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Affiche du jeu DS 3

2008, apprenant l’existence de Dead Space, je télécharge la démo tout enjoué ! Mon bonheur fut de courte durée devant tant d’horreur, de peur et d’angoisse, ma PS3 me réclame de stopper la démo (bon j’avoue c’est moi qui tout stoppé) ! Pourquoi me direz-vous, parce que la démo était bidon ? Non, le jeu t’a saoulé ? Non ? Bah quoi alors ? J’ai eu peur!!!! Dead Space m’a offert un challenge qui mériterait d’être un succès ou un trophée j’ai fait caca mou, j’ai éteint ma console car mon niveau de peur était au paroxysme et qu’il fallait dire stop. Mais cela ne m’a pas freiné puisque j’ai acheté le jeu et mon retour d’expérience fut plus que positif envers ce dernier, puisqu’il renoue avec les racines de la peur, loin de Silent Hill et Resident Evil où surprendre reste le mot-clef sans avoir la frayeur même d’avancer dans le jeu. Dead Space relève le défi de vous transmettre une peur virtuelle mais qui se fait ressentir au fond de vos tripes. Objets qui tombent seuls, cris inhumains au loin, lumières en mode allumer/éteindre etc…. Tous ces éléments font que la peur est là est bien là, loin des clichés du survival horror. Subjugué par la critique, Dead Space propose une suite qui reste correcte et apporte son lot de nouveauté mais la saveur des premiers temps à disparu laissant place à plus d’action ; le jeu n’est pas à blâmer, mais la peur reste moins présente. L’épisode que j’ai testé pour vous braves retrogamers revient aux origines en ajoutant de la profondeur au personnage d’ Isaac Clarke, tout simplement un excellent retour.

Isaac le Rambo de l’espace

Des afforntements contre des humains sont de la partie ça évite la monotonie des nécromorphes

Des affrontements contre des humains sont de la partie ça évite la monotonie des nécromorphes.

Isaac n’a pas eu une vie des plus agréables. En effet, il combat avec acharnement (même s’il y est à chaque fois contraint) ses ennemis de toujours, les nécrormorphes. Ce sont des créatures qui ont le pouvoir de ressusciter les tissus organiques morts ou de contaminer les êtres vivants en les transformants en monstres hideux. Le but étant de démembrer les bêtes au lieu de leur faire un headshot, car même en les headshotants, les bougres continuent d’avancer sans fléchir, les découper en tranche est la solution pour que les monstres s’effondrent. Isaac a appris cela sur l’Ishimura. A l’époque il était atteint d’une crise de mutisme profonde (je le soupçonnait d’appartenir à la même famille que le héros de GTA 3) heureusement le tir a été rectifié avec l’opus numéro 2 qui nous présentait un Isaac meurtri, névrosé depuis l’incident de l’Ishimura et de sa rencontre choc avec le monde des nécromorphes. Cette façon de nous présenter Isaac donne de la profondeur au héros à l’armure ainsi qu’une âme par rapport au premier épisode, mais l’ingénieur sait aussi se transformer en redoutable guerrier, il tranche dans le vif sans état d’âme et sait comment se débarrasser de la vermine. Acharné, il fera tout pour stopper les nécromorphes même si ces derniers auraient la taille d’une tour. Dead Space 2 laisse néanmoins place à plus d’action que son aîné laissant un vide à la fin du jeu, surtout que ce dernier demeure plus simple d’accès aussi sans pour perdre la dureté de ses batailles ni la férocité de ses adversaires.

L’ajout de quelques nouveaux ennemis sont de la partie mais le bestiaire reste le même dans l’ensemble, hideux et glauque à souhait, la licence DS reste dans la même optique qu’avant, un opus pas mauvais donc, mais pas indispensable non plus, ce qui est dommage. L’opus que je teste pour vous c’est DU TRÈS LOURD. Graphismes travaillés, détails foisonnant sur l’écran, personnages et monstres animés parfaitement. Une bande son qui ferait trembler de peur un zombi avec les petites musiques qui montent crescendo ou qui se font lourdes dans les moments les plus calmes plus les bruits de fond à faire fuir les plus braves. Le jeu n’a pas perdu de sa superbe ni de son atmosphère pesante et sans perdre aussi les afficheurs greffés sur l’armure appelé RIG  (je sais plus ce que ça veut dire) où vous voyez votre jauge de vie et de stase ; en gros, vous voyez ce que vous consommez en temps réel en stase (la stase sert à ralentir les ennemis) et les taquets que vous prenez dans la poire qui diminuent votre santé s’affiche en temps réel sur votre armure. Et n’oublions point ce bon vieux inventaire en temps réel, savourez votre frustration quand vous devez y aller et que vous combattez, sentez la pression monter en vous. A ce niveau là pas de changement la série a tenu à conserver ce qui fait sa griffe mais en ajoutant quelques petites nouveautés fort plaisantes.