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Quand un groupe d’artistes japonnais décident de se donner la main pour créer un univers représentatif du paysage culturel nippon, ça donne le projet Short Peace. Tout d’abord, quatre films d’animation ont été produits en 2013 et sortis en salles exclusivement dans leur pays. Ce Grindhouse de l’est s’est vu succéder quatre maîtres de l’animation sur quatre films différents, Possessions pour Shuhei Morita, Combustible pour Katsuhiro Otomo (Akira), Gambo pour Hiroaki Ando et Farewell to Weapons par Hajime Katoki (Gundam). Tous se base sur le même contexte, faire suivre les aventures de Ranko, tueuse à gages la nuit, élève de lycée le jour. Ranko Tsukigime’s longest day est l’épilogue de ce regroupement, la particularité, c’est qu’il fait participer tous les réalisateurs des films de l’univers et Grasshopper Manufacture pour combler le côté ludique.

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Suda 51 (No More Heroes, Killer 7) pour la construction de phases de gameplay et Akira Yamoaka (Silent Hill) pour l’enrobage musical, le contexte de ce jeu part déjà avec les cinq pouces levés. L’univers se prête tellement bien au style de Suda 51, sérieusement avez-vous déjà rêver de vous battre avec deux tueurs à gages qui essayent de vous tuer à la Ice & Climber, vous les butez, vous êtes ensuite accompagné par un mec qui ressemble à s’y méprendre au perso principal de Trigun et qui ensuite s’en va avec la moto d’Akira, en chemin vous vous retrouvez nez à nez avec une écolière qui faisait la pute pour arrondir ses fins de mois en se tapant le mec que vous avez précédemment tuer, elle est vénère et se transforme en dragon, votre sidekick lui, se transforme en power rangers pour lui défoncer sa race façon Shmup. Voilà, je vous laisse prendre une aspirine et une douche avant de revenir sur la suite de la critique. Les aventures de Ranko dans cette clôture vidéoludique sont complètement barrées et j’avoue tout de même avoir accroché à ça, c’est quand même sacrément jubilatoire d’enchaîner autant de moments portnawak sans avoir eu le temps de dire merde.

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Par ailleurs ce que je trouve bien joué dans ce jeu, c’est non seulement le côté WTF, mais aussi les différents styles graphiques qui changent au fur et à mesure des scènes. Le jeu fait participer comme je l’ai dit tout en haut, tous les réalisateurs qui ont planché sur le projet, et on se retrouve avec une oeuvre vidéoludique plutôt qu’un simple jeu vidéo. Sur le côté ludique, Suda 51 et son studio se sont fait plaisir aussi en nous faisant jouer sur différents styles de jeu, allant du Run & Gun au Shmup en passant par un jeu de catch 2D. L’ensemble est ultra-stylisé et très couillu d’un autre côté, très peu peuvent accrocher au délire, pour que le tout prenne sens, il faut avoir vu au préalable les films d’animation. Ce qui est complètement illogique dans cette histoire, c’est que le jeu est localisé en français, ce qui m’étonne fortement parce qu’habituellement pour les trips japonnais, les éditeurs ne s’emmerdent pas à sous-traiter la localisation. Ce qui témoigne que le jeu souhaite s’ouvrir à un public plus large qu’a l’accoutumé, certes, mais il manque quelque chose pour qu’un maximum de personnes comprennent les délires : Une sortie en salles françaises des dits-films. C’est bête comme tout, mais c’est ce qui manque pour que le jeu prenne tout son sens. Et pourtant, je suis sûr que beaucoup de personnes auraient accroché à ce petit délire cross-média.

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Le jeu vidéo japonais est un monde merveilleux, un monde rempli de genres et de sous-genre. Une scène de production rempli autant de chefs-d’oeuvre que de bizarreries en tout genre. Nippon Ichi Software s’est créé une excellente réputation dans la matière de jeu de rôle atypique et hybride de ces deux genres avec notamment l’excellente licence Disgaea. Pour clôturer la semaine spéciale NIS, on va parler de leur dernière édition, Mugen Souls Z. Préparez vos pilules, mettez votre plus belle paire de lunettes étoile et sortez votre plus belle petite culotte rose et lançons nous tous ensemble dans un univers complètement borderline, à la conquête de l’espace.

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Imaginez-vous dans une époque lointaine, très très lointaine ou un empire régit par une gosse de 14 ans a pris le contrôle de 7 mondes d’un univers ultracoloré. Avide de pouvoir, cette impératrice d’un nouveau genre veut conquérir l’univers voisin composé de 12 mondes. En partant à l’aventure avec son side-kick pervers, elle se retrouve par un concours de circonstances, réduite et sans superpouvoirs. « Baliverne » se dit-elle, « je vais quand même vous bouffer votre race bande de sagouins ». Mugen Souls Z me fait penser à Mass Effect 2, pas par son système de tactical RPG mais plus par son introduction. Comme le Captain « Queutard » Shepard , Chou-Chou se retrouve démuni de ses pouvoirs qu’elle avait accumulés durant la première aventure, et comme le captain Shepard elle se retrouve dans un état déplorable au début du jeu, bon ok, Shepard meurt au début de ME2 explosé dans son vaisseau le Normandy, de façon beaucoup trop stylée par rapport au ridicule rétrécissement de Chou-Chou dans une tombe remplie de saloperies gluantes durant sa première sortie de son vaisseau le G-Castle. L’aventure va vous amener dans différentes planètes avec comme ambition de mettre une pâtée à tous ceux qui résistent à votre troupe.

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Avec un synopsis aussi con, vous êtes bien dans une production signée par NIS, dans la grande lignée de cette maison d’édition dont la traduction anglo-saxonne est toujours gérée par NIS America et le jeu reste en version américaine dans nos contrées, voilà pour ceux qui n’aiment pas les RPG, qui ne comprennent rien à l’anglais et qui manquent d’humour au huitième degré, vous pouvez quitter désormais cette page avec honneur et fierté et n’achetez pas ce jeu, vous allez faire des conneries avec. Sincèrement, je ne suis pas un fan du genre, en faîtes je ne m’en considère pas comme un mec qui aime forcément la culture vidéoludique nippone, j’ai peut être perdu la foi il y a bien longtemps, il arrive tout de même de me faire surprendre de temps à autre notamment avec la série des Yakuza qui montrent que le jeu vidéo japonais n’est pas aussi mort qu’on le sous-entends. Bien sûr cette année YS Memories of Celceta et Toukiden redonnent un peu le sourire à cette industrie, mais Mugen Souls Z, je reste encore sceptique, c’est un jeu avec une ambiance trop joyeuse par rapport aux nombreuses choses un poil abruptes et déplacées que le jeu émane. Vous voulez des exemples ? Le jeu a failli se manger un AO aux États-Unis, pour ceux à qui ce sigle ne dit rien, il s’agit de l’abréviation de Adult Only de l’ESRB. Cette apposition interdit toute vente de ce jeu aux mineurs et la disponibilité dans les grandes enseignes, Wallmart étant le carrefour américain et à titre d’information là où se vendent en majorité les jeux vidéo aux Etats-Unis, retire systématiquement la possibilité d’acheter des jeux AO. À titre de comparaison Manhunt 2 et GTA : San Andreas se sont mangés ce classement, l’un pour ultra-violence, l’autre pour l’affaire Hot Coffee (mini jeu porno), et ces deux cas ont coûté extrêmement chère à Rockstar et Take Two.

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En quoi le jeu a failli se manger l’AO ? La version japonaise proposait aux joueurs de faire des bains avec les (très jeunes) héroïnes du jeu, rien de bien méchant dans le fond sous couvert de l’esthétique globale du jeu pour couvrir la vulgarité de la chose. Quand bien même, je ne comprends toujours pas l’intérêt de ce mini-jeu, ok les censures ce n’est pas génial, on pensera à Ubisoft pour South Park cette année, mais là merde, des trucs comme ça, ça fout une mauvaise claque dans un secteur où nous joueurs sommes déjà stigmatisés comme le dernier des attardés ou gosses qui n’a jamais voulu grandir. Je me demande des fois si les développeurs ne se posent pas la question que si un homme de pouvoir politique un peu gland s’emparait du jeu, les conséquences désastreuses que ça pourrait porter sur l’image du jeu vidéo mondial ? Simplement pour un truc tout bête qui se veut drôle et potache. Vous vous souvenez de l’histoire du jeu Rule of Rose en 2005, où une rumeur venant d’Italie énonçait qu’il y avait un viol de fillette dans ce jeu, quand l’affaire venait d’être décrédibiliser par les journalistes italiens de jeu vidéo, trois sénateurs UMP complètement à l’ouest, aussi efficaces que des unijambistes dans un concours de coup de pied au cul, se sont emparés de cette fausse affaire pour essayer de bannir les jeux vidéo en France, ce genre de connerie peut partir de vraiment très peu de choses. Mais encore heureux que de une, la chose a été supprimée pour la version internationale, et que de deux le jeu sort dans une confidentialité ultime, bordel, j’ai jamais vu un jeu autant passer sous le radar dans nos contrées, pas de marketing, pas de trailer flamboyant, il n’a même pas de fiche sur Mobygames, LE Imb du jeu vidéo. Pourtant même si le sujet peut paraître complètement allumé et pervers, le jeu mérite son détour, entre NIS, Compilheart et Keiji « jesuispartout » Inafune, on a affaire à un jeu correct.

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La politique des auteurs, théorie établie par François Truffaut alors qu’il n’était que critique pour les pages du Cahier du Cinéma avant qu’il devienne un des réalisateurs émerites de la nouvelle vague cinématographique pendant les années 60’s. Sa politique judicieusement inventée démontre qu’un réalisateur est par-dessus tout l’auteur du film qu’il entreprend et ainsi faisant partie intégrante de sa filmographie personnelle. En exemple facile, vous pouvez prendre la filmographie de Stanley Kubrick, ce sont des films où des centaines de personnes ont œuvré dessus, mais ils sont tous marqués par la marque du barbu britannique. Le perfectionnisme sur l’esthétique et l’ambiance, ces jeux d’acteurs si particuliers, les thèmes abordés, on pouvait aisément comprendre que c’est monsieur Kubrick qui avait le pouvoir et non les autres. Cette théorie bien qu’inventé dans les années 50 spécifiquement pour le cinéma est désormais utilisée à foison dans tous les domaines culturels où la branlette intellectuelle est admise.

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Pourquoi cette politique dans un jeu aussi con que celui-ci ? Simple, le jeu est mauvais, mais fallait que je trouve quelque chose pour remplir cette critique, enfin, je ne parle pas de cinéma et d’auteurs de façon purement aléatoire. Avez-vous déjà joué à un Dead or Alive ou un Ninja Gaiden auparavant les enfants ? Quels sont les termes qui vous ressortent généralement lors de vos sessions de jeu ? BOOBS, BASTON et SANG, exactement jeune padawan. Appelons cette règle inhérente des productions de la Team Ninja, la règle BBS. Dans Yaiba Ninja Gaiden Z, on retrouve les sujets si profonds et intellectuels qu’aime aborder le studio formé par Tomonobu Itagaki en 1995. À titre d’information, je vous rappelle que Tomonobu s’est fait virer en 2008 par ses supérieurs pour cause de harcèlement sexuel, la règle BBS fait sens, encore une fois. Qu’est-ce que ce Ninja Gaiden Z alors ? C’est grosso modo la Team Ninja qui a créé un ersatz de Wario, Yaiba un frère cupide injustement traité comme une sous-race par le reste de son clan et dont le pire ennemi est… vous le tapez dans le mille, Mario aka Ryu Hayabusa. En essayant vainement de l’affronter, Yaiba meurt haché menu. Après un séjour en enfer à se taper toutes les succubes qu’il se croise sur son chemin, il se retrouve en 2013 ressuscité et recréé façon ninja cyborg sans charisme, sauf que l’expérience à tellement bien marché que des zombies sont eux aussi dans les rues, réclamant du sang et des boobs.

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Du sang oui il y en a les mecs, des boobs un peu moins, des vannes foireuses beaucoup. Avez-vous déjà pensé vous retrouver face à un prêtre zombi qui sort d’un sex shop en feu après que vous avez envoyé quelques secondes plus tôt un camion entre les deux jambes équipés de jarretelles qui sert d’enseigne au bâtiment ? La blague en dessous de la ceinture improbable, bien joué les gars. Ok je ne vais pas vous énumérer tout ce qui ne va pas dans le traitement du jeu, il y a trop de points où ça part en vrille. L’humour du jeu, ce côté subversif et provocateur est complètement à la ramasse pour plusieurs détails. L’humour global du jeu se veut salace, je n’ai rien contre, beaucoup de jeux réussissent le coup de me faire rire comme un con avec ce genre d’humour, en preuve le dernier gros épisode interactif de South Park, mais ici le manque de créativité se ressent à chaque ligne de dialogue ou d’événements scriptés. Le jeu est partiellement développé par la Team Ninja, mais la majorité a été mise à contribution par le studio californien Spark qui ont fait l’énorme nanar difforme Turning Point : Fall of Liberty en 2008. Délocaliser et accorder à des Occidentaux de reprendre une licence japonaise et de l’occidentaliser est un exercice casse-gueule, nous nous souviendrons des deux derniers Silent Hill (Homecoming & Downpour) pour confirmer le côté perte et fracas, de l’autre il est possible que l’exercice soit réussi comme le reboot de DMC. Non là c’est mauvais, réussir à donner confiance et confier un jeu à un studio dont le meilleur « boulot » était un add-on de COD en 2004, c’est un indice pour le CEO de Tecmo/Koei de se dire qu’il faudrait commencer à botter des trains dans les bureaux.

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J’aime les DLC. Oui, vous m’avez bien lu, j’aime les DLC. Mais attention je parle des bons DLC, ceux de Naughty Dog ou de Rockstar. Parce que oui, pour 15 €, on a parfois un petit prolongement d’un jeu qu’on adore (The last of us), ou carrément une extension vraiment super (celles de GTA). Mention Spéciale à Konami qui, de MAJ en MAJ, a fait de PES 2014 un des jeux de foot les plus abouti de cette génération. Alors comment Electronics Art a réussi à vendre un DLC à 70 € ? Lisez la suite.

Des nouveautés Copa Cabana

Ya pas à dire, les menus mettent dans l'ambiance

Y’a pas à dire, les menus mettent dans l’ambiance.

Il y a des nouveautés de formes dans ce FIFA coupe du monde : Brésil 2014. Il y en a même pas mal, soyons honnête. Comme toujours avec les FIFA, le contenu est impressionnant. Alors parlons chiffre : vous aurez le plaisir de découvrir les quelques 21 stades dont les 12 de la coupe du monde (et pourquoi pas seulement ceux de la coupe du monde ?), ainsi que les 19 sélectionneurs licenciés pour l’occasion, dont notre Dédé national. Souvent mis en scène, vous pourrez les voir applaudir lors d’un but par le biais d’une animation plus ou moins réussie… Le problème étant que cette animation revient beaucoup trop souvent et cela devient lassant… Mais le plus impressionnant : on ne dénombre pas moins de 203 équipes nationales ! Vous aurez ainsi la possibilité de participer à cette coupe du monde avec des nations dont je ne me doutais pas une seule minute qu’elles eussent possédé un jour une équipe de football ; Quoi de mieux qu’un match îles Samoa VS îles Fidji ? Je me pose tout de même la question de la nécessité de toutes ces équipes ? Au lieu de se concentrer ailleurs… Concernant les modes de jeu, une dizaine est disponible, mais seul quelqu’un vont être utilisés. C’est le cas du mode « En Route pour Rio », un mode online similaire au mode « saison », qui vous permettra de choisir une équipe parmi les 203 sélections disponibles, et d’affronter d’autres joueurs en ligne. Cette fois-ci, pas de progression de divisions en divisions, mais de stades en stades, jusqu’à atteindre la finale dans le mythique stade Maracanã adà Rio ! Ce même mode peut aussi être joué offline, vous proposant de disputer la coupe du monde depuis les éliminatoires. Sympa, sincèrement. Finissons par évoquer un nouveau niveau de difficulté : « le mode beginner », autrement dit un mode de jeu pour les débutants, très simplifié, ne nécessitant que l’utilisation de deux petits boutons. Un peu à la manière des FIFA sur Wii. Accessibilité on vous dit !

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Depuis son passage à la next gen (enfin la last gen du coup), la série Atelier, en place depuis 1997, peine à convaincre. Rorona en demi-teinte, Totori à la ramasse, Ayesha continuant dans le même sens, le passage à la 3D ne réussit pas à la série, trahissant d’autant plus tant son manque de moyens – et une certaine paresse dans la réalisation – que la stagnation d’une série reposant de tout son poids sur sa fan-base. Alors quand se pointe cet épisode au titre fourbe – bah oui, la conjonction de coordination « et » en japonais se dit « to »… – l’hésitation est légitime, mais ma curiosité  a eu raison de moi… Le verdict ? Plutôt bon, en fait. Voyons tout ça ensemble, et profitons-en pour nous pencher un peu sur la notion de niche qu’on accole un peu trop volontiers au J-RPG ces derniers temps…

Le cas « niche »

TEMPSMODERNESAteliereschaetlogyComme Ubi Soft avec Assassin’s Creed, réglée comme une horloge suisse au Japon, chaque année, la série Atelier ajoute un chapitre à sa saga rien moins que massive, puisque Gust veille sur son bébé depuis 1997, année de sortie de Atelier Marie – ou Mari no Aterie pour ceux qui ont envie de se la jouer puristes ou pédants, au choix – sur la mémère Playstation première du nom. Le parallèle avec la poule aux oeufs d’or d’Ubi Soft n’est pas anodin, puisqu’aux deux séries, on pourrait reprocher le manque de renouvellement dans leurs mécaniques et leur propos, un certain systématisme général qui fait que toutes deux ont des détracteurs virulents, mais subsistent grâce à une fanbase extrêmement fidèle. A la différence près que Assassin’s Creed règne sur le vidéoludique et le formate à son image, si l’on observe l’orientation générale des sorties Triple A, là où Atelier tient plus de la pratique de niche, son existence même étant une marque de résistance contre ce formatage, une assurance de diversité d’un paysage de plus en plus uniforme. Car Gust, à une heure où l’on nous bassine sur l’état du jeu vidéo au Japon et sa nécessité de s’occidentaliser pour rester viable, ose donner dans le J-RPG, genre tombé en désuétude aux yeux du grand public et qui peine à sortir des frontières de l’archipel…

TEMPSMODERNEatelierEschaMais est-ce vraiment vrai, cette stigmatisation du J-RPG que personne, pas même les amateurs du genre, ne semblent remettre en cause ? Est-ce vraiment un phénomène contemporain ? Corrigez-moi si je me trompe, mais à l’époque des consoles cartouche, nos chères 8/16 bits made in Europe n’abritaient qu’une proportion extrêmement réduite des sorties J-RPGs, allant parfois même jusqu’à nous priver d’épisodes de séries majeures et déjà commercialement viables comme Final Fantasy – dont le mythique épisode IV aura dû attendre une réédition sur Playstation pour venir enchanter les français – ou Dragon Quest – série à grand succès commencée sur Famicom en 1986 qui n’a débarqué chez nous qu’au huitième épisode sur PS2 -. La réduction des coûts de production entraînée par le support CD/DVD et le succès massif de Final Fantasy VII aura changé un peu cet état de fait, nous propulsant dans une sorte d’âge d’or du J-RPG à un moment où celui-ci commençait déjà à fatiguer, à tenter le renouvellement parfois au prix de ce qui faisait son essence – encore aujourd’hui, on peut s’interroger sur le statut trouble de l’excellent FF XII par exemple -. La next-gen de salon aura enfoncé le clou, génération particulièrement pauvre en titres de qualité dans ce genre si particulier qui a pourtant un jour incarné le pinacle de l’aventure vidéoludique – et ce malgré la présence de titres exceptionnels mais « batards » comme l’incroyable Resonance fo Fate ou l’oeuvre-somme Xenoblade Chronicles -, là où la DS nous aura donné accès à la fois aux rééditions des plus beaux titres de la génération 16 bits dans des remakes souvent flamboyants, et à travers quelques titres originaux exceptionnels – Radiant Historia, si tu nous entends, sache que je pense bien fort à toi -.

TEMPSMODERNEAtelier-alchimyBref, on peut dire que le J-RPG a toujours eu ce statut d’outsider, comme en témoigne la houleuse histoire de son implantation par chez nous, a toujours été victime de ses morts annoncées, tout en continuant dignement sa route sans fléchir, n’en déplaise aux fossoyeurs et nécrologues par anticipation. Finalement, son statut aujourd’hui ressemble beaucoup à celui qu’il avait déjà avant que l’engouement FF ne viennent en faire un phénomène de mode, en quelque sorte un juste retour des choses… Fort heureusement, ce constat est mis à mal par certains éditeurs comme Gust ou Nippon Ichi Software qui osent affronter le monde, sans concession, en nous offrant du jeu dit « de niche », au grand bonheur des fans et amateurs d’expériences pointues… Et peut-être les autres aussi, finalement. Car si les précédents épisodes de la série peinaient à convaincre les non-initiés pour plein de raisons, bonnes et mauvaises, celui-ci pourrait peut-être, sinon changer le rapport de la masse au J-RPG, au moins changer la donne à l’échelle du regard porté sur la série…

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Les Reboots ou les Remakes, les industries culturelles semblent s’être bloqués à la mode Revival, entre Carrie et RoboCop au cinéma par exemple, le jeu vidéo est également touché par cette folie nostalgique. Celui qui est passé Ninja légendaire en la matière, c’est bien Square Enix, grâce notamment à l’acquisition des licences de la regrettée entreprise britannique Eidos suite à son rachat en avril 2009 par la firme nippone. Thief est la quatrième licence à se faire remanier façon Reboot dans l’air du temps, après Deus Ex, Hitman et Tomb Raider, que j’ai personnellement tous plus ou moins détestés. Alors oui, Thief part déjà avec un handicap émotif avec un Rédacteur Pro-mélenchon au poste, mais ne dépouillez pas Mamie tout de suite, Thief est plus intéressant que les autres cités, mais à sa manière.

« Ne laissez pas thief vous volez 50 dollars », « Vol au-dessus d’un nid de Cons-Cons », c’est la fête des accroches entre Kotaku et le JDG, des brimades parmi tant d’autres pour le plus mal-aimée de la classe. Thief est un peu comme le gosse moche au fond de la salle de 6ème, il a de la personnalité, mais il ne sait absolument pas comment le montrer aux autres, maladresse sur maladresse, tout le monde le rejette et ce fait passer pour un naze aux yeux du monde. Pauvre Thief, il avait tout pour lui pourtant, des parents riches et audacieux, des gênes plutôt prometteur, fait avec amour et passion, sauf que la sage-femme qu’est Eidos Montréal a fait goûter le sol de la médiocrité pendant l’opération. Les accidents, ça arrive parfois, ce n’est pas un drame, Deadly Premonition est sorti d’un accouchement difficile et pourtant il est cool. Sauf que c’est la deuxième fois que Eidos Montréal nous livre à nos bras tendres et aimant un jeu affreux et handicapé, Deus Ex : Human Revolution qui est l’aîné de 3 ans n’était pas plus glorieux. Chéri ! La prochaine fois on adopte !

thief_1381329344Thief reprend le compte de Robin sans les Bois façon Dark-Fantasy/Steam Punk , la direction artistique aussi douteuse et lourde que le casting des boss de Deus Ex HR vous plonge dans un Londres en pleine révolution industrielle dévasté par le cousin de la peste aka « la grisaille ». Tout est noir et morbide, les habitants gentils, mais pauvres ont peur de la mort, les habitants riches sont les méchants et les gardes qui quadrillent la ville n’aime pas vraiment les mecs qui se baladent en Sweat-Burqa, pourquoi ? On ne le saura jamais. Reste que l’histoire se concentre sur un de ces « addicts » du Sweat-Burqua, malgré les apparences, il est très gentil et il s’appelle Garret, il est voleur, parce que le scénariste lui dit d’être voleur, il se retrouve dans une histoire de complot maléfique dont les scénaristes ont oublié les tenants principaux. Ce n’est pas dramatique, tant qu’on reste dans une histoire manichéenne narrant le duel « Bien vs Mauvais », le joueur bête qui englobe la majorité des consommateurs de jeu vidéo trouvera cette histoire, cette version française et ses dialogues d’une rare profondeur.

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Ce qu’on essaye vainement de vous vendre.

Je n’ai touché aucune fois aux jeux orignaux développés par Looking Glass Studios (dont Warren Spector en faisait partie) qui était sorti sur PC il y a bien 15 ans maintenant, mais je sens déjà comme si toute la vision et le parti pris des premiers épisodes avaient été honteusement remplacé par ce qui se fait le « mieux » (j’y tiens aux guillemets, j’y tiens), c’est-à-dire en reprenant l’essence d’Assassin’s Creed et Dishonored et en virant tout ce qui faisait le charme des premiers. Ma déduction n’est pas venue juste par l’expérience que j’ai vécu avec le jeu, mais avec la globalité de ce que j’ai enduré avec les productions occidentales antérieurs made in Square Enix. Excepté le Sleeping dogs (Ex-True Crime) en demi-teinte, toutes les productions AAA portées sur le marché occidental étaient tous des reboot sans âme ni particularité marquante. Notons Tomb Raider qui est à deux doigts d’être une copie conforme d’Uncharted avec des boobs (alors qu’Uncharted s’inspirait des premiers Tomb Raider, ironie quand tu nous tiens), Hitman Absolution qui est devenu de l’infiltration linéaire comme Splinter Cell : Conviction et Deus Ex : Human Revolution qui est devenu l’ombre de lui-même en simplifiant tout ce qui faisait du premier opus un chef-d’oeuvre vidéoludique.

Ce qu'il est vraiment...

Ce qu’il est vraiment…

Thief fait figure d’un cas d’école, il est encore plus raté que ses collègues et illustre parfaitement la chute qualitative des jeux vidéo de ces dernières années. Je veux bien comprendre qu’on puisse s’inspirer de ce qui marche pour vendre un produit et faire survivre son entreprise. Sauf qu’un joueur (consommateur en premier lieu je le rappelle également) demande à ce que son jeu soit bien fait. Même si mon expérience s’est faite sur Playstation 3 considérée comme la version du pauvre, beaucoup de défauts (excepté les graphismes sans être exceptionnels, les chutes de framerate dégueulasses sur les cutscenes et Ingame également l’alliasing inhérents aux versions old-gen) se retrouvent très certainement sur les versions PC et Next-gen. Thief reprend la sauce infiltration de ses aînés où le but et de voler les riches pour pouvoir évoluer, le concept de base est là, les affrontements direct avec les gardes sont mortels, la fuite et avancer dans l’ombre sont les deux seuls moyens de progresser, on peut se faire compromettre si on fait du bruit en marchant sur de l’eau ou des bris de verre, même les animaux peuvent nous faire repérer. Toute la base est bonne finalement, j’ai été tellement conditionné par les retours négatifs de nos autres collaborateurs que le jeu m’avait agréablement surpris au début, jusqu’à la seconde heure de jeu où là, les plus gros problèmes sont venus à ma rencontre sans même dire bonjour.

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« Les Espagnols ont la merveilleuse particularité d’être tout le temps désorganisés, mais quelques fois, ils leur arrivent de faire des prouesses en étant un tant soit peu coordonnés, excepté que ça arrive très rarement. » Cette belle citation tirée « Hommage à la Catalogne » de l’écrivain George Orwell, oeuvre racontant son point de vue de la Guerre civile espagnole dans les années 30′, illustre à la perfection le bordel auquel je viens d’assister. Je n’ai jamais joué à un Castlevania, mais je connais la série, je sais les grandes lignes scénaristiques, je connais les subtilités et on me la rabâche depuis que je touche une manette, mais cela ne m’a jamais vraiment attirer, ni Symphony of the Night (considéré comme la Rolls de la licence) , ni le reboot « Lord of Shadow » de MercurySteam et Kojima Productions. Je commence tout naturellement sur le deuxième volet qui me caressait gentiment la rétine… Monde de merde !

Élu Boss de l'année

Élu Boss de l’Année.

En 2010, le premier volet avait su créer la surprise, la majorité des joueurs et la presse spécialisée, main dans la main, chantaient des louanges à son nom pour son souffle épique, sa narration et sa beauté. Co-produit par Kojima Productions, dont Hideo Him-self, le premier volet me fait toujours de l’oeil, mais passe en dernier ressort des nombreuses choses que j’ai à régler. Annoncé depuis la préconférence de Konami à L’E3 2012, Lord of Shadow 2 se faisait attendre, on aurait peut-être dû être un peu plus patient. Avant de se plonger dans la critique formelle, je voulais rédiger tout de même un avant-propos. Il faut savoir que le jeu sur les quatre ans de développement a été un bordel sans nom. D’après les dires d’un des développeurs du jeu, l’ambiance de travail au sein du studio MercurySteam était devenue l’enfer après le succès du premier volet. Sur les quatre ans de travaux, l’organisation et la planification du travail était complètement aléatoire, aucun chef ne prenait ses responsabilités, une mauvaise communication entre les équipes, le Game director Enric Àlvarez qui avait pris la grosse tête suite au succès de leur dernière production jusqu’à snober ses salariés. Tout ce magnifique bordel laissait le chantier en roue libre, ce qui a entraîné des départs volontaires de développeurs, un dépassement de date butoir qui coupa les financements du jeu sur les 6 derniers mois de développement. Il faut savoir que la production d’un jeu vidéo AAA (comprendre par jeu à multiples paquets de billets) est extrêmement coûteuse et quand un éditeur vous lâche son financement, vous devez vous démerder à payer les coûts de production, la masse salariale, les taxes et les locaux, bref, vous voilà dans la merde. Malheureusement, ça se ressent sur la globalité du jeu et je pense que l’introduction du jeu fait partie entre autres des six derniers mois de développement.

« La grande majorité de cette équipe est consciente que le jeu que nous avons fait est une vraie merde qui n’a rien à voir avec la qualité et les valeurs de production du premier… Personne n’est surpris par les mauvaises notes que le jeu reçoit.

S’il y a quelqu’un à blâmer ici, c’est Enric Alvarez. Il est la personne qui a dirigé un mauvais développement, basé sur ses critères personnels, négligeant complètement les programmeurs, les designers et les artistes. Malgré son capital sympathie auprès de la presse, souvent considéré comme un créateur « visionnaire » à l’image de David Cage ou Peter Molyneux, ce type a de sérieux problèmes. C’est un mec méchant et vilain, et depuis le succès du premier Lords of Shadow, son ego a grandit au point qu’on n’ose même plus lui dire « bonjour » quand on le croise dans les couloirs. »

castlevania1L’introduction du jeu est absolument affreuse, vous savez normalement, cette partie est dans tous les jeux vidéo la représentation de ce que vous allez vivre, donc il faut impérativement que ça vous donne envie de continuer. Lord of Shadow 2 lui, vous laisse une impression de catastrophe vidéoludique. La première heure de jeu, sans déconner, c’est du repompage de la Playhistoire des 10 dernières années (God of War, Batman Arkham & Uncharted en tête). Si ce n’était que ça, je n’aurai pas fait un paragraphe sur la seule introduction. Outre le clin d’oeil au Seigneur des anneaux : la communauté de l’anneau avec un : « You Shall not Pass » affligeant tellement le brisage du quatrième mur est lourd, il y a énormément d’écueil gerbant dans ce produit, les phases de plate-forme à la Uncharted du pauvre, les ennemis sont moches, leurs punchlines écrites avec les pieds se répètent, c’est basé sur une forme de tutoriel barbante, les sensations de combats sont froides et sans âme, les zooms caméra qui montrent l’objectif à accomplir cassent le rythme à coup de pied de biche, ça essaye d’être épique, mais c’est mou. En résumé, je pense que beaucoup de joueurs vont s’arrêter à ce point-là : « bon ben, c’est de la merde » et le pire, c’est qu’on ne peut pas leur donner tort, puisque tous ces défauts se retrouvent tout au long du jeu.

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Après avoir réussi à toucher mon petit cœur de jeune con et parallèlement avoir conquis l’ensemble des professionnels de l’industrie. The Last of Us peut crever en paix sur le Piédestal que nous lui avions attribué l’année dernière sur toutes les catégories créatives possibles : jouabilité, graphismes, musique et narration. Mais alors ? Si le jeu est aussi parfait ? Ce DLC qui doit éclairer une part d’ombre du scénario du jeu est-elle justifiable ? À force de draguer le cinéma, le jeu vidéo devient comme son aîné, utiliser la technique des « origines » pour récupérer quelques deniers.

the-last-of-us-left-behind-screen4De toute manière, très peu de studios savent faire des DLC de qualité, seul Rockstar méritait qu’on leur verse 15 euros, parce qu’à chaque fois, on avait du plaisir de la (re)découverte de l’univers instauré, du nouveau contenu et du fun (RDR Undead Nightmare, GTA IV Ballad of Gay Tony). Là Naughty Dog propose d’éclairer simplement deux parties de l’histoire qui auraient dû rester sous silence. Avant toute chose, avant de lire cette critique ou bien même jouer à Left Behind, vous devez impérativement avoir fini la première aventure et surtout l’avoir apprécié à sa juste valeur. Left Behind joue sur deux périodes de la chronologie originale : quelques mois avant le début de TLOU et pendant la convalescence de Joel durant l’hiver. Un déroulement qui se joue parallèlement entre le passé et le présent à coup de Flashback, c’est Welles qui aurait été un homme comblé. Left Behind vous éclaire sur l’amitié entre Riley et Ellie dans leurs derniers moments avant l’inévitable mort de la première et la morsure pour la seconde.

gaming-the-last-of-us-left-behind-5Bref, comme je l’écrivais quelques lignes plus hautes, ce spin-off éclaircit, selon moi deux parties de l’histoire qui ne servent finalement pas à grand-chose et ne sont pas des parties importantes de l’univers global. En quelques sorte, vous ne raterez rien si vous ne faites pas ce DLC, ce qui est grandement dommageable par rapport au prix donné. Ici vous jouez simplement Ellie dans un centre commercial en reprenant les grandes lignes de ce qui se faisait déjà dans l’original. Sauf qu’ici, les défauts du jeu original ne sont que décuplés à cause du très peu de temps de jeu que nous laisse Naughty Dog, L’IA est insupportable et le game-design toujours trop imbriquée à des schémas de planque à fusillade. C’est une vraie repompe de mécanique dont la seule nouvelle feature est la possibilité de laisser s’entre-tuer les infectés et les brigands (Youhouu!), d’ailleurs cette possibilité manquait déjà au jeu original. Quand à l’histoire entre Ellie et Ryley, bien ma foi, oui l’intérêt est là, mais on apprend rien finalement. Petite anecdote par ailleurs, Neil Druckmann (Game Director) avait avoué au micro de Gamespot que Left Behind a été développé tout autour du personnage d’Ellie parce que le chapitre préféré des joueurs selon ce qui ont eu comme retours serait « l’Hiver » (chapitre où on contrôle Ellie). Effectivement, l’idée est louable, mais bordel, un peu plus de travail sur les mécaniques et quelques variantes de phases de gameplay n’aurait pas été superflu.

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Faire une critique sur un jeu de voiture, c’est quelque chose d’excessivement lourd à préparer et carrément indigeste à lire. Si j’avais le talent d’écriture de Victor Moisan (Merlanfrit) comme pour sa critique de Persona 4 The Golden, j’aurais fait un parallèle de Gran Turismo non pas avec de la gastronomie nippone, mais avec l’industrie des films d’auteurs français dans les années 60. Gran Turismo est chiant comme la mort, élitiste comme un péteux à lunette sortant d’un BTS marketing, mais pas forcément dénué d’intérêt pour un casual. Finalement, je vais rester dans les gonds pour rédiger cette critique, comme le fait si bien ce sixième volet.

Les Ralentis mettent toujours en valeur la beauté des voitures.

Les Ralentis mettent toujours autant en valeur la beauté des voitures.

Les règles n’ont pas changé depuis le premier volet de 1997, je vois encore mon père et mon demi-frère rager devant la PlayStation familiale pour réussir le contre-la-montre afin d’obtenir le permis ultime, moi derrière, haut comme trois pommes attendant une seule chose, avoir enfin la console pour jouer à Ape Escape. Me voilà désormais 14 ans plus tard, devant le sixième volet, et surprise, en train d’enfin comprendre l’intérêt de la licence en terme qualitatif et quantitatif, pendant qu’un homme comme Flbond se mange Paris-Marseille Racing en critique-rétro pour s’accorder à mon texte. On profite encore plus dans ces moments-là (rage pas, c’est parti remise). Gran Turismo avant tout, c’est une déclaration d’amour pour l’automobile, l’automobile de tous les jours ou de toutes les compét’ de course par un amour sincère, classique, élitiste et sans pornographie visuelle (effet de destruction, effet de poussière, etc..) qui parsème les jeux de courses plus arcade et plus accessible (Burnout, Dirt, Need for Speed etc). Un amour qui se retranscrit dans le nombre hallucinant de voitures mis à disposition : 1216 dont 60 nouvelles pour cette sixième édition répartie sur un nombre éloquent de concessionnaire. De la simple voiture pour aller au boulot au karting en passant par de somptueuses voitures de sport, Gran Turismo a toujours su faire plaisir à ses fans avec son catalogue et sa jouabilité semi-simulation avec les moult volants compatibles à la console de Sony.

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« No time to explain, we’re going to the moon bitch ! »

Toujours aussi généreux dans son mode solo, ce volet propose plus d’une trentaine de circuits à travers le monde (réel et fictif) pour 6 permis (avec course & diverses épreuves), des événements saisonniers et une nouvelle épreuve spéciale et pas des moindres : « L EXPLORATION LUNAIRE § ». Non, je vous rassure chers lecteurs, c’est pas la nouveauté qui va vous faire dépenser une soixantaine d’euros, non les épreuves sur la lune se veulent tellement réaliste dans la conduite du bungy et sa physique lunaire (enfin, j’y suis pas encore allé) que ça reste à un niveau d’intérêt très limité, enfin a par si vous aimez conduire des caddy de golf sous perfusion de morphine et dans ces cas-là, je vous conseille vivement de consulter. Non il faut chercher les changements du côté graphique et communautaire.

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Qui n’a pas rêvé de gloire, d’argent facile et de groupies ? Parmi les grands rêves de célébrité, celui ressortant le plus est celui de rockstar. Mais avant d’espérer faire son premier album, il faut apprendre à jouer d’un instrument et parmi les méthodes un nouveau est arrivé récemment : Rocksmith. Il permet d’apprendre avec sa propre guitare/basse sur Playstation 3/PC/Xbox360 de manière « ludique » avec des jeux, des leçons et des morceaux connus. Sa version 2014 est sortie il y a peu et envisage de rendre l’apprentissage de l’instrument encore plus pédagogique. Mission réussie ou argent perdu ?

 

Rocksmith qu’est-ce que c’est ?

Meurs par le riff sale zombie !

Meurs par le riff sale zombie !

Pour ceux qui ne se sont pas laissés tentés par Rocksmith, voilà le propos de ce titre de 2012. Afin de promouvoir l’utilisation des engins tels que la guitare ou la base, Ubisoft se creuse la tête. Au moyen d’un adaptateur, la console devient l’amplificateur de l’instrument, permettant de jouer sur sa télévision avec beaucoup de guitares existantes. Mais ce n’est pas tout, le jeu propose de nombreux morceaux et exercices pour progresser dans leur maîtrise.

Du théorique pour commencer avec des leçons pour apprendre les accords, les power chords, les harmoniques et bien d’autres. Elles sont composées d’une vidéo de présentation et d’une mise en pratique, et sont la base de l’apprentissage. On a également des jeux d’arcades pour apprendre de manière plus amusante.On shoote des zombies pour les accords, des canards pour le placement des notes, et on contrôle un deltaplane pour le volume. Ils paraissent dispensables mais permet de plus avancer que les vrais cours. Enfin les chansons elles mêmes peuvent se jouer avec différentes difficultés, avec de nouvelles en téléchargement. Si l’on se plante on peut rejouer partie par partie. Le tout forme une méthode plutôt complète même si perfectible. Mais pourquoi une version 2014?

Rocksmith 2014 quoi de neuf ?

Ça peut faire peur, mais c'est le mode impro.

Ça peut faire peur, mais c’est le mode impro.

Dans le fond peu de choses ont changé dans cette version. La tracklist est bien sur différente et des nouveaux jeux d’arcade ont été intégrés. Plus important le choix des exercices associés à chaque chanson est plus pertinent. Une fois le morceau joué, les faiblesses sont analysées et des missions sont proposées. Et contrairement à Rocksmith 2012, celles ci sont vraiment ciblées sur le passage, le tempo, et la technique associée pour devenir meilleur au lieu d’une redirection vers les leçons. Pour finir, un nouveau mode impro est disponible. Dans celui ci on personnalise tout, de notre accordage d’instrument au tempo/pitch en passant par tous les accompagnements. Dommage qu’on ne puisse pas enregistrer ses compositions, mais le mode a le mérite d’exister. Un add-on donc, qui intéressera ceux qui n’ont pas essayé la dernière version, un peu moins les autres. Mais des retours sur le précédent jeu ont fait part de plusieurs défauts sur le cœur même du jeu, qu’apparemment 2014 ne corrige pas, notamment sur les notes elles mêmes.