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The Last of us – Que reste-t-il ?

C’est une question que je me pose souvent : dois-je refaire un jeu qui m’a marqué au fer rouge ? Cette question me taraude tellement que j’ai finalement peur de relancer mon jeu dit « préféré » : Final Fantasy VII. J’ai peur d’être déçu, me rendre compte que ce qui marchait à l’époque ne marche finalement plus aujourd’hui. J’ai peur de me rendre compte de tous les défauts du communément accepté comme « le meilleur des FF ». Peur que la féérie que j’ai ressentie dans mon adolescence naissante ne foute le camp. C’est pour cela que j’ai fini FF7 en 1998. Une seule fois. Je l’ai relancé quelques fois, pour me faire quelques heures de nostalgie, mais sans plus. Mais alors, pourquoi est-ce que je parle de FF7 en long, en large et en travers, alors que je dois normalement parler de The Last of Us ? Laisse-toi guider petite âme perdue…

Une mémoire vivante

L’approche que j’ai eue avec The Last of Us était drastiquement différente. Il faut le dire tout du reste, il s’agit probablement du jeu qui m’a le plus marqué ces 10 dernières années. Non pas dans son approche « jeu vidéo » mais dans le propos énoncé. J’ai joué au jeu alors que ma femme était enceinte et la relation père-fils décrite dans le jeu étant tout simplement magistrale, j’ai réussi à me projeter dans cet amour inconsidéré, allant à l’encontre de toute logique rationnelle. De plus, la part post-apocalyptique du jeu, élément constitutif à la fois des décors mais aussi de l’ambiance, c’est un petit peu ce que je préfère comme univers dans un JV ^^. Parlez-moi de Fallout, je suis aux aguets, de Stalker je saute de ma chaise, et de Wasteland, je prends carrément 15 jours de congés. Alors oui, The Last of Us avait de quoi me marquer. J’aurai pu faire comme avec FF7, l’encadrer dans une plaque de marbre pour que plus personne n’y touche, et pour que je puisse contempler une boîte de jeu, le sourire con aux lèvres, et une larme à l’œil parfois. Et bien non, pas deux fois la même erreur mon petit! Dans les deux ans qui ont suivis mon premier run, et à l’occasion de quelques heures devant moi, voilà t’y pas que je me farcis le DLC de ce chef-d’oeuvre qui, pour moi, restera dans les mémoires. Et bien sur, comme un con abruti par l’envie, me voilà obligé (car, bon, voilà…) de me refaire tout le jeu complet… Et la baffe n’était que plus grande. Oui The Last of Us, je veux faire de toi non pas un jeu « mythique », à la réalité bonifié par le temps, mais bien une mémoire vivante. Un jeu n’évolue pas, mais me suit dans mon évolution. Pour me rappeler une bonne fois pour toute que oui, c’est un chef-d’oeuvre intemporel.

Une empreinte indélébile

J’espère que vous avez bien regardé la vidéo ci-dessus, si ce n’est pas le cas : « Go Ahead ! ». Véritable célébration du jeu, il rassemble exactement tout ce qui en a fait un succès critique et commercial. Cette analyse n’est pas objective, mais est à l’appréciation de tout un chacun. Naughty Dog a réussi à faire ce que personne avant lui n’avait réussi à faire aussi bien : rapprocher le jeu vidéo du Cinéma. Attention. Je ne parle par de « faire du cinéma avec du jeu vidéo », pas du tout. Je parle vraiment d’être arrivé à faire un jeu fini, avec une histoire superbe, des personnages d’une rare profondeur, une musique qui colle totalement au ton, sans pour autant oublier qu’il s’agisse d’un jeu vidéo. The Last of Us est un pur produit interactif, mais il a su s’approprier les codes du Cinéma. C’est un fait indéniable. Et dans cet exercice, n’est pas Naughty Dog qui veut. Beaucoup se sont depuis essayés à l’exercice, sans arriver ne serait-ce qu’à la cheville de Joël et Ellie. Un des exemples les plus flagrants réside dans la tentative d’Insomniac Games à vouloir donner de la profondeur à Peter Parker. Une tentative louable, dans un jeu plutôt correct, mais un échec cuisant dans la volonté de faire une narration maîtrisée, proche de celle de The Last of Us. Vous me direz « oui, mais c’est un monde ouvert, tu ne peux pas comparer! ». Très bien, prenons alors le God of War nouvelle version. Nous sommes tous d’accord que la relation père-fils est là, que le duo évolue avec le temps aussi, que la narration se rapproche de celle de The Last of Us. Mais finalement ? Et bien cela ne marche pas. Ou alors vraiment moins bien. J’en finirai avec cela, car oui, que God of War change son fusil d’épaule à ce point, parte sur une narration plus intimiste, plus proche des héros, en dit long, très long, de l’influence qu’à eu le meilleur bébé de Naughty Dog sur toute l’industrie.

Et pourtant si imparfait

The Last of Us, c’est aussi la preuve absolue qu’un jeu n’a pas besoin d’être parfait pour être tout à fait inoubliable. Parce que le jeu regorge de défauts. J’en vois principalement 2, touchant pourtant au cœur de l’expérience. D’abord des problèmes évidents dans la narration et le rythme. En effet, le jeu oscille entre moments de tensions intenses, et platitude absolue sans que cela soit justifié. Je pense notamment aux 2 heures suivant le magistral prologue, où à l’attaque de Joël et Ellie dès lors qu’ils ont trouvé un voiture. A ce problème de rythme, s’ajoute le syndrome « oh non non non !!!!!!!! » déjà initié dans Uncharted, mais encore présent ici et d’autant moins excusable tellement l’aventure se veut intimiste. Ces phases d’alertes servant de transition entre une phase calme et une phase d’action sont encore plus dérangeantes dès lors qu’il s’agit de cinématiques.

A côté de ça, second problème majeur, mais qui se rapproche finalement du problème de rythme, ce sont les, parfois très lourds, problèmes de gameplay. Gameplay d’ailleurs que j’appelle de « remplissage ». Combien d’échelles portées d’un bout à l’autre d’une pièce pour caler quelques animations et gagner plusieurs secondes ? Combien de radeaux péniblement poussés entre deux rives. Combien de courtes échelles pour montrer une coopération entre les deux protagonistes principaux… Attention, cette logique de gameplay pullule partout dans toute la production vidéoludique actuelle, et elle est globalement jugée à la fois comme un défaut et un artifice de durée de vie. Mais malgré cela, malgré le fait qu’on peste véritablement à certains endroits, et bien The Last of Us est en tout point pardonnable. En tout cas on lui pardonne tout, tellement il est généreux, marquant, poignant, beau, profond, etc.

A retenir

Bien que ce petit témoignage n’est en aucun cas une argumentation construite, il va sans dire, j’espère que vous l’avez bien compris : qu’on le veuille ou non, et malgré tous les détracteurs du genre, The Last of Us a marqué toute une génération de jeux venant après lui. Au delà même de marquer toute une génération de joueurs. C’est dingue d’ailleurs parce que, plus j’y pense, plus je me dis qu’il s’agit là du jeu le plus structurant de la génération PS360. A la fois chant du signe, mais aussi mètre-étalon pour la génération PS4/ONE. En tout cas, merci Naughty Dog de m’avoir fait ressentir cela…

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Day of the Tentacle Remaster : Les WC du temps

Je préfère vous le dire tout de suite, Day of the Tentacle est mon point&click préféré. Cet humour absurde, ces voyages dans le temps, etc. J’ai fini le jeu pour la première fois au tout début des années 2000, et j’en ai gardé un souvenir impérissable. Et justement, parce que je ne voulais pas m’enlever cette sensation, je n’ai jamais relancé le jeu, comme si j’avais peur que mon souvenir soit faussé. Et c’est bien cette version Remaster qui m’a presque forcé à repasser sur le billard. Je me suis donc replongé à l’époque du début de mon adolescence. Retour vers le passé grâce aux chronos-WC !

Contexte à l’arrache

Vous contribuerez à la création du drapeau Américain !

Vous contribuerez à la création du drapeau Américain !

Petit rappel des faits : l’histoire se passe 5 ans après la fin de Maniac Mansion. Alors que le Polu-O-Matic du fou furieux Fred Edison déverse ses polluants dans la rivière juste derrière sa maison, les tentacules Verte et Pourpre se baladent sur ses rives, souvenez vous, ces deux amis de Bernard le nerd dans le premier épisode. Et même si ce sont des ventouses, elles ont besoin de s’alimenter et de s’hydrater, et justement, Pourpre a soif.  Mais voilà, l’eau est salement polluée et Verte le dissuade de boire, mais l’autre n’en fait qu’à sa tête. Résultat dramatique pour toute l’humanité : Pourpre se voit pousser des bras et n’a qu’une seule envie : dominer le monde grâce à ses nouveaux atours.

C’est alors que la tentacule Verte envoie un SOS à notre cher Bernard Bernouilli lui expliquant la situation, et surtout, que Fred Edison, le savant fou, veut les buter. Ni une ni deux, Bernard décolle pour le fameux motel en embarquant Hoagie et Laverne. Bernard délivre les tentacules, et la fin du monde est proche à cause des actions de Pourpre. C’est la merde, et pour réparer tout çà, Fred propose aux trois lurons de partir dans le passé, la veille en fait, pour empêcher que Pourpre ne boive cette eau ! Le tout grâce à une invention diabolique : le Chrono-WC. Sauf que pour utiliser cette invention, il faut un diamant, un vrai. Et comme Fred est un gros radin, il n’a investi que dans un diamant en plastoc. Les WC démarrent, le faux diamant explose, et voici nos compères errants dans les couloirs du temps : Hoagie est envoyé 200 ans dans le passé, au temps des pères fondateurs de la nation américaine, Laverne 200 ans dans le futur dans un monde dominé par les tentacules et Bernard est lui revenu dans le présent. Bienvenue dans Day of the Tentacle, le jeu au scénario le plus WTF de Lucas Arts !

La logique est morte, vive la logique

Vous rencontrerez des tentacules avec des bras

Vous rencontrerez des tentacules avec des bras !

Si vous ne le savez pas, DotT est un Point’n’ clik et tout se joue à la souris. Et c’est à peu près la seule chose de logique, puisque, à part bouger la souris à droite, pour qu’elle aille a droite, il va falloir que vous oubliez toute rationalité pour venir à bout, et apprécier ce chef d’oeuvre. Tenez par exemple, même si les héros sont dans des époques différentes, vous pouvez toujours vous passer des objets… Par les chrono-WC… En tirant la chasse (processus amélioré dans ce remaster d’ailleurs). Et ça ne choque aucun Américain du XVIIIème sicèle de voir une cabine de toilette de chantier dans leurs jardins. Notons également des résolutions d’énigmes bien tordues. Attention petit spoiler : Si tu envoies à Hoagie un pot de peinture rouge depuis le présent par le chrono WC, et que tu peins les fruits d’un arbre en rouge dans le passé, alors Laverne dans le futur pourra descendre de l’arbre car celui-ci aura été abattu dans le passé. Vous suivez ?  Et je ne parle que de la partie émergée de l’Iceberg, parce que la partie visible… Mais Laverne cette gueule ?! Mais le design de Georges Washington ?! C’est du grand, mais alors du très grand n’importe quoi. Et c’est bien entendu ce qui fait le charme de DotT.

Yakuza 6, une histoire de coeur

Qu’il est difficile de juger « objectivement » un Yakuza. Certains joueurs vont se jeter dans l’aventure pour s’immerger dans un Japon qu’ils envient ou apprécient, d’autres pour fracasser des crânes et se faire un malin plaisir à doser les salles d’arcades ou quêtes annexes, et d’autres, dont je fais partie, apprécient Yakuza pour sa narration de haute volée et pour son scénario toujours passionnant. Malgré tous les points frustrants de cet épisode, cités plus loin, qui pourraient lui valoir d’attirer les foudres des fans, Yakuza 6 propose quelque chose de spécial qui fait que, deux semaines après l’avoir fini, j’y pense encore tous les jours.

Tout d’abord, situons le propos et les promesses de cet épisode. Pour Yakuza 6, Sega s’est focalisé sur deux points importants : le nouveau moteur du jeu et le casting de rêve (avec notamment Takeshi Kitano et Shu Oguri). L’histoire quant à elle se passe directement après la fin du 5e épisode, slalomant entre un futur proche (3 ans plus tard) et les quelques heures suivants la fin du dernier opus. Concernant le moteur, il est objectivement difficile de saluer le travail de Sega, puisque si le jeu est en effet un poil plus beau, avec d’ailleurs toujours ses visages absolument incroyables, il a amené des coupes de budget sur tout le reste du titre et n’est surtout pas bien optimisé. Alors que les joueurs découvrent les joies du 60 fps sur Yakuza 0 en ce mois de janvier, sachez que Yakuza 6, sur PS4 standard tout du moins, ne tourne même pas a 30 FPS stable, puisqu’il a parfois de sérieuses chutes de framerate.

De plus, le contenu annexe a prit un coup dans l’aile, puisque le titre propose moins d’activités que le 5e opus par exemple. L’histoire elle même est plus courte, environ 20h, avec un seul personnage (Kiryu). Probablement pour avoir un rythme plus soutenu et éviter les passages trop longs et inutiles comme certains passages de Yakuza 5. Bref, privilégier la qualité à la quantité. Le problème étant que Yakuza 6 souffre tout de même d’un passage non négligeable de quelques heures en début de partie (lorsque l’on arrive à Hiroshima la première fois). Le gameplay a lui aussi subit des coupes, puisqu’il n’est plus possible de frapper ses adversaires avec différents styles, privilégiant encore une fois la méthode classique de Kiryu. Dommage puisque le nouveau moteur permet de donner plus de percussion dans les coups ce qui rend les combats beaucoup plus brutaux et jouissifs.

En ce qui concerne le casting, je pense que tout le monde attendait Yakuza 6 pour Kitano. Vous serez malheureusement déçu, puisqu’il n’apparaît presque pas et a un rôle totalement inutile jusqu’aux 3/4 du jeu. Il vous arrivera très probablement de penser que Kitano est LA grosse arnaque du jeu pendant un très long moment. En revanche, que ce soit pour Shu Oguri ou les autres personnages, ils sont non seulement présents mais surtout avec des rôles très intéressants tout au long de l’aventure.

Attack on Titan – Wings of Freedom, l’humanité contre-attaque

 

Phénomène planétaire à bien des égards, l’Attaque des Titans, de son vrai nom Shingeki No Kyojin, vit le jour en 2009. Les fans du manga se virent donc ravis de l’adaptation sur petit écran qui, en 2013, rallia de vastes hordes de fans supplémentaires grâce à sa réalisation réussie, dépeignant un monde cruel et macabre dans lequel les humains se font dévorer les uns après les autres par d’immenses créatures dont on ignore les origines. Ces Titans, dessinés par Hajime Isayama, sont donc le fléau qui frappe l’humanité et la menace d’extinction. Pour se protéger de ces créatures, nos congénères fictifs en sont réduits à se réfugier entre des murs gigantesques qui leur donnent ensuite l’illusion d’une vie normale et paisible. Après l’énorme succès rencontré par l’animation, il ne fut guère surprenant que les joueurs du monde entier se voient proposer d’offrir leur aide à l’humanité en charcutant du Titan pour venger les innombrables morts qu’ont laissé ces derniers dans leur sillage. Le studio OMEGA Force étant à la baguette, on pouvait espérer une adaptation vidéoludique digne de ce nom, sachant que le jeu allait être typé beat’em all/action et qu’on a en tête les excellents Dynasty Warriors et les sympathiques One Piece : Pirate Warriors. Très attendu dans nos contrées, A.o.T. – Wings of Freedom avait donc la lourde tâche de faire honneur à l’œuvre originale et de s’inscrire dans la même lignée que l’excellente adaptation animée qui a conquis le cœur de nombreux fans.

Le repas est servi !

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L’humanité est en voie d’extinction…

Lorsqu’on lance le jeu, on se voit d’emblée proposer deux modes principaux que sont les modes « Attaque » et « Expédition ». Le mode Attaque vous permet de prendre part à l’histoire afin de débloquer des bonus et des personnages jouables dans le mode expédition, un mode de jeu libre où vous effectuez des missions avec l’un des 10 personnages disponibles. On retrouve avec joie les personnages désormais cultes du manga que sont Eren, Mikasa, Armin ou encore Livaï.  Fidèles à la série animée, ces derniers sont parfaitement interprétés par les doubleurs de l’animé. Les fans ne sont donc pas dépaysés de ce côté-là, même si on peut regretter l’absence de la B.O. de l’animé. Le mode « Attaque » reprend donc la trame narrative du manga et plus particulièrement de la saison 1 de l’adaptation sur petit écran. Je conseille cependant d’emblée aux joueurs n’ayant pas lu le manga de s’arrêter après le chapitre 3, le chapitre 4 dévoilant quelque peu la suite de l’animé. Le monde dépeint par le jeu est assez fidèle à l’atmosphère de désespoir qui règne dans l’œuvre originale et, nourri par le désir de vengeance d’Eren, le joueur démarre le jeu avec l’antipathie vengeresse de celui qui a subi indirectement la souffrance des habitants de cette dystopie.

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Mikasa est toujours aussi badass

Le cell-shading utilisé rend hommage à l’animation et au style manga très apprécié par les Japonais notamment. C’est tout de même assez étrange de revivre les mêmes scènes, avec les mêmes dialogues, sous forme vidéoludique. Le souci, c’est que la réalisation n’est pas aussi réussie et que le but du jeu, si ce n’est rappeler à tout va qu’il est l’adaptation en jeu vidéo d’une œuvre majeure, est clairement la destruction des Titans et la riposte de l’humanité, confortablement installée dans son canapé. On retrouve néanmoins des scènes assez spéciales de l’animé et le doublage rend le tout plutôt immersif. Malgré tout, les scénaristes ont clairement visé les fans car certains enchaînements narratifs sont assez brouillons et on se retrouve d’une map à l’autre sans vraiment comprendre la logique qui se cache derrière. Nous voilà donc lancés dans l’action pure et dure après un petit rappel anecdotique sur l’équipement tridimensionnel que les escouades se doivent de porter, étant donné qu’il est le seul moyen efficace de venir à bout des Titans. Le repas est donc servi ! Mais c’est à notre tour de festoyer et de bouffer du Titan.

Titans Warriors 

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Lui couper la jambe permettra de le clouer au sol

Si vous avez joué aux Dynasty Warriors, vous remarquerez d’emblée le même problème de caméra et de baisse de framerate lorsque les hordes d’ennemis vous encerclent, à tel point que parfois, on en perd de vue le personnage contrôlé. Le style miniature des maps bien délimitées nous rappellent évidemment ces derniers. Mais cela reste positif tout de même puisqu’on se souvient du fun procuré par cette série, toujours dynamique et super bien rythmée. A.o.T, c’est un peu un mini Dynasty Warrior mais dans les airs. Le jeu est dynamique, les phases d’action sont rythmées à merveille et on prend réellement du plaisir à terrasser les Titans. Néanmoins, on s’éloigne quelque peu de la série des Musou (Warriors en Europe) en réinventant quelque peu le jeu d’action à la OMEGA Force. Chaque Titan a plusieurs parties distinctes : ses deux jambes, ses deux pieds et bien évidemment, sa nuque. Si vous avez-vous aussi été attentifs aux cours dispensés lors de la formation des nouveaux soldats, vous savez que le seul moyen de tuer un Titan est de l’attaquer au niveau de la nuque, ce qui l’empêche de se régénérer. Pour ce faire, une paire de lames spéciales est nécessaire. En résumé, il suffit de le trancher à la nuque afin de le terrasser. Mais étant donné que nous sommes de gros sadiques, on passe notre temps à bien lui trancher les deux jambes et les deux bras avant de le terrasser…ou alors le laisser agoniser au sol. C’est sans compter sur le fait que certains se mettent à ramper et à vous choper avec leur mâchoire. (Ouais, il vaut mieux les achever en fait).

Le jeu à caractère beat’em all dans l’âme reprend également un système de crafting qu’on avait déjà pu apercevoir dans Dynasty Warriors 8. Quelques ajouts RPGesques sont donc ajoutés au tout, comme des montées de niveau, du farming de ressources diverses et variées et ce système de crafting, pas très abouti au final puisqu’on ne nous propose qu’un choix limité d’armes pendant la majorité de l’aventure. Il faut attendre la fin du jeu pour qu’il devienne vraiment intéressant. Le jeu n’étant pas difficile, avec des Titans qui font affreusement penser à l’IA peu réactive des D.W., le crafting ne se rend pas indispensable, ce qui est assez dommage dans la mesure où le joueur qui veut juste bourriner du Titan, ira bourriner du Titan sans rien crafter.

E3 2016 : Battlezone VR, un argument de poids pour porter le casque

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A l’E3 2016, Battlezone fait son grand retour en réalité virtuelle. Et Battlezone, grand jeu de l’arcade, à LSR ça nous connait. Nous avons donc filé sur le stand Rebellion pour pouvoir voir comment la série, pionnière des années 80, a pu (ou non) passer l’épreuve du temps, tout en intégrant la nouveauté technique des casques de réalité virtuelle. Voici nos impressions! 

 

battlezone_vrC’est dans une petite salle que l’un des développeurs de chez Rebellion nous accueille pour nous faire tester le jeu. A tour de rôle on porte donc le casque PSVR, les écouteurs et la manette Dualshock 4, ce qui donne une impression de lourdeur dans l’équipement nécessaire à l’expérience. Sentiment estompé rapidement dès les premières minutes du jeu et la prise en main du tank. Des commandes simples mais qui s’assimilent vite, la manette PS4 permettant de contrôler le tank et de le faire tirer, tandis que le casque VR  permet de regarder autour de soi. On s’amuse à repérer tous les détails et indications du cockpit, tout en regardant la base depuis laquelle on part vers le champ de bataille. Et en parlant de combat, la nervosité du reboot du titre de 1998 (lui même reboot du classique de 1980) est présente à chaque seconde. Les ennemis apparaissent dans tous les coins, et avec des missiles ou une mitraillette, on cherche avec la tête et les mains à faire un score parfait tout en évitant de trop gros dégâts. On peut également se mettre a couvert et repérer le bon moment pour mettre à terre les tourelles meurtrières en très peu de coups. Un bon programme en quelque sorte, mais que vaut Battlezone en temps qu’expérience VR ? Et respecte t-il le « feeling rétro » de la série?

battlezone_02Côté VR c’est une réussite. Retroz comme moi même avons apprécié le fait de contrôler le tank de cette manière, dans les déplacements comme les attaques. De plus, pour compenser les mouvements lents du tank, un boost est intégré rendant le jeu plus dynamique. L’immersion est totale et  cette jouabilité semble naturelle sur un jeu de ce genre. Et la partie rétro est également respectée grâce à la direction artistique du titre. Les graphismes à la fois simples mais colorés et futuristes donnent une impression de se retrouver dans un Tron 3, avec des effets de lumières et des batiments « néon » renforçant cet aspect. Le sound design quant à lui mélange la nouveauté apportée par le support exclusif PS4, aux « bips » et sons synthétiques des années 80. Un bon mélange de deux mondes, qui doté d’une durée de vie suivant les promesses de départ, pourra être un jeu phare du line up du PSVR.

Flbond & Retroz

Uncharted : The Nathan Drake Collection, une bonne refonte

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Avant de commencer le test, il faut vous faire une confidence : la question des remasters pose débat dans la rédaction. Certains trouvent que c’est une arnaque, d’autres pensent que « si tu n’aimes pas, t’achètes pas »…bref c’est le bordel. Et au jeu des refontes, Sony truste le haut du classement avec de nombreux titres avec les portages HD PS3 (Sly Racoon, Jak And Daxter, Ico & SOTC,…) ou les versions remasterisées de cette même console sur PS4 (Gof Of War 3, The Last Of Us,…). Généralement on oscille entre le paresseux et le bon, et quand les aventures de Nathan Drake ont été annoncées en collection avec du lifting ainsi qu’avec un collector de cette même collection, il y avait de quoi fuir. Mais on va laisser les préjugés de côté et chercher des trésors une seconde fois en compagnie de l’Indiana Jones vidéoludique.

 

QU’EST CE DONC QU’UNCHARTED?

UNDC2Avant de rentrer dans les détails d’un remake, il ne faut pas oublier les personnes n’ayant jamais touché au jeu d’origine. La série Uncharted nous plonge dans une aventure digne d’un Indiana Jones, ici sous forme de jeux de tirs à la troisième personne. Vous incarnez Nathan Drake, un « voleur » de trésors partant aux quatre coins du monde pour découvrir les plus grands mythes de l’Histoire. C’est ainsi qu’il part dans le premier épisode sur les traces de l’ElDorado, aidé des écrits de son aïeul et son acolyte Sully, espérant trouver des montagnes d’or. Il sera également amené à rencontrer Elena, une journaliste en quête du reportage ultime, qui aura un rôle important à jouer dans l’aventure. Le jeu alterne phases d’actions, de tir, de plate-formes et de véhicules avec une volonté de se placer comme « dans un film » tout en oubliant pas le gameplay. La formule est reprise dans Uncharted 2 : Among Thieves, où cette fois-ci il part compléter l’œuvre de Marco Polo, en allant déterrer le mythe du royaume de Shambhala. Bien sûr, un taré à la tête d’une armée privée va vouloir également sa part du butin, et notre héros se trouve quasiment seul pour choisir entre sa soif de trésor et de survie. Quasiment, car en plus d’Elena et Sully, une aventurière de braise va faire son entrée qui ne laissera pas indifférent ce cher Nate. Côté réalisation, le jeu est plus travaillé, plus spectaculaire, bien mieux mis en scène, et même s’il reprend les mêmes mécanismes, donne une gigantesque claque au joueur.  D’ailleurs le jeu va recevoir de nombreux prix, et récoltera les plus grandes éloges de la presse, seulement pour être dépassé par…The Last Of Us. Cerise sur le gâteau, un mode multijoueur plutôt complet est ajouté. L’exploit ne sera pas ré atteint avec Uncharted 3, bien qu’il soit de très bonne facture. L’aventure s’ouvre sur encore plus de destinations, que ce soit en Europe (Paris, Londres) ou dans le Moyen Orient (Syrie, Yemen, …), et trouve encore un mythe de la vie réelle (la cité enfouie d’Iman) pour en faire une aventure vidéo-ludique. Les standards de qualité technique et de gameplay sont là, mais il manque un poil de folie pour aller encore plus loin. En résumé une trilogie solide, qui sait mixer les genres pour faire vivre une aventure épique digne du cinéma, avec des personnages charismatiques, sans pour autant oublier le gameplay.

 

SUR LA FORME

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Mais vous voulez en savoir plus sur la collection retravaillée. Sur ce point, si l’on oublie le débat sur le bien fondé des remasters, le travail de Bluepoint Games est très convaincant. Outre le passage obligé en résolution haute (1080p) plusieurs petits ajouts ont été faits. Les visages ont par exemple été refaits, les décors ont bénéficié de nouvelles textures, et certains effets comme ceux de l’eau sont plus réalistes. Les 60 images par seconde quant à elles apportent un réel plus, car la fluidité est primordiale pour un jeu de ce type, et chaque scène s’enchaîne naturellement. Malheureusement tout n’es pas parfait dans le royaume des remakes. Dans une remarque plus globale la refonte bénéficie surtout à Uncharted 1 et moins à ses deux suites. Non pas que le travail soit mal fait dans les deux tiers de la collection, mais le deuxième et le troisième opus avaient déjà placé la barre haute en termes de réalisation. On retrouve donc, et même si je vais me faire des ennemis, le même problème que The Las Of Us. Enfin les bugs persistent encore et toujours, souvent reproductibles dans les phases de plates-formes. Comme vous le pouvez voir sur la photo, ci-contre, les collisions ne sont parfois pas si bien gérées que ça et l’on peut se retrouver avec un Nathan Drake dans le vide. Plus gênant encore, j’ai eu la mauvaise surprise de rester coincé dans les glaces du Népal sans pouvoir bouger, et donc recommencer la partie. Pour vous rassurer, ils ne sont pas non plus partout et le jeu se laisse jouer avec plaisir. Mais pour une collection qui se vendait à 49 euros à sa sortie, c’est quand même dommage.

Pro Evolution Soccer 2016 : 20 ans déjà

Pro evolution soccer 2016 cover

Pro evolution soccer c’est déjà 20 ans d’histoire, une histoire qui a démarrée sur Playstation sous le nom d’ISS Pro puis d’ISS Pro evolution et enfin de Pro evolution soccer (ou winning eleven au Japon). 20 ans d’histoire avec des hauts et des bas, des moments de joie et des moments de peine. Quand est-il donc de ce Pro Evolution Soccer 2016, joie ou peine ?

COMME A L’EPOQUE

PES 2016 FranceJe me souviens particulièrement d’ISS Pro evolution qui restera l’épisode qui a marqué mon enfance. S’en suit de glorieuses années, du premier PES jusqu’à PES 6. Années durant lesquelles FIFA n’a jamais su faire face à l’ogre japonais notamment sur le plan du gameplay. Puis c’est le drame PES n’a jamais su s’adapter aux nouvelles consoles PS3 et Xbox360. Tandis que son homologue FIFA a su se réinventer avec l’arrivée de ces consoles, PES lui a le regard tourné vers son glorieux passé et ne parviendra jamais à évoluer et à rattraper son retard technologique sur FIFA.

 

ISS Pro Evolution

ISS pro evolution

France Brésil ISS pro evolutionISS Pro Evolution est selon moi l’épisode qui a donné une nouvelle dimension à la série des Pro Evolution, c’était il y a 15 ans en l’an 2000. Un vrai régal, ce jeu était incroyable en tout point, même la cinématique d’introduction (encore magnifique aujourd’hui) qui « pu le football » m’a marqué à vie. Pour la première fois on parle de « simulation » de football, le ballon ne colle plus vraiment aux pieds (du moins on en a l’impression), les mouvements des joueurs sont fluides et réalistes, ISS Pro Evolution est une véritable claque!

ISS pro evolution

Je me rappelle d’ISS Pro Evolution comme étant le premier jeu de foot qui a fait croire à mon père sur un coup d’œil que je regardais un match à la TV et non que je jouais à un jeu vidéo. Pour la première fois un jeu apparaissait comme réaliste, alors que de son coté à la même époque FIFA proposait un jeu où s’enchaînaient les buts à base de reprises de volée en retourné acrobatique.  ISS Pro Evolution faisait la par belle au jeu, à la construction et au passes bien senties. Le terrain semblait vraiment grand, les joueurs étaient limités physiquement, ressentaient la fatigue, et la balle devenait lourde en fin de match. ISS Pro Evolution avait très peu de licences mais cela n’était pas grave, l’important c’est qu’on s’y croyait. Les matchs se suivaient et ne se ressemblaient pas, les actions et les situations étaient très variées. Le Gameplay était d’une précision redoutable.

ISS Pro Evolution est un mythe à mettre au panthéon du jeu de football, un jeu qui ne constitue pas seulement une évolution mais une révolution tout simplement. 

 

L’arrivée des consoles new gen est alors l’occasion pour PES de se racheter et de réussir cette-fois ci à prendre le train en marche. Pro Evolution Soccer 2015 était un excellent jeu de foot qui sonnait la renaissance de la série des Pro evolution soccer. Beau, fluide, réaliste, réactif et profond PES 2015 a su notamment tirer parti du fox engine pour se refaire une beauté et offrir un gameplay de qualité. La grande prouesse de PES 2015 a été de proposer un gameplay rappelant les sensations des meilleurs PES tout en offrant un jeu de foot réellement new gen. En somme Pro evolution soccer a su évoluer tandis que la série des FIFA elle commençait à se reposer sur ses lauriers.  Quand est-il donc de cet épisode 2016 qui doit être l’épisode de la confirmation. N’y allons pas par quatre chemin, Pro Evolution Soccer 2016 est l’un des meilleurs, si ce n’est le meilleur jeu de foot de tous les temps, je m’explique.

Blood Bowl 2 : du sang des larmes et un ballon

Blood bowl 2

Tenter d’expliquer en quelque lignes ce qu’est Blood Bowl 2 et le plaisir unique qu’il peut procurer au joueur est une tâche très ardue. Blood Bowl 2 est une sorte de mélange entre de l’héroïque fantasy, XCOM et du football américain. Une recette unique et improbable qui offre un résultat tout simplement

CASINO ROYAL

03Etant tiré d’un jeu de plateau, Blood Bowl 2 intègre un système de lancer de dé qui fait tout le sel de jeu. Jouer à Blood Bowl 2 c’est accepter une grande part d’aléatoire et sans cesse se préparer au pire. Les règles du Blood Bowl sont très riches, subtiles et complexes. Malgré cela les développeurs de Cyanide ont fait un effort considérable et sont parvenus à rendre le jeu accessible. Notamment grâce à une interface très claire et à un mode campagne excellent. Ce dernier nous place aux commandes des Reikland Rivers une équipe d’humains (moyen dans tous les domaines donc parfaits pour se faire la main) et nous permet d’apprendre matchs après matchs les différentes mécaniques de jeu. Ce mode est par ailleurs très bien mis en scène grâce à des cinématiques mettant en avant les 2 commentateurs sportifs Jim et Bob entre chaque match. De plus des évènements exclusifs au mode campagne comme le crash d’un gyrocopter sur le terrain ou l’arrivée surprise d’une star viennent pimenter la saison.  Ce mode campagne est donc une très bonne initiative qui permet à chacun de découvrir le jeu à son rythme, avant de se lancer dans les impitoyables joutes multi-joueurs qui sont l’attrait principale du titre.

LE « VRAI » JEU : LE MULTI

01Pour jouer en ligne il faut d’abord créer son ou ses équipes en choisissant une race parmi les 8 proposées (d’autres viendront en DLC). Chacune des races possèdent ses forces et faiblesses qui orienterons les joueurs vers des styles de jeu très différents. Certaines races comme les elfes sont plus tournées vers le jeu de passe et l’esquive alors que les Orcs misent plus sur la force et le combat. Le jeu est néanmoins très équilibré et les bons stratèges auront toujours les armes pour contrer les différents styles de jeu. Il a noté que les joueurs de nos équipes évoluent au fil des matchs, qu’il est possible de recruter et d’échanger des joueurs, et que ces derniers peuvent se blesser ou même mourir pendant les rencontres, ce qui augmente la tension durant chaque action. Il est possible de perdre définitivement son joueur préféré suite à un tacle monstrueux et rien ne pourra le ramener. Le mode multijoueur s’inscrit donc dans la durée et est organisé en ligues dans lesquelles on peut inscrire nos équipes. C’est un réel plaisir que de voir évoluer son équipe, et se lancer dans un nouveau match est toujours un frisson sachant le risque qu’encourent les joueurs.

Until Dawn, aucun tueur…excepté une fois au chalet

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Les jeux à QTE, ça fait un moment que ça existe, mais depuis quelques années les expériences interactives passionnent le grand public gamer. Des films interactifs avec juste un peu de gameplay et une histoire prenante à plusieurs embranchements, qui bien que conspués par certains, restent des jeux en eux mêmes. L’exemple le plus connu est le thriller d’un père prêt à tout pour sauver son enfant (Heavy Rain) suivi de l’aventure surnaturelle bien que décevante (Beyond Two Souls). En 2012, un jeu d’horreur sur le même principe fait son apparition, reprenant le principe du slasher movie, en première personne pour PS3. Suite à de nombreux retards,  le jeu passe finalement sur PlayStation 4 et passe en troisième personne, pour sortir en 2015. Que vaut cette aventure lugubre? partons pour le chalet.

TOUT PARTAIT D’UNE SIMPLE BLAGUE

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Comme dans le plus cliché des films d’horreur, l’aventure sous forme épisodique commence avec une bande d’ados fêtant un anniversaire dans un chalet au fin fond de la forêt. Par dessus le marché, ce chalet est construit sur une ancienne terre indienne. La fête tourne mal lorsque Hannah Washington, une membre du groupe tombe dans le piège de Mike, son coup de coeur, lui demande d’aller dans sa chambre pour au final être surpris par tous les autres. Cette dernière s’enfuit dans les bois et sa soeur jumelle Beth décide de la suivre. Mais au détour d’une falaise, une menace les fait tomber et les tue sur le coup. Un an plus tard, le groupe entier décide de revenir sur les lieux du drame à minuit pour tourner la page. Josh tout d’abord est le frère des soeurs disparues et semble être persuadé que cet anniversaire pourra l’aider à avancer. Mike et Jessica sont les personnalités les plus fortes, lui considéré comme le beau gosse sans peur et elle la fille dont tous les mecs sont amoureux (voire plus). Emily et Matt, la première étant l’ex de Mike, sont le couple où la fille porte la culotte et le mec préfère rester en retrait. Ashley quant à elle est la fille manquant de confiance en soit, et ayant le béguin pour Chris, le grand rigolo de la bande à la limite de la lourdeur. Enfin, Sam ferme la marche et se révèle être une fille débrouillarde type garçon manqué, qui aime plus la solitude. Nos amis arrivent sur place et décident de se comporter en petits cons et bien sûr de se séparer, mais rien va se passer comme prévu car un tueur rôde dans les parages. Vont-ils réussir à tenir jusqu’à l’aube sans encombre ? c’est au joueur de le décider. Et parfois ce qu’il pensera être le plus altruiste ne sera pas forcément la bonne solution. Ce scénario est classique mais ce qui nous intéresse c’est une fois la manette en main.

IL COURT IL COURT LE TUEUR

12074659_10153355412713141_6083213971397814232_nSi vous êtes habitués à des jeux comme Heavy Rain, vous ne devriez pas être chamboulés. Dans les passages dits « calmes », vous pouvez contrôler votre ado paumé à l’aide d’un stick tandis que de l’autre vous contrôlez sa seule source de lumière à travers des environnements comme le chalet, la forêt ou encore les fonds des mines. Si une action est possible vous la ferez que d’une seule touche, accompagné d’un stick pour des actions spécifiques (enfoncer une porte par exemple). Vous pourrez admirer le travail sur la direction artistique des plus glauques, jusqu’aux moments « QTE ». Dans ces phases de danger ou d’action, vous devez appuyer sur une touche donnée le plus vite, et un échec vous exposera à une conclusion tragique. Ce qui est bien dans Until Dawn, c’est que le contexte de film d’horreur/thriller colle assez bien avec les QTE et va pousser encore plus loin dans le stress de tous les instants. Et dans ce grand show macabre, il y a quand même bon nombre de rebondissements et un travail fait sur les personnages (même si ce n’est pas du film d’auteur) pour vous garder en haleine. Une originalité est que tout ce qui vous arrivera ou presque est annoncé par des totems que vous trouverez ici et là, de tradition indienne. Représentant des papillons de couleur (noire, rouge, blanc, etc..), ils vous annonceront des morts, des dangers, des pertes d’amis, des passages de chance et des consoles. Ils se passeront dans le futur sauf si vous intervenez contre le possible destin. En parlant de destin, vous aurez une séquence spéciale entre les épisodes, prenant place dans un cabinet de psychologue où le joueur est dans les yeux du patient. Ici une simple série de questions déterminera la suite de l’entretien, et plus l’aventure passe plus les choses vont tourner mal entre les deux personnages. Ce sont donc deux histoires qui vont peut-être s’entrecouper, pour le plaisir du joueur qui se laisse entraîner. Car la question se poste : aimerez-vous Until Dawn?