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Faire la guerre, situation ô combien classique dans l’univers des jeux vidéos bercé par le cliché du héros badass, invincible et qui dézingue presque à lui tout seul l’armée adverse. Entre Battlefied, Call of Duty et autres FPS boostés à la testostérone/hémoglobine/C4, la guerre est souvent représentée sous la forme d’un film d’action, où l’adrénaline prend le pas sur toute autre forme d’émotion. This War of Mine (TWoM) prend totalement à contre pied cette vision très Michael Bay de la guerre en vous plaçant du côté des victimes du conflit, les civils. Otages tentant de survivre dans un abri de fortune bombardé, recherche de fournitures de survie, confection de produits de contrebande pour faire un peu de commerce, amélioration minime de votre qualité de vie précaire, tel va être votre quotidien…

This House of Us

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On commence par faire connaissance avec nos survivants…

Votre aventure commence avec trois ou quatre survivants qui se rejoignent dans une grande maison bombardée. L’abri est en piètre état, des décombres jonchent les pièces rendant inaccessibles certaines zones, et il vous faudra commencer par déblayer tout ça avant de penser à autre chose. Ce premier nettoyage, en l’absence d’outil adéquat vous prendra aisément votre première journée de survivant et vous vous ferez vite rattraper par la nuit. C’est là l’une, si ce n’est la principale des mécaniques à apprendre à gérer dans TWoM, le temps. En effet, deux phases distinctes s’enchaîneront inlassablement durant vos parties, le jour, où vos survivants restent cachés à l’abri des snipers qui pullulent en ville, et la nuit, où un de vos survivants, au choix, tentera d’effectuer une sortie dans un lieu de la ville à la recherche de divers éléments vous permettant de survivre une journée de plus dans ce monde de merde, mais nous y reviendront plus tard.

...puis avec notre abri de fortune... assez peu Feng Shui

…puis avec notre abri de fortune… assez peu Feng Shui

Faire connaissance avec vos personnages est également une première étape à ne pas négliger. En effet, chaque survivant possède sa propre biographie, qui évoluera en fonction de vos actions au fil du jeu, de son talent propre, de sa capacité de transport (détermine le nombre d’éléments qu’ils peuvent porter à la fois et parfois même d’une addiction spécifique. Par exemple dans la triplette de base sur un total de 12 survivants possibles (sans compter les enfants), l’ancien joueur de foot est plutôt bon coureur, le petit grassouillet n’est pas trop mauvais en cuisine et l’ancien pompier possède un sac à dos taille XXL. Si le premier et le dernier ne demanderont rien de spécifique, votre futur cuisinier en chef, fumeur de son état, ne se sentira pas en super forme sans sa nicotine quotidienne, tandis que d’autres seront plutôt en manque de caféine. Vous l’aurez compris, les caractéristiques de vos personnages influenceront votre façon de jouer votre partie, ceux plutôt spécialisés dans le craft (nourriture ou objets) resteront à la maison la nuit, quitte à faire les sentinelles de fortune si quelqu’un est blessé, tandis que vos gros bras iront tenter de glaner quelques provisions au risque de leur vie.

Vous aurez parfois de la visite

Vous aurez parfois de la visite

Une fois les présentations faites et la maison nettoyée, vous aurez la possibilité (selon les ressources disponibles) de construire différents éléments de vie. Le premier choix indispensable sera la création d’un établi pour pouvoir confectionner les éléments de base comme des lits, une gazinière un collecteur d’eau de pluie. En effet vos personnages sont humains (à contrario de ces gens qui peuvent prendre 40 balles dans le torse avant de guérir automatiquement en se mettant à couvert pendant 10sec…). Une journée sans manger, une nuit sans dormir et vous n’aurez plus qu’une loque à disposition. Un minimum d’un repas par jour et une sieste de 4h dans un LIT sera un minimum vital si vous voulez voir la fin de la guerre. Hormis ces éléments vitaux, c’est à vous de décider comment vos avatars survivront. En confectionnant votre propre potager et piège à rat afin de « subvenir » au mieux à vos besoins ? En distillant de l’alcool, roulant vos propres cigarettes, créer vos médicaments afin de commercer ? Créer et réparer des armes et prendre des ressources par la force ? A vous de voir où commence et où fini votre morale… vous en viendrez à vous poser la question : « et moi en temps de guerre, qu’est ce que je ferai ? », et ce ne sera pas la dernière fois dans ce jeu…

This Town of Snipers

Votre collecteur ne doit pas être choisi au hasard, votre avenir en dépend

Votre collecteur ne doit pas être choisi au hasard, votre avenir en dépend

Comme je l’indiquais au début du chapitre précédent, la mécanique principale est cette alternance entre le jour (de 8h à 20h) et la nuit (de 20h à 4h). Avant de partir, vous aurez le choix du personnage qui sera votre collecteur et des objets qu’il peut prendre avec lui. Dans une zone de commerce, prenez les objets que vous souhaitez vendre, bijoux, alcool, médicaments, tout se monnaye. Soit c’est un simple « glanage » dans une zone peu risquée, soit rien pour garder plus de place ou éventuellement un crochet qui vous permettra d’ouvrir une serrure récalcitrante souvent gardienne d’objets de valeurs. Si vous avez dans l’intention d’aller dans un lieu à haut risque, une arme est une bonne option. Un couteau, une hache ou même une arme à feu (utilisant 2 emplacements avec les balles) pourront vous sortir d’affaire si ça vient à chauffer. Sachez cependant qu’encore une fois, vous êtes loin d’être Rambo et qu’en situation de confrontation, à moins d’un effet de surprise, vous serez souvent perdant… De plus, il est important de rappeler que plus vous transportez d’éléments au départ moins vous pourrez en ramener avec vous.

Vous aurez également à choisir les actions de vos personnages restant à l’abri. Doivent il dormir (avec ou sans lit) ou monter la garde ? La première option sera possible sans trop de soucis les premiers jours de votre survie, peu de monde sachant que vous venez « d’emménager », bien que sans lit les repos ne soient pas très réparateurs. Passer quelques temps il deviendra indispensable d’avoir une voire deux sentinelles chaque nuit si vous souhaitez conserver vos objets. Leur laisser des armes est également assez vite vital pour qu’ils puissent repousser les opposants sans être trop amochés… une blessure non guérie pouvant être synonyme de déchéance menant souvent au décès. Il est également possible en vous développant le jour, de combler les trous dans la maison, de renforcer la porte et même, avec beaucoup de travail, de mettre en place une alarme, vous offrant une meilleure protection contre les pillages.

Certains endroits sont a visiter à vos risques et périls

Certains endroits sont a visiter à vos risques et périls

Revenons à notre héros de la nuit (non pas Batman, l’autre), lorsque vos choix précédent ont été effectué il vous reste à choisir où vous allez tenter de récolter. Cette petite maison calme en banlieue où il semble qu’un couple de personnes âgées tente de survivre, ce centre commercial délabré où une milice a élue domicile, l’hôpital où les médecins tentent de conserver l’accès aux soins ou encore à l’église où sur la place centrale où la contrebande s’organise… Chaque lieu possède une certaines quantités de ressources qui vous est dévoilée avant votre choix, nourriture, armes, médicaments ou matériaux, à vous de voir ce dont vous avez le plus besoin. Différentes rencontres et autres événements peuvent également se déclencher lors de vos sorties dans ces lieux, parfois lors du deuxième ou troisième voyage. Et chacun à sa façon ces événements vont mettre vos choix moraux à dure épreuve… Rendrez-vous les bandages dont vous avez besoin pour soigner un de vos membres suite à la rencontre avec la petite mamie du couple qui vous supplie de ne pas les voler? Utiliserez vous votre dernier crochet après avoir entendu des lamentations étouffées derrière une porte verrouillée alors qu’un garde psychopathe fait les cent pas? Interviendrez-vous alors que vous êtes témoin, à travers un trou de serrure, du début de l’agression d’une jeune fille par un soldat qui annonce clairement son futur viol? Donnerez-vous vos dernières rations à un SDF affamé rencontré non loin de votre abri?

La déprime de vos personnages peut être fatale

Attention au mental, la déprime de vos personnages peut leur être fatale

Ce ne sont que des exemples non exhaustifs des situations que vous pourriez rencontrer, qui mettront vos choix moraux dans la balance et joueront sur la santé mentale de vos personnages. Parce qu’en effet, c’est l’autre facette du jeu, la psychologie. Le vol de personnes innocentes, le meurtre, la délation ou le refus d’aider votre prochain seront des actions qui pèseront sur la conscience de vos survivants, les amenant à broyer du noir, devenir déprimé et sans actions de votre part… suicidaires. Loin des jeux de gestion qui ne s’intéressent qu’aux besoins physiologiques de l’humain, TWoM vous pousse à rentrer dans une gestion psychologique de vos avatars, dans une gestion de l’équilibre entre le bien et le mal et des limites morales acceptables pour des gens, rappelons le, qui sont comme vous et moi. D’autres évènements plus généraux rentreront également en compte dans votre gestion de la survie. L’hiver dans un premier temps, implacable, fera baisser drastiquement la température de votre abri et augmentera les chances pour vos personnages de tomber malade. L’augmentation de la violence dans un second temps, augmentera la probabilité de vous faire agresser durant la nuit, et par des groupes de plus en plus violents. La plupart de ces informations, ainsi qu’un petit cours de la bourse de la contrebande, pourront être entendus à la radio… si vous prenez le temps d’en construire une.

This Game of War

Gérer un enfants n'est pas aisé...alors en temps de guerre...

Gérer un enfants n’est pas aisé…alors en temps de guerre…

Après cette vision de fond, il est temps de s’interresser à la partie technique. TWoM est sorti initialement en 2014 sur PC puis sur tablettes. C’est d’ailleurs sur ce premier support que j’ai pu m’essayer au jeu avant de tester la version adaptée sur console de salon estampillée « The Little Ones ». Ce DLC ajoute les enfants à l’aventure et la relation entre le gamin et un protecteur que vous aurez choisi. La survie reste identique dans les grandes lignes si ce n’est que les enfants demandent bien plus d’attention que les adultes, toujours d’un point de vue physiologique, mais également d’un point de vu psychologique avec la gestion de l’ennui. La guerre c’est pas fun et encore moins pour un enfant. Jouer avec lui, lui donner de l’attention, lui apprendre des choses seront des éléments de départ pour éviter d’avoir à creuser un trou de 2×1 m en seulement quelques jours… Grosso modo, le DLC s’apparente à une sorte de mode Difficile pour les initiés, mode très difficile pour ceux qui commenceront directement l’aventure de cette façon. S’adapter aux mécaniques de jeu et aux besoins des enfants dans le même temps relevant du défi insurmontable pour le rookie sorti de nulle part.

Les environnements à visiter ont des airs post-apocalyptiques

Les environnements à visiter ont des airs post-apocalyptiques qui mettent bien dans l’ambiance

D’un point de vue technique le portage sur console est de bonne facture, les graphismes très sombres, en clair obscur, façon dessin crayonné sont du plus bel effet et l’ensemble des éléments se retrouvent à l’identique. Tellement à l’identique qu’ils en ont oublié que la maniabilité console sur ce type de jeu façon « point-and-click » est loin d’être extraordinaire. Quand sur tablette (ou pc) il suffit de cliquer à l’endroit où l’ont souhaite que notre survivant intervienne, sur console, son déplacement se fait au stick directionnel. Le principal soucis vient de la gestion des perspectives, notamment sur le changement d’étage à un autre, où il est nécessaire de mettre la direction vers le haut/bas au niveau précis d’un escalier pour que l’avatar monte ou descende, ce qui rend l’action parfois laborieuse. Si dans la phase de jour ce n’est pas très pénalisant ça peut vite le devenir la nuit si vous êtes poursuivi par des gardes. De la même façon la gestion des phases d’attaques sont peu intuitives. Votre personnage possédant deux « stances » (positions) : glanage (donne accès aux points de fouilles) et attaque (désactive l’accès aux fouilles et vous met en position de combat). Autant dire qu’en situation de panique, vous oublierez et ne pourrez tout simplement pas attaquer… du moins pas avant l’adversaire.

Un large panel de survivants différent est à découvrir... sans compter les enfants

Un large panel de survivants différent est à découvrir… sans compter les enfants

Le mieux est de jouer la furtivité, votre façon de vous déplacer et de glaner les ressources influant directement sur le bruit créé, représenté par des cercles s’échappant de vos pieds/mains, mais également de celui des personnes environnantes. Par exemple l’ouverture d’une armoire peut être réalisée à l’aide d’un crochet ou d’un pied de biche, sans grand suspense, le second alertera tout le voisinage tandis que le premier pourra être mis en œuvre même à 10 m d’un milicien faisant sa ronde si tant est qu’il ne vous ait pas en visuel. En effet, le champ de vision est également géré par le jeu. Toute pièce fermée par une porte rend vos actions invisibles tandis que les escaliers vous trahirons si quelqu’un se trouve à l’étage. Lorsque vous n’êtes pas seul dans un lieu, il est même préférable de jeter un œil dans la serrure avant de pousser la poignée sous peine de risquer de tomber sur un mec qui ne vous voudra souvent pas du bien. Des coins sombres sont disséminées dans la plupart des lieux, vous permettant de vous rendre invisible si personne ne vous a vu y entrer, même en cas d’urgence après vous être fait repérer. En ultime option, ces planques vous permettront d’attaquer par surprise l’ennemi qui se trouverait à côté, synonyme parfois de meurtre automatique si vous avez sur vous une arme blanche comme un couteau… si tant est que vous voulez hypothéquer la santé mentale de votre personnage.

Conclusion

This War of Mine fait parti de ces jeux atypiques, profonds, sombres et poignants. Ces jeux qui tentent prendre à revers la vision de spectacles grandiloquents ou de violence gratuite que donnent certains triple A à des thèmes éprouvés comme la guerre, la survie, la moralité. Ces jeux qui demandent au joueur de prendre conscience de ses actes, de ses choix moraux et de leur nécessité, et de faire face à leurs conséquences parfois aussi implacables que la décision en elle-même. Certes TWoM n’est pas parfait techniquement, et à tendance à devenir répétitif au fil des parties une fois que vous connaissez vos survivants. Les pros de la survie trouveront avec les enfants une nouvelle facette psychologique à travailler et un nouveau défi à surmonter en temps de guerre : leur faire garder le sourire. C’est aussi ce à quoi les développeur se sont attelés à leur échelle en donnant l’ensemble des revenus du DLC à l’association War Child Charity qui a permis d’aider 350 enfants Syriens réfugiés à améliorer leur cadre de vie et leur donner accès à l’enseignement et aux soins. Finalement voilà la grande question à laquelle ce jeu vous soumet pendant votre partie : « Comment réagiriez-vous en temps de guerre ? »

Informations sur le jeu

Plateforme : PS4/Xbox One – PC/Mac – IOS/Android

Genre : Gestion – Survie

Développeur : 11 bit Studio

Éditeur : 11 bit Studio

Date de sortie : 14 novembre 2014 (PC/Mac) – 15 juillet 2015 (IOS/Android) – 29 janvier 2016 (PS4/One)

 

GR1On a longtemps reproché à Sony de ne pas avoir de licences fortes en interne. Mais au fil des années et avec deux générations dominées complètement, des héros sont apparus sur les PlayStation. A cette période, Le studio Santa Monica propose de revivre la mythologique Grecque (et un peu Romaine) par les yeux d’un guerrier Spartiate : Kratos. Cela donne le jeu God Of War, un beat them all à grand spectacle sur PlayStation 2, qui a eu son succès critique et public. Après un deuxième épisode tout aussi bon, la série fait un bon sur la nouvelle console de Sony en HD. Pour dix fois plus de fun?

KRATOS VS TITAN VS OLYMPE

GLa rage du Dieu de la Guerre Kratos est éternelle, et son combat sera terminé lorsque tous les dieux agoniseront devant lui. On reprend donc l’histoire là où God Of War II s’est arrêté, avec un Kratos bien décidé à gravir l’Olympe pour tuer son père Zeus, avec l’aide des Titans.. S’en suit une bataille cinématographique entre le guerrier de Sparte et le Dieu des mers Poséïdon, mais une fois celui ci terrassé la confrontation avec Zeus n’est que de courte durée. La plus grande des divinités fait trébucher Gaïa qui s’écroule avec notre anti héros sur le dos et dans un élan de trahison, le Titan décide d’abandonner Kratos dans une chute interminable vers les enfers. Comble du malheur (et bien utile dans un jeu vidéo), son aventure dans le Styx lui retire tous ses pouvoirs mais pas sa rage contre Zeus. Il ira détruire tout les Dieux qui se mettront en travers de son chemin, à commencer par Hadès. Bien sur il va y avoir plusieurs retournements de situations, car c’est bien connu : Kratos est un John McClain de l’Olympe. La scénario peut paraître classique mais il s’inscrit vraiment dans une représentation personnelle de la mythologie grecque. On retrouve bien sur les Titans et les dieux mais également des lieux et événements qui témoignent d’une excellente documentation sur le sujet, et qui ont poussé certains à se renseigner plus en détail sur la période (n’est ce pas Yannou). Mais que les joueurs se rassurent, rien de rébarbatif pour autant et dès qu’on a la manette en main, c’est le spectacle. Et pour le 3ème épisode, la Playstation 3 est mise à rude épreuve.

PAR TOUS LES DIEUX, C’EST BEAU

God

Et dès l’introduction, on en prend plein les yeux. Une bataille sur la route de l’Olympe est en cours et on ne sait jamais ce qui va se passer dans la minute qui vient. Les plans de caméras font d’ailleurs penser aux blockbusters, tranchant franchement avec les autres jeux du genre, les développeurs voulant que la personne assise devant se télé soit joueur et spectateur. Les boss sont également gigantesques, divinités oblige, et les combats contre eux ont chacun un côté unique. Par exemple, la rencontre avec Chronos se fera en plusieurs étapes et chaque partie de sa gigantesque silhouette est un combat en perspective. Les environnements ne sont pas en reste, et du temple d’Aphrodite aux eaux du Styx, la HD apporte un grand bien à l’univers de God Of War 3. Enfin les effets de lumière sont du plus bel effet, que ce soit dans les grands palais des différents personnages où lors de l’utilisation des différentes armes mystiques. Et en parlant de ça, et vu que ce n’est pas une brochure Sony, voyons plus en détail le gameplay.

Cher journal ! Hier, Maman m’a conduite à la ferme et je pense avoir trouvé ma nouvelle vie. Après avoir passé un stage chez Harvest Moon, ça y est je veux devenir fermière. Et même si mon père souhaite déménager pour son nouveau travail, je vais prendre mon courage à deux mains et m’en aller, après tout je suis majeure. Je prends donc mes affaires et pars pour la ville de Westown, où je retrouve mon oncle Frank. Je stresse un peu quand même, mais c’est parti !

Une nouvelle vie

Tonton me présente les différentes villes où je passerai ma nouvelle vie. Nous avons Westown qui est un vrai décor de Far West mouvementé, contrastant avec Lulukudo et son ambiance de détente avec son bord de mer. Enfin Tsuyukusa, ma préférée, appelle au voyage avec son inspiration fortement nippone. Mais pour le moment, je découvre ma ferme, un magnifique terrain sur lequel je vais cultiver mon avenir. J’apprends petit à petit les différentes parties du dur métier de fermière. Avec mon expérience, je crois même que j’ai réussi à convaincre ma sœur de devenir fermière. Elle a passé deux jours chez moi, et au plus grand désarroi de mon cher père, j’ai reçu une lettre de sa part m’engueulant presque d’avoir converti ma frangine à ma nouvelle religion campagnarde. Mais ce n’est pas grave, sourire aux lèvres, je suis repartie m’occuper de mes animaux. Les cultures que j’ai réussi à planter, sous réserve de leur accorder de l’attention donnent de merveilleux légumes et fruits. Quant aux animaux, j’ai l’impression d’avoir un véritable zoo avec mes chats, lamas, chiens, vaches ou encore moutons. Trente millions d’amis chez Gwen, même si parfois je dois les pousser au cul pour les sortir. Et d’ailleurs en parlant de sortie, je ne t’ai pas raconté ce que je peux faire en ville.

De nombreuses activités

Au-delà de mon travail, un brin redondant, dans ma petite exploitation, de nombreuses activités me sont proposées. Tout d’abord les événements, comme celui où l’on note mes légumes ou mes vêtements, dans un concours solitaire ou par équipe. Je me rappelle de ma superbe pêche de poisson où j’ai pu me moquer (gentiment) de mes adversaires, car je suis arrivée première. Ils ont tellement l’air de s’ennuyer qu’ils notent tout , ça me rappelle ce que je vois à la télé. D’ailleurs là-bas, je crois qu’un beau mec me fait de l’œil, c’est même le facteur. Avec le temps, on verra où ça nous mène, j’ai d’ailleurs appris que dans le coin on pouvait même se marier si on s’offrait les cadeaux qui convenaient. Je ne suis pas vénale mais j’essaierai. Je pourrais trouver mon bonheur dans les différentes villes, magasins, restaurants et bars. Et si je suis une grosse flemmarde, je peux même acheter leurs recettes pour les faire moi-même à la maison et les revendre ou les dévorer. Je ne sais pas pourquoi, mais certains plats me boostent pour certaines parties de mon travail, une intervention divine sans doute. En parlant de ça, parfois j’ai comme des hallucinations, et des êtres appelés déesses viennent me rendre visite pour me raconter ou me demander des choses (et difficiles les anges en plus). J’aurais peut-être pas dû manger cette chose dont je ne savais pas la provenance. En bref, une vie de rêve mais….

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Diablo 3: Rise Of the Necromancer

Il y a bien longtemps, dans un épisode de Diablo 2, le nécromancien imposait sa terreur dans la guerre entre les anges et les démons. Tout comme le druide, cette classe pouvait contrôler des soldats, cette fois-ci morts-vivants.

A son retour dans Diablo 3, ce guerrier garde toujours ce contrôle sur les morts, et d’autres sorts sont repris. Les sorts de malédiction et de sang sont de retour et gardent leur effets grandioses, et certains objets liés à la classe font quelques références au vénérable ancêtre de pixels. Par ailleurs, le travail autour de l’histoire du Nécromancien, son casting vocal, et son design sont assez grandioses, modernisant le personnage sur les bases de Diablo 2. Mais quelle que soit la qualité du travail de celui-ci, le contenu est assez faible pour le prix demandé de 14.99 euros. Et ce ne sont pas les objets cosmétiques (bannières, drapeaux, …) ou les ajouts de gameplay (slot de coffre ou personnage) qui justifieront de passer à la caisse. Les autres zones apportées au mode aventure au fil des mois derniers sont quant à eux gratuits, et il est dommage de voir qu’aucune véritable extension, de la veine de Lord Of Destruction en son temps, ne soit envisagée pour le moment. Diablo, ce n’est pas une série typée MMO que pour les hauts niveaux, c’est également une aventure à part entière.

En résumé, pour 14.99 euros, nous avons le droit à une nouvelle classe… et c’est tout. Aussi travaillé qu’il soit, le nécromancien n’est qu’un maigre ajout, et s’il permet de refaire le jeu une ou deux fois, on aurait préféré une réelle nouvelle aventure. A faire si vraiment la maîtrise de chaque classe sur le bout des doigts vous passionne, mais d’autres DLC pour ce prix proposent de bien meilleurs contenus (coucou The Witcher ou Dark Souls).

La série Diablo a cet avantage d’être une référence dans le domaine du jeu PC, que ce soit au niveau des critiques comme des éloges. Le troisième épisode est celui qui divise le plus les joueurs, même à la rédaction du Serpent Retrogamer. Quand Totof parle de nouvelle référence du Hack’n’Slash dans son test, votre serviteur parle plutôt d’une trop grande déception doublée d’une MMO-isation faisant perdre l’âme de la série. Mais récemment, les équipes de Blizzard ont su se remettre en question avec notamment un refonte du système de loot (objets laissés par un monstre qui meurt), d’artisanat et l’abandon de l’hôtel des ventes en argent réel. C’est à ce moment que l’extension sort dans les bacs. Retour gagnant ? Oui et non.

Quête mortelle

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Un « regard sombre », une envie de piquer les affaires des gentils. Pas de doute c’est un boss de jeu.

Dans l’univers de Sanctuaire, la victoire n’est jamais de longue durée. Après que le Seigneur de la Destruction ayant assimilé les âmes de ses frères et 4 autres démons, se soit fait tuer, un autre personnage s’active dans l’ombre. Il s’agit de Malthael, ancien Archange de la Sagesse. Revêtant les habits de la grande faucheuse, celui n’a qu’un seul but : mettre fin au conflit éternel entre les enfers et les cieux. En s’emparant de la Pierre d’Âme Noire, il peut faire ressortir le démon en chacun des êtres humains pour l’éradiquer. Mais le pire arrive et tous les humains se font massacrer par les démons, quand ils ne se transforment pas eux mêmes, à commencer par OuestMarche. Tyraël fait donc appel au Nephalem pour faire ce qui semble improbable, à savoir vaincre la Mort elle même. Le héros est donc lâché dans la ville dévastée à la recherche des survivants. Et c’est là qu’intervient le point le plus intéressant de l’extension : l’ambiance. Les rues de Ouestmarche sont glauques à souhait, les cris se font entendre au loin, transpercés par les lames et le bruit de la chair. Les ennemis rencontrés sont tous plus violents les uns que les autres avec les sbires de la Mort, les faucheurs, emportant les âmes de la population. Le voyage mènera le Nephalem dans des chemins boueux, des tombes millénaires et dans les cieux. Des anciennes connaissances seront au centre de l’aventure, ainsi que des rebondissements, le tout pour un voyage au bord des différents univers. L’humanité court-elle à sa perte?

L’aventure commence maintenant

Jouez au Boba Fett des temps anciens avec les primes.

Jouez au Boba Fett des temps anciens avec les primes.

Dans les nouveautés de cette extension, le mode Aventure est une bonne alternative à la campagne classique. Une fois les cinq actes terminés dans une difficulté donnée, le joueur devient chasseur de primes de Tyraël. Un carte s’affiche alors avec tous les endroits visités de Diablo3 et Reaper Of Souls, avec des mini quêtes pour chacun. Cela peut être de battre des versions modifiées des boss, rétablir la paix, jouer avec les esprits des Anciens,… Si l’on réussit les missions proposées, on récupère des récompenses variées : points d’expérience, pièces d’or et parfois des équipements légendaires. Si un acte complet est terminé, les récompenses sont d’autant plus grandes. La durée de vie est donc sensiblement augmentée, et contrairement aux soucis rencontrées dans Diablo 3 (connexion, mauvais équipement, hotel des ventres), ce mode est le bienvenu. Cela permet de commencer la difficulté supérieure dans de meilleurs conditions. En parlant de difficulté, le mode Tourment fait son apparition demandant bien plus qu’un nombre de cliques suffisant. Pour accompagner celui ci, dix niveaux supplémentaires sont accessibles, portant le maximum à 70 et un nouvel artisan permet d’enchanter les objets contre un peu d’argent et d’ingrédients spéciaux. Ces nouveautés suffisent à un achat au prix fort? pas sûr. Le jeu de base a eu tellement d’attente et de déceptions que l’extension se doit de relever le niveau.

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On le sait tous, la marque Dragon Ball Z est lucrative. L’amour que portent les fans de la première heure grâce à l’œuvre intemporelle d’Akira Toryama et la série animée qui en a découlé est inébranlable. Les développeurs le savent bien, en témoigne les quelques trente années d’exploitation de la marque dans le monde vidéoludique. On retient notamment les combats épiques qui parsèment les aventures de San Goku & cie et la relation ambigüe qu’il entretient avec ses plus grands ennemis. Aujourd’hui, nous allons parler d’un jeu qui fait quelque peu office d’exception dans la longue liste des jeux DBZ sortis jusqu’à ce jour. En 2002, le travail de Webfoot Technologies accouche d’un jeu de rôle DBZ sur Gameboy Advance. Petite surprise lorsqu’on sait que la majorité des jeux de la licence sont majoritairement – et logiquement – des jeux de combat. Mystérieux et pourtant bien aguicheur, le titre de Webfoot Technologies a-t-il su répondre aux attentes des joueurs en proposant nouveauté et qualité? S’adresse-t-il davantage aux fans qu’aux néophytes ?

Where is my son !?

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Le jeu débute à Kamé House

L’Héritage de Goku reprend l’arc des Saïyans en commençant par l’arrivée sur Terre de Raditz, le frère de Goku. Il lui révèle alors ses origines et sa mission principale, lui qui était censé exterminer les Terriens et qui ne l’a finalement pas fait. Les dialogues et la mise en scène sont simplifiés par rapport au manga et on se retrouve avec Raditz qui kidnappe San Gohan, le fils de San Goku , ceci dans le but de le punir. Bref, il va falloir retrouver le petit et l’aventure est enfin lancée. On retrouve dans ce soft une bonne partie des personnages de l’arc en question et le caractère de ces derniers est assez fidèlement reproduit même si l’on peut regretter un manque de prise d’initiative de la part des développeurs. Les arcs de l’arrivée des Saïyans sur Terre, de Namek et Freezer sont dans l’ensemble bien respectés néanmoins et on prendra un certain plaisir à se replonger dans l’oeuvre qui a bercé l’enfance ou l’adolescence de beaucoup d’entre nous.

L’aventure et la démesure

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Ka-mé-ha-mé-haaaaaa

Quand les jeux vidéo DBZ vous émerveillent à coup de Kamehameha, de Final Flash ou de Kienzan avec une mise en scène parfois impressionnante, L’Héritage de Goku se contente de simples animations parfois burlesques pour les connaisseurs du manga. En effet, voir Goku utiliser un Kamehameha sur un chien ou un serpent – parfois sans le tuer – est assez cocasse mais ce n’est rien comparé au niveau de ces ennemis, parfois très coriaces et capables de vous occire en quelques coups… Le niveau de difficulté est assez aléatoire dans ce jeu et l’aspect tactique consiste simplement à fuir une fois qu’on n’a plus de vie et à bombarder l’ennemi de loin avec nos boules de feu.

En plus de la barre de vie, une barre de Ki qui se remplit automatiquement vous permet d’utiliser des attaques spéciales. Malheureusement, dans ce premier épisode, seul Goku est jouable, ce qui réduit un peu le nombre des attaques disponibles. On ne va pas se le cacher, c’est bien l’un des rares opus DBZ à miser davantage sur l’aventure et l’exploration que sur son gameplay. Goku vous aura rarement semblé aussi mou et ne parlons même pas de son jeu de jambes, un concept visiblement inexistant ici. Bref, on aura vite fait d’utiliser les codes, non pas parce que le jeu est difficile en lui-même, mais parce qu’il reste tout de même assez rébarbatif et pénible à jouer dans l’ensemble. Notez d’ailleurs que les déplacements en diagonale n’arriveront que dans le second opus. Il faudra donc guider votre petit sprite de haut en bas et de gauche à droite, ce qui rend les combats un peu ridicules.

Heureusement, l’aspect exploration est globalement réussi et les décors sont plutôt jolis. Très colorée, la 2D nous offre ici une belle variété d’environnements qui nous rappellent notamment la série animée de DBZ.

Quid de l’aspect A-RPG? A l’image d’un Secret of Mana, l’action se déroule en temps réel, le choix s’effectuant entre coups de poing et attaques spéciales. L’aspect RPG est sous-exploité ici. Le personnage gagne de l’expérience au fil de l’aventure, ceci permettant de gagner des niveaux, des attaques spéciales et de la vitesse. Bref, pas grand chose.

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Dans le début des années 1990, un nouvel artifice graphique dans les jeux vidéo est perçue comme le summum du réalisme : les images digitalisées. Le principe est de prendre des vidéos de vrais acteurs et de les numériser pour en faire des sprites. L’exemple le plus connu reste le jeu Mortal Kombat et ses fatality. Mais malgré d’autres exemples de jeux, la mode s’estompe assez vite tandis que la 3D fait son entrée, pour revenir 20 ans plus tard. Les développeurs Français de Guard Crush Games décident de rendre hommage à leur façon avec une beat them all, non pas en 8 bit ni en 3D mais avec des acteurs. Le résultat s’appelle Street Of Fury EX, reste à savoir si cette originalité fait un jeu.

PARIS BRÛLE T-IL?

SOF2Dans cette reprise de Street Of Rage, le scénario tient sur une demi feuille de papier. La ville de Paris est complètement submergée par les gang dans une version catastrophique des émeutes de 2005, et même l’armée est en grève. L’Etat Français fait appel à vous, membre des grang de L.A pour faire le nettoyage et rétablir la sécurité. Vous allez donc dans le mode campagne affronter les caïd un à un , chacun ayant ses propres coups spéciaux et son armée de sbires prêts à se battre jusqu’à la mort. Pendant la sélection des personnages, on sent le bon cliché de la rue : des messieurs à capuches, des flingues, des wesh ma gueule ou encore des karatékas (?). Le fait que tous ont été digitalisés a partir de l’équipe de développement rend le résultat plutôt mythique. Un guest vient d’ailleurs s’incruster dans la bataille, bien connu des habitués de youtube : Benzaie.  Mais passons au jeu en lui même, et aux techniques de combat de nos guerriers des rues. Pour vaincre les ennemis, le joueur possède trois coups : un coup classique qui fait peu de dégâts et deux coups puissants plus utiles. Ces deux derniers utilisent cependant de l’endurance et il faudra récupérer entre deux séries de mandales. Enfin une barre de fury se remplit tout au long des combats, permettant de lancer des coups spéciaux à la manière d’un Street Of Rage. L’avantage de Street OF Fury EX est de proposer des variantes des coups cités ci-dessus que ce soit par l’ajout d’une direction, par une fury associé à chaque bouton ou des combos. Ajoutez à cela des conbos, et vous obtenez un jeu avec un gameplay digne d’un jeu de combat de la période Street Fighter 2. Et c’est bien là sa seule qualité, car pour être honnête : on s’ennuie.

 

UN DÉLIRE DE DÉVELOPPEURS NE FAIT PAS UN BON JEU

SOF3En mettant de côté le parti pris graphique des images digitalisées, qui ne plaira pas à tout le monde mais qui est assumé, le jeu ressemble plus à un trip sous acide des développeurs mis tel quel en mouvement. Les environnements sont tout d’abord très peu inspirés, et on alternera entre ville/métro/ville/métro, avec seulement quelques plans modifiés. Je ne dis pas que Paris est une ville multicolore, mais là c’est déprimant, et le level design n’arrange pas les choses. Pas de phases en scrolling forcé, d’intérieurs (sauf le métro), pas de plateformes (Double Dragon), ici on avance et on tape, en espérant ne pas brûler ses précieux crédits. Il y a bien trois niveaux de profondeur pour varier les plaisirs mais on touche au principal problème de EX : son côté répétitif. J’avais fait à peu près la même remarque pour Hyrule Warriors, à savoir foncer dans des ennemis à l’IA très variable en enchaînant coups-attaque spéciale-coups-…, avant de passer à la suite. On peut essayer tous les personnages disponibles, et débloquer les autres pour voir leur set de mouvements, mais si le reste ne suit pas on en revient à toujours prendre le même membre de gang. On essaye alors les autres modes comme les « Challenges » ou le « Survival » mais ce ne sont que des variantes basés sur le même jeu de base, donc vite lassantes. Bon point néanmoins, le multijoueur jusqu’à 4 peut permettre dans une soirée arrosé de délirer entre potes une fois ou deux. Pour résumer une bonne déception.

 

A retenir

Street Of Fury EX partait du principe qu’il fallait faire du second degré (scénario, graphisemes) mais oublie de nombreuses choses dans le jeu final. Malgré un gameplay plutôt fourni, le jeu est assez répétitif, plutôt moche et équipe ses ennemis d’une IA assez incompréhensible. Seul le multijoueur rattrape un peu le tout et permet de passer une ou deux soirées sympas avec des bières. A prendre à petit prix ou si vous êtes fan de Benzaie

Flbond

Informations sur le jeu

Plateformes : PC

Genres : Beat Them Ell

Développeurs : Guard Crush Games

Éditeur : Guard Crush Games

Date de sortie :  juin 2015

SOM1Quatre ans après IOS, un RPG phare de Square débarque enfin sur Android : Secret Of Mana. Dans ce titre ayant peuplé la belle mort de la Super Nintendo, on jour le rôle d’un garçon pas très doué nommé Randy. Succombant à son envie de retirer l’Épée Mana d’un rocher, il réussit à perturber l’univers tout entier. Il devra donc réparer ses erreurs avec ses ennemis et terrasser l’empereur Cagole…Vandole, profitant du chaos ambiant pour s’emparer de l’épée. Le jeu en lui même est un Action-RPG qui n’a pas eu le même succès que son collègue au tour par tour (Final Fantasy), mais qui n’en reste pas moins une valeur sure. Donc si vous voulez le découvrir ou le redécouvrir, il est à 7 euros sur le PlayStore

 

Le lien

0y9xR47L_400x400Tandis que certains perfectionnent leurs techniques avec Super Smash Bros for 3DS, d’autres ont décidé de rendre un hommage gigantesque aux héros de Nintendo. En effet, une équipe de musiciens réunis dans le groupe des Shinesparkers a regroupé pas moins de 101 arrangements des musiques contenues dans la saga Super Smash Bros. Vous pouvez retrouver du Mario au piano, du Zelda à la guitare ou encore les musiques de Sonic ou de MGS. Et autre excellente nouvelle, l’album est totalement…gratuit. Il est récupérable sur la page Facebook du projet par le biais d’un torrent, et également sur le site officiel, qui a d’ailleurs connu de grosses difficultés suite à l’engouement suscité par la nouvelle. Un conseil jetez vous dessus et préparez vous à une longue séance de plaisir auditif.

1Fans d’épouvante et de point’n’click, le sujet risque fort de vous intéresser. Le développeur Argentin Senscape lance une campagne Kickstarter pour adapter une nouvelle posthume de H.P. Lovecraft en jeu vidéo : The Case of Charles Dexter Ward. Sous la forme d’un point’n’click, il est question de suivre les investigations du docteur d’asile Marinus Bicknell Willett,  à la recherche de son patient le plus dangereux : Charles Dexter Ward. Ce dernier est fasciné par un nécromancien et tueur série du XVIIIème siècle, et selon une formule ancienne pense pouvoir le ressusciter. La peur se mélange au réalisme dans l’œuvre supposée en partie auto-biographique, et d’après les premiers trailers du jeu kickstarté, l’ambiance semble suivre la même voie.

Si le coeur vous en dit, la campagne se trouve ici. Le montant demandé est de 250000 dollars, pour un jeu prévu pour le moment sur PC/MAC/Linux

 

LOL2

Si je vous parle de Dungeon & Dragons (D&D), il y a deux choses qui peuvent se produire. Soit vous mettez votre cote de maille fièrement et dirigez vos discussions en lançant votre dé, soit vous me parlez de gens asociaux et boutonneux. Toujours est il que le jeu de rôle sur papier ou vidéo demande une passion de la fantasy et une rigueur à toute épreuve : faire un personnage peut prendre 30 min. Westwood, la société derrière la révolution Dune 2, la saga Eye Of The Beholder et la série Command & Conquer, souhaite aller contre les clichés. Le but est de réaliser un jeu pouvant plaire aux passionnés comme aux nouveaux venus. Ce titre s’appelle Lands Of Lore : The Throne Of Chaos.

 

Bad witch

LOL3

Le fameux moment où chaque personne se distribue des points, devant un barbu au sourire bizarre.

Dans le royaume de Gladstone, la vie est douce est paisible. Depuis trois générations, la White Alliance veille à repousser les forces du mal en dehors des frontières. A leur tête le roi Richard LeGrey, 400 ème héritier du trône et souverain vaillant. Ce dernier fait part de sa plus vive inquiétude lorsque ses espions lui rapportent que Scottia, une sorcière cruelle, a mis la main sur le Nether Mask. Cet anneau a la capacité de donner à quiconque le porte la capacité de se transforme en n’importe quelle forme désirée. Il est donc décidé, pour contrecarrer la sorcière, d’envoyer un Héros récupérer dans les terres le Rubis de Vérité. Celui se rend dans les terres du sud où il fait la rencontre de Timothy qui lui indique le chemin à suivre pour récupérer. Leur chemin commun passe par un repaire de voleurs puis par le manoir de Roland, un noble de la contrée. Mais ce dernier est mourant et annonce qu’il est trop tard pour le Royaume. La fourberie de Scottia n’a aucune limite et en prenant la forme d’un sujet du château, celle ci empoisonne le Roi. La mission du Héros, incarné par le joueur, sera donc tout autre : récupérer les ingrédients d’un antidote. Et le temps presse : si le Roi meurt, Gladstone est perdue. La véritable aventure commence…

Dungeons & Dragons

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L’étoffe des héros.

Le joueur peut choisir entre quatre spécialités : Michael le soldat humain est spécialité dans le corps à corps; Kieran est un Hulin (homme chat) spécialisé dans les attaques à distance; Ak-shel est un reptile spécialisé dans la magie; enfin Conrad, l’autre humain, termine la sélection avec un équilibrage entre les trois capacités précédentes. Une fois en scène avec son personnage, le gameplay parle de lui même. Comme dans tous les Dungeon Crawler, le déplacement se fait case par case dans les différents environnements traversés. Au lancement d’un combat, le jeu passe en tour par tour et chaque attaque sélectionnée à une chance de succès déterminée par une génération de nombres aléatoires. Les arbres de compétences existent toujours avec plusieurs capacités passives ou actives pour chaque classe, et une possibilité de quatre sorts sélectionnables. Dans la progression en elle même, les univers sont à plusieurs embranchements comme dans Bard’s Tale et même s’il y a une carte, il faut se souvenir souvent de certains passages. Le point central où l’on peut faire des achats est le château Gladstone et il est important de revenir régulièrement pour ne pas être perdu sans ressources. La durée de vie est d’ailleurs assez importante pour une première partie. En résumé un jeu de rôle dans la plus grande tradition, mais avec quelques ajouts…