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D’après le site préféré des gens qui font des exposés au lycée, les péramélidés (Peramelidae), plus communément appelés bandicoots, sont des marsupiaux de taille petite à moyenne de quelques centaines de grammes à deux kilogrammes. Ils sont digitigrades avec des membres postérieurs adaptés à la course et au saut. Le quatrième doigt est développé alors que les autres sont généralement réduits. Vous allez me dire : « Mais qu’est ce qu’il fout lui ? Qu’est qu’on s’en fout d’une souris australienne ? ». Et bien mes bons amis, si l’actu parle d’un raton laveur ,  il faut se rappeler que Sony a commencé sa carrière avec un autre héros à poil, un bandicoot. Pour les plus jeunes, Crash Bandicoot est le premier succès de Naughty Dog (Uncharted, the Last of Us), et l’animal déjanté avait été créé pour servir de mascotte à la firme nippone, rien que ça ouai.  L’aventure du marsupial commence en 1996 dans ce qui deviendra LE jeux de plateforme de la playstation, 8ème jeux le plus vendu de la console et premier jeux européen à dépasser les 500 000 exemplaires au Japon…ouai rien que ça…

True Romance Inside

Fallait bien ça pour retourner dans la gueule du loup

Fallait bien ça pour retourner spontanément dans la gueule du loup

L’histoire de Crash commence dans une petite région perdue de l’Australie où il vivait paisiblement sa petite vie de mammi…quoi on s’en fout ? Ok j’avance… Un super méchant scientifique trop evil de la mort le Docteur Neo Cortex et son bras droit Nitrus Brios arrivent à créer une machine permettant de passer les gentils animaux du mode Bisounous au mode Freddy les griffes de Jason l’eventreur de Hannibal Lecter…ouai graves vénères quoi ! Crash est choisi pour faire office de leader dans cette nouvelle team massacre, mais l’animal de base étant tellement gentil, que la version agrandie conserve malgré tout cette bonté naturelle. Cependant la bestiole reste quand même un poil débile puisque c’est après avoir réussi à s’échapper du laboratoire diabolique qu’il se dit que finalement : « elle était pas mal la demoiselle Bandicoot transformée elle aussi par les deux cinglés de scientifiques ». Ni une ni deux notre nouveau héros se lance à la reconquête du monde pour libéré celle qu’il a auto désigné comme sa nouvelle copine… Certes on peut pas dire que le coup de la demoiselle en détresse soit un scénario très exceptionnel (en fait non même en 96 c’était déjà tout pourri…), mais le côté déjanté de ce marsupial avec un sourire brite jusqu’aux oreilles fait qu’on accroche très vite au personnage. Heureusement le gameplay suit aussi derrière !

TESTDISGAEAjacket

On reproche parfois (souvent) à Nippon Ichi Software, outre de traîner avec des éditeurs pleins de mauvaises intentions (Compile Heart et compagnie), de ne pas réussir à se renouveler, et de passer leur temps à surfer sur un coup de génie, une légende instantanée, Disgaea premier du nom. Si la tournure de la série, désormais à son quatrième opus, abonde dans ce sens, et que les divers remakes de l’épisode originel sorti à l’époque sur PS2 semblent eux aussi légitimer ces critiques, mettons-nous un peu à leur place : comment voulez-vous survivre à votre propre génie démoniaque quand vous avez un jeu de la trempe de Disgaea à votre actif ?!! Impossible de dépasser un tel coup d’envoi, de ne pas tenter de continuer sur sa lancée. Car oui, au cas où certains douteraient encore, Disgaea est une perle, une légende, une folie. Et comme je n’ai pas eu le plaisir d’y jouer à l’époque, je profite de l’obtention groupée des versions (dans l’ordre) DS, PS2 et PSP pour tester cette pépite avec un regard vierge et impartial. Bref, entrons ensemble dans l’univers vertigineux de Disgaea et pleurons ensemble devant tant de génie…

Demon’s Soul

Laharl, le prince démon au réveil difficile!

Laharl, le prince démon au réveil difficile !

Laharl, prince-démon du Netherworld, se réveille dans une pièce remplie d’armes particulièrement menaçantes éparpillées sur le sol. Le bougre a fait une petite sieste, mais celle-ci a un peu traîné en longueur et a duré deux ans! Entre temps, son père est mort et c’est vaguement la course au trône dans le royaume des démons. Etna, sa fidèle vassale (qui a un agenda secret bien à elle) a bien tenté de le réveiller – d’où les armes éparpillées, mais bon, quand le prince Laharl ronfle, il ne fait pas semblant. Vous l’avez deviné, la trame s’axe autour un objectif central simple et efficace : reconquérir le trône, tout bonnement. Dès les premiers dialogues, on esquisse des sourires, on se prend au jeu, l’ambiance est immédiatement posée, tant par les dialogues (dont les doublages japonais disponibles sur la version PSP ne sont pas en reste) que par les ambiances sonores évoquant des souvent les compositions de Dany Elfmann. On est dedans, cash, tout de suite, sans possibilité de retour en arrière.

Leçon de destruction d'ego façon Disgaea : rebaptiser un personnage narcissique "mid boss", avant de lui botter le train!

Leçon de destruction d’ego façon Disgaea : rebaptiser un personnage narcissique « mid boss », avant de lui botter le train !

Puis, après avoir discuté avec quelques vassaux, visité les deux boutiques du château, direction la zone de combat où l’on apprend les rudiments via un petit tutoriel et là, le constat est troublant : c’est étrangement simple à capter, les mécaniques sont claires et en trois étapes, tout est dit. Attention, ici, simplicité ne rime en aucun cas avec manque de richesse, simplement, l’adage ancestral à la racine de tout jeu légendaire est appliqué consciencieusement : Easy to understand, difficult to master, et si les bases sont claires, l’infinité de possibilités qui s’ouvre à vous commence déjà vaguement à transparaître, mais pour le moment, vous vous contentez de faire mumuse, de rire aux dialogues, d’apprivoiser les mécaniques typiques du T-RPG et vous prenez gentiment votre pied – on reviendra plus tard sur les dites-mécaniques. Puis vous sortez de la zone de combat, histoire de soigner vos troupes, de ressusciter vos morts, et vous retournez dans les boutiques. Normalement, si vous avez l’œil du lynx, vous avez remarqué quelque chose qui calme : les articles en vente ne sont plus les mêmes. Pour cause, ils sont générés aléatoirement à chaque passage! Et vlan! Encore un petit vertige devant l’infinité virtuelle de combinaisons possibles. Et ce n’est que le début, en fait. Chaque élément découvert, chaque petit détail qui vous saute aux yeux vous aiguille doucement vers l’inévitable constat final : ce jeu est virtuellement infini. Sur une base scénaristique simpliste, une histoire prenante se construit, devant laquelle il est difficile de rester de marbre, mais il en va de même pour le gameplay, qui se construit à grand renfort d’éléments en acier trempé pour offrir au final une structure d’une richesse et d’une finesse vertigineuse. Chaque étape franchie est une nouvelle raison de rester bouche bée devant le génie pur à l’oeuvre dans ce jeu qui mérite décidément sa réputation. Pourtant, comme dit plus haut, la recette de base est plutôt simple. Tenez, prenez le système de combat par exemple…

deus_ex

L’appréciation d’un jeu vidéo est un aspect en partie subjectif puisqu’un jeu, même bon, peut ne pas faire l’unanimité. Mais quand un jeu apporte des nouveautés exceptionnelles avec un univers, une histoire et des personnages qui tiennent la route, ça devient tout simplement une référence. Si Deus Ex n’est techniquement pas le pionnier du genre (son développeur Warren Spector, avouera s’être inspiré de System Shock pour construire les bases du jeu) il a réussi à s’imposer comme LE jeu qui a su magnifier ce nouveau genre qu’est le FPS – RPG, son univers cyberpunk, très en vogue dans les années 90, y étant sûrement pour beaucoup. Pour résumer ce qu’évoque Deus Ex pour beaucoup de joueur, cette petite image !

La peste quelle plaie…

On se demande où Matrix a puisé ses costumes...

On se demande où Matrix a puisé ses costumes…

L’histoire de Deus Ex prend place en 2052 alors que le monde est ravagé par un nouveau type de peste, grise, tout aussi destructrice que la version noire du passé. Pourtant la différence avec celle de l’époque est que là, les hommes ont la technologie pour développer un vaccin, l’ambroisie. Mais, parce qu’évidemment il y a un mais, il ne peut être synthétisé qu’en très faible quantité et est donc extrêmement cher. Les seuls bénéficiaires de l’option « ne pas mourir » sont donc les puissants de ce monde. Injustice qui provoque bien entendu la réaction de groupuscules, considérés comme terroristes, qui ont pour but de voler et distribuer ce vaccin au peuple. L’un de ces groupes, qui sévit aux États-Unis, se fait appeler la NSF (pour National Secessionist Force), et comme qui dit terroriste dit anti-terroriste, en réponse l’ONU lance l’UNATCO (United Nations Anti-Terrorist Coalition) dont vous faites partie. Vous, JC Denton, êtes un agent disposant de « nanotechnologies » vous permettant d’utiliser des capacités surhumaines dont nous parlerons plus tard puisqu’elles sont un des points principaux du gameplay de Deus Ex. L’ambiance générale du soft prend place dans un monde cyberpunk très dark qui renvoie immédiatement aux très bons Blade Runner, New York 97 ou encore Total Recall (le vieux avec Schwarzy, pas le remix moisi). Et comme ces films, le jeu soulève tout au long de la trame de nombreux points d’éthique sur un fond de complot universel et avec des robots (parce que les robots c’est cool !). Ajoutez à cela une narration d’une grande qualité s’étendant sur plus d’une vingtaine d’heures, avec des personnages tous plus poussés les uns que les autres. Les missions qui vous sont proposées vous propulsent dans des zones particulières qui, malgré le fait qu’elles puissent être grandes, ne peuvent pas être considérées comme des zones « ouvertes » (à l’image des prairies de Morrowind par exemple). Mais si la liberté de déplacement n’est pas entière, c’est dans vos actions, vos choix, votre évolution et votre style de jeu que Deus Ex va mettre vos neurones à l’épreuve.

FPS ? RPG ? Infiltration ? Tout en même temps ?

Va falloir gérer ses poches mais tout ne rentrera pas

Va falloir gérer ses poches mais tout ne rentrera pas.

Si aujourd’hui on commence à être habitué aux jeux multigenre limite un peu fourre-tout, à l’époque un jeu qui mixait un gameplay de FPS avec des mécaniques de RPG c’était plus que novateur. En effet, au premier abord, Deus Ex nous apparait comme un FPS, vue à la première personne, armes à feu et gunfights. Pourtant, dès la création de votre personnage, c’est plutôt le genre RPG qui vous apparaît puisqu’à l’instar d’un Elder Scroll, vous allez devoir choisir parmi un large choix de compétences celles dans lesquelles vous souhaitez vous spécialiser. Vous aurez par exemple la possibilité d’améliorer vos compétences en armes à feu, votre capacité de hackeur, vos dons de voleurs et bien d’autres. Ces compétences ont un impact direct sur le gameplay du jeu, vos capacités en début de partie seront si faibles que vous aurez par exemple l’impression, lorsque vous tenterez d’utiliser le sniper, que votre personnage a Parkinson. Une fois les bonnes capacités allouées, vous prendrez de plus en plus de plaisir à utiliser les pouvoirs du héros qui deviendra un vrai couteau suisse. Les armes à votre disposition regroupent les grands classiques, du simple pistolet au sniper en passant par le fusil à pompe, et chacune bénéficiant de ses points forts et de ses faiblesses, puissance, portée, vitesse de rechargement etc. Mais Deus Ex propose autre chose que ces armes et ces pouvoirs nanogogogadget. En effet il propose aussi au joueur d’utiliser une approche plus furtive, basée sur l’infiltration et la discrétion. Pour cela le jeu met à la disposition du joueur un mix des éléments précédents. En armes, une arbalète ou un objet contondant serviront à éliminer les ennemis en toute discrétion, tandis que le hacking ou le crochetage permettra de retourner les systèmes de sécurité contre leur propriétaire ou de prendre des chemins alternatifs, le pouvoir de l’invisibilité étant aussi particulièrement appréciable dans ce genre de configuration. Ainsi certains se lanceront le défi de terminer le jeu sans tuer personne, particulièrement ardu, puisque certains choix dans le jeu influent sur vos actions futures, comme par exemple être obliger de tuer quelqu’un.