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Crisis Core (0)

Quel fan de Final Fantasy VII n’a jamais rêvé de connaître la genèse de Cloud ou de Séphiroth ? Les événements qui interviennent avant le 7ème épisode? Pourquoi Cloud nous parle d’un certain Zack ? Qui était-il ? Cet épisode vous apportent les réponses pour apprécier FF VII à sa juste valeur avec un univers enchanteur et fidèle au premier opus. Le jeu entre dans la  « Compilation of Final Fantasy VII » lancé par Yoshinori Kitase, série de spin off tournant autour de l’opus mythique de Squaresoft. Hormis Crisis Core, cette compilation comprend également Before Crisis (sortie uniquement sur mobile au Japon) mais aussi Dirge of Cerberus où l’on incarne le mystique Vincent Valentine sur PS2, dans un third person shooter assez oubliable. Le trio gagnant de cette compilation reste donc Crisis Core, réel chainon scénaristique de FF7, mettant en perspective des vieux visages et des nouveaux entrant en scène dans un meltin pot des plus réussis pour notre plus grand plaisir. Pas de fan service à outrance (RE6 , bonjour!) mais juste un travail de narration pour les fans, là est la différence.

Des nuages au dessus de Cloud

Une approche des plus simple. HUD propre, le switchage des actions se fait en bas à droite pour plus de fluidité.

Une approche des plus simple. HUD propre, le switch des actions se fait en bas à droite pour plus de fluidité.

Je vous arrête de suite, ne pensez pas incarner le blondinet de Final Fantasy VII, il n’est pas question d’une suite mais bien de la genèse de la saga. Comme cette semaine spéciale a pu le démontrer, FF a su se créer une place de choix sur la console de Sony mais aussi dans le cœur des joueurs avides de nouvelles découvertes. Une saga devenue légendaire sous l’ère Sakaguchi, qui n’a cessé de nous fournir des softs d’une qualité exceptionnelle, entouré par une équipe de génie tel que Nobuo Uematsu et ses musiques, simplement magnifiques. A mon sens, depuis le 10, la série perd quelque peu de sa superbe embrigadée dans une surenchère de cinématiques et de graphismes plus époustouflants… au détriment de la trame narrative. Mais en 2008, un nouvel épisode dédié à Final Fantasy VII nommé Crisis Core ravive la flamme de jadis. Crisis Core nous place  dans la peau Zack Fair (« mentor » de Cloud), membre du SOLDAT, rêvant de tutoyer les sommets en compagnie de Genesis, Angeal (son mentor) et Séphiroth. Une histoire habillement ficelé replaçant des éléments dont nous avons déjà eu connaissance dans le 7. Musique, univers, personnages tout est la pour nous rappeler son illustre prédécesseur, la nostalgie opère à merveille. Malgré des personnages toujours autant stéréotypés : Zack le jovial de la bande, Angeal le mystérieux guerrier, Genesis le badass par excellence qui veut tout détruire et en mal de reconnaissance, et bien sur Séphiroth, le mec parfait qui un jour…pète son câble. Au final même si on est les deux pieds dans la caricature, le plaisir reste présent. La découverte de Zack et de sa bande se fait au fil d’un scénario de plus en plus sombre au fil du jeu pour se solder par le final épique que tout le monde connait déjà. D’un point de vu gamedesign, il faut bien avouer que le monde reste assez linéaire. Les ennemis sont visibles sur la carte et une fois le monstre touché vous passez en mode combat.  Fini ici le mode tour par tour et bonjour le temps réel, l’ époque de l’ATB est bien révolu. Les combats sont dynamiques mais bizarrement dosés, oscillant entre le très facile et le hardcore. Les indications à l’écran sont globalement efficaces pour ne pas encombrer l’écran d’info pourries. En mode combat, vous pouvez switcher facilement entre l’attaque simple, la magie etc (qui a dit invocations?) ce qui favorise le dynamisme tout en conservant une maniabilité aisée et intuitive parfaitement adapté pour la console. Le jeu, bien qu’en temps réel, reste abordable à tout un chacun sans trop sacrifier la lisibilité de l’action.

Le renouveau de la légende

Des visages connus et méconnus le tout servi par des cinématiques HD de qualité.

Les gars vous êtes sur? C’est Séphiroth quand même!

Au final quoi de mieux pour combler les fans nostalgiques que de mettre des éléments connus, qu’ils soient scénaristiques ou musicaux, tout est là pour nous faire revire la même excitation qu’à l’époque. Même si Nobuo Uematsu n’est plus là, les musiques restent sublimes et certaines vous seront familières. Si les graphismes sont assez beaux pour le support, l’univers reste assez vide ou répétitif. Une mention spéciale pour les cinématiques HD qui font cracher les tripes de la console pour votre plus grand bonheur. Le point fort du jeu reste sans équivoque la trame scénaristique qui tente de combler au maximum les vides narratifs que vous aviez pu ressentir lors de FF VII. Peu à peu le jeu apporte des réponses afin de les dissiper au profit de nouveaux nœuds d’intrigue absolument captivants. Malgré une histoire au poil, la linéarité pesante (digne d’un FF XIII) mine le plaisir de jeu. Pourtant on retrouve le fer de la guerre des anciens FF, de nombreuses mini quêtes annexes mais également des missions aux objectifs variés…qui deviennent malheureusement vite fastidieuses et interminables. D’autant qu’il sera nécessaire de les faire pour monter de niveau et glaner les fameuses Matéria avec des possibilités de fusion encore plus grandes qu’à l’époque. Crisis Core se place donc à la frontière entre ses ancêtres, pour la gestion RPG, et la nouvelle vague, surfant sur la recherche de plus d’action. Le mélange fonctionne plutôt bien et marque l’un des meilleurs jeu de la PSP qui donne tout ce qu’elle a dans le ventre. Depuis l’ère Square Enix c’est, à mon sens, l’un des meilleurs opus FF qui a vu le jour (oui oui même face au XII).

A retenir

Un très bon épisode qui ravira les fans de la saga et ceux qui veulent s’essayer au RPG, avec un peu plus d’action. Un soft réalisé avec la flamme d’autrefois avec la volonté de jouer autant sur la nostalgie des fans hardcore de FF (surtout le 7) qui retrouveront des vieilles têtes du passé, qu’aux nouveaux venus grâce notamment à un style plus dynamique. Avec un scénario en béton armé, le jeu a pour but d’envouter les joueurs autant que possible afin de faire oublier sa linéarité, maladie récurrente des dernières productions FF (bonjour 13 et 15…). Si le fan inconditionnel de FF7, embrigadé dans sa recherche de plus d’informations sur l’univers, passera facilement outre, pas sur que les néophytes du genre tiendrons les nombreuses heures prodiguées par le jeu. Ça reste, pour moi, l’un des meilleurs FF, a minima dans la catégorie spin off ;).

 

Informations sur le jeu

Plateforme : PSP

Genre : Action – RPG

Développeurs : Square Enix

Éditeur : Square Enix

Date de sortie : 20 Juin 2008

        excellent   Yannou

 

Final Fantasy Type 0 HD, c’est un peu un fourre-tout (un gameplay très riche), une arnaque industriel (où est la Fabulla Nova Crystallis ?), et un des meilleurs épisodes de la série sortie ces dernières années (c’est pas compliqué…). Et c’est arrivé aujourd’hui et c’est pour les collectionneurs : l’édition Collector de Final Fantasy Type 0 HD, dont la sortie est prévue pour le 20 mars 2015 sur PS4 et Xbox One, sera disponible en quantité limitée pour 99,99€.

Mais qu’est qu’il y aura de beau à l’intérieur ? Du beau matos, à priori en tout cas. Dans un coffret et une jaquette faits sur mesure, vous aurez forcement une copie du jeu, mais dans un boîtier SteelBook doré orné d’illustration Yoshitaka Amano. Vous savez, ce character designer de talent remplacé par Nomura sur la quasi-totalité des FF depuis longtemps. Putain Nomura autant j’aime bien, autant, et à l’instar d’Akira Toriyama, j’ai vraiment l’impression qu’il a un générateur automatique de personnage, avec sélection aléatoire de passif, de cheveux, de fringues, etc… Bref, c’est pas le sujet.

Amano c'est çà ! De la gueule hein ?

Amano c’est çà ! De la gueule hein ?

Cette édition Collector limitée inclura également un manga FF type 0 de 200 pages, déjà disponible au Japon, mais sortant pour la première fois de ses frontières. Ce dernier revient sur les origines de la Classe Zéro.On pourra aussi y trouver, tout au fond à droite et en cherchant bien, un CD de musiques du jeu comportant 15 morceaux sélectionnés par le compositeur de la bande originale, Takeharu Ishimoto.

C’est fini ? Non non non ma petite dame : cette édition Collector contiendra aussi un artbook relié de 80 pages intitulés « Class Zero 842 » illustrant les personnages, les ennemis et l’univers d’Orience, Et pour finir, cinq reproductions grandeur nature des cartes iconiques utilisées par Ace, membre de la classe zéro. Cela fait énormément, mais ce n’est a priori pas suffisant pour Square Enix qui s’est tout simplement laché !

Car oui, outre l’édition Collector, deux autres éditions limitées de FINAL FANTASY TYPE-0 HD seront disponibles chez certains revendeurs. L’édition limitée SteelBook offrira un boîtier au design réversible et une jaquette transparente découpée, tandis que l’édition limitée FR4ME disposera d’un boîtier pouvant prendre la forme d’un cadre photo. Niveau revendeur, c’est l’inconnu. J’espère pouvoir vous tenir informé !

Précisons finalement que, ce n’est pas une nouveauté mais c’est assez important pour le souligner encore une fois, FINAL FANTASY TYPE-0 HD contiendra FINAL FANTASY XV – EPISODE DUSCAE, une démo jouable à télécharger de FINAL FANTASY XV.

Elle est pas belle cette édition ?

Elle est pas belle cette édition ?

Bon et sinon, on la commande ou cette putain d’édition collector ? Et bien par ici : la SQUARE ENIX BOUTIQUE ; Oui parce que si on passe par ici, et bien on recevra également une jaquette exclusive.

Si vous êtes amateurs des Final Fantasy de l’ancienne époque, ceux sortis sur Super Nes aux débuts des années 1990, vous avez sûrement entendu parler de Yoshitaka Amano, le chara designer de la deuxième époque de la saga. Et si je ne fais pas partie des grands fans de son travail, on est tout de même obligés d’avouer que l’artiste dispose d’un style bien à lui, original, qui change bien des personnages androgynes aux fringues typées métrosexuel du fatiguant Nomura.

Dans son usage des contrastes, dans sa manière de ne pas différencier les hommes et les femmes, avec un crayon noir débordant qui poursuit au-delà des silhouettes des personnages, Amano se démarque véritablement. Si vous voulez un autre aperçu de son talent, jetez un oeil aux logos des différents épisodes de la série Final Fantasy dont il s’occupe encore aujourd’hui du design.

Cela crée d’ailleurs un sacré décalage avec les travaux récents comme cela est le cas avec FF XIII, où des persos sortis du manga voient leur style totalement bouleversé par le pinceau de l’artiste.

Sirocco

Quand deux mondes magiques se rencontrent…

Chaque jeudi Elemuse vous propose ses ost.

C’est parce que l’on a tous un peu de Disney en nous (et de Final Fantasy ^^) que l’on a aimé « Kingdom Hearts » ! Cette rencontre bien tournée de ces deux mondes a su nous transporter… Est-ce que je vais oser dire que la bande son de ce jeu y est pour quelque chose ? OUI j’ose car elle est merveilleuse. Merci à Yoko Shimomura. Bonne écoute !

Elemuse