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2014-11-30_00013

Mettons les choses au clair : Telltales commence à s’essouffler. Alors que tout le monde s’accorde à penser que la 2ème saison de The Walking Dead est moins bonne que la 1ère (attention, je n’ai pas dis mauvaise) et que les premiers épisodes de Game of Thrones ne s’adressent qu’aux très grands fans, j’avais très peur pour ce « Tales from the Borderlands ». Qui plus est, qui dit Borderlands dit humour à la con, noir et décalé. Et quand je vois le résultat du dernier jeu humoristique de Telltales, Retour vers le Futur, et bien j’ai peur. Je n’ai d’ailleurs jamais eu aussi peur. Mais j’avais envie d’y croire! Et à l’aube de la série, à l’issu du premier épisode je me suis dit « j’avais bien raison d’y croire! »

Pour les Fans ?

Borderlands, c'est un univers comme j'aime : drôle, noir, et décalé

Borderlands, c’est un univers comme j’aime : drôle, noir, et décalé

Cette histoire interactive est un pur produit de fan service. Les références sont extrêmement nombreuses, peu de choses sont expliquées sur l’univers… Le jeu considère que vous vous trouvez en terrain connu. Cependant, cet univers post-apocalyptique déjanté pourrait vous charmer, même si vous êtes un néophyte. Et cela a été mon cas. Après avoir un peu pataugé avec l’anglais (oui le jeu est uniquement en anglais), et avec l’univers de Borderlands que je ne connaissais pas du tout, je me suis pris d’affection pour les personnages et les enjeux. Et du coup, j’ai réellement envie, maintenant, de me plonger dans Borderlands! Par contre, si vous êtes un mordu de la licence (ou que vous avez au moins aimé l’univers), et que vous ne savez plus quoi faire avec vos 4 persos niveau max, que vous avez chopé toutes les armes perles du 2, que vous en êtes au point de vous farcir Crawmerax seul et au corps à corps tellement vous avez retourné les jeux, alors celui-ci vous permettra enfin de relâcher la gâchette et de finir tranquillement vos vacances sur Pandore… Et quelle ambiance! Telltale a de nouveau fait un travail incroyable pour s’approprier l’univers créé par Gearbox Software. Le style graphique est quasi identique, on retrouve énormément de références aux autres jeux, l’humour est toujours aussi débile pour notre plus grand bonheur… Quand aux musiques, Jared Emerson-Johnson montre encore une fois son talent, avec des thèmes plus rythmés cette fois-ci (ainsi que quelques musiques tirées des anciens jeux). Alors si Telltale sait nous faire rire, alors là je ne sais plus!

Une suite avec des nouveaux personnages ?

Deux personnages que vous allez adorer !

Deux personnages que vous allez adorer!

L’histoire se déroule quelque temps après Borderlands 2 et ses extensions, donc attention aux spoils. Première surprise de cette nouvelle série de Telltale : vous contrôlez non pas un, mais 2 personnages (pirouette aussi présente dans la série Game of Thrones, mais c’est moins bien ^^). Rhys, un employé d’Hyperion équipé d’un bras et d’un œil bionique, et Fiona, une escroc pandorienne. Chacun d’eux possède une « capacité » qui lui est propre : le premier peut utiliser son œil pour analyser l’écran où il se trouve, soit pour découvrir des éléments importants, soit pour obtenir des informations plus ou (surtout) moins utiles sur l’univers. La seconde peut conserver de l’argent sur elle, qu’il possible de dépenser ou pas à certains moments, ce qui peut changer la tournure que prennent les événements. Concernant leur personnalité, difficile de la résumer, puisque le jeu vous laisse encore une fois le choix de leurs réponses lors des dialogues : bien que Rhys soit plutôt un beau parleur et gaffeur, il peut être un trouillard ou un cynique sûr de lui, en fonction de vos choix. Fiona, de son côté, peut tout autant être une criminelle au grand cœur qu’une impitoyable escroc. Tout commence lorsque Rhys, employé de la station Helios, se voit convoqué chez le patron de celle-ci. Ce dernier se révèle être Vasquez, son rival de toujours, qui s’est octroyé ce grade après avoir balancé son prédécesseur par le sas (oui c’est Borderlands mes amis!). Sa première action est d’affecter Rhys au nettoyage des poubelles de la station. Furieux, ce dernier décide de prendre sa revanche avec deux de ses collègues après avoir appris que Vasquez comptait acheter une clé d’Arche à un pandorien. Rhys et son meilleur ami Vaughn se rendent donc sur Pandora pour effectuer la transaction à sa place et garder la clé d’Arche… Mais ça tourne mal, vous vous en doutez! Je ne détaillerai pas plus le scénario, celui-ci étant le principal intérêt du jeu. Cependant, sachez qu’il ne s’agit que d’un prologue ; le véritable début de l’aventure se situe tout à la fin de l’épisode.

A l’heure où le tueur à gages chauve le plus célèbre de la sphère vidéoludique revient sur le devant de la scène avec Hitman Absolution, le genre infiltration connaît une exposition intéressante, servi également par les récents Dishonored et Assassin’s Creed III. Popularisé par la série Metal Gear, ce gameplay si spécial possède ses propres codes, ses titres phares et son particularisme dans les rôles qu’il fait endosser au joueur.

Un genre très carré

Le principe d’un jeu vidéo d’infiltration, c’est quoi exactement, après tout ? On pourrait dire que c’est d’éviter les ennemis plutôt que de les éliminer. Mais aussi que c’est de le faire sans être vu. Au principe “Tuer n’est pas jouer” de la première définition, la seconde dispute une approche plus basée sur le rapprochement que sur la fuite. Cependant, elles se rejoignent sur les aspects discrétion et furtivité qui semblent bien être les éléments centraux du gameplay de ce genre. Dans ce but, un jeu d’infiltration doit se baser sur des règles bien précises définissant l’intelligence artificielle des ennemis, et sur un level design bien pensé. Ce dernier doit prévoir endroits et objets pour se dissimuler et se cacher, tels que conduites d’aération, éléments perchés, boîtes et autres zones d’ombres. La caméra (et non celle qui surveille le joueur et de laquelle il peut se dérober en occupant les aires qu’elle ne balaie pas) apparaît alors comme un outil primordial pour appréhender les subtilités du level design. Quand la série Metal Gear Solid a souvent privilégié l’approche radar+vue de dessus, Splinter Cell a parfaitement exploité les possibilités offertes par une vision libre et Thief a proposé une approche de type First Person ne permettant pas d’appréhender ce qui se passe derrière le personnage contrôlé. La perception et le contrôle de l’environnement sont donc essentiels. Il en va de même avec les ennemis, dont le joueur doit apprendre à décortiquer le comportement. Une IA scriptée, répétant un schéma bien précis avec des rondes routinières et réagissant peu ou prou de la même manière à des stimuli du joueur, apparaît comme une règle et une contrainte pour rendre possible ce type de gameplay, bien que Splinter Cell ait pu surprendre avec ses gardes détectant un Sam Fisher pourtant bien caché dans l’ombre. Un Altaïr en costume d’assassin assis sur un banc public entre deux personnes lambda, ou un agent 47 déguisé en flic qui mange un donut, vont ainsi échapper à leurs poursuivants. Il y a donc ici un cadre de règles bien définies, théoriques, voire irréalistes, mais nécessaires. Pour les contourner ou les respecter, le joueur a à sa disposition divers outils. Tout d’abord, sa façon de se déplacer doit lui permettre d’être silencieux et de profiter des possibilités offertes par le level design. Ainsi, ramper, s’accroupir, marcher lentement dans des zones à fort risque de bruit, détourner l’attention d’un soldat en tapant contre un mur, se cacher dans un casier, se déguiser et se comporter comme un ennemi, voilà autant de moyens de passer inaperçu et d’avancer. Enfin, certains softs intègrent des gadgets appartenant au gameplay de base, comme les armes silencieuses, le camouflage et le CQC dans la série Metal Gear Solid, ou encore le grappin dans les séries Batman Arkham et Tenchu.

Trois ans après la sortie du premier opus, 2K games nous propose de revenir sur Pandora pour à nouveau se farcir de l’alien ou du mercenaire. Borderlands premier du nom à gagné sa notoriété via son gameplay nerveux et  captivant, ainsi que ses graphismes absolument somptueux. Son successeur sera-t-il à la hauteur des attentes des fans ?

Pandora le retour

Cinq ans après les évènements du premier opus, Borderlands 2 nous ramène sur Pandora, pour y vivre de nouvelles aventures totalement déjantées. Après les découvertes de nos héros lors du premier opus, Le Beau Jack s’est emparé de ces dernières, et en à profité pour prendre le contrôle de de l’Hyperion Corp, qui est spécialisée dans l’extraction de l’eridium (un minerai super rare).Après avoir été laissé pour mort par ce dernier en plein toundra pandorienne, et réanimé par ce bon vieux Claptrap, votre mission sera d’éliminer ce bon vieux Beau Jack… bref rien de folichon niveau scénario. Mais peu importe l’intérêt est ailleurs Borderlands 2 vous proposera également de découvrir tout plein de nouveaux endroits à explorer, ce qui vous donnera pour l’occasion une map beaucoup plus grande que son aîné.Graphiquement parlant le premier Borderlands était magnifique, et son successeur en reprend tous les standards. Parfaitement réalisé en cel shading (comme le premier ceci-dit), Borderlands 2 vous transportera dans un univers typé western du futur. Si graphiquement le jeu est quasi parfait, c’est que la bande son fait également son œuvre. En effet, cette dernière est vraiment dans l’esprit et vous pousse à vouloir toujours aller plus avant. Cependant dommage que le doublage français sois un peu bancal, un petit détail quoi. Comme avec son prédécesseur, vous aurez la possibilité de choisir parmi quatre personnages possédant chacun ses propres attributs: Salvador, le bourrin de service, celui qu’il faut prendre si vous avez envie de foncer dans le tas sans trop vous prendre la tête, Axton, un militaire armé d’une tourelle qui fera des malheurs dans les rangs ennemis, Maya, qui de son coté sera le médecin du groupe (mais ne croyez pas qu’elle ne sache pas se défendre, cette dernière possède en effet la possibilité de paralyser ses adversaires quelques instants pour mieux les achever ensuite !), et enfin Zero, le ninja maniant aussi bien le sabre que le fusil sniper. Nul doute que ce dernier devrait plaire au plus grand nombre. Techniquement parlant les quatre persos reprennent les mêmes compétences que leurs prédécesseurs, et c’est bien dommage, on aurait peut être aimé de nouvelles compétences au travers de ces nouveaux venus. Concernant les anciens personnages du premier, vous le retrouverez ici sous forme de PNJ qui vous donneront les missions à réaliser.

Gun fights, humour et corrections

Honnêtement quand on joue à Borderlands, c’est pour son univers totalement décalé et ces gun fights à ne plus savoir qu’en faire. Ici, on défouraille à tout va, on bute nos ennemis tant qu’on a des cartouches… euh, même a mains nues à vrai dire, et on cherche à récupérer un maximum d’objets pour essayer d’améliorer nos personnages. Bref rien de différent par rapport au premier, mais bon c’est tellement bon de jouer sans prise de tête et comme on le sent qu’on lui pardonnera. La prise en main pour les néophytes ( pour les joueurs du 1er, aucun problème ) se fera très rapidement. En effet, Borderlands 2 est facile, et contrôler votre perso sera une partie de plaisir. L’armement disponible est super complet, grenade, mitraillette ou encore fusil sniper, tout y passe. Notons au passage que le jeu nous a semblé plus fluide que son prédécesseur. Outre son aspect gunfight, Borderlands c’est un monde totalement dingue et loufoque. Au programme, dialogue crus, voire même super grossier par moment, Borderlands 2 ne laissera pas indifférents les fans du genre post apocalyptique. Présent dans le premier épisode, les arbres de compétences ont fait l’objet d’une amélioration. En effet ces derniers ont été pensés pour pouvoir vous permettre de définir plus nettement le rôle que vous voulez donner à votre personnage (Snipper, résistance etc…). Maintenant vous pourrez également jeter à la gueule de vos ennemis les armes dont vous ne pouvez plus vous servir par manque de munition. Un régal ! Là où on rigole moins, c’est quand le moment de prendre un véhicule arrive. Là, aucune évolution, c’est toujours aussi pourri qu’avant. Dommage car le jeu gagnerait encore en intérêt si ce défaut était corrigé.