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Et de quatre ! La chronique qui s’attaque contre les idées reçues s’étoffe aux côtés des livres, pubs et autres shumps. Aujourd’hui nous allons nous attaquer, non pas à la Saint Valentin, mais à la conquête du réseau en ligne. Cela peut passer par le jeu en ligne, le téléchargement ou le surf, mais tel le Far West, chaque avancée à son histoire. Seules les consoles seront évoqués, car l’histoire du net dans le monde des ordinateurs est aussi longue qu’une encyclopédie. Et pour ce quatrième épisode, Monsieur G doit retourner étudier le Fond de l’Affaire, ce sont donc des questions habituelles de forum qui vont servir d’interlocuteur.

Forum G des C : C’est pour la première fois sur Xbox que l’on a pu télécharger des jeux→ Non. Pour voir les origines du téléchargement de programmes, il faut remonter au début des années 1980.

 

PJG4-1 En 1981avant le crash, le constructeur Mattel va poser avec sa console Intellivision une première pierre dans le domaine du téléchargement. En effet, elle va bénéficier du PlayCable : The All Game Channel. Cette extension créée avec General Instruments permet de télécharger parmi 20 jeux par le câble pour 25 dollars par mois. Une fois la sélection faite, le titre est chargé en mémoire interne pour être joué, jusqu’au prochain choix. Sans vouloir me substitier à M. Greyfox, la communication est très importante ! Pas moins d’une demi douzaine de spots publicitaires sortent pour vanter les mérites du système. « Bizarrement »; ces derniers ne parlent ni du prix ni de l’installation demandé, mais du fait de ramener toute la puissance chez soi (Microsoft n’a rien inventé).  Mais bien que ce soit une avancée majeure dans le monde des consoles de jeux, il y a plusieurs défauts : – La mémoire interne de la console est de seulement 4 kb (Super Mario land 1 occupe 9 fois plus de place). Rien de bien grave pour stocker les jeux de lancement, jusqu’en 1983, où les jeux ont triplé en tailleFace à ce problème, il est possible « d’upgrader » son module, mais celà coûte selon atariage.com 30 $ de plus. –  Le public et les entreprises du câble…s’en fichent franchement du PlayCable. Seulement 19500 adaptateurs trouvent acquéreur tandis que Mattel espérait 650000 souscriptions au service.La création de MTV passe également par là et les canaux disponibles pour le téléchargement de jeux sont finalement dédiés à la diffusion de la chaîne musicale.

 

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Face à Mattel, Atari envisage son périphérique : Atari Gameline. Le projet est très ambitieux et ce grâce à un certain William Von Meister. L’entrepreneur Américain qui créera AOL en 1995 est à l’origine d’un système de communication par modem/ligne téléphonique. Après avoir été rembarré de nombreuses fois, c’est auprès d’Atari que sa technologie sera utilisée. Le principe? au moyen d’une inscription et d’un code pin, le joueur pourra accéder à de nombreux services : des jeux, des news, du sport et même la bourse. Malheureusement seulement le téléchargement de jeux, et le stockage de scores ont été implantés à la sortie en 1983.

PJG4-4 Comme sur l’image, et pour 50 dollars, l’utilisateur accède après la saisie du code pin à une fenêtre de connexion. Si tout va bien, l’utilisateur peut parcourir la liste des jeux et en télécharger sur sa console. Et là où Atari se distingue du Playcable, à part la communication par modem, c’est sur le temps de disponibilité des jeux. En effet, bien avant le PSN, le tarif de 1 dollar seulement pour télécharger un jeu n’est pas la seule condition. La seconde est une limitation de 8 parties par jeu, sachant que tout arrêt de la console entraîne une perte immédiate de tout son programme. Il faut ajouter également de nombreuses déconnexions, la liaison téléphonique étant ce quelle est ainsi que des factures de communication importantes. Moins d’un an après, le service s’arrête. L’architecture sera plus tard reprise en partie pour le Commodore 64.

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Attention, jeux chronophage à l’horizon. La chasse a toujours été votre rêve mais vous n’avez jamais trouvé ni le temps, ni l’argent, ni le courage de tuer quelques pauvres bêtes ? Vous êtes un gamer qui n’a pas peur de passer toutes ses soirées à jouer avec des amis virtuels ? Vous avez une dizaine d’Euros ? Mais qu’attendez-vous ? Accrochez vous, et revenez quelques années en arrière, Capcom a réalisé votre rêve : prenez votre stuff et en avant pour la partie de chasse la plus massive de l’univers !

Chasse, pêche, et tradition

La chasse, la principale occupation du gamer

La chasse, la principale occupation du gamer

Attention mes amis. Monster Hunter ne vous met pas dans la peau de José Bové en quête du plus gros lapin du Poitou. Ici, et comme le nom du heu l’indique, nous allons chasser des monstres. Et c’est de la grosse bestiole qui va nous mettre sur la gueule. Des gros lézards mi-lion mi-dragon. Qui a dit qu’il va y avoir des dinosaures ? Mais pour chasser le gros bétail, il faut avant tout un chasseur. C’est donc par la création de votre avatar que tout commence. Quelques On est tout de même assez limité dans cette création. Quelques variantes sont permises afin de constituer un avatar qui sera bien loin d’être unique. Enfin, heureusement ce n’est pas le principal. Une fois le jeu lancé, et comme dans tout bon jeu Japonais qui se respecte, vous vous retrouvez dans votre village, tout petit village, tout petit petit. Deux maisons et 10 habitants tout au plus. Ces 10 habitants qui sont d’ailleurs bien organisés puisque tout est mis à votre disposition pour partir à la chasse : boutique d’armes, armures, items… Et petit détail qui fait la différence, tout le stuff est directement visible su votre avatar. Une fois équipée et prêt à en découdre, vous voilà parti pour descendre votre premier méchant. Grâce aux quelques PNJ qui errent dans le coin et qui ne naissent que pour nous renseigner, on apprend que le chef du village est la source de toutes les missions. En effet, c’est cet homme tout puissant qui servira de hub pour la répartition de vos quêtes : vous choisirez parmi une liste les missions que vous souhaitez effectuer. Il possède ainsi des missions appropriées à votre niveau, bien que les autres soient déjà visibles. Vous allez alors pouvoir commencer l’aventure, la vraie.

Honnêtement les MMO et moi ça fait deux, dans le sens où ça me gave vite. Pourtant, il y en a un qui m’a accroché pendant quelques années de ma vie, et je vous le donne en mille, c’est Ragnarök. Ce jeu est assez atypique, que ce soit dans son style, dans son gameplay, ses graphismes et de manière générale dans son approche de l’aventure. Ayant testé quelques uns des MMO de l’époque (WoW et Lineage en tête), je pense que c’est son aspect old school, chose qui aurait plutôt tendance à rebuter le plus grand monde au premier abord, qui m’a attiré. Si le jeu est sorti en 2002 en Corée du Sud, il ne sera exploité sur le vieux continent qu’en 2007, même si des fans créeront des serveurs privés entièrement traduits afin de nous permettre de découvrir le jeu. C’est donc sur un serveur Roleplay privé possédant les rates d’origine du serveur officiel (1/1/1 = exp basex1/exp jobx1/%dropx1) que mon aventure a commencé entre deux devoirs de lycéen…elle durera 4 ans. Alors comment ce jeu a-t-il réussi à conserver mon attention autant de temps ? Je vais essayer d’expliquer…

 Battez-vous pour vos vies mécréants !

Dès le début il faut faire un choix entre spécialisation et versatilité.

Le Ragnarök est, dans la mythologie nordique, la fin du monde prophétique où l’ensemble des Dieux et des hommes doivent passer l’arme à gauche. Au delà de cette inspiration Nordique, le jeu reprend des thèmes de la culture asiatique (Japon, Chine entre autre). Le jeu en lui-même est inspiré du manhwa (bande dessinée en Corée) de Lee Myung-jin. Le jeu se déroule à Midgard, le monde des hommes. Suite à une guerre entre les Dieux, les démons et les hommes, le monde est en paix depuis prêt de mille ans grâce à une trêve qui a été instaurée. La solidarité et la bravoure ont laissé la place à l’égoïsme et à l’égocentrisme. Pourtant la paix est menacée par de nombreuses attaques de monstres, de légendaires démons réapparaissent et les éléments se déchaînent… Les conteurs racontent l’histoire d’Ymir, chargé de conserver la paix du monde, et de ses puissantes reliques. Attirés par la recherche de gloire ou de richesses, de nombreux aventuriers se lancent dans l’aventure.

Votre arrivée dans le monde des hommes se fait via une zone d’introduction. On vous briefe sur vos moyens de combat, de déplacement, la gestion de votre inventaire, de vos statistiques et de vos skills. En effet ici point de choix de race, de classe ou de super pouvoir, vous arrivez tous à moitié à poil, humain et novice, c’est-à-dire avec autant de capacité qu’une moule sous calmant. Vos seuls choix seront votre nom, votre coupe de cheveux initiale et la répartition de vos points de statistiques initiaux parmi la Force, la Dextérité, l’Agilité, la Vitalité, l’Intelligence et la Chance. Ce choix n’aura que peu d’impact sur votre début d’aventure mais il est préférable de s’être renseigné sur les différentes classes disponibles avant de les allouer, chacune ayant des statistiques spécifiques à monter pour en tirer le meilleur potentiel. En effet la Force influe sur votre puissance brute avec une arme de contact, la Dextérité augmentera votre vitesse de lancement des sorts, la puissance de vos attaques avec un arc et vous permettra de toucher les monstres possédant beaucoup d’Agilité, stat augmentant la capacité d’esquive et la vitesse d’attaque. La Vitalité permet au contraire d’encaisser plus de coup en montant vos points de vie et votre défense, l’Intelligence augmentera elle vos points de magie et votre défense magique. La Chance enfin permettra de faire des esquives chanceuses ou de réaliser des coups critiques ignorant la défense des monstres. On comprend aisément qu’un Mage n’aura que peu d’intérêt à voir sa force augmenter au détriment de la dextérité ou de l’intelligence, chose dont à l’inverse un Chevalier n’aura pas forcément besoin. Et vous n’entrevoyez là déjà qu’un pan de l’aspect gestion et stratégie de ce jeu.