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Au cours de l’été 2014, Activision qui est considéré comme le démon du jeu vidéo, surprend tout le monde avec une annonce. Une nouvelle structure sera créée pour travailler en commun avec des indépendants sur des titres plus confidentiels qu’un Call Of Duty. Son nom ? Sierra, un appel au plus nostalgiques. Peu de choses ont fuité sur les différentes titres en préparation, sauf le grand retour de la Saga King’s Quest qui fête alors ses 30 ans. Et comme le veut la mode actuelle, ce sera un jeu a épisodes qui verra le jour sur PC et Next Gen Le test évoluera au fur et à mesure des épisodes, mais il reste intéressant de savoir si les mécanismes de jeu et les énigmes sont solides dès le début.

CHAPITRE 1 : A LA RECHERCHE DU NOUVEAU CHEVALIER

2015-08-13_00006Dans le premier épisode intitulé A Knight To Remember (fait par The Odd Gentlemen), nous faisons la connaissance de Graham qui se rend sur la route de Daventry pour être adoubé. Mais le début de l’aventure semble assez étrange, car la traversée dans la tanière d’un Dragon énorme se fait sur des matelas de plumes. La raison? l’histoire vécue est celle d’un vieillard racontant, au gré de sa mémoire, ses aventures à sa petite fille Gwendolyn. On assistera alors à un aller retour entre le Graham de l’histoire et celui du présent tout au long du jeu. Pour les joueurs les plus anciens qui se rappelleront du personnage durant toute la série dont cet épisode est le reboot, c’est une manière intéressante de repartir sur de nouvelles bases. Concernant l’histoire, notre apprenti soldat devra suivre une série d’épreuves pour prouver sa valeur contre des rivaux. Bien sur, les épreuves ne se passeront pas aussi facilement et comme dans tout King’s Quest qui se respecte, les anachronismes et les énigmes délirantes seront de la partie. Par exemple les marchands auront un moyen de laisser un feedback semblable à un Ebay moyenâgeux, Graham joue l’écolière dès qu’il se fait un nouvel ennemi et même les trolls se réunissent en réunions avec droit de vote. Le reste sera à découvrir par vous même pour ne pas casser le plaisir de la découverte, surtout qu’il faut rentrer dans le vif du sujet : le gameplay.

CHAPITRE 1 : LE MEILLEUR DU GENRE

2015-08-16_00004Pour King’s Quest, Sierra pioche dans les standard du jeu d’aventure épisodique. On contrôle le personnage principal à la souris ou au clavier pour plus de rapidité, et une touche d’action permet de « tout faire ». Il n’y a pas d’aide proposée au joueur, mais l’avantage est que les énigmes sont plutôt assez logiques. Il ne faut pas s’attendre à des combinaisons dignes de Monkey Island, même si les personnages sont délirants en eux mêmes. D’ailleurs l’ambiance du royaume de Daventry est le gros point fort du jeu. Chaque chevalier aura son petit secret à l’opposé de l’image qu’il veut se donner: Sire Muet le vantard rapide comme l’air mais suceptible, Grenn le chevalier bouboule qui garde une relation secrète, Manny notre mentor nain et Achaka….qui est Achaka. Les dialogues de chacun sont plutôt bien trouvés pour un jeu du genre, avec un humour simple sans être lourdaud, le tout renforcé par une Version Française excellente .Les univers sont aussi réellement travaillés, et le moyen âge côtoie des notions plus récentes. On peut d’ailleurs les visiter de manière légèrement différente en choisissant la manière dont on veut mener les épreuves. On peut être soit rusé, soit sanguinaire soit pacifique, et même si l’aventure n’est pas bouleversée, quelques petits embranchements ne sont pas de trop pour se demander « qu’aurais je fait si ….? » et découvrir d’autres morceaux de dialogues. Enfin la durée de vie est correcte pour un premier épisode, et en jouant normalement sans tracer sa route, les premières aventures de Graham prennent 2 à 3 heures. Une bonne entrée en matière qui n’est pas sans défauts

BS1

Ca y est ! 3D Realms a pu enfin sortir quelque chose d’original après Duke Nukem Forever. Évoqué dans le dossier 3D Realms, Bombshell est un jeu en 3D isométrique destiné au départ à être une nouvelle aventure du Duke, avant qu’un rappel juridique de la part de Gearbox Software remette les pendules à l’heure. Il y est toujours question de sauver le monde et de délivrer des punchlines, mais le blond bodybuildé laisse place à une femme fatale (dans tous les sens du terme). Arrivera t-elle à garder l’héritage « burné » du Duke?

100 % BADASS

BS4Dans le merveilleux monde des USA de fiction, tout ne se passe pas comme prévu. Une race d’aliens, les Krynn, décident de débarquer sur la planète et de capturer le plus malchanceux des humains : le Président. La Globale Defense Force (l’armée fictive du jeu) est bien entendue incapable de réfléchir, et préfère avancer tête baissée sur l’ennemie, telle une infanterie de Ellie de Last Of Us. Face à la gabegie générale, une seule personne est capable d’arrêter tout ça : le Colonel Shelly « Bombshell » Harrison. Cette dernière est un garçon manqué, ayant fait bon nombre de guerre, qui n’a pas oubliée d’être jolie et maquillée et possède un arsenal complet. Elle va  donc se rendre sur place pour se rendre compte que son ennemi de toujours, le professeur Jadus Heskel, est derrière tout ça, avant de sauter dans un portail pour tenter d’éradiquer le mal à sa source. Et c’est ainsi que le jeu se lance vraiment, et il va y avoir de sang sur les murs. Bombshell est un jeu d’action en vue de dessus avec une (très) légère dose de RPG. Notre héroïne essaye de se frayer un passage parmi des tonnes de monstres avec tout un arsenal en main : pistolets, bombes, fusil,etc…(mention spéciale pour le Mother Flaker). Par moment dans ces grands labytrinthes des mini engimes sont demandées pour pouvoir soulever une plate-forme ou ouvrir une porte au loin. Dans la quête contre Heskel, les capacités de Bombshell peuvent également être mises à jour pour progresser dans le jeu, et si les « pouvoirs » de la belle ne sont pas spécialement intéressants, les améliorations physiques et d’armes seront plus utiles pour défaire des armées entières.  Les PNJ pourront également apporter leur aide en fournissant des armes contre l’énergie Krynn accumulée, ou en confiant des postes d’attaques telles des tourelles. En empoignant celles-ci, Bombshell mitraille à foison la racaille extra-terrestre le temps d’une vue à la troisième personne. Et en parlant des ennemis….

100 % PUR DUKE

BS2Tout fan de la série des Duke Nukem trouvera des références à cette dernière dans Bombshell. Le plus évident reste la voix inoubliable de John St John qui campe ici le rôle du grand méchant de l’histoire. Malheureuserment n’espérez pas entendre la voix grave et badass du Duke, la possible idée d’un procès a obligé les développeurs a choisi un doublage plus classique mais efficace. Face à lui, Bombshell fait appel à de nombreux easter eggs dans son aventure, avec notamment des symboles atomiques du plus bel effet dans la Bombshell cave, et une Defense Force semblable a celle tout juste introduite dans Duke Nukem Forever (le General Graves est de retour légèrement modifié). On apprend à ce sujet que l’EDF devient GDF, blague seulement compréhensible en France mais qui aura le mérité de convertir Eric Judor au jeu. Plus sérieusement, les références à Duke Nukem ne s’arrêtent pas là, et on soupçonne grandement la réutilisation des modèles 3D de Duke Nukem Forever. C’est simple, les tout premiers ennemis rencontrés sont des copies conformes des troopers de la série Duke Nukem, se déplaçant de la même façon et mourant de la même façon . Certains se différencient aussi en prenant le soin de se téléporter et de voler. Les soldats de la GDF sont des personnages du même jeu, et même certaines armes. Et l’on arrive au souci principal du jeu.

Il y a des artistes qui peuvent se targuer d’avoir une influence majeure dans l’histoire de leur culture, d’avoir marqué leur passage. David Bowie en fait clairement partie, lui qui a laissé un fantastique héritage musical à transmettre aux plus jeunes, lui qui a imprimé sa marque sur de nombreux genres du rock, du glam au punk en passant par le progressif. Il n’est finalement pas étonnant qu’il ait aussi touché et inspiré certains créateurs de jeu vidéo et que le médium ait fait appel à lui, aussi bien physiquement qu’à travers des références qui sonnent comme de vibrants hommages.

NB: Lisez cet article et écoutez simultanément les titres évoqués, cela ne pourra vous faire que du bien.

We can be heroes, just for one game

DB1Bien avant le polar aux multiples embranchements avec Heavy Rain et l’aventure fantastico adolescente un peu limitée avec Beyond Two Souls, le parisien David De Gruttola (aka Cage) a déjà planché sur deux titres à destination des consoles. En 2005, Farenheit, une aventure policière doublée fait son apparition sur PS2/Xbox/PC/MAC/Linux, et opère déjà des changements visibles dans les travaux récents du studio (notamment l’histoire aux nombreux embranchements). Mais le jeu qui nous intéresse ici est Omikron (ou Omikron The Nomad Soul), sorti en 1999 sur Dreamcast et PC. Dans ce jeu mixant aventure/FPS/combat, le joueur est appelé pour résoudre une série de meurtres dans la ville d’Omikron grâce à sa capacité de transférer son âme dans d’autres habitants s’il meurt. Il apprendra par ce biais de nombreuses choses sur l’univers qui l’entoure, ainsi que sur le régime totalitaire régnant sur Omikron. Au niveau du développement, le studio doit d’abord trouver un accord d’édition. Ils décident d’envoyer des démos à droite à gauche, et notamment à Eidos qui…leur propose un contrat dès le lendemain.

db2Suite à la présentation concluante du futur The Nomad Soul, David Cage du nouvellement nommé Quantic Dream se penche sur le développement de son nouveau titre. Et parmi les nombreuses idées pensées pour le jeu, le Français souhaite faire appel à un personnage représentant son univers cyber punk et mystique. Son choix se porte sur Sir David Bowie, ce qui semble logique au vu du long parcours de l’artiste et de la multitude de ses univers/personnages. Grâce à Eidos c’est chose faite, et le chanteur est contacté pour un contrat portant sur deux titres à destination du jeu. Mais David Cage souhaite aller plus loin, et demande à Bowie de prendre part à l’aventure en tant que personnage. Grosse surprise pour le studio, le chanteur lui-même vient accompagné de son geek de fils. Il accepte la proposition de David Cage et va même encore plus loin. Tout d’abord, il étend sa participation musicale et compose la quasi totalité de son futur album “Hours” explicitement pour Omikron, celles-ci étant seulement légèrement modifiées pour la sortie du disque. Pour ce faire, il est aidé de Reeves Gabrels, un associé de longue date depuis la fin des années 80 dans leur groupe commun Tin Machine, puis dans les albums solos des années 90. Les morceaux sont faits dans leurs versions originales et instrumentales, et pourront être écoutés de plusieurs manières dans le jeu, et notamment dans des sessions de concert illégales dans Omikron. Elles sont chantées par le leader du groupe “The Dreamers”, qui est joué par : David Bowie en personne. Mais au-delà de ce rôle finalement ponctuel, le touche-à-tout de génie va également donner ses traits à un personnage clé de l’histoire, à savoir Boz. Sans en dévoiler les détails, ce dernier est une pièce maitresse de l’univers créé par le studio. D’ailleurs, avec encore l’accord de Bowie, le personnage figurera sur la jaquette du jeu.
db4Et c’est ainsi que le chanteur sera très souvent en contact avec Quantic Dream sur le jeu. Il réalisera d’ailleurs une interview au sein d’une conférence Eidos où il fait part de son envie de bosser sur le projet, de la musique aux croquis de son personnage de Boz. Il dira également une chose importante pour la suite des aventures de David Cage, à savoir son envie que le jeu vidéo soit beaucoup plus tourné vers les émotions. Cela se vérifiera des années plus tard, avec les jeux cités plus haut divisant la communauté des joueurs. Au final, The Nomad Soul aura intéressé par son originalité, mais recevra des critiques mitigées, notamment sur les phases de combat et FPS bancales (contrairement à la partie aventure). En revanche, le travail de Bowie y sera plébiscité. Pour la petite anecdote, autre la participation de son fils à l’aventure, la compagne du chanteur, Iman, sera intégrée aux personnages contrôlables du jeu. En résumé, un mélange de la musique et du jeu vidéo original, et une incursion du chanteur dans le médium à part entière réussie. Mais comme son héritage est tout bonnement immense, des créateurs de jeux s’en sont inspirés, et notamment Hideo Kojima dans la saga culte Metal Gear Solid.

D4-1

En 2014 après Jésus Christ, toute la ludothèque Xbox One se retrouve sur PC. Toute? non! Car certains jeux résistent encore et toujours à la transition forcée. Dark Dreams Don’t Die est de ceux là, et à ce moment m’avait beaucoup intrigué en temps que joueur. Un jeu épisodique mêlant enquête policière et voyage dans le temps, il y avait de quoi se laisser tenter. Par chance en 2015 celui ci sort sur Steam. Le jeu est il à la hauteur de son ambiance?

DAVID YOUNG / X ANS / VOYAGE DANS LE TEMPS

Amanda, mi-chatte mi-folle

Amanda, mi-chatte mi-folle

le jeu de Access Games (Ace Combat, Deadly Premonition) vous plonge dans la vie de David Young. Policier à la PJ de Boston et tout juste marié, sa vie bascule lorsque sa femme (Little Peggy) se fait froidement abattre dans la salle en sa présence, en représailles de son implication dans l’enquête sur la drogue Red Blood. Juste avant de mourir toutefois, elle énonce une dernière phrase : Recherche “D”. Cet événement le transforme (évidemment) en drogué et alcoolique notoire, mais avec une particularité. Grâce à des objets appelés mementos, souvent des choses en lien direct avec des enquêtes passés, notre héros peut aller dans le passé pour espérer changer le cours des choses et sauver sa bien aimée. Il sera « aidé » par deux personnages ayant chacun leur fort caractère. D’un côté nous avons Amanda, une jeune fille qui habite avec David dans le même appartement, avec comme particularité de se prendre pour un chat. C’est en quelque sorte le side-kick rigolo du jeu, avec le personnage principal devant gérer des problèmes d’animaux de compagnie…faisant 1m75. Et de l’autre côté nous avons Forest Kaysen alias Teddy, un flic bourru, qui d’ancien partenaire de la PJ devient le meilleur ami du héros qui lui a décidé de tout quitter. Par contre il croit difficilement à cette histoire de memento et de voyage dans le temps, et tente de raisonner David, sans succès. Teddy va donc proposer à son ami de revenir sur une ancienne enquête qui pourrait l’intéresser, où un avion s’est fait subitement foudroyé provoquant la disparition comme par magie d’un passeur de drogue. De plus, l’officiel des services Américain chargé de son escorte a été tabassé à mort, son badge recouvert de sang ayant été retrouvée.Après que Young ait d’abord refusé, il accepte de se replonger dans ce fait divers après que son pte de flic lui précise que le passeur…est lié au Red Blood et connaît le mystérieux « D ». David se cache alors dans sa salle de bain, et revient dans le passé avec son memento. Il arrive dans le vol et va à la fois résoudre l’enquête sur le crime, et son questionnement personnel.

D4 EST LOUFOQUE

et les personnages secondaires ne sont pas mieux

et les personnages secondaires ne sont pas mieux

Cet amorce de l’histoire est classique mais une fois en jeu de nombreuses découvertes seront faites. L’aventure de D4 se divise en deux parties : l’appartement de David Young et le passé. Côté appartement, c’est le background des personnages, et l’histoire plus lointaine de la mort de Little Peggy qui est abordée. Cela nous permet de nous familiariser avec le gameplay, qui est on ne peut plus simple : on se déplace, on fouille et on discute. Par moments le rythme s’accélère avec des passages en QTE (action rapide demandée), et je serais plus précis en parlant de phase mi QTE/mi Elite Beat Agent. Pour info Elite Beat est un jeu de rythme sorti sur DS, qui demande de touche l’écran à certains moments ou de tracer des lignes sans lever le stylet. D4 reprend un peu ce principe sans tactile, et le premier exemple est la bataille avec Amanda qui s’énerve et se met à cracher sur le héros. Ce moment là excepté, cette dernière vous permettra d’acheter des objets pour remplir trois jauges. Tout d’abord la jauge d’endurance, qui influe assez peu directement sur le gameplay, mais qui sera tout de même dangereuse si elle est vide, car elle entame la barre de vie. Cette deuxième info parle d’elle même, et la vie descendra à la moindre fausse action du joueur. Enfin la juge de vision est la transposition d’une aide de jeu, se manifestant par une surbrillance des indices/objetctifs à réaliser. Et ce n’est pas du luxe car la phase enquête peut se montrer parfois déroutante, car vous rencontrez des personnages tarés. Entre la psychopathe qui pense que le moindre bruit est synonyme de mort, le stewart qui se drogue devant les passagers ou encore le top model amoureux d’une statue dorée, on a plus l’impression d’être devant la cour des miracles qu’en enquête. On essaye tant bien que mal se recueillir à la fois des informations pour Teddy mais également sur le Red Blood. Comme dans la série Life On Mars il est très compliqué de savoir si le héros délire, remonte dans le temps ou est mort en même temps que sa compagne. Et malheureusement le peu de ventes n’a pas donné pour le moment de saison 2, et même si l’aventure est plutôt intéressante et contient ses rebondissements, le jeu est très court, avec des baisses de rythme du au format épisodique. Et ce n’est pas le seul reproche que l’on peut faire au jeu.

D4 EST DATÉ

Un QTE façon "D4"

Un QTE façon « D4 »

La jouabilité a été légèrement évoqué auparavant mais une précision est à apporter. En effet, le jeu a été pensé à la base pour être joué avec Kinect. Afin de transposer le jeu sur PC, tous les contrôles ont été adaptés pour n’utiliser que la souris et le résultat est rigide. On ne peut pas comme dans un point’n’click classique cliquer où l’on veut pour avancer, il faut cliquer sur des « icônes de pas » précises. Pour tourner la caméra, il faut cliquer sur les rebords de l’écran, ce qui rappellera des  bons souvenirs aux joueurs de Myst (1993). Les phases de « QTE » quant à elles, notamment le moment où il faut suivre des flèches, pêchent moins par leur ancienneté que par un problème de portage direct. Plus précisément, ce qui se faisait d’un geste sur One, demande mettre la souris à la base de la flèche, cliquer et bouger dans la direction demandée. Cela donne un manque flagrant de précision, et dans un moment de rapidité, on a tout sauf le temps de faire dans le détail.  Rien de pénalisant en soit, mais nous sommes en 2015 et les plus exigeants laisseront tomber le jeu rapidement. Le côté vieillot est également présent dans les graphismes, faisant plus penser à du Telltalle Games en petite forme (développeur entre autres de The Walking Dead). Je sais qu’un site faisant la comparaison avec du rétrogaming ne devrait pas s’attarder sur ça, mais lorsque le développeur sort un jeu sur la dernière génération de console, et que pour sa version pc ce dernier demande une carte graphique de 400 euros, il y a de quoi râler sur le résultat : les modèles son moches, les animations parfois étranges et l’aliasing se sent comme chez lui. L’ajout du Cel-Shading par dessus ne fait que renforcer les imperfections techniques, qui ne remet pas en cause toute la Direction Artistique, mais nous renvoie quelques années auparavant. Enfin comme dit plus haut, le fait que le jeu ne soit qu’une saison un avec seulement un prologue et deux épisodes font que l’immersion progressive du joueur est stoppée par un énorme retournement de situation, coupé net par le générique. On termine donc l’aventure avec un gros « seulement? » qui nage dans notre cerveau, surtout que le jeu ne mérite pas vraiment l’appelation d’OVNI : c’est un point & click sympathique, avec une ambiance très bonne, mais trop court et pas assez bossé.

1432209408-675-cardSi je vous dit Koji Igarashi, vous allez surement vous endormir. Mais si je vous parle de Castlevania Symphony Of The Night? c’st déjà mieux. En effet le monsieur à participé à tous les Castlevania depuis 1997, et comme le veut la tendance actuelle, il revient sur Kickstarter avec une suite spirituelle de la chasse aux vampires virtuelle : Bloodstained – Ritual Of The Night. Et Koji peut être content, car le jeu à fait le meilleur score sur la plateforme : 4 361 073 $ (et il reste 30 heures). Pour rappel il s’agira d’un jeu dans la veine d’un Castlevania, à savoir un jeu de plateforme aventure de côté, dans des univers gothiques remplis de monstres de l’imaginaire horrifique . Il sera disponible sur PC (dont Gog.com) / XB1 / PS4 / Wii U / Vita.

MK1

Amis fighters, bienvenus dans l’arène ! Si vous connaissez un peu le genre, vous savez que dans les années 90 une grande bataille faisait rage. Le premier camp était composé des fans de Street Fighter, le second préférait les atrocités d’un Mortal Kombat (et les joueurs de Neo Geo, mais c’est que des bourges). Le premier jeu a évolué pour devenir une référence des tournois et super players, et son quatrième épisode va encore se décliner pour récolter un peu plus d’argent aux fans. Quant à la série Mortal kombat, elle a été assez peu aimé. En effet même si elle a ses fans, la série de Ed Boon et John Tobias essuie de nombreuses critiques. Et même 9 épisodes après on peut encore entendre les mêmes remarques (rigide, simpliste,etc…). On va donc avec ce test montrer que, à l’age des jeux seulement « concours d’engin » et « multijoueur en ligne », il existe encore des jeux funs et complets, avec le Xème épisode.

MORTAL KOMBAT EST KITSCH

Sonya et Johnny Cage ont bien vieilli.

Sonya et Johnny Cage ont bien vieilli.

On me fait la remarque que je commence souvent par le scénario, mais là l’esprit Mortal Kombat passe également par son histoire complètement con (et assumée). Pour re-situer la trame de Mortal Kombat 9, Raiden interfère avec les événements des trois premiers épisodes de la saga Mortal Kombat (de Shang Tsung à Shao Khan)  pour éviter que l’Armageddon ne détruise l’humanité entière en envoyant un message par télépathie à son lui du passé (wow). Les fans avaient d’ailleurs pu revivre les personnages qu’ils avaient croisés sur SNES/MD mais dans une réalité parallèle.  Le plan de Raiden est presque arrivé à son terme, avec un Shao Kahn défait, mais beaucoup des héros du Royaume Terre sont morts, et Quan Chi dans l’ombre les a ramenés à la vie sous forme de zombies. Et pour rajouter au chaos, le dieu déchu Shinnok est également revenu à la vie pour unir les mondes et régner en maître. C’est à ce moment que nous passons au dixième épisode, un affrontement la Terre et le Royaume de Quan Chi (Nether), avec l’Outworld sans Shao Kahn en arbitre. Shinnok est défait une première fois et enfermé dans une amulette par Johnny Cage, mais pour combien de temps? un saut de 20 ans est fait, et les personnages phares ont bien vieilli. Johnny Cage et Sonya Blade sont passés par la case relation puis séparation, ayant donné naissance à la jeune et fougueuse Cassie,Raiden est tourmenté par la mort de ses nombreux alliés, Scorpion et Sub Zero souhaitent reformer à nouveau leurs clans respectifs, etc… On trouve plusieurs nouveaux personnages également : le nouveau seigneur de l’Outworld  (Kotal Kahn), ses servants ( Erron Black et D’Vorah) ou encore la nouvelle garde des Forces Spéciales. Pour ces derniers, ce sont ni plus ni moins que des descendants de guerriers humains : Cassie, Takeda (fils de Kenshi), Jacqui (Jax), et Kung Jin ( Kung Lao). Le mélange de l’ancienne génération et de la nouvelle témoigne d’une envie des développeur de repartir sur de nouvelles bases, et même si l’histoire est moins recherchée et longue que celle du neuvième épisode, elle permet de travailler sur la réalité alternative de la saga. Et vu que tout peut arriver, rebondissements comme moments tarés, avec notamment une bataille de Dieux, c’est toujours un plaisir d’aller faire le mode Histoire. Mais nous allons maintenant parler du jeu en lui même.

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AC Unity en novembre, Watch Dogs sorti plus tôt dans l’année, UbiSoft a tenté de dominer l’année 2014 sur deux semestres. Une course de « qui c’est qui a la plus grosse  » qui s’est soldé par des échecs cuisants pour la firme Bretonne, entre un Watch Dogs voulant manger GTA qui devient obsolète quand ce dernier ressort sur les consoles nouvelles générations et un Assassin’s Creed criblée de bugs et fini à la va-vite pour convenir aux lois du marché, on ne se le cache pas, c’est gênant pour eux, et comme jamais deux sans trois, The Crew se pose en tant que conclusion à cette agonie vidéoludique.

Un MMORPG du vroom vroom

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Développé par le studio lyonnais Ivory Tower (fondé par des anciens de chez Eden Studio et EA), The Crew est un projet de longue date, un jeu qui remonte au début de la septième génération de console (2007/2008). Initialement prévu sur PS3 et 360, le jeu de course était plus ambitieux que Test Drive Unlimited le dernier jeu auquel avait travaillé les comparses derrière la fondation du studio (Ahmed Boukhefila, Stephane Beley, Emmanuel Oualid). Pour vous remettre dans le contexte, TDU est un jeu de course open-world sorti sur 360 et PS2 en 2006 où le joueur pouvait tuner sa voiture et se promener comme un pacha dans une ile paradisiaque, une redite de Need for Speed Underground 2, le côté beauf du nord en moins.

Les bases de The Crew sont les mêmes, laisser le joueur dans un monde ouvert et exprimer son envie sans le guider de force tout en proposant un panel d’activité de course en tout genre. Là où l’équipe de développement voit plus loin, c’est proposer un monde ouvert qui ne se tient pas sur une île, mais sur les ÉTATS-UNIS (en virant l’état de l’Alaska), et en bonus, les joueurs seront constamment connectés pour jouer ensemble et créer un « Crew« . L’idée sur le papier a convaincu Ubisoft et à financé le projet entièrement, excepté que le paramètre ambition a été revu à la baisse et que la sortie du jeu a été maintes fois repoussé de 2009 à 2014. La Toile de Pénélope du studio français vaut-elle le coup finalement ?

Crew-Midwest

sh1

Ca y est le grand jour est arrivé ! A peine je suis arrivé au Serpent Times qu’on me confie le reportage ultime. Je vais suivre le grand détective, le plus fin des limiers, l’honneur de l’Angleterre : Sherlock Holmes. Ça n’a pas été facile pour la rédaction de le convaincre, ne se confiant qu’à son ami et collègue Watson, mais un accord a été trouvé pour le suivre l’espace d’un temps dans ses recherches (sous réserve que je me fasse discret). J’espère qu’il y aura de nombreux cas à élucider…mince je suis en retard.

1ER JOUR ET PREMIER PAS

SH-3A peine arrivé à Baker Street, je surprends le détective avec le chef de Scotland Yard : l’inspecteur Lestrade.  Un pêcheur du nom de Peter Carey a été retrouvée mort à Woodman’s Lee dans des circonstances particulières. En effet, c’est transpercé par un harpon que le malheureux a perdu la vie, chose difficilement assimilable à un suicide. On se rend donc sur place pour commencer l’enquête et recueillir le témoignage de Miss Carey, la veuve éplorée. Étonnamment, M. Holmes a regardé cette dame d’une manière très précise, comme s’il voulait analyser chaque expression, coquetterie vestimentaire ou objet utile. La discussion qui suit prouve l’utilité de la méthode, puisque Holmes réussit à déterminer un pan du mode de vie religieux de Mme Carey sans aucune mention de pareilles activités de sa part. Notre étonnement global est cependant de courte durée, car il faut aller sur la scène de crime. En fins limiers, nous regardons chaque recoin de la cabane du pauvre empalé dans son sang (après un tour dehors pour couper mes nausées). Chaque détail est récupéré, des traces de tabac aux documents du marin tué. Lestrade, sur le pas de la porte, nous appelle dehors pour nous montrer ce qui semble être des traces d’effraction. Selon ses propositions nous trouvons une cachette derrière la bâtisse pour attendre la nuit, en espérant revoir celui qui a tenté de s’introduire ici (et tué?)  la nuit passé. Comble du talent, un jeune homme de taille moyenne dérange le silence de la nuit pour revenir sur les lieux du crime. Embusqué par nos soins il est envoyé à Scotland Yard pour interrogatoire. Une voyage plus tard, nous revoyons le patron de Scotland Yard nous donnant la possibilité d’interroger le jeune suspect. Holmes aperçoit que ce dernier arbore un grand sourire et lui demande pourquoi, seulement pour apprendre que Lestrade est persuadé de l’avoir doublé, et que le suspect est le meurtrier. Mais tout cela est trop simple, et tandis que la police s’apprête à coffrer l’individu, Holmes va continuer son enquête et tenter de coffrer la bonne personne : son intégrité en dépend. Il réussit finalement à trouver le coupable, qui semblait totalement innocent au premier abord.

 

LES JOURS SE SUIVENT ET NE SE RESSEMBLENT PAS

SH-5Le lendemain de l’affaire du pêcheur embroché, le docteur Watson pense emmener son ami en vacances pour sortir des cadavres et du glauque. Je suppose que mon article est terminé et ne cache pas ma déception, n’ayant qu’une enquête sous le bras. Mais le lendemain je reçois un télégramme annonçant le retour précipité des compères de Baker Street, pour cause : leur train a disparu. Nous parcourons donc tous les environs de Londres et plus particulièrement les gares pour résoudre ce qui semble être un mystère magique. Je suis toujours surpris à quel point les criminels usent de nouveaux procédés, dans cette enquête comme les autres, pour essayer d’échapper à la justice. J’ai pu voir entre autre l’utilisation de ce qu’on appelle la chimie pour pouvoir mettre en évidence textes pourtant illisibles, ou encore l’utilisation du chien Toby pour flairer des odeurs spécifiques liées au crime. Je fais également de nombreux voyages, de Londres au nord de l’Angleterre ou encore dans les fin fonds des cimetières des pays. Dans tous les cas je vois souvent des paysages franchement pittoresques, et les savoir associés à des crimes sordides me fait froid dans le dos. Je fais la rencontre également d’une personne proche, mais si lointaine de M. Holmes : Mycroft. Cet agent de la couronne Britannique, et beaucoup plus cartésien que son frère, entretien des relations assez houleuses avec le fin limier plus solitaire. Je me sentais assez mal d’être au milieu de leurs joutes enflammées. Mais au moins M. Holmes arrive même a tirer des éléments d’enquête de ses rivalités avec ses interlocuteurs. Des mois plus tard, après l’intégralité des enquêtes que vous retrouverez dans l’édition spéciale du Serpent Times, je vois même certains signes de sympathie du détective à mon égard. Je retiens de mon passage à Baker Street des talents aussi bien policiers que personnels, même si certains points m’ont paru plus rebutants.

TU1Que vous soyez joueur ou non, vieux ou jeune, fille ou mec, vous connaissez forcément Tetris. Le jeu de Alekseï Pajitnov a traversé les âges et s’est vendu par millions. Pour les plus nostalgiques, la version qui restera en mémoire est celle de la Gameboy, avec ses parties endiablées au câble link. Eh bien réjouissez vous, le puzzle game Soviétique est de retour. Sous la houlette de Ubisoft, Tetris Ultimate sort le 11 novembre sur 3DS pour le prix de 19.99 euros (boite et eshop). Au menu de cette version, de nombreux modes sont de la partie. Vous pourrez entre autres vous essayez de tenir le mode infini, sprinter pour récolter le plus de points en mode Ultra, tenter le multijoueur sous certaines conditions de partie avec le mode Challenge, et bien d’autres choses. Et si vous n’avez pas de 3DS, rassurez vous, il sort sur : Xbox One, PlayStation 4, PlayStation Vita et PC cet hiver

On regretta un prix un poil élevé, mais pour retrouver Tetris sur nos consoles certains peuvent se laisser tenter.

FF0THD1Square Enix, décidément dans l’ère de la remasterisation, présente actuellement une démonstration de Final Fantasy Type-0 HD au Tokyo Game Show.

Pour rappel Final Fantasy Type-0 est un épisode sorti sur PSP en octobre 2011,  proposant de se plonger dans le monde d‘Orience dans un système de jeu proche des XII ème et XIII ème épisode, mais n’étant jamais sorti de l’archipel . La version HD à destination de la PlayStation 4 et de la Xbox One corrige ce problème et sortira bien en Europe le 20 Mars 2015. En plus d’une mise à jour graphique, les joueurs pourront accéder à une première démo jouable du très attendu Final Fantasy XV, renommé -EPISODE DUSCAE- pour l’occasion. De quoi en tenter plus d’un.

Autre information pour les puristes, Square Enix annonce dans le même temps un changement important dans les équipes de développement. Tetsuya Nomura laisse sa place à Hajime Tabata sur le projet FF XV pour se concentrer sur d‘autres projets, notamment Kingdom Hearts III.