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3DRealms ! ce nom peut faire rêver comme donner des fou rires, mais personne parmi les joueurs passionnés ne reste indifférent. Auteurs du génialissime Duke Nukem 3D entre autres, cette société autrefois connu sous le nom d’Apogee Software a pu atteindre des sommets dans les années 90. Mais leur obsession du jeu parfait avec Duke Nukem Forever les aura plongé aussi bien financièrement qu’au niveau de leur image. Comment des développeurs autrefois brillants auront aussi bien explosé en vol? Quels ont été leurs débuts? Ont ils un avenir? C’est avec ces questions dignes d’un reportage M6 que nous allons entamer la première partie de ce dossier. Hail To The King Baby!

1987 : APOGEE SOFTWARE – LE DÉBUT D’UNE AVENTURE

Le premier jeu édité par la boîte Apogee

Un des premiers jeux édités par la boîte Apogee

En 1987, le jeune Scott Miller est journaliste au  Dallas Morning News côté jeux vidéo. Il a également publié un ouvrage sur le sujet avec son meilleur ami (un certain George Broussard), mais aimerait bien pouvoir en faire lui même. Pour pouvoir distribuer ses créations et avoir une structure, il créé donc Apogee Software (on va simplifier en Apogee) avec ses parents et ses frères et soeurs. Le siège social? son garage ou il installera un petit bureau à cet effet. Chose assez spéciale avec cette Apogee, c’est que la structure distribuera à la fois les jeux de Scott Miller, mais également les jeux d’autres développeurs. Le premier jeu, déjà sorti mais re-marketé sous le nom de la société est Beyond The Titanic (1986). Ce jeu d’aventure textuel retrace les événements du Titanic dans lesquels le joueur doit trouver une issue. Scott Miller propose un modèle en avance sur son temps et bien naïf : les joueurs payent ce qu’ils veulent pour leur jeu. Et bien entendu…personne n’a payé, et le jeune développeur se retrouve dans une situation difficile.

L’année suivante un certain Shawn Green est recruté par Miller pour faire du support pour les jeux, tandis que ce dernier continue à la fois le développement et l’édition. Parmi les jeux édités, il est intéressant de parler de The Thor Trilogy(1990), un jeu épisodique (oui oui) d’aventure.  Le jeu labyrinthique de Scenario Software sur DOS à la particularité d’avoir parmi ses trois épisodes, le premier sous forme gratuite. Si le joueur souhaitait en savoir plus, il pouvait payer l’intégrale. C’est le début de ce qui sera appelé le shareware, et réutilisé dans pas mal de productions Apogee Software. Anecdote intéressante, le programmeur de cette trilogie est Todd Replogle, qui va être l’un des principaux créateur du personnage phare de la société : M. Duke Nukem. Ce sera la grande série du développeur éditeur dont le premier épisode sort en 1991, sous la direction de Replogle. Prenant la forme d’un jeu de plateforme 2D, Duke Nukum I raconte les aventures du héros du même nom devant sauver la Terre du Docteur Proton. Secrets en masse, bonne durée de vie, variété d’ennemis et de power up, le jeu de plateforme existe sur PC et veut montrer qu’il peut être excellent. Certains ont du remarquer que j’utilise le nom Duke Nukum, c’est normal car les équipes d’Apogee on craint de briser le copyright. En effet, Duke Nukem était un personnage d’une « oeuvre » qui n’a rien à voir : Captain Planet. Apogee ne prend pas de risque et change le nom de son héros bodybuildé. Par chance, le personnage télévisé n’était en fait…pas du tout protégé, et donc Duke Nukem reprend son nom pour les rééditions du jeu. Une suite sortira sous le même type de jeu, avec un succès d’estime aussi important. Pour la 3ème itération tout sera chamboulé, mais….on en parle plus tard. Revenons d’abord sur les collborations de l’éditeur de jeu, qui donneront parfois naissance à des icônes…

1991-1992 : APOGEE SOFTWARE & ID SOFTWARE MAIN DANS LA MAIN

Ach Danke Apogee de permettre aux gens de tuer GroBe nazis

Ach Danke Apogee de permettre aux gens de tuer GroBe nazis

Parmi l’écurie Apogee Software, si je vous dit Wolfenstein 3D (1992) vous me répondez ? Id Software (John Carmack, Tom Hall, Romero). En effet, la chasse aux nazis a bénéficié d’un coup de main de Scott Miller. L’entreprise qui allait devenir Id Software (qui se prononce Ideu pas Idé) avait déjà sorti le célèbre Commander Keen sous l’édition d’Apogee, et Miller ayant vu Catacomb 3D, décide de leur proposer un jeu dans la même perspective, qui se détachera de ce qui est fait d’habitude. Sans rentrer dans les détails du développement, l’équipe de 4 personnes se trouve dans un problème d’ordre contractuel : il faut encore produire un jeu pour l’ex employeur Softdisk. Pas de souci, Miller demande à son meilleur ami George Broussard de prendre le clavier. Ce dernier fournira un jeu terminé rapidement (ScubAdventure) à SoftDisk, tandis que Id Software a le champ libre pour Wolfenstein 3D. La suite on la connait, car Wolfenstein 3D est un morceau de l’histoire du jeu vidéo, tout simplement. Une question se pose alors : pourquoi Doom n’est il pas édité par Apogee? Tout simplement car malgré la très bonne entente entre les développeurs, Id Software a voulu évoluer de ses propres ailes, d’une édition par GT Interactive à l’auto édition. Scott Miller n’a émis aucune critique, ayant été consulté pour la forme (même si les deux sociétés étaient indépendantes l’une de l’autre).  D’autres source stipulent une volonté d’ Apogee d’arrêter l’édition d’Id Software, mais cette version n’a pas de confirmation de membres de la société contrairement à l’autre. Cela n’a pas empêché les développeurs de travailler en commun : John Carmack aidera plus tard Todd Replogle à coder la partie assembleur de Duke Nukem 3D, Tom Hall partira pour le futur 3D Realms et travaillera entre autres sur Terminal Velocity et Duke Nukem 3D (avant de partir sur Deus Ex), des développeurs côté Apogee ont apporté leur aide ponctuelle pour Doom et Doom 2 et Scott Miller lui même participera au développement de Wolfenstein 3D.

Autre collaboration avec un petit qui devient grand, Apogee décide de publier le premier jeu de jeunes développeurs Finlandais : Death Rally. Ce jeu de course sanglant librement inspiré de Death Rally 2000 va avoir son petit succès d’estime, qui va lier les deux entreprises pour un certain temps. Les premiers vont entre autre éditer une autre série de ces mêmes développeurs : Max Payne (1 et 2). Pour les plus intéressés, vous aurez bien entendu reconnu Remedy Entertainement, qui fera son succès sur Max Payne, mais également sur le jeu d’horreur Alan Wake.Deux collaborations qui auront donc porté leurs fruits, donnant naissance à des acteurs importants du secteur. Mais pour en revenir sur l’histoire interne d’Apogee, la moitié des années 1990 est une période charnière. Les jeux 3D commencent à se populariser et Scott Miller décide de créer une structure spécifique pour réaliser/éditer des jeux de nouvelle génération. Elle sera la petite soeur d’Apogee et aura un nom reflétant de nouveaux horizons : 3DRealms.

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Enfin de retour ! Après la grosse déception engendrée par Duke Nukem Forever, le public a commencé a se poser des questions sur l’utilité de maintenir Duke en vie.  Mais en septembre dernier, un compteur fait son apparition sur le site officiel du héros le plus badass de la terre. Personnellement ma joie de fan hardcore de Duke n’a pas eu de limites, espérant un nouvel épisode, mais c’est sans compter sur Gearbox. En effet, la jeu si longuement « teasé’ s’est révélé être…un simple remake peu retravaillé. Mais l’équipe du jeu de base s’est a nouveau réunie pour un tout chapitre solo, surnommé « world tour », qui promet un grand hommage aux fans. Assez pour justifier un jeu à 20 euros? On va voir ça. 

QU’EST CE QUE DUKE NUKEM 3D?

dnwt4Grand classique parmi les classiques, Duke Nukem 3D est connu par grand nombres de joueurs pour avoir marqué le FPS. Pour ceux qui aiment la lecture voici une explication détaillée dans le dossier 3D Realms, sinon un petit rappel s’impose pour les ermites du fond. Sorti en 1996 sur PC, Duke Nukem 3D se démarque des autres FPS de l’époque grâce à sa variété et son humour. Sa variété car les labyrinthes laissent places a des villes, des clubs de strip tease ou des vaisseaux spatiaux; et les niveaux regorgent d’un paquet de secrets qui permettent une grande rejouabilité. Son humour, car le jeu est rempli de nombreuses références : les phrases du Duke sont inspirées des films cultres des années 80, les « easter eggs » sont partout, et l’humour peut être gras sans aller trop loin.  Pour résumer, une formule qui a tout pour plaire, et qui a plu au public et aux critiques. Une édition atomique sort quelques temps plus tard avec une nouvelle aventure parodiant de nombreux médias, une nouvelle arme et des nouveaux ennemis. Mais le plus gros ajout est la mise à disposition de l’éditeur de niveaux BUILD aux joueurs, qui est aussi simple que de glisser une disquette dans son 486. A partir de là de nombreux joueurs ont pu créer des niveaux, des épisodes, des armes, voire même des jeux entiers. Des extensions officielles ont donc vu le jour, emmenant Duke à la plage, en sauvetage du père noël ou en excursion pour sauver son ami Bill Clinton. Un succès fulgurant pour 3D Realms, qui reste encore aujourd’hui malgré les erreurs qui ont suivi, que Gearbox veut bien exploiter dans son édition anniversaire. Et cette dernière a des arguments…

CE JEU EST UN BON HOMMAGE

dnwt2En effet, comment ne pas jubiler en voyant une telle équipe reprendre du service ?  John st John trouve ses meilleures phrase pour  la voix du Duke, Lee Jackson sort de sa retraite vidéoludique 20 ans après avoir composé son thème marquant, Allen H Blum III retrouve sa création, et Richard « Levelord » Gray veut faire revivre sa révolution du level design. Dans Duke Nukem 3D: 20th Anniversary World Tour, cette bande de papys du gaming a réalisé avec Nerve Software le 5ème épisode officiel du jeu « Alien World Order ». Dans celui ci, Duke va faire le tour du monde, de Paris à Moscou, dans le but de bouter les Aliens hors de notre chère planète. Dès les premières minutes on sent que le talent de l’équipe est toujours là, avec une interactivité au maximum dans chaque pays visité, des effets de lumières comme les substances joyeuses  d’Amsterdam, des secrets dans chaque recoin et des nouvelles musiques créées pour l’occasion. On ressent à nouveau ce même plaisir qu’à l’époque pour la recherche et le frag a foison. Les plus grand fans pourront d’ailleurs écouter des commentaires audio tout au long des 5 épisodes, chacun situés dans le jeu lui même, montrant toutes les difficultés de 3DRealms durant le développement du jeu original, et les astuces utilisées pour arriver au Duke tel que l’on connait aujourd’hui. Une grande séance de retrouvailles qui fait bien plaisir, permettant à la série de repartir sur de bons rails. Mais,  Duke Nukem 3D: 20th Anniversary World Tour est beaucoup trop faible et feignant.

Comme tout jeu ayant eu un gros succès, il est normal de voir Duke Nukem 3D adapté sur de nombreux supports. De nombreuses consoles ont eu le droit aux aventures du blond badass, de la Plasyation aux dernières consoles de la huitème génération. Et parmi elles certaines versions font plutôt honte au membre culte du genre FPS. Retour sur ces apprentis Duke pestiférés !

ANDROID/IOS

Certains vont surement être intrigués, ou ne seront pas d’accord, mais les versions smartphones sont classées dans cette catégorie pour une bonne raison. Côté technique, rien à redire, on retrouve plus ou moins Duke Nukem 3D et le jeu n’a pas de souci flagrant de fluidité. Pour le jeu en lui même, on retrouve les trois chapitres du jeu original malheureusement sans le contenu de l’Atomic Edition, et la promesse est de revivre les sensations du jeu d’époque. Seulement voilà, un élément totalement loupé vient pourrir tout plaisir : le gameplay. On peut déjà critiquer le tout tactile réservé au smartphone, qui en dehors des jeux orientés 2D devient vite limité, et le fait qu’acheter une manette bluetooth exclusivement pour un portage de ce type n’a pas spécialement d’intérêt. Mais le pire est que le système censé remplacer les touches classiques est l’oeuvre d’un esprit clairement malade. Pour faire simple, ce ne sont pas les touches qui ont été retranscrites mais les actions de Duke (viser, s’accroupir, action, etc…), représentées par des icônes sur l’écran. Si vous avez des gros doigts, n’espérez même pas pouvoir jouer avec ce système, car il n’est pas rare de couvrir deux boutons en même temps. Et plus grave encore, ce principe coupe tout dynamisme lié au jeu, en cassant le rythme de chaque phase de shoot, le temps de trouver le bouton nécessaire à l’action ou encore au saut. On en vient alors à désinstaller assez vite le jeu, voire même à questionner le principe de cette adaptation. Duke a beau être tactile, ses aventures ne le sont pas.

MEGADRIVE

Oui ça peut paraître étrange, mais Duke Nukem 3D est bien sorti sur Megadrive. Le jeu a fait partie de la seconde vie de la console au Brésil, et a été développé par Tectoy en 1998 sous accord de GT Interactive. Comme on peut s’en douter, le hardware de la console dépassé depuis quelque temps ne va pas permettre de faire des miracles. Le moteur du jeu est repris d’un autre jeu de la console, Zero Tolerance, se rapprochant davantage de celui d’un Wolfenstein 3D. On ne peut donc pas diriger le viseur, ni sauter, et les niveaux sont très labyrinthiques . Le nombre d’épisodes est aussi revu à la baisse, et seul Lunar Apocalypse est disponible, avec des niveaux fortement modifiés.  Enfin, il faut être honnête : c’est vraiment très peu jouable. Tout est extrêmement lent, avec un nombre de couleurs réduit et les textures qui partent en vrille. En même temps le ton est donné dès l’écran titre, avec une reprise de Grabbag qui donne une envie de s’arracher les oreilles des les premières notes. Un jeu qui se termine vite, et qui n’a pas franchement d’intérêt sauf si l’on souhaite collectionner tout ce qui se rapproche du Duke. On peut quand même excuser cette version car la Megadrive n’est pas vraiment, du moins sans 32X, la console pour ce genre de jeu.

 

Bienvenue cher lecteur sur cette deuxième partie du dossier 3DRealms. Nous avons pu voir jusque ici, que la petite société Apogee Software a bien évoluée depuis les années 80. Elle a aidé des futurs stars du secteur, et a réalisé des succès d’estime, mais ce sera avec Duke Nukem 3D que l’entreprise rebaptisée 3DRealms deviendra un acteur principal du jeu PC. Les attentes sont donc énormes pour la suite tant attendue, promise en 1997 entre deux portages de 3D : Duke Nukem Forever. Mais les années passent et le jeu se fait toujours attendre en 2001. Et ce n’est pas prêt de s’arranger… 

2001-2004 : DUKE NUKEM FOREVER : HYPE, DECEPTION ET CHANGEMENT DE PATRON

duke6En effet, l’image de 3DRealms commence sérieusement à s’écorner, et le trailer de 2001 leur donne de quoi respirer. Projeté à l’E3, celui ci bluffe littéralement tout le monde. Il représente un torrent d’action, une histoire de soldats possédés par les Aliens, de l’interactivité poussée au maximum, des véhicules, des personnages secondaires, un lancement nucléairé,…. bref une vidéo qui montrait que Duke allait revenir de manière magistrale. Mais comme toujours avec 3DRealms, une bonne nouvelle se conjugue avec une facétie de Georges Broussard. Le public a pu voir en fin de trailer, non pas une date de sortie précise, mais un vague « When It’s Done » qui deviendra célèbre par la suite. C’est à partir de ce moment que les informations vont se faire de plus en plus rares et que le jeu deviendra la grande risée du net. Il n’y a pas un seul site spécialisé qui ne fera pas sa petite blague sur le jeu. Il deviendra d’ailleurs le premier jeu a inaugurer, puis remporter le prix du Vaporware (sorte d’Arlésienne du jeu vidéo) plusieurs années de suite. Un site ira jusqu’à répertorier tous les événements importants de l’Histoire (drames, sorties culturelles, rendez vous historiques) qui se sont passés durant le développement du jeu. Pour en revenir au développement, l’année 2002 inaugure le changement de moteur avec un passage à Unreal 2, et à un passage poubelle pour tout le code. Georges Broussard pensant qu’il y avait encore matière à dilapider l’argent, profite de la faillite de Gathering Of Developpers  et de la reprise de la licence par Take 2 pour employer une quantité impressionnante de personnes sur le projet. Il faut croire que ça n’a aucun effet, puisque le président de Take 2 Interactives  lui même (Jeffrey Lapin), doit annoncer en 2003 que le jeu sortira en 2004, voire 2005 (après un passage au moteur de Quake III). En même temps vu les images de gameplay diffusées dans le jeu final (de 2003), le jeu observe un gros côté sombre, avec toute la folie de 2001 disparue. Un autre jeu devait être développé par l’équipe, mais changera de développeur pour sortir en 2006 : ce sera Prey. 2006 c’est d’ailleurs la prochaine date importante pour la folle aventure Duke Nukem Forever.

2006-2007 : DUKE NUKEM FOREVER : PREMIERS CONFLITS ET DÉBANDADE

photo-3En cette année 2006, le développement commence à prendre une tournure ridicule. La volonté de rechercher le jeu parfait fait de Georges Broussard un paranoïaque refusant de montrer quoi que ce soit, et la vision du jeu fini est encore plus floue. De plus, le jeu est encore reparti de 0. Take 2 commence à réagir, et commence par couper de moitié les royalties que toucheront les développeurs si le jeu est terminé, ajoutant 500 000 dollars si le jeu est terminé avant 2007. Il faut dire aussi que les estimations des dépenses autour de cette date sont d’environ 20 millions de dollars, et que la plupart des membres historiques de l’équipe de développement (sauf Allen Blum) ont fuit le projet (dont Randy Pitchford qui créera ce qui deviendra Gearbox Software). Heureusement (enfin en 2006), Brian Hook fait son entrée dans l’équipe, et un bouleversement est opéré dans la manière de développer : on se fixe un cap et on s’y tient. Les équipes doublent en capacité pour passer de 18 personnes à 35, et Geroges Broussard est invité à la fermer et ne plus proposer de recommencer tout à zéro. Le public, qui n’a aucune trace du jeu depuis 2001, aura des nouvelles à deux reprises : une première fois lors d’une offre d’emploi avec deux images en 50*50 et lors du fameux teaser de noêl 2007. Cette vidéo d’une minute seulement, montre…rien, on ne voit que quelques ennemis et le duke, et cette dernière est clôturée par un « Stay Tuned ». A cette période, plus personne n’y croit, et le fait de montrer un teaser après 10 ans de développement est une arnaque (le paternel qui est le mien n’y croyait plus d’ailleurs). Et côté Take 2, on va commencer à s’énerver réellement.

Et on les comprend vu la vidéo postée à posteriori de cette période.

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Ca y est ! 3D Realms a pu enfin sortir quelque chose d’original après Duke Nukem Forever. Évoqué dans le dossier 3D Realms, Bombshell est un jeu en 3D isométrique destiné au départ à être une nouvelle aventure du Duke, avant qu’un rappel juridique de la part de Gearbox Software remette les pendules à l’heure. Il y est toujours question de sauver le monde et de délivrer des punchlines, mais le blond bodybuildé laisse place à une femme fatale (dans tous les sens du terme). Arrivera t-elle à garder l’héritage « burné » du Duke?

100 % BADASS

BS4Dans le merveilleux monde des USA de fiction, tout ne se passe pas comme prévu. Une race d’aliens, les Krynn, décident de débarquer sur la planète et de capturer le plus malchanceux des humains : le Président. La Globale Defense Force (l’armée fictive du jeu) est bien entendue incapable de réfléchir, et préfère avancer tête baissée sur l’ennemie, telle une infanterie de Ellie de Last Of Us. Face à la gabegie générale, une seule personne est capable d’arrêter tout ça : le Colonel Shelly « Bombshell » Harrison. Cette dernière est un garçon manqué, ayant fait bon nombre de guerre, qui n’a pas oubliée d’être jolie et maquillée et possède un arsenal complet. Elle va  donc se rendre sur place pour se rendre compte que son ennemi de toujours, le professeur Jadus Heskel, est derrière tout ça, avant de sauter dans un portail pour tenter d’éradiquer le mal à sa source. Et c’est ainsi que le jeu se lance vraiment, et il va y avoir de sang sur les murs. Bombshell est un jeu d’action en vue de dessus avec une (très) légère dose de RPG. Notre héroïne essaye de se frayer un passage parmi des tonnes de monstres avec tout un arsenal en main : pistolets, bombes, fusil,etc…(mention spéciale pour le Mother Flaker). Par moment dans ces grands labytrinthes des mini engimes sont demandées pour pouvoir soulever une plate-forme ou ouvrir une porte au loin. Dans la quête contre Heskel, les capacités de Bombshell peuvent également être mises à jour pour progresser dans le jeu, et si les « pouvoirs » de la belle ne sont pas spécialement intéressants, les améliorations physiques et d’armes seront plus utiles pour défaire des armées entières.  Les PNJ pourront également apporter leur aide en fournissant des armes contre l’énergie Krynn accumulée, ou en confiant des postes d’attaques telles des tourelles. En empoignant celles-ci, Bombshell mitraille à foison la racaille extra-terrestre le temps d’une vue à la troisième personne. Et en parlant des ennemis….

100 % PUR DUKE

BS2Tout fan de la série des Duke Nukem trouvera des références à cette dernière dans Bombshell. Le plus évident reste la voix inoubliable de John St John qui campe ici le rôle du grand méchant de l’histoire. Malheureuserment n’espérez pas entendre la voix grave et badass du Duke, la possible idée d’un procès a obligé les développeurs a choisi un doublage plus classique mais efficace. Face à lui, Bombshell fait appel à de nombreux easter eggs dans son aventure, avec notamment des symboles atomiques du plus bel effet dans la Bombshell cave, et une Defense Force semblable a celle tout juste introduite dans Duke Nukem Forever (le General Graves est de retour légèrement modifié). On apprend à ce sujet que l’EDF devient GDF, blague seulement compréhensible en France mais qui aura le mérité de convertir Eric Judor au jeu. Plus sérieusement, les références à Duke Nukem ne s’arrêtent pas là, et on soupçonne grandement la réutilisation des modèles 3D de Duke Nukem Forever. C’est simple, les tout premiers ennemis rencontrés sont des copies conformes des troopers de la série Duke Nukem, se déplaçant de la même façon et mourant de la même façon . Certains se différencient aussi en prenant le soin de se téléporter et de voler. Les soldats de la GDF sont des personnages du même jeu, et même certaines armes. Et l’on arrive au souci principal du jeu.

DukeM1Duke Nukem, l’homme badass un peu écorné par son épisode Forever, est de passage sur les consoles Sony. En effet l’édition Megaton, de sortie sur Steam en 2013, sera portée sur le Playstation Network le 14 janvier  (PSN/PS3). Pour rappel elle regroupe le jeu Duke Nukem 3D Atomic, avec ses 3 addon ( Été Meurtrier, Hiver Nucléaire, In D.C). Le mode multijoueur à 8 qui a tardé à arriver su PC sera de la partie dès le départ dans la version console. Le prix est fixé à 10 euros.

Une bonne affaire pour honorer le Duke

NB : La version PS3 a fuité le 5 novembre avant d’être retirée.