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Connaissez vous Toronobu Itagaki? ce game designer Japonais est fortement apprécié par les joueurs et certains petits pervers. En effet, Itagaki a longuement dirigé la Team Ninja qui a créé la série des Dead Or Alive, où le combat se mêle à la plastique des combattantes. Les Ninja Gaiden les plus récents font également partie de son CV, ce qui indique un certain niveau de qualité. Dès l’annonce de Devil’s Third sur PS3/360, le public est donc intéressé par ce qui se passe, d’autant plus que le jeu est un mélange beat them all/tir/action. Le plaisir ne sera que de courte durée, car le jeu est annulé…pour réapparaître seulement sur Wii U …et repartir dans le silence le plus total. Peut on s’attendre à un miracle sur le jeu final? hum non.

SÉRIE Z

badum tsss

ba dum tsss

Avant de commencer le test, mon petit cousin souhaite absolument que je vous lise sa rédaction. Je cite « c’est l’histoire d’un méchant monsieur enfermé en prison, mais qui va aider les Américains. Les Américains lui disent que des terroristes ont détruit tous les satellites, et que sans appareils électroniques ils sont bien embêtés Le monsieur qui est Russe avec plein de tatouages va donc botter les culs des terroristes, mais qui sont en fait ses anciens copains, ce qui va bien l’embêter. Et puis y a plein d’armes, des explosions, des filles, et des bastons. FIN ». Revenons donc à Devil’s Third pour parler de….du fait que je me suis trompé, je vous ai effectivement lu le scénario  de ce dernier.  On passe donc au jeu qui prend la forme d’un beat them all assez classique sur deux types de gameplay différents: le jeu de tir et le corps à corps. Dans le cas du corps à corps, peu de variété car ça se résume à des coups de pieds/poings et quelques enchaînements prédéfinis et une projection (boostés par une capacité de réveil). Dans le tir c’est un peu plus varié, car des pistolets aux explosifs, il y a de quoi se faire plaisir et exploser la tête des ennemis au sniper n’a pas de prix. Entre deux les armes de poings (marteaux, sabres, etc…) donnent lieu à des animations sympathiques, mais au final seul le katana reste fin à jouer. Le tout sert à une action continue qui alterne entre les phases de combat classique/de véhcules et de boss qui sans être interminable peut tenir le joueur en jeu quelques heures (en comptant les trophées). Et voilà c’est tout….oui vous devez trouver ce test un peu chiant, mais c’est également car le jeu est d’un ennui assez profond, aussi bien au premier qu’au second degré.

PRIS AU PREMIER DEGRÉ CA PASSE PAS

Bienvenue en 2015

Bienvenue en 2015

Autant le dire tout de suite, Devil’s Third n’est vraiment pas un titre sérieux. L’histoire se résume en un Die Hard du pauvre, avec tout ses travers : le héros bourru solitaire, la femme forte, l’équipe des militaires débiles et bien sur les terroristes que c’est eux qui détiennent la vérité. Ça entraîne une série de dialogues tous plus clichés les uns que les autres du type : « tu crois que nous sommes les méchants, mais nous combattons pour le bien et les enfants qui meurent de fin en Afrique (avec des explosifs) ». Et plus ça va plus Itagaki a décidé de partir en vrille, aussi bien dans les interactions d’Ivan que dans les passages en véhicule, et également dans la réalisation technique. C’est simple les graphismes de Devil’s Third paraissaient corrects 5 ans plus tôt, mais aujourd’hui c’est juste honteux, même pour une Wii U. Les animations rappellent les débuts de la ps3, l’armée des balais dans le derrière est dans la place et l’ Intelligence artificielle des ennemis oscille entre l’absent et l’incroyablement nerveux. Si vous avez toujours voulu voir deux alliés se renifler les aisselles pour ouvrir une porte, vous êtes au bon endroit. Enfin si vous voulez passer un bon moment entre amis, le côté n’importe quoi est également présent dans le mode multijoueur. Les modes sont assez variés, allant du deathmatch au lancé de fruits dans un panier, et les duels au katana sont franchement jouissifs. Au final un ensemble plutôt à prendre au second degré, et qui ravira les moins exigeants. Sauf que…

Amis Plateformistes, Run & Jump est de retour avant un mois de vacances. Comme convenu nous allons parler de cette merveilleuse invention qu’est le scrolling et comment elle a révolutionné le genre. Bien sur tous les genres de jeux en 2D bénéficient d’un scrolling que ce soit en arcade ou sur console à un moment ou à un autre, donc nous allons voir dans un premier temps un constat plus général, pour ensuite s’intéresser « aux » scrollings. Car oui de Pac Land à Braid il y a une sacré différence ! Vous êtes prêts ? c’est parti.

SCROLLING : C’EST QUOI DONC?

scrolltransLe scrolling ou défilement dans la langue de Kad Mérad, est le procédé qui consiste a afficher tout un élément au travers d’une fenêtre. Mathématiquement, il dérive de la translation géométrique, à savoir le déplacement selon un vecteur v d’un objet sans rotation ni transformation. Dans le contexte vidéo-ludique, un scrolling une superposition de deux calques : le premier est celui qui supporte le décor, généralement le paysage et les éléments qui ne vont pas interagir avec le joueur, le deuxième quand a lui est superposé au décor et contient le joueurs avec ses ennemis et le décor « atteignable » (blocs, plateformes, etc). Et là où le joueur peut se déplacer sur l’écran selon les règles définie par le développeur, la magie de scrolling consistera à déplacer le décor à une vitesse différente, donnant l’illusion de perspective et permettant d’avoir des niveaux ne s’arrêtant pas à une seule case. Dans le jeu de plate-formes des années 80 (surtout sur console 8 bits), le scrolling est abordé de deux manières. Le défilement peut être

  • Forcé. c’est à dire que peu importe les actions du joueur, le décor ne l’attendra pas.
  • Contrôlé, c’est à dire que la condition du « glissement » du décor se fera par le personnage. Généralement il faut que le personnage soit à 75 % du bord droit de l’écran.

LES BALBUTIEMENTS DU SCROLLING

scrollrallyxDans les années 70 et 80 les jeux en arcade ne sont pas des exemples de mouvement. Des barres de Pong à Space Invaders, l’action se résume au seul écran de la borne d’arcade. Mais Namco donne un coup de pied dans la fourmilière avec Rally-X (1981). Dans ce jeu de course en vue de dessus, le joueur doit récupérer dix drapeaux dans des circuits arènes. Mais cette même arène étant bien plus grande que l’écran, les développeurs font appel au scrolling vertical et horizontal pour le déplacement. Le genre du shoot em up est également concerné par le scrolling, notamment avec Defender et Xevious, mais on s’éloigne du sujet. Côté jeux de plate-formes, Jump Bug (Hoei Corporation) ouvre le bal en 1981 avec des niveaux horizontaux et verticaux en scrolling forcé. Les avis divergent sur ce titre, car il ressemble plus a une course d’obstacles, mais il contient des sauts et des plate-formes. Pac Land (Namco) de 1984 lui emboite le pas , et pour en avoir suffisamment parlé précédemment, on ne va pas faire l’affront de répéter, si ce n’est que c’est de l’aveu de Shigeru Miyamoto l’a désigné comme une source d’inspiration pour Super Mario Bros. Prévu à la base comme un jeu avec éléments de shoot em up et non un jeu de plate-formes aventure, les scrollings horizontaux et verticaux on été prévus. Mais dans une optique de se rapprocher d’un Pac Land par exemple, la verticalité à été assurée par les plantes grimpantes (et la fleur a remplacé les missiles). Le scrolling en lui même est contrôlé par Mario, ce dernier le faisant avancer en se rapprochant du bord droit de l’écran. Cet élément lié aux autres avancées de gameplay aura fait de ce jeu une remise à zéro du genre et un monolithe qui sera repris encore maintenant.

gLa fin d’année approche à grands pas et entre le jeux à demander au père Noël, les décorations à poser et la bûche à manger, il faut penser aussi aux calendriers. Par chance Sunteam a pensé aux gamers en proposant des calendriers pour 2015 façon 8 et 16 bits.

Sous forme de PDF disponibles à cette adresse, vous aurez le choix entre : ZX-81ZX SpectrumPC EngineCommodore 64AmigaMaster SystemMegadrive.

Profitez en : c’est gratuit.

 

castlevania

Amateurs de goules, de vampires, d’affrontements épiques, d’ambiances gothiques, fans de films de la Hammer, vous frappez à la bonne porte, car en ce sombre Lundi de mars débute à LSR une semaine dédiée à la grande série Castlevania. Avec sa trentaine d’épisodes, dont la plupart flirtent avec l’excellence, difficile d’effectuer une sélection satisfaisante pour honorer l’affrontement du clan Belmont contre les forces du Mal. Et nous ouvrons donc le bal avec cet épisode PSP. Si vous serrez les dents en vous disant qu’un remake n’a rien à fiche ici, c’est que vous ne connaissez pas le remake en question. Car outre le fait que celui-ci soit respectueux de l’original et justifié par des raisons évoquées plus bas, il offrira aux plus braves non seulement l’accès à l’épisode originel sur PC Engine, mais aussi à sa suite directe, le mythique Symphony of the Night sur Playstation! Une bonne occasion d’aborder une époque charnière pour la série de Konami, et de parler de deux de ses meilleurs épisodes, vous ne trouvez pas ?

Le Chaînon Manquant

remise aux goûts du jour d'un titre honteusement méconnu...

Remise aux goûts du jour d’un titre honteusement méconnu…

Symphony of the Night est considéré encore aujourd’hui par beaucoup comme tout bonnement le meilleur épisode de la série. Mais la radicale transformation de l’essence de la série avait de quoi laisser perplexe. En effet, on passait de jeux d’action-plateforme somme toute linéaires – même si la ligne est emberlificotée dans un enchaînement de salles et d’escaliers – à de l’aventure-action labyrinthique où l’on progressait à coups d’aller-retours, le personnage débloquant des capacités au gré du périple lui permettant d’emprunter des chemins inaccessibles auparavant. Labyrinthe, dimension RPG, pas de doute, c’est l’épisode du basculement vers le MetroidVania, terme un peu galvaudé de nos jours qui a néanmoins le mérite à la fois d’être explicite et de rendre à Samus et Alucard ce qui leur appartient. Et l’avalanche contemporaine de MetroidVania de tous poils, tant les jeux gratuits sur le net comme la série des Robot Wants… ou les deux épisodes magnifiques de KOLM que les sorties remarquées sur les plateformes de téléchargement de pépites comme Guaccamelee ou Outland, confirment l’importance radicale du titre de Konami, en en empruntant sans vergogne les mécaniques de level design et de gameplay.

Entrez, si vous l'osez, dans le château de tous les cauchemars...

Entrez, si vous l’osez, dans le château de tous les cauchemars…

Mais si l’on pouvait penser que SOTN représentait une rupture dans la continuité de la série, et pouvait presque s’apparenter à une trahison de l’essence de celle-ci, la redécouverte grâce à ce remake PSP de l’épisode Chi no Rondo nous prouve qu’il n’en est rien, que ce n’est finalement que le prolongement, certes audacieux et radical, d’une évolution amorcée par l’épisode PC-Engine.

Un peu plus de deux mois après la Japan Expo Sud, votre humble serviteur que je suis a eu la chance de retrouver les vieilles machines d’Archéoptérix à l’occasion de la seconde édition du Retrogaming Show qui s’est tenue les 26 et 27 mai derniers au Dock des Suds. Reportage.

La grande scène ou le cœur du jeu

Il est pas beau lui !

Marseillais vieux de 31 ans désormais, je ne connaissais pourtant que de nom cette fameuse salle de concert. Au-delà de son aspect underground et un peu sombre, le Dock des Suds a cette particularité de créer une atmosphère conviviale de par sa relative petite taille. Bref, le cadre idéal pour faire une exposition sur le retrogaming dans laquelle quelques bornes d’arcade étaient disposées ça et là. Street Fighter II, ou plutôt sa version Turbo, déjà pierre angulaire du stand d’Archéoptérix lors de la Japan Expo Sud, est ici encore mis en avant et projeté sur grand écran dans la salle principale pour des confrontations amicales ou des tournois. L’occasion de se réjouir de voir ce satané campeur de Guile se faire avoir au Time Out, de retrouver les classiques gammes de mes chouchous Chun-Li et Ryu (les trois Head Stomp pour elle et le combo 3 hits j. HK, cr. LK, LP shoryuken pour lui) et de se surprendre à observer un jeu plus fluide visuellement que manette en main. Sur la scène, des membres du staff organisent un blind-test portant sur des musiques de jeux rétro ou de dessins animés de notre enfance. L’affluence n’est pas énorme mais connaisseuse, et il m’est impossible d’en placer une. Mon amusement est alors grand quand j’entends que Totof a marqué un point! Mais je ne peux m’empêcher, en voyant toute cette bonne humeur et ces interactions avec le public, d’être déçu de ne pas avoir été vraiment impliqué par l’organisateur alors que l’envie de participer et de filer un coup de pouce était grande. Cependant, je tiens à le remercier de m’avoir offert l’entrée.

Le Serpent Retrogamer commence à se faire un nom. Et certaines personnalités du milieu commencent à nous considérer. Florent Gorges est en cela un précurseur qui, je l’espère, sera largement suivi. Historien des jeux vidéos et co-fondateur de Pix’n’love, il est aujourd’hui à la tête d’une nouvelle maison d’édition qui traite de problématiques plus larges que l’histoire du jeu vidéo. Dans cette première partie nous allons vous présenter ce personnage, atypique et en quelque sorte initiateur, de la fin de son adolescence, jusqu’à la sortie du premier tome de l’Histoire de Nintendo, qui a propulsé Florent au devant de la scène. Nous l’aimons bien, Florent, nous, retrogamers !

Le départ de Florent

Florent Gorges était Coordinator for International Relations au Japon

Le Serpent : Tu t’es dirigé, d’abord, vers une carrière dans le domaine du sport, mais à 17 ans tu es parti au Japon, Qu’est-ce qui a motivé ce choix et ce changement ?

Florent Gorges : J’étais sportif de haut niveau dans un lycée, un sport-étude en internat pour pratiquer le basket à haut niveau. A 17 ans, ma croissance était terminée et je n’avais plus aucun espoir de percer dans le sport. Je me suis alors recyclé. J’étais passionné par le Japon depuis tout petit, même si je ne lisais pas de manga, d’abord parce que je n’avais pas de sous pour me les procurer, et puis parce que, de toute façon, il n’y en avait pas tant que ça ! Et puis les jeux vidéo bien sûr ! J’étais donc passionné par la culture Japonaise dans son ensemble, un amour du Japon bien général, de la culture avec un grand C d’ailleurs. J’ai donc fait échange scolaire, avec mon lycée, j’ai passé mon bac à Tokyo en candidat libre. J’apprenais la langue en autodidacte, mais en partant, je ne connaissais que les mots et expressions de bases, rien qui ne me permette de tenir une conversation.

Le Serpent : A ce que je comprends tu es parti là-bas sans arrière pensées vidéoludiques, mais qu’est-ce qui s’est passé là-bas ? Qu’est-ce qui a transformé notre Florent Gorges en celui que l’on connait aujourd’hui ?

Florent Gorges : J’ai un peu lâché les jeux vidéo à partir de la Playstation. J’ai un peu raté la Playstation 2 et les 128 bits puisque j’étais dans ma période « il faut que tu apprenne le Japonais coûte que coûte pour devenir bilingue ! » Ce qui me laissait peu de temps pour mes loisirs, vidéoludiques qui plus est ! Ce qui m’a fait replonger… C’est quoi ? Mince alors ! En fait, lors d’un séjour au Japon au milieu des années 1990, j’ai appris que Nintendo, la société pour laquelle j’avais un affect particulier, était une société vachement vieille ! Je savais qu’avant les jeux vidéo elle produisait des cartes à jouer, mais je ne savais pas qu’elle était vieille de plus d’un siècle d’existence. Ça m’a intrigué. J’ai commencé alors à faire des recherches. Et sans internet, ce n’était pas facile ! En me disant, « mince alors, on connait tous Nintendo sans connaitre son histoire pour autant ! ». Et de fil en aiguille, j’ai commencé des recherches bien plus sérieuses à son sujet.

Les premiers écrits

Total Cube, une des premiers magazines où Florent Gorges à rédigé

Le Serpent : Cette intégration dans l’écriture sur le jeux vidéo est-elle donc, dès le départ, seulement basée sur des recherches sur Nintendo ?

Florent Gorges : Ouais. J’ai écris dans pas mal de magazines spécialisés au Japon, dès début des années 2000, mais ma première contribution pour un magazine de jeu vidéo « rétro », c’était un article sur la Famicom, dans un magazine qui s’appelle total cube, pour la Gamecube donc. J’ai alors créé une section rétro en 2003. J’adore Nintendo, mais aussi la Pc Engine, du coup je ne suis pas un fan-boy, c’est à dire que je ne vais pas jouer seulement à des jeux de la société de Kyoto, mais je suis réellement passionné par son histoire. C’est une différence importante. En ce moment je suis à fond sur la Xbox 360.

Le Serpent : Je rebondis sur ta dernière remarque, c’est amusant comment certaines personnes peuvent voir les rétrogamers comme nous. Nous jouons aussi aux consoles actuelles ! N’est-ce pas ?

Florent Gorges : Tu as raison ! Les gens (enfin certaines personnes), nous catégorisent d’emblée comme une catégorie de joueurs rétrogrades, alors que nous ne le sommes bien évidemment pas ! Nous jouons bien plus aux consoles modernes ! Les seules différences c’est que nous aimons bien rejouer, parfois, à de bons vieux jeux, et que nous nous intéressons davantage à l’histoire du média jeux vidéo, qui constitue aussi notre passion. Honnêtement, il y a vraiment très peu de gens qui affirment que c’était mieux avant, en tout cas moi je n’en connais pas. Et puis, il y en a certainement, mais je pense que c’est surtout un effet de formule, ça fait « on est des rebelles », et ça peut donner une importance à une communauté très marginale de joueurs. Avec un peu de recul, peu de gens voudraient revenir à ce qui se faisait avant.