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Il était une fois, une petite souris pleine de malice. Ses aventures furent nombreuses, dont une sur la console Mega Drive. Il y fit preuve de bravoure en sauvant sa douce Minnie, prisonnière de la méchante sorcière Mizrabel dans le Château des Illusions. 23 années passèrent, et SEGA souhaita le faire revenir dans cet univers.  Pourrait-il enchanter les esprits comme son aîné ? Ou serait-il condamné à la laideur et à l’oubli, comme Mizrabel jadis ?

Un mode magique

castle1Mickey se retrouva une nouvelle fois dans de terribles ennuis. Mizrabel la vilaine, jalouse de la beauté de sa bien-aimée, la kidnappa dans son château, pour échanger leurs personnalités. Il dut encore partir à l’aventure, devant récupérer les joyaux arc-en-ciel pour terrasser le mal, mais une chose le surprenait. Il était étonné de voir que les pixels 16 bits avaient laissé place à une introduction dessinée, un narrateur faisant son apparition, étonnement confirmé lorsqu’il entra dans le château pour la première fois.  Le tout lui semblait sombre et lugubre, mais également fascinant, dans une 3D propre et fidèle aux travaux de son papa Walt.  Quelques portes étaient placées ci et là menant vers des niveaux illusoires, chacune demandant des diamants sous un certain nombre, et Mickey sut qu’il devrait se dépêcher d’agir pour sa compagne. Mais il ne pouvait s’empêcher d’être admiratif devant la magie des mondes, même créés par le mal. Les musiques qu’il put entendre accompagnèrent son voyage de la meilleure des façons, devenant plus orchestrales que dans le passé, et lui rappelaient l’épisode d’Epic Mickey. Il pouvait choisir de réécouter les thèmes de l’ancienne aventure. Le narrateur, ici et là, commentait certaines de ses actions et aussi ses plus grandes peurs. Mais l’ambiance ne faisait pas tout.

Un plaisir non illusoire

castle2Chacun des endroits que Mickey traversa était divisé en 3 actes, avec en chaque fin un maître des illusions, ou boss, gardant jalousement un joyau arc en ciel.  Il vit dans les illusions de Mizrabel une forêt, un coffret à jouet, un château ou encore des ruines antiques. Heureusement il n’avait pas perdu la main et se déplaçait aussi aisément que sur Mega Drive, mais se sentait plus à l’aise sur une manette que sur un clavier. Désormais pour tuer ses ennemis, il n’était plus obligé d’appuyer sur « bas » pour finir son saut. Par moments il ne se déplaçait plus de gauche à droite mais à la manière d’un Crash Bandicoot, c’est-à-dire d’avant en arrière. Le tout fut agréable grâce une caméra toujours bien placée et un level design donnant envie de toujours explorer le moindre recoin possible, en temps limité s’il le voulait. Car si Mickey était suffisamment curieux, il pouvait trouver des morceaux de statues pouvant orner le hall du château. De la même manière, il trouva ici et là des cartes à jouer et des piments qui non seulement étaient un hommage à World of Illusion et Quackshot, mais permirent à Mickey de porter des costumes variés. Cela donnait plus de contenu à son aventure magique. Tout fut pour le mieux pour s’investir dans cette quête. Tout ? non.

Un ombre au château

castle3Malgré le fait que son aventure fut belle, douce, et amusante, elle comportait quelques déceptions. Tout d’abord le périple ne dura que 2 heures du début à la victoire finale, avec seulement peu de succès (ou trophées). Bien sûr, son ancienne aventure pixelisée ne durait guère plus, mais au vu du prix demandé de 13 euros pour  aider Mickey dans sa quête, on eut pu croire à un maléfice de SEGA. D’autant plus que la difficulté de sa tâche, même s’il ne fut pas mécontent de revoir Minnie, était extrêmement facile. Chaque monde regorgeait de vies supplémentaires, et il n’était pas rare de se retrouver avec 13 voire même 14 possibilités de revivre après chaque vie perdue, sachant aussi que chaque maître de l’illusion était incroyablement facile. Les manières qui usaient de leurs faiblesses pour les vaincre étaient également trop faciles, ce qui donnait un léger sentiment de déception après des niveaux plutôt jolis. D’ailleurs les différentes cut-scenes des mondes furent du plus bel effet dans cette aventure mais jamais ne pouvaient être passées, ce qui pouvait lasser fortement la célèbre souris.

A retenir

Dans ce conte ludique, ce qu’il faut retenir est que Castle Of Illusion nouvelle formule est plus qu’une simple mise à jour. SEGA a réussi à mettre le tout au goût au jour, artistiquement comme au niveau du gameplay tout en restant fidèle au jeu original. Malheureusement c’est là aussi qu’apparaissent les défauts, car comme la version Mega Drive, le jeu est trop facile et trop court. Mais si vous êtes fans ou si vous découvrez ce jeu, il vaut le détour et reste un joyau du jeu de plateforme. C’est ainsi que termine cette histoire les enfants.

Informations sur le jeu

Plateformes : XBLA – PSN – PC

Genre : Plateforme

Développeurs : Sega

Editeur : Sega

Date de sortie : Septembre 2013

Flbond

 

Kitaro le Repoussant, Kenshiro le Survivant, qu’est ce qui lie ces deux oeuvres. Bah, rien en fait ! Si ce n’est que ce sont des oeuvres qui proviennent d’un manga. (et que j’ai que des jeux de mots tout pourris…)

Peu de personnes connaissent l’oeuvre mettant en scène Kitaro, enfant né dans une tribu de morts-vivants chargée de régler les conflits entre Yokai (esprit du folklore Japonais) et humains. Pourtant au Japon, le personnage créé par Shigeru Mizuki existe depuis 1960, dans un premier temps en manga et par la suite à travers bon nombre d’anime, jeux vidéos et films live.

Et aujourd’hui je vais m’attarder sur un des titres de la Nintendo, j’ai nommé :

« Gegege No Kitarou – Youkai Dai Makyou » sur Famicom

Traduit par
« Spooky Kitaro in the Yokai World  » ou aux Etats Unis par « Ninja Kid »

 

Père Castor, raconte nous une histoire !

Oui, mais non… Le jeu démarre directement après l’écran titre. Heureusement vous allez me dire, mais en fait on sait pas pourquoi vous êtes la, donc la trame scénaristique pour le coup, elle est inexistante, mais le but du jeu va très vite se dessiner. Avec un peu d’imagination et de logique, c’est délivre le royaume des Yokai, bats le boss…

Mais comment ça se passe dans le jeu !?

Vous démarrez sur une mappemonde qui vous offre la possibilité de visiter des royaumes (niveaux) disposés d’une manière aléatoire sur la carte. Monde 1 = 3 niveaux + Boss, Monde 2 = 3 niveaux + Boss, monde 7 = 5 niveaux. Arrivé au niveau 15, on atteint les 7 niveaux… Au delà, pour être honnête, je ne sais pas, car le titre joue toujours sur le même principe avec des adversaires possédant un seul moveset, mais de plus en plus compliqué qui demande de meilleur réflexe et … C’est lassant… Je me demande même si il y a une fin.

Les niveaux étant différents, autant sur le tileset et le gameplay, vous allez trouver en  tout, 3 missions. Soit tuer 10 ennemis, ou ramasser 10 esprits (sous forme de nuage) ou encore rallumer 10 bougies à l’aide d’une petite flamme qui vous suit. Quand vous avez fait votre quota, deux portes s’offrent à vous, si vous trouvez un item avant la récolte des 10, vous pouvez trouver une sorte de mascotte, qui vous indiquera quelle porte prendre pour vous ramener sur la map du jeu afin de poursuivre. Par contre si vous n’avez pas la mascotte, vous avez une chance sur deux de tomber sur un niveau avec un Yokai géant qui se présente sur un niveau vertical. Une fois vaincu, vous retournez sur la map et rebelote. Quand vous avez fait les niveaux du monde, vous activez la lanterne (qui, si j’ai bien compris, vous donne des alliés contre le chef) et vous allez au temple battre le boss et ainsi de suite.

Rentrons en détail dans les niveaux. Il faut bien reconnaître que le jeu présente une certaine variété, temple, forêt, cimetière et j’en passe. Les niveaux se déroulent sur un scrolling horizontal qui se relient d’un bout à l’autre et se font sur des plateformes de différentes hauteurs, vous aurez aussi certains niveaux qui se déroulent sur un Yokai « tapis volant » qui rend le niveau assez difficile façon Shmup (mais en moins bien). Les niveaux contre les Yokais géants quant à eux se présentent sur des niveaux verticaux.

C’est bien beau tout ça, mais ça donne quoi, manette en main ?

Tout d’abord, j’ai quoi pour me défendre contre les méchants Yokai ? Eh bien, grosso modo, 3 vies et aucun continue (Oui oui, vous allez cracher du sang), une arme de base qui lance jusqu’à 3 projectiles à l’écran et 4 objets que vous ramasserez, dont une boule de feu et… euh… En fait je sais pas ce que représente les autres armes (la magie du pixel).

Et donc, quid de la prise en main ? C’est un jeu bien old school, une touche pour le saut, une pour l’attaque et select pour utiliser vos armes ramasseées. Les commandes ne répondent pas dans l’immédiat par contre, il faut anticiper un tout petit peu les sauts et ‘faut dire qu’il glisse aussi un peu, le bonhomme ! Les phases sur le Yokai volant sont vraiment pénibles car il est long à réagir.


Conclusion :

C’est un jeu qui présente très peu d’intérêt aujourd’hui, même s’il demande une certaine dextérité et un bon défi. Mais la répétitivité du titre vous fera lâcher la manette avant de voir la fin (s’il y en a une…) Une hitbox rageante lorsque l’on se baisse, un personnage qui glisse un chouia, c’est un titre qui malgré tout est difficile à juger au vu de son année de sortie.


Plateformes : Famicom
Genres : Action/Plateforme
Développeur : TOSE
Éditeur : Bandai
Date de sortie : 17 Avril 1986

Nous sommes en 2016, et Nintendo est au plus bas. La Wii U est un échec cuisant et le nouveau Zelda se fait toujours attendre. Du côté de Mario, c’est la panne sèche d’idées, entre un épisode WiiU qui bien que plaisant à plusieurs est fadasse à souhait, et des épisodes 3DS sans prises de risques. Tout semble perdu, quand la Switch est présentée en fin d’année. D’abord sceptiques les joueurs commencent à s’intéresser à la bête avec la sortie du nouveau Zelda, véritable remise en question du constructeur. Le succès est clair et net, et il ne manque plus que le retour du Roi pour compléter cette bonne impression. Et ce retour s’appelle Super Mario Odyssey.

DEPART SUR LES CHAPEAUX DE ROUES

Pour cet épisode nous revenons sur un « sandbox » comme Mario 64 l’avait fait en son temps, c’est à dire une grande arène avec plusieurs objectifs. Mais si vous êtes fans, vous savez que chaque Mario 3D a sa propre particularité, et si l’on peut mettre le costume de chat à la poubelle, chaque ajout (buse, galaxies) transforme le gameplay.  Ici nous sommes présentés très tôt à notre ami Cappy, un chapeau magique. Ce dernier nous sauve lors d’une énième bataille avec Bowser, où sa copine Tiara s’est également fait capturer. Scénario classique mais cette fois ci, à un détail près : le futur mariage de Bowser. Oui, à force de capturer Peach, des liens se créent et la routine s’installe, donc autant allez chez monsieur le maire. Nos deux amis ne sont pas d’accord et vont s’associer pour traverser les mondes, et tenter d’empêcher l’union.  On apprend donc à « utiliser » notre ami, et au delà des mouvements habituels de Mario, Cappy peut être lancé avec les joycons. On peut donc piquer des pièces, actionner des interrupteurs , sauter plus loin, mais le principal n’est pas là. Au détour d’un marais aux grenouilles, nous découvrons qu’il est possible de rentrer dans l’intérieur du corps de celle ci pour acquérir ses pouvoirs. Et Nintendo s’est lâché avec sa fonctionnalité, à croire que la société est retournée dans sa passion perdue depuis quelques temps. On saute, on rampe, on contrôle des voitures télécommandées, on se ballade sur des câbles électriques. On contrôle même un T-rex l’espace d’un temps. Et chaque transformation est une idée de gameplay à elle seule, quand ce ne sont pas les décors qui se plient à notre volonté. Pour oser la comparaison, la manière d’expérimenter chaque niveau est proche de Mario 64, intuitive mais remplie de surprises…

GRANDE ODYSSÉE

Mais un gameplay de Mario, si jouissif soit-il, n’est rien si l’univers ne suit pas. Et enfin on retrouve un jeu avec une identité ! Chaque monde où sont situées les lunes a chacun sa propre manière de fonctionner. Chacun renferme une partie des indispensables de mariage de Bowser, organisé par les Broodals. Ces lapins seront d’ailleurs les principaux boss du jeu, leurs attaques tournant autour du thème du chapeau. Les mondes sont classiques, du désert à la neige en passant par la plage, mais très fournis, dans le sens où l’on va pendant un long moment trouver des nouvelles choses à faire.   Un petit coup de coeur personnel pour la ville de New Donk City, qui est un bijou de références diverses et variées. Car oui Super Mario Odyssey est aussi une grande déclaration d’amour à la série. Les costumes pouvant être achetés avec la monnaie locale ou globale font référence a toute la carrière du plombier (oui Mario est un plombier!), et certains choix sont surprenants comme Yoshi’s Cookie, la jaquette de  Mario All Stars ou encore 3D Hot Rally. La ville et Pauline font bien entendu référence à Donkey Kong, certaines animations rappellent Mario 64  et certains personnages d’autres séries font leur apparition. Pouvoir tout trouver sans solution vous occupera un certain temps, d’autant plus que même le jeu fini nous réserve des bonus après le générique de fin. Nintendo a clairement compris que réaliser un titre qui se démarque et travaillé est la priorité avant d’instaurer des références, et non l’inverse. On a une aventure en soi et pas une énième resucée de GreenHill Z…pardon le monde 1-1 de Super Mario Bros. Un réel bonheur de retrouver l’un des boss de la plate-forme en pleine forme.

COURTE ODYSSÉE

Donc, pour résumé c’est un carton plein? Oui….enfin presque. Super Mario Odyssey reprend beaucoup de son modèle sur Nintendo 64, dans les bons côtés comme dans les défauts également. L’aventure principale par exemple est simple, car l’exploration prime sur le challenge, et les boss même si funs à jouer, n’opposent pas vraiment de gros challenge. Mais le « dark side of the moon du jeu » est la trop grande facilité de récupération des « lunes ». Avec plus de 400 d’entre elles, on se retrouve a en avoir partout : derrière un arbre, au fond de l’eau ou encore en parlant simplement à une personne. Dans mon test du jeu, j’ai eu envie à New Donk City de lancer Cappy pour grimper sur un immeuble, et par le plus grand des hasards j’ai frappé dans une poubelle qui a renfermé….une lune. La durée de vie de l’aventure principale est donc plutôt courte, avec environ 8 à 9 heures pour le jeu en ligne droite. Et parfois entre chaque monde on assiste à des répétitions de missions. La caméra du jeu de son côté, même si c’est peu fréquent, a parfois quelques soucis à se placer. Ca se voit plus particulièrement dans des niveaux en intérieur plus labyrinthiques. Heureusement l’envie de tout fouiller l’emporte sur ces petits détails, et Super Mario Odyssey restera comme un épisode excellent de la série. L’épisode où Nintendo a enfin compris qu’en gardant ses fondamentaux, tout le monde se retrouve comblé. On a suffisamment gueulé sur eux (votre serviteur y compris) pour leur dire ici : bravo !

 

A retenir

Nintendo ! que c’est bon de vous retrouver. Après un Zelda Breath Of The Wild ayant fait l’unanimité, Mario prend la relève et nous emporte dans une grande aventure. Les mondes sont vastes, avec bon nombre de secrets, et l’influence de Mario 64 se fait ressentir à chaque instant. Le souvenir du fade Super Mario 3D World est bien loin, et même si l’on peut reprocher une assez grande facilité, si on excepte certains passages, nous avons là le grand retour de Nintendo et l’une des pépites de la plate-formes depuis un temps.

Flbond

Informations sur le jeu

Plateformes : Nintendo Switch

Genre : Plate-Formes 3D

 Développeurs : Nintendo 

Éditeur : Nintendo

Date de sortie : 27 octobre 2017

 

SMB30

Il était une fois, les aventures d’un plombier moustachu, qui après deux aventures appréciés du public allait atteindre les sommets. Il était une fois, une console 8 bits sur la fin qui allait être poussée dans ses derniers retranchements. Il était une fois un petit garçon qui, content d’avoir reçu sa première console avec 20 jeux de ses parents, allait se prendre une méga claque ludique.  Bien sur, je vais vous raconter l’histoire d’une perle : Super Mario Bros 3. 

DANS UN INSTANT, CA VA COMMENCER

SMB32Après être sorti de deux épisodes très différents, me voilà devant un rideau de théâtre prêt à se lever. Les deux plombiers se présentent devant moi tels deux acteurs se préparant à la pièce de leur vie. Cela veut il dire que ce qui va se passer n’est que dans l’imagination de Mario? personne ne sait. Je rentre donc en scène et me retrouve dans une carte du monde représentant le monde 1. Grand ajout de Super Mario Bros 3, cela me donne l’impression d’être plus dans une grande aventure qu’une série de niveaux. Mais pas de temps à perdre je me précipite, impatient, vers le premier niveau. Et c’est une grosse claque comparé à ses ancêtres : sprites plus détailles, effet dessin animé plus présent, plus d’éléments à l’écran. La NES est une 8 bit qui veut montrer qu’elle sait tous les utiliser. Le musique est également….unique, reprenant un thème jazzy qui collé au 8 bits rentre dans la tête pour ne plus jamais en ressortir. et devenant l’un des thèmes les plus marquants de la console. Mais assez parlé de ce que je ressens, j’avance dans le niveau. Les contrôles ont des grandes bases communes avec le premier Mario : je cours, je saute, tout est précis. Quelques objets comme le champignon et la fleur font également leur retour, ainsi que les éternels koopa troopa/goombas/plantes carnivores du royaume champignon. Dans le mode deux joueurs, on alterne entre Mario et Luigi avec comme condition de passage de flambeau la perte d’une vie. Mais pour le reste ce n’est que des nouveautés, beaucoup BEAUCOUP de nouveautés.

 

DES IDÉES, DES IDÉES PARTOUT

smb3-01Et comme nouveauté, celle qui est visible le plus rapidement est la queue de raton laveur. Grâce à elle, si je cours suffisamment pour remplir la jauge « P », je peux m’envoler le plus haut possible dans les airs. Les limites semblent alors disparues entre le départ et l’arrivée. Et chaque niveau grâce à son level design renferme ses propres idées. je le vois avec le niveau 4 où le scrolling est automatique et me force à avancer, le niveau du château avec un boss de mi parcours ou encore une mini partie contre les frères marteaux. Mais le plus dur pour le gamin de l’époque que je suis  est le château de fin de monde, ou le roi local a été transformé par une puissance maléfique. Pour le sauver il faut retrouver le sceptre magique coincé sur un bateau volant rempli de dangers, et battre l’enfant de Bowser. Une fois la progéniture tuée, c’est au tour du monde du désert de se présenter, et ainsi de suite. Mais pour chaque monde un réel travail est fait pour que je trouve toujours un thème différent (plaine, désert, tuyaux, glace, etc…). Mon préféré reste le monde des géants, ou tous les ennemis et le décor sont représentés par des sprites énormes ou encore les niveaux ou le passage par une porte change complètement la disposition des obstacles. Pour attaquer tous ces niveaux j’ai également pour la première fois un inventaire à ma disposition pour stocker tous les power up différents, et il y en a un paquet. En plus des étoiles/champi/fleur, je peux avoir le costume de raton laveur pour voler, le costume de grenouille pour le sous marin, le costume de tanooki pour me transformer en statue, les costume de frère marteau pour enfin faire payer ces salauds, etc…. Cela donne encore plus de possibilités pour traverser les niveaux. Dans les mondes il y a également la maison de toad pour faire le plein d’objets, et les cases piques pour jouer à un alignement de panneaux pour gagner des vies. Celà fait dejà de nombreuses choses que Super Mario Bros 3 a apportés, et c’est loin d’être fini.

Oui ! Enfin il est là. Le remake Crash Bandicoot N’Sane Trilogy était le retour le plus attendu par les fans, et après beaucoup d’hésitation Activision a répondu à l’appel. Nous avons pu vous donner un aperçu du titre durant l’E3 2017, agréablement surpris par la refonte réalisée. Qu’en est il du jeu complet?

Une remasterisation fidèle à la tradition

Normalement cette compilation sera achetée par les fans inconditionnels, mais pour les curieux qui veulent tenter l’aventure, un petit rappel. La trilogie Crash Bandicoot est une série de jeux de plateforme 3D sortis au tout début de la vie de la Playstation. On joue le rôle de Crash, un marsupial déjanté, devant affronter le docteur Neo Cortex et ses plans de domination du monde. Totalement funs même si exigeants, les jeux gagneront en variété de niveaux, technique, et fluidité avec les nouveaux épisodes. De nouveaux personnages font leur apparition comme Coco la soeur de Crash, notre héros va aux quatre coins du monde, et des fins alternatives sont proposées aux « complétionnistes « . Tout ceci est conservé dans la réédition de 2017 avec…un bond gigantesque dans la direction artistique. Les équipes de Vicarious Vision ont tout donné, et les polygones basiques laissent place à des décors magnifiques. Les développeurs ont également réussi à garder les animations cartoonesques tout en y ajoutant des touches personnelles, les cinématiques étant l’exemple le plus flagrant. On redécouvre, même en étant un ultra fanboy, les niveaux avec un grand intérêt, avec une durée de vie conséquente. Une compilation pour un prix raisonnable et qui nous replonge dans les joies des années 90. Un « quasi » sans faute.

Trop fidèle?

L’emballage étant ce qu’il est, extrêmement travaillé, qu’en est il du fond ? Activision a annoncé à qui veut l’entendre que le jeu a été recodé à partir de zéro. Mais en même temps, les fans de la série étant très à cran, les développeurs ont veillé à coller au poil près à la trilogie de la PSOne. Et c’est au niveau du gameplay que ça se ressent le plus. Dans les deuxième et troisième épisodes, cela ne pose que peu de problème, mais le premier épisode a clairement vieilli. La gestion des sauts se fait de manière très précise et il n’est pas rare de rater une plateforme. Et si l’on ajoute certains ennemis qui ont tendance à nous pousser dans le vide, le jeu faussement mignon se révèle en fait un malheur pour les cheveux qui nous restent sur le crâne. Après on peut se dire que c’est un détail propre aux jeux rétros, et s’adapter au gameplay afin de découvrir ou redécouvrir un morceau important de la playhistoire.

 

A retenir

Crash Bandicoot N’Sane Trilogy est ce que l’on attend d’une remasterisation type des années 2010. La trilogie bénéficie d’une refonte graphique magnifique, et rend honneur à la série qui va en replonger plus d’un dans les temps bénis des 32 bits. Malheureusement, le gameplay est resté d’époque, et si les deux derniers épisodes restent parfaitement jouables, Crash Bandicoot 1 souffre de son âge et d’une difficulté frisant parfois la frustration. Mais si vous êtes prêts à passer sur ces petits détails, prenez-vous absolument cette compilation.

Informations sur le jeu

Plateforme : PS4

Genre : Plate-formes

Développeurs : Vicarious Vision

Éditeur : Activision

Date de sortie : 30 juin 2017

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Il y a bien longtemps, 9 ans exactement, une jeune équipe débuta le développement d’un jeu nommé Owlboy. Le jeu semble prometteur et D-Pad Studio veut que le titre soit le plus abouti pour plaire aux joueurs. Mais cette volonté se transformera en obsession  et le créateur principal du jeu, Simon Stafsnes Andersen, aura du mal à supporter la pression et se mettra en retrait. Cependant avec de nombreuses récompenses de festivals et l’aide morale et financière des entourages des développeurs, le jeu a pu enfin sortir en 2016. Et ça valait le coup d’attendre. Retour sur une réussite grandiose (oui le ton est donné).

Otus a les boules

L’aventure commence très mal pour le personnage principal du jeu : Otus. Ce jeune volatile est plutôt empoté, n’arrive pas à voler bien haut et est aussi adroit qu’un éléphant, ce qui a le don d’énerver son mentor Asio. Pour ne pas arranger les choses , notre héros est muet et ne peut donc se défendre contre les moqueries permanentes de bon nombre d’habitants de Vellie, une ville dans les airs divisée en multiples îlots. Bien malheureux, Otus reste quand même conscient de sa tâche et va aller sur demande d’Asio inspecter les environs à la recherche de mystérieux perturbateurs. Il croise sur son chemin Geddy, un humain qui semble être le seul à ne pas le considérer comme une erreur de la nature, et ensemble ils vont se diriger vers la caverne la plus proche. Mais une fois sortis de leur investigations, les deux héros découvrent que leur monde est envahi par des pirates robotiques, bien décidés à s’emparer des morceaux d’une relique capable de les rendre invincibles pour mettre à mal le monde. Le duo pas comme les autres devra donc les arrêter, en traversant toute une série de donjons faisant appel à leurs compétences. De nouveaux personnages pourront se joindre à l’équipe pour débloquer de nouveaux endroits et montrer à la face du monde que non, Otus n’est pas un moins que rien !

La paire, y en a pas deux

Un scénario somme toute assez classique mais qui cache beaucoup de choses. Le joueur va donc devoir progresser dans cet univers céleste de plusieurs manières. Si Otus est seul, il pourra transporter des objets lourds, voler, et tourner sur lui-même pour étourdir les ennemis. Mais dès que ce dernier transporte Geddy sous lui, l’arme de l’humain permet de se débarrasser des principales menaces. En contrepartie l’association de deux rendra la progression plus difficile à cause de l’encombrement causé par l’équipe, surtout dans les donjons. Souvent décomposés en salles déblocables par des énigmes et terminés par des boss, ils reposent sur l’évolution même des personnages tout au long de l’aventure. Par exemple si Otus au départ ne peut pas se séparer de Geddy au risque de devoir refaire tout un chemin pour le récupérer, par la suite il pourra le téléporter après avoir traversé un endroit périlleux tout seul. Les boss auront également une façon d’être vaincus suivant la manière utilisée. On peut avoir l’impression dans un premier temps de ne rien lui faire, mais avec l’association des techniques des différents personnages, on trouve la solution.  On se retrouve rarement bloqué et mis à part quelques cas trop simples, le jeu fait suffisamment réfléchir pour ne pas lasser. Surtout qu’entre chaque donjon, les phases en extérieur sont l’occasion de pouvoir discuter avec les différents personnages, plus ou moins amicaux envers Otus, pour en savoir plus sur l’histoire principale, ou pour tout simplement prendre son temps et admirer le travail admirable fait sur le jeu.

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Dans la galaxie vidéoludique actuelle, on peut grossièrement classer les jeux sortis en deux catégories : les jeux AAA par les grosses machines et les jeux indépendants par des jeunes programmeurs ou des anciens game designer. Mais parfois des studios responsables de projets plus imposants se replongent dans des jeux plus simples. C’est le cas de Game Freak (Pokemon), qui sous la direction de SEGA revisite le jeu de plate-formes en 2D avec un personnage mi Rambo-mi éléphant. Pour le meilleur? euh…

TEMBO, L’ELEPHANT FAN DE REFERENCES

2015-08-06_00003Dès les premiers aperçus du jeu, l’allure du personnage principal intéressa les fans de rétrogaming. Et la sortie du jeu permettait d’en savoir plus sur ses origines. Tembo est une ancienne monture d’un rambo vidéoludique ayant été entraîné par l’armée pour repousser l’armée Phantom, le grand méchant bien décidé à envahir l’île fictive du héros. Et c’est donc parti pour une série de niveaux dans lesquels Tembo doit détruire les soldats du Phantom et en objectif secondaire sauver les civils. On sent clairement l’empreinte de SEGA sur le jeu car le gameplay est simple mais efficace : on fonce, on saute. Sur certains points, les déplacements de l’éléphant font penser à un Sonic, qui a également lorgné du côté du premier Wario Land sur Gameboy. Par moments des obstacles enflammés devront être éteints grâce à la trompe de notre pachyderme badass, sa réserve en eau diminuant et devant être rechargée. Cette jouabilité solide n’est pas de trop dans les différents niveaux du soft qui sait, et c’est rare, proposer une courbe de progression plutôt bonne, avec un challenge surmontable. Tembo traversera des villes détruites, des forêts, un train à grande vitesse…avec des graphismes empruntant à la BD (onomatopées de tembo, cinématiques à cases, etc…) avec sa mise en scène particulière. Les références peuvent être aussi bien du côté du jeu (Ristar, Wario Land, Mario, Metal Gear) que du cinéma (Rambo, Last Action Hero). Les auto références au fait que Tembo est un éléphant sont également présentes, en premier lieu avec le beurre de cacahuète représentant la vie du héros.  C’est simple, vous êtes immergées dans une aventure non stop, avec un certain humour et il est rassurant de voir que Game Freaks garde des idées de game design en dehors de la trop grande majorité des jeux Pokemon de leur catalogue. Par contre, un bon habillage et une base solide ne suffisent pas à Tembo. Il manque quelque chose…

ET MAINTENANT ?

Proposer un gameplay qui rappelle Sonic est une chose, d’autant plus que rendre rapide un éléphant est un exploit, mais adapter le level design en fonction en est une autre. Problème, la construction des niveaux casse franchement la progression. Quand le début du jeu est un parfait tutorial et une invitation au speedrun tant le plaisir de jeu est là, les niveaux suivants sont plus un grand labyrinthe qui privilégie la recherche des survivants et la destruction de la moindre présence des Phantom. Il n’est de toute manière pas question de zapper ces derniers, car ils représentent des points à chaque fin de niveau et ceux ci sont nécessaire pour débloquer le boss de chacun des 4 mondes. Il faut donc repasser 4 ou 5 fois dans chaque niveau pour espérer pouvoir avancer, une chose pénible si l’on est pas passionnés par le jeu à 100 %. D’ailleurs même en débloquant les boss, on ne peut qu’être déçu devant eux. Affichant un design beaucoup trop générique, ceux qui sont censés être des nemesis dont la défaite donnerait une satisfaction certaine deviennent des « ennemis plus gros » ayant un pattern évident et leur point faible plaqué comme le nez au milieu de la figure. Cela casse bien évidemment l’envie de se donner à fond pour arriver jusqu’au boss final, et on en vient à enchaîner mécaniquement les niveaux sans trop réel but. En résumé un jeu aux allures de bande dessinée qui ne suit malheureusement pas sur le fond, devenant très classique trop rapidement.

A retenir

Quel dommage ! Même si Game Freaks a fait quelques jeux originaux par le passé, l’entreprise a passé la majeure partie de son temps sur Pokemon ces 20 dernières années.  Leur création originale Tembo a beaucoup de qualités d’ensemble comme la direction artistique et le gameplay, mais se révèle bancal dans sa conception de niveaux et beaucoup trop classique pour rester dans les annales. Il faut juste espérer que Game Freaks puisse réaliser d’autres nouvelles IP, avec un meilleur résultat.

Flbond

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Informations sur le jeu

Plateformes : Steam

Genre : Plate-formes

Développeurs : Game Freaks

Éditeur : SEGA

Date de sortie : 2015

YoshisNewIsland

A force de voir Yoshi apparaitre exclusivement dans les jeux estampillés Mario, on avait presque oublié que le dinosaure/dragon avait sa propre licence. Justice est donc faite avec un nouvel épisode de la série Yoshi’s Island sur 3DS qui vient s’incruster comme un cheveu dans la soupe juste avant le futur Yoshi « Epic Yarn » prévu sur Wii U.

Alerte Enlèvement

20 ans après, la recette ne change pas.

20 ans après, la recette ne change pas.

Sorti du chapeau d’Iwata lors d’un banal Nintendo Direct, Yoshi’s New Island nous propose de replonger dans l’univers molletonné et coloré propre à la saga avec pour objectif de faire du neuf avec du vieux. En témoigne le titre ultra banal gratifié d’un « New » calé à l’arrache qui n’est pas sans rappeller les bons mais redondants New Super Mario Bros. Au moins, on sait tous d’avance qu’on va retrouver le gameplay d’antan, le même univers, le même « scénario » et les mêmes sensations que l’original. Bref, un recyclage dans les règles comme Nintendo sait si bien le faire depuis perpèt’ et qui va se vendre par camions…. une telle audace mériterait presque  des applaudissements. Malgré la mignonne mais courte introduction, on arrive déjà sentir au fond de la gorge ce mauvais goût de déjà vu. Au pays des bisounours, les parents ne font pas les enfants comme tout le monde car c’est trop mainstream : c’est en effet la Cigogne qui livre les nouveaux nés à leurs parents. Mais stupeur, alors que Bébé Mario et Luigi sont déposés à leurs parents, ces derniers signalent à la Cigogne que ce sont pas leurs enfants. Trompés sur la marchandise, ils exigent un remboursement. La livreuse fait donc marche arrière et se fait voler Bébé Luigi par Tonton Emile Kamek qui aime décidemment trop bien les enfants. Durant le choc, Bébé Mario chute (encore) sur l’île Oeuf où une portée de Yoshi bienveillants le réceptionnent et vont l’aider à travers 6 mondes afin de sauver son frangin. Une histoire craquante à souhait pour faire pleurer dans les chaumières, mais pas les gamers qui connaissent ce synopsis depuis 1995, et à nouveau avec Yoshi’s Island DS en 2006… Guère étonnant puisque le studio responsable de ce nouvel épisode, Arzest, est composé d’anciens membres clés de Artoon déjà responsables de la version DS…

La taille de l'œuf laisse perplexe : comment a-t-il pu pondre un engin pareil ? Aie.

La taille de l’œuf laisse perplexe : comment a-t-il pu pondre un engin pareil ? Aie.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que New Island reprend parfaitement tout de la licence : la plate-forme 2D est servie d’un level-design réussi avec pièges et trous bien placés. Comme d’ordinaire, Yoshi doit traverser 8 niveaux par monde avec pour seules attaques le gobage d’ennemis (pour les démouler en œufs) et un saut rodéo (pour le plaquage au sol). Les projectiles-oeufs serviront à dégommer à distance les ennemis, récupérer des pièces inaccessibles ou activer des interrupteurs. Alors qu’ils avaient la faculté de rebondir plusieurs fois contre les murs, les œufs sont étrangement plus fragiles qu’avant. L’intérêt de les faire rebondir fait changer la couleur de l’œuf : par exemple, un œuf devenu jaune éclatera avec des pièces lors d’un impact sur un ennemi.  D’un point de vue général, Yoshi semble un peu plus rouillé qu’avant, les déplacements sont un poil plus lent et une désagréable animation d’une seconde vient géner le joueur lorsque Yoshi prend un œuf à l’arrêt pour le lancer. Parlons maintenant des nouveautés… inexistantes. Là où Yoshi’s Island DS avait tenté du nouveau en introduisant une portée de nouveaux bébés avec leurs pouvoirs respectifs, ici on ne retrouve que le duo Yoshi + Bébé Mario de toute sa banale splendeur. Le seul ajout « majeur »  est la fonction gyroscope de la 3DS mis à contribution pour les transformations de Yoshi en hélicoptère, sous-marin, etc. Quant à Bébé Mario, qui pouvait se transformer en Super Mario grâce à une étoile pour sprinter et escalader les murs, il laisse désormais la place à sa monture qui acquiert l’invincibilité. Pour finir, Yoshi a désormais la faculté de pondre du gros calibre en gobant des Maskass géants pour éclater tous les obstacles sur son passage. Une variante existe en métal et elle est assez intéressante : Yoshi a du mal à sauter mais le poids de l’œuf lui permet d’explorer les fonds marins en coulant à pic. Dans ces phases là où ne sait pas ce qu’il y’a en dessous de Yoshi, on regrette un tantinet que l’action ne se déroule plus sur les deux écrans de la console comme Yoshi’s Island DS afin de gagner en visibilité.