de réaliser des coups critiques ignorant la défense des monstres. On comprend aisément qu’un Mage n’aura que peu d’intérêt à voir sa force augmenter au détriment de la dextérité ou de l’intelligence, chose dont à l’inverse un Chevalier n’aura pas forcément besoin. Et vous n’entrevoyez là déjà qu’un pan de l’aspect gestion et stratégie de ce jeu.

Au pays des MMORPG fantasy, il y avait un roi : World of Warcraft. Son règne a commencé en 2004 et malgré les nombreux concurrents qui ont essayé de lui prendre son trône, d’Age of Conan au Seigneurs des Anneaux en passant par Lineage ou Aion, WoW est resté maître du secteur avec ses plus de 10 millions d’abonnés. Un jour un prétendant un peu spécial à fait son arrivée, Guild Wars, il n’avait pas spécialement la prétention de vouloir récupérer le trône mais il se proposait d’abolir les taxes, là où tous les autres continuaient d’être payant. Puis le temps a passé, certains sont devenus vieux et grabataires faute de soutien, certains ont copié le système de gratuité pour survivre et d’autres continuaient leur bonhomme de chemin à l’aide d’extensions et publicité pour WoW, par des « stand-alone »  sans abonnement pour GW. Mais ce que le roi ne savait pas c’était que son concurrent le plus docile préparait sa relève en cachette, avec force de nouveautés et l’espoir de faire revivre la flamme du MMO dans le cœur des gamers, enchaînés au système de leur monarque depuis près de 8 ans. Est-ce que le putsch a réussi ? Les évolutions proposées sont-elles suffisantes ? La suite dans le prochain épisode, tout de suite maintenant en dessous de cela-même que vous êtes en train de lire !

Story mode ? Dans un MMO ? A ouai quand même…

Photo de famille, même si la moitié peuvent pas se piffrer…

Le background de Guild Wars 2 se déroule en Tyrie, continent géant qui était déjà la scène des affrontements entre Humains et Charrs (gros matous à cornes) il y a maintenant 250 ans dans le premier opus. On retrouve ici un continent où les humains ne règnent plus en maîtres absolus, où de nombreux cataclysmes se sont abattus suite au réveil des dragons anciens (qui a dit Skyrim ?) et où tous les continents voisins sont aux abonnés absents : Cantha est mode Corée du Nord, personne n’est sur qu’il y ait encore de la vie sur place et Elona est sous le contrôle d’un roi mort-vivant, ce qui dans un monde fantasy équivaut à un « ça pue du cul sévère ». De nouvelles races ont fait leurs apparitions aux côtés des éternels rivaux Humains/Charrs. Les Norns, des nordiques qui vivent…au sud, après s’être fait bottés le train par des evil Nains soumis à la volonté du dragon des glaces. Sortes d’humains versions king size, roux/blond, avec une tendance à plus vite lever une choppe de bière qu’à réfléchir, ils vénèrent les 4 totems qui leurs ont permis de pas trop prendre cher face a Ice « Jormag » Dragon : l’ours, le corbeau, le loup et le léopard des neiges. Les Asuras, sortes d’elfes zouzou pets avec une hydrocéphalie prononcée, sont des petits génies troglodytes expulsés de leurs cavernes par le Dragon ayant provoqué les évènements il y a 250 ans, Primordius. Imbus de leur personne et peu enclins au partage, ces micro Einstein sont organisés en 3 universités : Synergétique, Statique et Dynamique.

Les Sylvaris, plantes humanoïdes ou hommes végétaux au choix, sont issus d’un arbre planté par une réconciliation Humains/Centaures dont ils en ont fait leur capitale. Race jeune, ils sont en pleine introspection/crise d’adolescence et cherchent à découvrir le monde qui les entoure accompagnés de leurs fidèles pokemon… non, aucun rapport. Ils sont aussi les plus exposés à une attaque du most evil dragon ever Zhaitan dit l’Highla…l’immortel. Les Charrs sont des félino-bovido-humanoïdes (gros chats à cornes marchant sur deux pattes) venus récupérer leurs terres ancestrales tombées aux mains des hommes il y a 250 ans. Après deux siècles et demi d’évolution, les matous sont passés des rites religieux/magie à mines de proximités et tourelles défensives, en gros ils sont passés du moyen âge à l’ère industrielle. Leur société de guerrier est organisé en légions : de fer, de cendre et sanglante et ils sont aux prises avec Kralkatoric qui s’est éveillé sur leurs terres. Enfin les Humains, peuple de Calimero, ils ont perdu une grande partie de leurs terres, sont incessamment attaqués et tentent de garder la tête hors de l’eau en faisant bonne figure dans leur capitale le Promontoire Divin. Tout ce petit monde est aux prises à la fois avec l’histoire globale (le réveil des dragons super méchants, pour ceux qui suivent pas) et avec leurs histoires personnelles.