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Cinématique, Bibi à Alexandrie

Le mois dernier ressortait Final Fantasy IX sur Nintendo Switch et Xbox One, l’occasion pour les deux constructeurs d’accueillir l’un des piliers du J-RPG 3D de l’époque PlayStation. Si, de ces trois jeux, chaque épisode trouve une place particulière dans la mémoire des joueurs pour des raisons toutes différentes, force est de constater que ce qui a été identifié comme un retour aux sources thématique et ludique fait du neuvième opus un épisode particulier. Sorti en 2001 sur quatre CD, à un moment où la PlayStation arrive doucement à la fin de sa vie, Final Fantasy IX est le dernier épisode à porter dans son identité visuelle cet étrange mélange entre peintures et assets 3D.

Souvent décrite comme féerique, poétique, aussi légère dans sa forme que profonde dans son discours, cette œuvre chorale porte en elle les marques d’un héritage littéraire multiple et marqué. Qu’il s’agisse d’une myriade de références culturelles et textuelles dont je ne pourrai ici qu’effleurer les occurrences, Final Fantasy IX est aussi marqué par le poids de traditions culturelles et littéraires telles que le conte, le roman du XIXe siècle ou, surtout, le théâtre.

Cet héritage hétéroclite est éparpillé dans l’œuvre sous forme de citations, directes ou indirectes, intactes ou transformées, et n’est pas étranger au traitement de certaines intrigues. On verra en quoi la mobilisation d’une telle culture partagée incite le joueur à faire une lecture particulière de ce jeu. Lire la suite

Ascension

Aujourd’hui, créer une licence demande beaucoup d’efforts et de créativité et surtout savoir ce renouveler. Arriver en une période où la PS1 et la PS2 nous offraient beaucoup de sagas des plus intéressantes comme Devil May Cry ou Splinter Cell sur PS2, mais aussi sur PS1 des titres comme Metal Gear Solid, Silent Hill, Final Fantasy ou encore  Resident Evil, devoir créer quelque chose de ludique reste possible mais encore faut-il qu’on soit ambitieux et animé par un véritable savoir-faire. God of War arrive en 2004 en mode beat’em’all comme il en existe des tonnes sur ce support (qui a dit Rygar ?), il séduit avec son histoire et son personnage guerrier ravagé par les remords qui doit commettre un acte impossible : tuer un dieu. Le guerrier Kratos connaît un succès sans précédent ; s’enchaîne en 2007 un deuxième épisode épique, puis en 2010, le 3ème opus sort sur PS3 et met une de ces claquasses que j’en ai encore la marque. Kratos revient en mode HD avec des graphismes magnifiques, une jouabilté surpuissante et encore plus vénère, façonnant la panthéon des dieux grecs à sa manière, il reste actuellement un des plus beaux jeux de la PS3. 3 ans après le 3ème opus, Ascension arrive comme une fleur en nous contant son histoire avant les évènements de GOW 1 et avec en prime l’ajout d’un mode multijoueur. Plongez avec moi au cœur de la Grèce avec le plus impitoyable des guerriers virtuels, pour une expérience sans précédent. 

 Un retour des plus inattendu

Ça commence mal pour notre guerrier

Ça commence mal pour notre guerrier.

« Jamais, tu m’entends, jamais!  » dit avec de la rage dans le cœur alors qu’il est prisonnier, sont les premiers mots que l’on entend de la bouche du guerrier, ça met déjà en appétit. 3 ans après le 3ème opus, l’équipe de Santa Monica Studios nous pond un bébé inattendu, mais était-il nécessaire de faire ce nouvel opus ? Après GOW 2, l’attente d’un 3 était plus qu’évidente, déjà d’un point de vue scénaristique, mais la trame du 3 nous laisse dubitatif sur l’éventuel épisode 4… Niveau scénario, l’histoire nous envoie bien avant GOW 1, où Kratos rompt son pacte d’allégeance à Ares le dieu de la guerre, mais les divinités chthoniennes, les Erinyes (dans la mythologie grecque) ou Furies (dans la mythologie romaine) ne l’entendent pas de cette oreille et poursuivent le guerrier qui finalement tombe sous leurs joug… mais c’était sans compter sur la volonté du guerrier qui leur mènera la vie dure mais explorera au passage sa psyché fragile. Alors que vaut-il ? Premier constat, rien n’a changé niveau gameplay et ce depuis le premier opus ; ce n’est pas à déplorer, mais la saga propose peu de changement en terme de gameplay pur à part quelques ajouts sympas. Vous attaquez, vous engrangez de l’XP pour améliorer vos armes et magies. Ça change pas mais y a un adage qui dit « on ne change pas une équipe qui gagne » et ça réussit à GOW parce que les combats sont prenants et retors, qu’on peut alterner magie/armes, que les ennemis peuvent se finir en QTE vous rapportant magie ou santé en plus et un tas d’autres raisons qui font qu’on peut pardonner à la série son manque d’innovation. Alors comment ça se fait que l’on peut être avec GOW aussi patient et visiblement peu critique à son égard? Parce que que tout simplement AUCUN épisode de la série n’est mauvais (comme pour MG ou encore FF), chaque épisode nous offre une qualité au dessus de l’épisode d’avant dans tout les domaines : les graphismes, les moments épiques, les musiques, les environnements complexes, l’histoire etc…. tout est réuni pour qu’on ait hâte de retrouver Kratos dans une aventure qui promet d’être plus que monstrueuse. Là je me suis dit tiens, un nouveau God of War bizarre ? Alors est-ce un prélude pour nous satisfaire une dernière fois sur PS3 avant l’arrivée de sa petite sœur vers la fin de l’année et nous proposer en 2016 (la saga sort tous les 3 ans) un Kratos flambant neuf et encore vénère et nous offrir du nouveau dans le gameplay ? Le 3 étant pour moi l’apogée de la série et aussi le meilleur mais encore un des meilleurs jeux PS3, que vaut Ascension ? Eh ben il n’a pas à rougir, mais ce qu’on peut lui reprocher c’est d’être moins profond et complet que le 3 ème épisode. Analyse d’un jeu qui avec un peu plus de travail aurait surpassé son ainé, mais ne lui jetons pas la pierre, comme je l’ai dis AUCUN God of War n’est mauvais.

GR1On a longtemps reproché à Sony de ne pas avoir de licences fortes en interne. Mais au fil des années et avec deux générations dominées complètement, des héros sont apparus sur les PlayStation. A cette période, Le studio Santa Monica propose de revivre la mythologique Grecque (et un peu Romaine) par les yeux d’un guerrier Spartiate : Kratos. Cela donne le jeu God Of War, un beat them all à grand spectacle sur PlayStation 2, qui a eu son succès critique et public. Après un deuxième épisode tout aussi bon, la série fait un bon sur la nouvelle console de Sony en HD. Pour dix fois plus de fun?

KRATOS VS TITAN VS OLYMPE

GLa rage du Dieu de la Guerre Kratos est éternelle, et son combat sera terminé lorsque tous les dieux agoniseront devant lui. On reprend donc l’histoire là où God Of War II s’est arrêté, avec un Kratos bien décidé à gravir l’Olympe pour tuer son père Zeus, avec l’aide des Titans.. S’en suit une bataille cinématographique entre le guerrier de Sparte et le Dieu des mers Poséïdon, mais une fois celui ci terrassé la confrontation avec Zeus n’est que de courte durée. La plus grande des divinités fait trébucher Gaïa qui s’écroule avec notre anti héros sur le dos et dans un élan de trahison, le Titan décide d’abandonner Kratos dans une chute interminable vers les enfers. Comble du malheur (et bien utile dans un jeu vidéo), son aventure dans le Styx lui retire tous ses pouvoirs mais pas sa rage contre Zeus. Il ira détruire tout les Dieux qui se mettront en travers de son chemin, à commencer par Hadès. Bien sur il va y avoir plusieurs retournements de situations, car c’est bien connu : Kratos est un John McClain de l’Olympe. La scénario peut paraître classique mais il s’inscrit vraiment dans une représentation personnelle de la mythologie grecque. On retrouve bien sur les Titans et les dieux mais également des lieux et événements qui témoignent d’une excellente documentation sur le sujet, et qui ont poussé certains à se renseigner plus en détail sur la période (n’est ce pas Yannou). Mais que les joueurs se rassurent, rien de rébarbatif pour autant et dès qu’on a la manette en main, c’est le spectacle. Et pour le 3ème épisode, la Playstation 3 est mise à rude épreuve.

PAR TOUS LES DIEUX, C’EST BEAU

God

Et dès l’introduction, on en prend plein les yeux. Une bataille sur la route de l’Olympe est en cours et on ne sait jamais ce qui va se passer dans la minute qui vient. Les plans de caméras font d’ailleurs penser aux blockbusters, tranchant franchement avec les autres jeux du genre, les développeurs voulant que la personne assise devant se télé soit joueur et spectateur. Les boss sont également gigantesques, divinités oblige, et les combats contre eux ont chacun un côté unique. Par exemple, la rencontre avec Chronos se fera en plusieurs étapes et chaque partie de sa gigantesque silhouette est un combat en perspective. Les environnements ne sont pas en reste, et du temple d’Aphrodite aux eaux du Styx, la HD apporte un grand bien à l’univers de God Of War 3. Enfin les effets de lumière sont du plus bel effet, que ce soit dans les grands palais des différents personnages où lors de l’utilisation des différentes armes mystiques. Et en parlant de ça, et vu que ce n’est pas une brochure Sony, voyons plus en détail le gameplay.

La mythologie nordique est, sous bien des aspects, très épique, très riche. Faisant la part belle aux guerriers valeureux et à des images divines naturelles comme l’Arbre-Monde, elle porte avec elle un souffle formidable qui lui donne un charisme différent et classieux. Pas étonnant alors qu’elle fût l’inspiration de nombreux jeux vidéo, et pas des moindres qui plus est. On pense évidemment à Valkyrie Profile, Odin Sphere, ou Skyrim, par extension. Si le RPG est naturellement le genre qui a le plus puisé dans cette mythologie, il convient aussi de distinguer les différences d’approches entre les développeurs japonais d’une part – on notera tout de même le MMORPG coréen Ragnarök Online qui reprend le principe de la guerre entre dieux, humains et démons – et les occidentaux d’autre part.

Du côté du Pays du Soleil-Levant

En reprenant directement certains personnages et divinités du folklore nordique, le jeu vidéo nippon se plaît à mêler dans sa narration les grands enjeux de l’univers (Valhalla, Ragnarok) et les histoires romantiques intimistes. Très probablement le jeu le plus représentatif de cette idée, Valkyrie Profile sort le 22 décembre 1999 au Japon et acquiert rapidement au sein de la communauté import/J-RPG un statut… mythique, justement. Pièce d’orfèvre de Tri-Ace, ce titre mêlant plateforme, tour par tour et combos, propose d’incarner Lenneth, valkyrie chargée de recruter les Einherjars, guerriers valeureux morts au combat, en vue du Ragnarok, apocalypse de la mythologie nordique.

C’est ainsi l’occasion d’écrire et de partager le sort tragique de ces personnages. Servi par une bande originale fantastique composée par Motoi Sakuraba, Valkyrie Profile est poignant et au-delà des enjeux colossaux imposés par Odin, le seigneur des Ases – qui apparaît aussi comme une G-Force imprévisible et redoutable de puissance dans Final Fantasy VIII sur son fidèle destrier à huit pattes Sleipnir – se tissent une histoire d’amour et un dilemme forts pour Lenneth, troublée par son passé et déchirée entre son devoir et ses sentiments pour Lucian.

Valkyrie Profile – La Lenneth Team face à ce malotru de Loki

Le mariage avec le design japonais et la construction J-RPG fait des merveilles, pour donner probablement le plus grand jeu inspiré de cette mythologie. Surtout, il sait procurer au joueur le sentiment de puissance, signature de ce folklore, à travers ces décors épiques ou les formidables attaques et pouvoirs de ces dieux que l’on doit rencontrer et/ou affronter (Odin, Loki, le loup Fenrir, qui prête aussi son nom à des armes ultimes de Dissidia Final Fantasy et Kingdom Hearts II) ou avec qui collaborer (Freya). Valkyrie Profile n’hésite pas non plus à utiliser d’autres mythes, comme en attestent Brahms le vampire ou Lezard Valeth le sorcier.

Avec les mêmes idées de game design et de personnage principal habité par deux volontés voire deux entités (l’une divine et l’autre humaine), Valkyrie Profile 2: Silmeria, sorti en 2006, est une préquelle et narre l’aventure de Silmeria, valkyrie déchue pour avoir désobéi à Odin et qui se retrouve pourchassée par sa consœur Hrist. Cependant, son orientation hardcore gamer et surtout son relatif manque d’empathie envers les Einherjars en font un jeu de qualité moindre et pas aussi marquant que son prédécesseur. Un troisième volet, sous-titré Covenant of the Plume, relate quant à lui la vengeance de Wylfried envers… Lenneth. Cet épisode prend la forme d’un tactical-RPG, tout comme Valkyria Chronicles qui, malgré son nom, pioche plus qu’il ne relate dans la mythologie nordique, dans le but de créer ses propres légendes.

Odin Sphere – On n’attend plus que le Chapelier Fou pour passer à table

Un mariage entre destins personnels, histoires intimes et sort du monde et considérations des dieux, une dualité entre sentiments humains et desseins célestes, qui constituent un grand écart souvent usité par le RPG japonais. Et ce n’est pas autrement qu’est construit Odin Sphere, titre de Vanillaware sorti en 2007 puis remasterisé en 2016. Cet action-RPG propose d’incarner plusieurs personnages – notamment la valkyrie Gwendolyn, chacun ayant son histoire qui va croiser petit à petit celle des autres, pour donner à l’ensemble l’identité d’un conte magnifique. Le gameplay est également en 2D, avec des donjons à compléter, mais manque de la dimension verticale d’un Valkyrie Profile. Il n’a également pas tout son souffle épique, mais en contrepartie, Odin Sphere propose un lyrisme et un romantisme qui dénotent et lui offrent une identité certaine, se détachant plus de son modèle initial mythologique que ses confrères, tout en ne le reniant jamais. D’ailleurs, Mercedes, l’un des personnages jouables, se nomme en réalité… Yggdrasil.

Dragon Quest IX – Une autre idée du Paradis

C’est sur cet élément fondamental de la mythologie nordique, l’Arbre du monde, que reposent les neuf royaumes Ásgard, Vanaheim, Álfheim, Midgard, Jötunheim, Svartalfheim, Niflheim, Muspellheim et Helheim. Il est également le cœur du monde de Dragon Quest IX : Les Sentinelles du Firmament, sur lequel les Célestelliens, sortes d’anges que les religions monothéistes ne renieraient pas, veillent et nourrissent en vue de le faire fructifier. Ils veillent également sur les humains, ajoutant à la place centrale et vitale d’Yggdrasil le rapport ténu entre divinités et humains évoqué précédemment. Si ses feuilles sont des objets connus de la série Dragon Quest servant à ressusciter, l’arbre occupe également un rôle majeur dans d’autres productions nippones, comme Tales of Phantasia  (Arbre de Kharlan qui fournit le mana essentiel à la vie) ou Lightning Returns: Final Fantasy XIII.

Il y a sinon également beaucoup d’évocations d’Yggdrasil ; l’arbre Ifa de Final Fantasy IX en est fortement inspiré, ou on y fait directement référence dans d’autres jeux : patronyme des soeurs Mithos et Martel dans Tales of Symphonia, objet dans Xenogears ou Shadow Hearts, lieu dans Breath of Fire III ou Mega Man X… Comme les autres éléments de la mythologie nordique, son identité et sa fonction originelles sont respectées puisqu’il est toujours associé à la vitalité. Le jeu japonais reprend donc à son compte ces légendes, à la fois pour leur rendre hommage, créer de nouveaux univers et leur insuffler une patte enchanteresse par le biais d’une émotion, d’une identité et d’un design très nippons.

TNP0

Se faire une place dans la galaxie indépendante n’est pas une mince affaire. On tombe parfois sur quelques perles mais très souvent, les jeux disponibles bénéficient d’un fort concept/identité artistique sans contenu derrière. Un nouveau prétendant essaye néanmoins de se faire une place, Aurélien Regard. Le co créateur du studio Arkedo revient en solitaire, avec un jeu de course futuriste prenant à la mythologie Grecque. Peut il se faire une place dans la scène indé? en gérant tout (programme, graphisme, son, …) lui même? Prenons la manette.

ODYSSÉE DANS UNE GALAXIE LOINTAINE

TNP3Quand la rédaction me demande de tester The Next Penelope, l’accroche pour m’attirer a été la suivante « un mélange entre un Fzero et un Micro Machines ». Très intéressé je lance le jeu, et premier constat : techniquement le jeu est très beau. On se retrouve avec une direction artistique entre dessin animé et explosion d’effets spéciaux, et chaque personnage a sa propre identité. En parlant de ces derniers, le scénario est assez minime mais à la mérite d’exister : on joue le rôle de Pénélope, qui doit faire face aux Dieux de l’Olympe et la condition pour regagner le calme est de retrouver le vaisseau d’Ulysse (l’Odysée). On commence donc la partie sous la forme d’un tutorial, pour apprendre les maniements de notre vaisseau et ensuite faire une course contre trois opposants. L’action se place à ce moment en vue de dessus, et le premier tour de piste se fait seulement avec les talents de conduite. Le vaisseau se contrôle de la même manière qu’un véhicule de Micro Machines, avec seulement la direction à modifier et une barre d’énergie fait son apparition. Celle ci ne doit pas arriver à zéro sous peine d’explosion, mais a également une utilité dès le deuxième tour. En effet, une fois le premier tour passé, les power up sont disponibles (au début seulement le boost et les missiles). La course est facilité dans une certaine mesure mais non seulement chaque choc fait baisser l’énergie, mais les pouvoirs prennent également de l’énergie. Le jeu devient donc un mélange de couse folle et de gestion pour éviter la mort. Heureusement à la manière d’un Fzero, des barrières vertes permettent de se recharger en énergie à certain points du circuit. On arrive donc premier à la fin de la course, et le jeu commence réellement…

A LA CROISEE DES GENRES

TNP2The Next Penelope n’est pas seulement un Micro Machines du futur. Après l’introduction dans le monde de l’Olympe, on se retrouve dans l’espace avec les différentes planètes où les divinités nous attendent pour en découdre. L’ordre de visite des planètes est au choix du joueur, et ces mêmes planètes sont séparés en niveaux avec un boss à la fin. Ca ne vous rappelle rien? Si ce bon vieux MegaMan, d’autant plus que chaque planète à une arme propre pour en venir à bout. Les bombes vampires redonnent de l’énergie, le grappin libère le passage, la téléportation…téléporte, etc… Si l’on vient à bout du Boss de la planète en question l’arme sera disponible partout. Au delà des courses classiques, d’autres phases sont disponibles, comme le face à face labyrinthe du Minotaure, la récupération de cristaux dans le désert, ou la bataille en arène contre Arachne. Le tout apporte une variété au jeu bienvenue, qui se paye même le luxe d’avoir une phase en shoot em up en avançant dans le jeu. Encore faut il y arriver, car le jeu est dur (dans le bon sens du terme). Il n’est pas anormal de recommencer un bon nombre de fois chaque niveau pour trouver le chemin parfait, mais ce n’est pas de la frustration pour autant. Le seul souci est qu’une fois les armes maîtrisées, le jeu se révèle un peu trop court. Mais honnêtement au vu du travail abattu c’est clairement un détail.

A retenir

Une excellente surprise, c’est ce qui vient à l’esprit quand on veut parler de The Next Penelpoe. Le jeu est bien réalisé, possède un concept béton et garde le joueur suffisamment en haleine. Il arrive également à mélanger astucieusement plusieurs genres/jeux (Fzero, Micro Machines, shmup). Le seul problème reste une durée de vie un peu courte, mais ça reste minime comparé au reste et au prix de 9.90 euros. Et quand on voit que c’est le travail d’un seul homme (Aurélien Regard), on a qu’une chose à dire : Bravo.

Flbond

Informations sur le jeu

Plateforme :  PC

Genre :  Course

Développeur : Aurélien Regard

Éditeur : Aurélien Regard

Date de sortie : 2015

 

Valkyrie Profile. Il y a de ces titres qui font frémir des hordes de gamers par leur simple évocation, tout fébriles en repensant aux délices d’une aventure vécue le temps de quelques heures derrière son écran. Plus que tout autre genre, le RPG jap se prête particulièrement bien à ce phénomène. Et plus que tout autre RPG jap, ce Vallyrie Profile semble outillé pour nous faire vivre une grande histoire. Véritable pilier du j-RPG avec ces copains FF6, Chrono Trigger et quelques autres lascars oubliés de l’histoire, jeu culte parmi les jeux cultes, je vous propose une analyse de ce titre qui reste tout de même assez obscur en dehors des petits cercles d’amateurs de RPG.

Tri-Ace, grande maison du RPG jap

En 1986 un petit studio de développement, la Wolfteam se met en place. A sein de cette boîte, trois personnes clés : Yoshiharu Gotanda, Masaki Norimoto, et Joe Asanuma. Peu à peu se met en place un projet spécial, un RPG visant à tenir tête aux blockbusters de Squaresoft et Enix, son nom : Tales Phantasia, édité par Namco. Un développement assez chaotique, avec selon la légende un Namco se montrant excessivement intrusif dans ce projet, au point de contredire voir contrecarrer certaines idées des développeurs. Le titre par exemple, qui passera de Tales Phantasia au fameux Tales of Phantasia. Résultat, pas mal de membres de la Wolfteam dont le fameux trio Gotanda-Norimoto-Asanuma décident de quitter la boîte en plein milieu de développement, et de repartir à zéro, en fondant un nouveau studio qui deviendra mythique au fil des années : Tri-Ace. Tri-Ace, ça fait partie de ces quelques boîtes au parcours symptomatique de l’évolution du RPG jap ces vingt dernières années. Ayant porté le RPG en plein âge d’or dans les années 90 par des Star Ocean, et surtout Valkyrie Profile en 99 ; aujourd’hui un peu dépassé, ne sachant pas vraiment où aller malgré quelques sorties sympas dans les années 2000  (Star Ocean 3 et 4,  Radiata Stories, Infinite Undiscovery, resonance of Fate…).

Un voyage en plein mythologie nordique

Une des choses les plus marquantes de ce Valkyrie Profile, c’est son background sur fond de mythologie scandinave. Assez inédit à l’époque, toujours aussi original aujourd’hui. Je vous invite à cliquer sur l’image tout-de-suite à droite, c’est un petit résumé fait avec amour des plus grands mythes nordiques. Ce jeu nous plonge en plein cœur de cet univers, légèrement déformé par la culture manga des gens derrière le projet. Quelques petits écarts donc, mais toujours ce côté très théâtral dans la mise en scène, qui colle si bien à la mythologie. Oui, Valkyrie nous plonge dans une pièce, ce sera une tragédie. Odin, prévenu par des oracles que le dénouement final est proche, fait appel à Lenneth, une des trois sœurs Valkyries pour accueillir les âmes de héros humains mourant, afin de constituer son armée céleste en vue du Ragnarok. Le truc le plus essentiel de ce jeu, ce qui fait sa grande force, son originalité et son identité, c’est ce parfum de mort qui hante toute notre progression. En tant que Valkyrie, on va suivre les derniers instants de vie d’une vingtaine de personnages, avant de les recruter dans l’armée de notre roi Odin. Ces passages, sous forme de cut-scenes à l’ancienne (dialogues avec jolis artworks des persos au fond), jonglent la plupart avec des thèmes très forts : amour, haine, amitié, envie de vivre, sacrifice, abandon, nostalgie, mélancolie… Souvent bien écrites, et assez touchantes, renforcées par des musiques magistrales, elles nous permettent d’avoir un réel affect avec chacun de ses personnages, une vingtaine au total, qui viendront combattre dans notre équipe, avant de partir pour la guerre du Ragnarok. Bien sûr c’est pas grand chose, et ça reste assez cliché dans l’ensemble, mais ça va tellement plus loin que la plupart des RPG habituels que si on apprécie le genre, on ne peut rester insensible à tout ça.