Articles

desert-bus-111810Vous connaissez ce jeu Desert Bus, sur Mega CD ? Non ? Bon, vu qu’il n’est jamais sorti dans le commerce, c’est un peu normal. Datant de 1995, Desert Bus d’Absolute Entertainment vous place aux commandes…d’un bus…à travers le désert. Oui, durée de vie massive, puisque vous roulez en ligne droite pendant des heures, de Tucson à Las Vegas, sans que rien ne se passe, à part un moustique s’écrasant sur votre pare-brise, et le bus qui a tendance à se déporter un peu. Mais ce n’est pas pour causer de la valeur ludique de Desert Bus, mais bien de la seconde édition du Desert Bus de l’Espoir, Marathon Gaming Caritatif organisé par Omake Books et Loisirs Numériques, soixante heures de conduite continue sur cette route infernale afin de lever des fonds pour les Secours Populaires. Se succèderont au volant – enfin se succèdent déjà, puisque l’événement a démarré hier, le vendredi 21 novembre, et s’achèvera dimanche 23 novembre -une avalanche d’invités prestigieux – soutenus entre autres par un Florent Gorges en grande forme -, parmi lesquels DamDam, le Joueur du Grenier, Antoine de Caunes, Benzai, Moguri, Medoc El Medoc, Aurelien Regard, Paul Latrasse, Davy Mourier, entre plein, plein d’autres! C’est diffusé en direct sur Twitch en ce moment même, ça se trouve à cette adresse, c’est pour une bonne cause, et, cerise sur le gateau, il y a des lots à gagner, des défis dans tous les sens, alors allons-y gaiement et faisons chauffer la carte bleue!

1459244_10201917353809261_730532546_n

EDIT : c’est fini, les valeureux conducteurs de l’Impossible ont parqués leur bus crasseux. Et niveau dons, ça donne quoi ? Plus de 26000 euros ont été levés! Ca fait chaud au coeur, avec quasiment 10000 euros de plus que l’année dernière! Espérons que l’année prochaine, ça se passe aussi bien.

basse_def_deluxe-01

Dans cette chronique, on a déjà revu des ouvrages analytiques ou thématiques, un artbook et même une émission TV. Manque donc notamment la bande dessinée, même si elle n’était pas forcément prévue au programme. Mais s’essayer quelques pages au graphisme, au scénario et aux répliques de Basse Def, c’est aussi se donner l’envie d’aller plus loin. Et de tenter de traiter des tendres clins d’œil qu’il fait au jeu vidéo et à ses pratiquants.

De l’autre côté du miroir

basse-def-jibéBasse Def, c’est l’histoire de deux potes nerds, Ludo et Simon, qui se retrouvent autour d’un vieux jeu NES que le dernier nommé a dégoté bien entendu à prix d’or, croyant tomber sur LE titre rare que tout bon retrogamer un tant soit peu atteint de collectionnite désire avoir. Le volume débute par des planches classiques, avec un design sympathique mais encore sans grande originalité. Après quelques vannes sur la “bonne” affaire ou Mortal Kombat, et des petits tacles adressés au poncif du pratiquant obsessionnel et éloigné des réalités de la vie, voilà les bougres taquins plongés dans la télé, devenus des participants pixellisés, des sprites, des héros d’un jeu vidéo. Un rêve pour eux devenu concret, qu’ils vont découvrir avec leurs yeux de passionnés et de fins connaisseurs, ainsi qu’avec leurs réflexes et conceptions d’êtres de chair. L’aventure principale, complètement illustrée en pixel art sans bulle mais usant de messages in-game incrustés, peut alors débuter.

La palette de fond est un graphisme 8 bits parfaitement maîtrisé et expressif, quoique plus coloré que ce que la console concernée, la NES, pouvait offrir. Après la surprise première de se retrouver dans la peau d’entités digitales, Ludo et Simon vont alors se lancer dans l’exploration d’un univers tantôt champêtre, tantôt urbain, tantôt galactique. L’occasion donc de battre en brèche et de tester les codes des différents genres de jeu vidéo (RPG, plate-forme, versus fighting, shoot’em up, course) auxquels ils ont pu s’essayer depuis leurCouv_194485 plus jeune âge. Comme par exemple réaliser un Hadoken ou taper des blocs avec leur tête, comme l’illustre Mario, avant qu’ils ne se rendent compte que le foutu plombier les frappe en fait avec… son poing. Ou encore cet aubergiste aux possibilités de dialogues très limitées et répétitives, ces rangées de vaisseaux tournant en boucle et cette mission de sauver la Terre d’une invasion extraterrestre, ou plus simplement cette princesse farouche dans un château. Vous aurez compris l’allusion. Ludo et Simon n’ont donc pas fini de s’emporter devant les réactions de leurs interlocuteurs.

Dans toute l’histoire du jeu vidéo la saga de Metal Gear est celle qui a su créer un véritable engouement au sein du public parce que quoi qu’on en dise, Metal Gear, on aime ou on aime pas, ça ne laisse personne indifférent. Tout simplement, le jeu propose un gameplay révolutionnaire à son époque et maintes fois repris aujourd’hui (avec plus ou moins de succès). Mais même avec ses rivaux (Splinter Cell) la saga a su traverser les époques sans prendre une ride et surtout en s’améliorant constamment pour proposer au joueur une expérience qui le transportera dans un univers qui le marquera pour le restant de son expérience vidéoludique.

L’attente

Arrivée sur les lieux aux alentours de 19h00 à la bibliothèque François Mittérand dans le 12ème arrondissement de Paris. Il n’y a pas grand monde à l’intérieur, juste des amateurs de cinéma, mais rien n’indique que ce jour-là, un pionnier du jeu vidéo est dans cet endroit. Nous apercevons juste une file d’attente : nous comprenons d’emblée que c’est ici que commence notre périple. Intégrés et pas décidés à bouger, nous constatons que la file commence à prendre de l’ampleur, le personnel de VP COM passe dans les rangs pour le recensement du personnel présent. 19h50 : nous entrons dans une salle de conférence accueilli par le thème principal de Metal Gear Solid : Peace Walker, l’ambiance opère. Avec le Serpent, nous nous mettons au 3ème rang pour ne rien rater de la conférence, nous observons qu’il y a beaucoup de journalistes, entre autre ceux de Nolife (avec le jolie Suzuka), BFMTV, Jeux Vidéo Magazine et les représentants des divers sites internet, Gameblog, Ultime Metal Gear et bien d’autres. 20h00 : les lumières s’éteignent, l’écran nous passe quelques extraits de tous les MG et MGS existant et là, la foule en folie applaudit ; il ne nous en faut pas plus pour être en transe ! Après cette courte vidéo, les lumières se rallument pour nous dévoiler les guests de ce soir en compagnie du staff de Konami France. Sous la clameur des fans apparaissent Monsieur Hidéo Kojima, Monsieur Yoji Shinkawa, Monsieur Florent Gorges, responsable des éditions Omake Books et faisant également office de traducteur grâce à sa maîtrise parfaite du japonais, et enfin le staff Konami France : Madame Stéphanie Hattenberger, directrice marketing et communication, et Monsieur Pierre Ghislandi,  chef de produits.

Articulation de la conférence

La conférence se déroule comme un Masterclass, mais qu’est ce qu’un Masterclass, du coup ? En fait, c’est une interview réalisé par une tierce personne  (en l’occurrence, c’était Julien Chièze de Gameblog qui à réalisé l’interview), et ce devant le public composé de journalistes ou référents de site internet amateurs, et pose  ses propres questions à l’invité. Le Masterclass se déroule en  5 parties englobant la jeunesse, les passions et le parcours de Kojima au sein de Konami, le concept de l’infiltration et du futur de MG mais aussi de la partie artistique de Yoji Shinkawa. Tout ceci fut traité en plus de 1h30 dans une ambiance détendue et propice à la rigolade. Maintenant il est temps de parler des points qui ont été abordés pendant ce Masterclass. Attention, la rédaction de ces parties est un condensé succin : il ne représente qu’une partie de ce qui a été abordé. Les moments d’aparté ou autre ne sont pas retranscrits, seul ce qui est important a été rédigé.