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La série Castlevania doit entre autres son grand succès à son ambiance transylvanienne, son gameplay mêlant RPG, action, aventure et plateforme et au charisme de ses protagonistes et de son antagoniste principal, Dracula. Quand l’opus Order of Ecclesia débarque sur Nintendo DS lors de l’automne 2008 avec son héroïne sans lien avec le clan Belmont et un Comte apparemment en vacances, le doute et la curiosité furent ainsi permis. Heureusement, ils furent brefs car le soft est une pleine réussite.

Ordre ecclésiastique

0Si elle parait bien naïve et mystérieuse au début du jeu, Shanoa, le personnage principal, se révélera d’une classe folle, dégageant à la fois élégance et puissance. Un charisme qui lui sera bien utile pour déjouer les intrigues et complots qui a priori la dépassent. Shanoa fait partie d’une organisation appelée Order of Ecclesia qui a pris le relais du clan Belmont désormais éteint dans la délicate entreprise de destruction du Comte Dracula. Le jeu débute avec le legs par Barlow, maître du clan, du glyphe Dominus à Shanoa. Ce pouvoir ultime est le trésor de l’ordre et il est convoité par Albus, frère d’armes de l’héroïne. Emporté par la colère en voyant qu’il n’est pas l’héritier, il s’enfuit avec Dominus durant la cérémonie. Shanoa, amnésique, va alors devoir retrouver les parties manquantes du pouvoir. Elle va surtout découvrir complots et manipulations pour une histoire qui ne mettra pas tout de suite en avant l’ennemi Dracula. Parce que les éléments centraux de Order of Ecclesia, ce sont bien ce personnage de Shanoa, ce village duquel partiront toutes les quêtes et où l’on pourra faire des emplettes et écouter les requêtes des habitants dont les proches sont retenus prisonniers.

Hype aux glyphes

1Et n’oublions surtout pas ces glyphes qui font tout le sel et l’intérêt du gameplay. Elles sont récupérables en fouillant des statues, en les volant à des adversaires pendant qu’ils les utilisent, ou en délivrant les villageois. Il est possible de les combiner, une dans chaque main. Le mariage est libre et peut donner lieu aussi bien à un arsenal équilibré qu’accentuer la puissance d’une glyphe en particulier. L’effet est garanti et donne une belle profondeur aux possibilités et à la personnalisation du style de combat. Les glyphes ne concernent en effet pas que les effets magiques, mais aussi les armes. Pour faire simple, tout repose là-dessus. Heureusement, le système est aussi intuitif que performant. De plus, elles revêtiront une meilleure efficacité si elles sont exécutées l’un après l’autre dans le bon timing. Il y a donc là un intéressant système de combo dont il ne faudra pas abuser non plus, puisqu’il consomme des MP. Enfin, un maximum de trois configurations différentes sont rapidement accessibles, sans repasser par le menu. D’ailleurs, certains glyphes permettront d’avancer dans le niveau, pas forcément pour se battre.

Alors qu’elle fête ses 25 ans d’existence, la série Castlevania semble se porter on ne peut plus mieux. Traversant les époques en s’adaptant constamment, mis à part un interlude 3D à l’époque de la N64 et PS2, la saga mythique de Konami méritait bien sa présence sur Le Serpent Retrogamer. La sortie du dernier opus, Lords of Shadow sur PS3 et Xbox 360, testé il y a peu, nous donne l’occasion de revenir sur la quête des Belmont. Autant le dire tout de suite, ce dossier fera l’impasse sur les différents remakes de type arcade. Castlevania -Château (Castle) Transylvanie (Vania)- est certainement l’un des piliers de la société Konami depuis 25 ans. On ne compte plus les suites, versions alternatives ou en 3D que ce jeu a engendré depuis son apparition sur Famicom en 1986 . Cette série, connue sous le nom de Akumajô Dracula chez les nippons a sans aucun doute révolutionné le genre. Et c’est en l’honneur de la sortie du dernier épisode de cette série qui a bouleversée sur bien des points le monde du jeu vidéo que vous pourrez lire ce dossier sur cette saga aujourd’hui encore mythique ! Mais tout d’abord il faut se plonger dans l’ambiance de la série ! Vous êtes un humain, généralement issu de la famille Belmont, qui part, armé de son fouet pour casser du vampire (eh eh !). Sur votre route vous rencontrerez des hordes de monstres tous aussi bêtes les uns que les autres mais assez puissants pour vous mettre au tapis en moins de deux secondes. Des morts vivants, des chauves souris, des tronches de médusa, des chevaliers en armure qui vous bourrent à coup de hache et n’oublions surtout pas nos amis et éternels squelettes lanceurs de tibia. Les boss sont excellents, certains ont marqué plus que d’autres, de par leur apparence monstrueuse, notamment dans « Symphony of the night ».

La trilogie NES : Akumajo Dracula, ou Castlevania chez nous, le début d’une légende.

Quelle belle jaquette !

Le tout premier opus de Castlevania voit le jour en 1986 au Japon sur Famicom, sous le nom d’Akumajo Dracula. La série s’exporte vite en Europe, sous le sobriquet de Castlevania. Conçu comme un concurrent au Ghouls and Ghost de Capcom, bizarre non ? (Konami et Capcom était en guerre permanente à l’époque et chacun souhaitait répliquer aux licences de l’autre). La sortie hors des frontières nippones s’explique de façon assez simple. Son gameplay, axé sur un mélange équilibré entre action et plate-forme était abordable par tous, selon les dires des développeurs. On a toujours voulu prendre les Européens pour des bennés… Ensuite, la série utilisait la mythologie du vampire comme toile de fond à son background, était largement connu par chez nous. Les références à la culture occidentale, surtout européenne, abondait donc, ce qui en faisait un produit parfaitement adapté à l’import. Ce premier opus met en scène Simon Belmont et prend place en 1691. L’héritier d’une célèbre famille de chasseurs de vampires doit pénétrer au sein du château de Dracula, afin de le tuer. Quoi de plus simple ? Comble de malchance, le comte renaît tous les 100 ans, un gimmick scénaristique qui donnera l’occasion à Konami de décliner sa licence sur bien des supports en créant une véritable ligne directrice au travers des époques. Comme dis au dessus, le tout premier Castlevania propose un gameplay mixant action et plate-forme, Simon doit affronter un large bestiaire (chauve-souris, tête de méduse, la Mort elle-même, etc.) armé de son fouet magique (le célèbre Vampire Killer) tout en ramassant sur sa route de nombreuses armes secondaires (les classiques sub-weapons : dagues, haches, eau bénite, etc.). Ce Castlevania, et ceux qui suivirent aussi, emporte avec lui une difficulté relevée, principalement à cause d’une maniabilité assez rigide.

La Trilogie NES : Simon’s Quest, une suite inspirée

Des graphismes sombres, déjà sur NES

En 1987 sort la suite de ce premier Castlevania, toujours sur NES et toujours avec Simon Belmont pour héros. Après sa victoire sur le comte Dracula, Simon rentre chez lui en espérant passer le reste de sa vie tranquille. Mais 7 ans après, les premiers symptômes d’une malédiction apparaissent chez lui. Avant de trépasser, le comte lui avait légué un dernier présent. Simon doit donc retourner en Transylvanie armé de son fouet afin de rassembler différents morceaux du corps de Dracula pour le ressusciter, briser la malédiction et le réexpédier aussitôt ad patres. Dès cette seconde déclinaison, le gameplay évolue considérablement. Cette fois-ci, l’accent est mis sur le côté aventure de la quête : Simon peut discuter avec les villageois, peut pénétrer dans les habitations et doit éviter de se déplacer de nuit, sous peine de voir débouler des monstres bien plus puissants sur sa route. La structure du jeu était donc bien plus ouverte et la difficulté sacrément corsée, une fois encore. Selon le temps que vous mettiez à finir votre quête, la fin pouvait changer du tout au tout. Parvenir à voir l’épilogue où Simon reste en vie demandait donc une solide connaissance du jeu et des nerfs à toute épreuve.

La Trilogie NES : Dracula’s Curse, définitivement une grande série

L’amélioration graphique est flagrante

Castlevania revient sur NES en 1989 avec Dracula’s Curse. Le contexte historique est ici antérieur à celui des deux premiers opus et prend place en 1476. Vous incarnez alors Trevor Belmont, un ascendant de la famille des chasseurs de vampires, ancêtre de Simon si vous avez bien tout suivi donc, qui repart donc à la chasse. Il sera assisté dans son périple par Sypha Belnades, une magicienne, dont la famille côtoiera régulièrement celle des Belmont au fil des épisodes, par Grant Danasty, un pirate ivre de vengeance, ainsi qu’Alucard, le rejeton de Dracula, bien décidé à stopper les agissements de son père. Et oui un beau petit traitre. Cette variété des personnages se répercute évidemment dans le gameplay et l’ajout d’embranchements dans la progression contribue surement à faire de ce troisième opus le Castlevania le plus plaisant à jouer sur NES. A part çà, le tout reste assez similaire à l’opus précédent, clôturant une trilogie de qualité qui lance une série mythique.