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Phénomène planétaire à bien des égards, l’Attaque des Titans, de son vrai nom Shingeki No Kyojin, vit le jour en 2009. Les fans du manga se virent donc ravis de l’adaptation sur petit écran qui, en 2013, rallia de vastes hordes de fans supplémentaires grâce à sa réalisation réussie, dépeignant un monde cruel et macabre dans lequel les humains se font dévorer les uns après les autres par d’immenses créatures dont on ignore les origines. Ces Titans, dessinés par Hajime Isayama, sont donc le fléau qui frappe l’humanité et la menace d’extinction. Pour se protéger de ces créatures, nos congénères fictifs en sont réduits à se réfugier entre des murs gigantesques qui leur donnent ensuite l’illusion d’une vie normale et paisible. Après l’énorme succès rencontré par l’animation, il ne fut guère surprenant que les joueurs du monde entier se voient proposer d’offrir leur aide à l’humanité en charcutant du Titan pour venger les innombrables morts qu’ont laissé ces derniers dans leur sillage. Le studio OMEGA Force étant à la baguette, on pouvait espérer une adaptation vidéoludique digne de ce nom, sachant que le jeu allait être typé beat’em all/action et qu’on a en tête les excellents Dynasty Warriors et les sympathiques One Piece : Pirate Warriors. Très attendu dans nos contrées, A.o.T. – Wings of Freedom avait donc la lourde tâche de faire honneur à l’œuvre originale et de s’inscrire dans la même lignée que l’excellente adaptation animée qui a conquis le cœur de nombreux fans.

Le repas est servi !

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L’humanité est en voie d’extinction…

Lorsqu’on lance le jeu, on se voit d’emblée proposer deux modes principaux que sont les modes « Attaque » et « Expédition ». Le mode Attaque vous permet de prendre part à l’histoire afin de débloquer des bonus et des personnages jouables dans le mode expédition, un mode de jeu libre où vous effectuez des missions avec l’un des 10 personnages disponibles. On retrouve avec joie les personnages désormais cultes du manga que sont Eren, Mikasa, Armin ou encore Livaï.  Fidèles à la série animée, ces derniers sont parfaitement interprétés par les doubleurs de l’animé. Les fans ne sont donc pas dépaysés de ce côté-là, même si on peut regretter l’absence de la B.O. de l’animé. Le mode « Attaque » reprend donc la trame narrative du manga et plus particulièrement de la saison 1 de l’adaptation sur petit écran. Je conseille cependant d’emblée aux joueurs n’ayant pas lu le manga de s’arrêter après le chapitre 3, le chapitre 4 dévoilant quelque peu la suite de l’animé. Le monde dépeint par le jeu est assez fidèle à l’atmosphère de désespoir qui règne dans l’œuvre originale et, nourri par le désir de vengeance d’Eren, le joueur démarre le jeu avec l’antipathie vengeresse de celui qui a subi indirectement la souffrance des habitants de cette dystopie.

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Mikasa est toujours aussi badass

Le cell-shading utilisé rend hommage à l’animation et au style manga très apprécié par les Japonais notamment. C’est tout de même assez étrange de revivre les mêmes scènes, avec les mêmes dialogues, sous forme vidéoludique. Le souci, c’est que la réalisation n’est pas aussi réussie et que le but du jeu, si ce n’est rappeler à tout va qu’il est l’adaptation en jeu vidéo d’une œuvre majeure, est clairement la destruction des Titans et la riposte de l’humanité, confortablement installée dans son canapé. On retrouve néanmoins des scènes assez spéciales de l’animé et le doublage rend le tout plutôt immersif. Malgré tout, les scénaristes ont clairement visé les fans car certains enchaînements narratifs sont assez brouillons et on se retrouve d’une map à l’autre sans vraiment comprendre la logique qui se cache derrière. Nous voilà donc lancés dans l’action pure et dure après un petit rappel anecdotique sur l’équipement tridimensionnel que les escouades se doivent de porter, étant donné qu’il est le seul moyen efficace de venir à bout des Titans. Le repas est donc servi ! Mais c’est à notre tour de festoyer et de bouffer du Titan.

Titans Warriors 

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Lui couper la jambe permettra de le clouer au sol

Si vous avez joué aux Dynasty Warriors, vous remarquerez d’emblée le même problème de caméra et de baisse de framerate lorsque les hordes d’ennemis vous encerclent, à tel point que parfois, on en perd de vue le personnage contrôlé. Le style miniature des maps bien délimitées nous rappellent évidemment ces derniers. Mais cela reste positif tout de même puisqu’on se souvient du fun procuré par cette série, toujours dynamique et super bien rythmée. A.o.T, c’est un peu un mini Dynasty Warrior mais dans les airs. Le jeu est dynamique, les phases d’action sont rythmées à merveille et on prend réellement du plaisir à terrasser les Titans. Néanmoins, on s’éloigne quelque peu de la série des Musou (Warriors en Europe) en réinventant quelque peu le jeu d’action à la OMEGA Force. Chaque Titan a plusieurs parties distinctes : ses deux jambes, ses deux pieds et bien évidemment, sa nuque. Si vous avez-vous aussi été attentifs aux cours dispensés lors de la formation des nouveaux soldats, vous savez que le seul moyen de tuer un Titan est de l’attaquer au niveau de la nuque, ce qui l’empêche de se régénérer. Pour ce faire, une paire de lames spéciales est nécessaire. En résumé, il suffit de le trancher à la nuque afin de le terrasser. Mais étant donné que nous sommes de gros sadiques, on passe notre temps à bien lui trancher les deux jambes et les deux bras avant de le terrasser…ou alors le laisser agoniser au sol. C’est sans compter sur le fait que certains se mettent à ramper et à vous choper avec leur mâchoire. (Ouais, il vaut mieux les achever en fait).

Le jeu à caractère beat’em all dans l’âme reprend également un système de crafting qu’on avait déjà pu apercevoir dans Dynasty Warriors 8. Quelques ajouts RPGesques sont donc ajoutés au tout, comme des montées de niveau, du farming de ressources diverses et variées et ce système de crafting, pas très abouti au final puisqu’on ne nous propose qu’un choix limité d’armes pendant la majorité de l’aventure. Il faut attendre la fin du jeu pour qu’il devienne vraiment intéressant. Le jeu n’étant pas difficile, avec des Titans qui font affreusement penser à l’IA peu réactive des D.W., le crafting ne se rend pas indispensable, ce qui est assez dommage dans la mesure où le joueur qui veut juste bourriner du Titan, ira bourriner du Titan sans rien crafter.

Duke Nukem vous souhaite une très bonne année. Mais vu que Duke est plus sympa que cela, il vous offre aussi un jeu ! Enfin offrir… Faut payer tout de même. Les joyeux nerds de Devolver Digital (mais que je les aime eux !) s’associent avec le développeur hollandais Abstraction Games et 3D Realms pour lancer Duke Nukem 3D : Megaton Edition sur PlayStation 3 et PlayStation Vita. Sorte de Collection ultime, l’édition inclus le FPS cultissime Duke Nukem 3D, ainsi ses trois packs d’expansions (Duke Caribbean: Life’s a Beach, Duke: Nuclear Winter et Duke It Out in D.C). Le tout plus joli, en cross-play, et avec des trophées.

Il est loin le temps où Duke Nukem 3D a marqué les esprits en 1996. Gameplay novateur bien que reprenant les bases du FPS, mais surtout interactivité poussée et un second degré sans pareil dans l’histoire du genre. Le joueur incarne Duke, un héros aux gros bras, chargé d’atomiser des aliens dégoulinants venus semer la panique à Los Angeles.

Duke Nukem 3D: Megaton Edition sort donc aujourd’hui, le 7 janvier 2014, sur PlayStation 3 et PlayStation Vita pour 9,99 €. Cadeau sur la cerise : le jeu sera gratuit pour les membres du PlayStation Plus en janvier.

Sly Trilogy

La Psvita serait-elle la console de recyclage par excellence ? Vu le très peu de nombre de licence qui sont crées spécifiquement pour la console, la portable de Sony est à défaut une excellente console de portage. On ne va pas trop se plaindre, au mieux on découvre des œuvres qui sont excellentes et encore plus quand on peut jouer n’importe où : Persona 4 The Golden pour ne citer que lui. D’un autre côté, on se remange un côté nostalgique qui fait renaître moult souvenirs de jeunesse Final Fantasy X HD et Jak Trilogy en tête. Désormais le raton-laveur rejoint les jeux qui font remplir sa pauvre ludothèque sans trop se forcer. Une autre question se pose pour celui-ci tout de même : Est-ce que tous les jeux de consoles de salon se valent sur consoles nomades ?

Mesdames et Messieurs, je peux vous annoncer fièrement que oui, nous avons atteint la limite. La saga Sly n’étant déjà pas vraiment une saga qui m’emballe avec joie et félicité, ces jeux ne sont pas amusants à jouer sur console, sur portable, sur rien, mais avant de se jeter dans le tas de fumisterie de l’art de la critique bohémienne, jetons un coup d’œil dans le rétro. La série Sly a été développée par le studio Sucker Punch, firme basée à Bellevue, ville périphérique de Seattle. Fondé en octobre 1997 par deux anciens employés de Microsoft, Brian Flemming aidé de Chris Zimmerman, les deux compères n’avaient pas vraiment d’expérience du jeu vidéo, ni d’idée pour commencer leur business, rien ne les empêcha de se jeter dans la bulle vidéoludique sans souci. Un problème de taille restait à régler avant de commencer leur premier projet vidéoludique, trouver un nom à l’entreprise. Selon les dires de Chris Zimmerman « On avait pas vraiment d’idée au début, on voulait juste trouver un nom qui se dégage des codes stricts de Microsoft, Brian et moi on avait fait une liste d’une dizaine de noms, ma femme passant par là, elle nous a dit : « tant que ça ne s’appelle pas Sucker Punch (terme con con aux US) », provenant d’une femme classe quarantenaire, son avis comptait moins que les gosses de 14 ans que nous sommes, on a gardé ce nom. » Désolé de décevoir un vendeur de jeux vidéo qu’on laissera anonyme qui m’avait dit fièrement que le nom du studio provenait du film de Zack Snyder, je serais au chômage, je sais où j’aurai postulé.

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Leur nom est pour le coup très évocateur de leur travail, cette team ne se prend pas la tête, ils prennent leur temps, préférant développer un jeu tous les 3 ans pour le peaufiner et le finir au maximum afin de ne pas être victime du syndrome Ubisoft (j’y reviendrai dans une autre critique).Leur dernière licence Infamous est une excellente illustration du talent de leur studio et que je recommande chaudement à ceux qui n’ont pas eu la chance de le faire. Mais avant cette licence de mutant aux pouvoirs chelous, Sucker Punch développa la trilogie Sly sur la Playstation 2 de 2003 à fin 2005. Le jeu vous plonge dans la peau de Sly Raccon, voleur raton-laveur de père en fils, reconnu mondialement pour son talent de filouterie. Lui et ses potes Murray l’hippopotame rose et Bentley la tortue, parcourent le monde pour voler les objets les plus pimp de l’Humanité Animalière. Le jeu se présente comme un plateformer 3D, la particularité et le grain que j’aime beaucoup dans cette licence, c’est son enrobage.

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Le chara-desgin, l’esthétique cel-shadding et les décors sont tous superbes, je trouve que c’est varié,c’est dense et c’est beau. Après leur première production Rocket : Robot on Wheels sur N64, Sly est une suite logique d’un désir de faire un dessin animé interactif, le jeu a d’ailleurs été récompensé à la GDC 2003 pour son personnage ainsi que son esthétique réussi. La qualité visuelle n’est plus à prouver certes, mais cela ne fait pas un jeu fun à jouer. Par ailleurs, il est drôle de noter qu’un film du premier volet de la saga est prévu en salle pour 2015-2016, je pense que les pontons de Sony ont eu la même pensée que moi, Sly serait un excellent film d’animation plutôt que de jeu vidéo. Pourquoi ? La narration et le background de cet univers se suffisent à eux-mêmes. J’ai aimé la narration de la trilogie, pas la façon où c’est raconté, mais l’idée du raton laveur qui taille la route pour poursuivre les assassins de ses parents tout en gardant un ton enfantin et second degré avec des méchants hauts en couleurs et une bande de copains à leurs trousses, oui, je verrai ça dans un film d’animation, reste qu’il faudrait des mecs avec beaucoup de talent pour que le film ne soit pas un bide culturel.

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Comme je le disais au début, l’équipe de Sucker Punch n’a pas le rodage à l’époque du développement du premier volet comme ses collègues Naughty Dog (Jak & Daxter) ou Insomniac (Ratchet & Clank) pour ne citer qu’eux. Le premier volet est sorti après le premier Jak et aussi Ratchet & Clank, et déjà, je trouvais le gameplay de Sly super-rigide et moins fluide que les autres plates-formers de Sony. Au fil des volets ça c’est amélioré certes, mais le jeu en restait tout de même lourd dans son gameplay avec une sale impression de jouer à un sous Crash Bandicoot ou J&D, presque ennuyeux et léthargique entre les mains. Son autre problème étant l’ouverture en open-world du jeu, dans le sens où les niveaux ne se suivent pas, il faut aller à des points pour lancer les missions, et déjà ça quand ce n’est qu’un jeu d’infiltration, je trouve ce procédé chiant même si c’est pour créer une certaine ambiance et crédibilité de faire un coup monté comme en vrai, mais on revient au problème de l’ennui total. Un dernier problème inhérent de la saga, je trouve la version française honteuse, les dialogues sont écrits par des adultes pour des enfants, ce qui crée un problème de qualité d’écriture et c’est surjoué comme dans un mauvais dessin animé, ça ne rend pas honneur à l’oeuvre surtout que toutes les vannes sont vraiment plates et aucunes ne font mouches alors qu’en VO, bien ça a du sens, et même plusieurs lectures. Je sens déjà quelques réfractaires me balancer du fumier sur mon paillasson d’anglophone péteux, mais en me remettant dans le contexte, Jak & Daxter et Ratchet & Clank qui je le rappelle sont aussi des plateformer exclusives des consoles de Sony, profitent eux, d’une excellente Version française, la voix et le texte français de Daxter en tête. Bref, on pourra retourner le problème de la saga à tort et à travers, mais je ne pourrai jamais me faire à ce jeu autre que de regarder. La collection sur Psvita ? Ah oui, merde, je dois parler de ça. Déjà derrière le dernier volet de la licence Sly Cooper : Thieves in Time sur PS3 et Playstation Vita, le studio Sanzaru Games (qui sont en train de développer Sonic Boom pour Sega) avait sorti la trilogie de Sly en HD en 2010 sur la console de salon, il aura fallu quatre ans pour que Sony décide d’utiliser la cartouche du portage flemmard pour remplir le calendrier de 2014 de la Psvita par manque de jeux indépendants ou d’exclusivité croustillante.

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Reléguée dans la catégorie des jeux de rôle peu connus du grand public occidental, Ys est une saga de J-RPG lancée dans la fin des années 80’s. Le premier volet est sorti en 1987 sur Nec PC-8801, crée par Masaya Hashimoto et Tomoyoshi Miyazaki, le jeu a connu un grand succès au Japon et en Corée du Sud. Malgré sa maigre réputation en occident, il faut savoir que cette licence a eu le plus de jeux et de spin off en son nom, derrière l’éternel Final Fantasy, dont la ligne éditoriale est elle aussi la plus bordélique de tous les temps. À l’occasion de la sortie de Ys Memories of Celceta sur Playstation Vita, revenons sur le portage le plus jouable et plaisant en terme de retrogaming : Ys I&II Chronicles sur PSP. 

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Respectivement sorti en 1987 et 1988, les deux premiers volets sont des pionniers technologiques dans la playhistoire, ils sont tous deux les premiers à avoir utilisé comme support le CD-Rom pour supporter les graphismes exceptionnels à l’époque, le jeu proposait également des cutscene animés, un doublage en anglais, ainsi qu’une musique plus détaillée et donc plus enclin à laisser s’exprimer la créativité des musiciens. Outre une évolution technologique, Ys est aussi un pionnier du J-RPG au côté de Dragon Quest et Final Fantasy. La différence entre ses deux frères d’armes, la saga crée un sous-genre du jeu de rôle : l’Action Role Playing Game.

La société Falcom ou Nihon Falcom Corporation est une société crée en 1981 par sous-traitance pour Apple au japon. Au moment où la société américaine fait le lancement de son Apple II au pays du soleil levant, la société Falcolm était chargé de la localisation de la machine pour la transposer au marché américain. Une fois le projet fini, Falcom se lance dans le monde vidéoludique comme et seul et continuité logique pour acquérir un Chiffre d’affaire à faire rougir les banquiers. Coup gagnant, il faut savoir que la société vient de fêter dignement son tiers de siècle sans broncher. La société a un atout dans sa manche, son côté quasi-anonyme en occident lui permet de produire des jeux sans impératifs commerciaux ni boursières. Contrairement à la vie de la société Square-enix qui je le rappelle est née d’une fusion entre une société bien portante et une en miette du à une erreur de carrière, Falcom a toujours su éviter les écueils de ce qu’on reproche souvent dans les Final Fantasy.

Il y a trois mois, Retro City Rampage était annoncé. Un bon vieux trip rétro issu d’une vieille licence. Le soft sort sur plein de supports dont la PlayStation Vita. Ce dernier se montre en vidéo et présente la version portable du jeu. Le développeur Brian Provinciano précise, dans cette même vidéo, que cette mouture dispose de deux modes d’affichage adaptés au format d’écran de la console, de fonctionnalités tactiles, forcement, et surtout la possibilité de poursuivre la même partie en parallèle sur Vita et PS3 (Kojima est en transe puisque c’est un de ces « fantasmes »). Par ailleurs, le jeu proposera toute une gamme de filtres imitant l’affichage des consoles portables du passé, Gamegear en tête d’après les premières images. Le jeu était prévu en mai, nous sommes à la fin du mois et toujours rien… Nous devrons certainement attendre encore un peu.

MAJ : La plateforme de téléchargement Good Old Games vient d’annoncer de nouvelles sorties. Au milieu de la  trilogie Tomb Raider, nous trouvons Retro City Rampage. L’arlésienne y est évidemment en précommande uniquement, pour $14.99. La date de sortie indiquée est le 1er juillet, soir pas en mai, comme on pouvait s’en douter.

MAJ :  Retro City Rampage est bel et bien disponible sur PC. enfin ! Vous pouvez vous le procurer sur trois plateformes distinctes : Good Old Games à 14.99$, dans une version dont les goodies sont téléchargeables, sur Steam, dans une édition qui ne se différencie que par la présence de 20 succès, et par un prix plus élevé à 12,59 €, et sur le site officiel, pour 14.99$ auquel s’ajoute un bon de 20% de réduction sur le merchandising du jeu. Le trailer de lancement ci-dessous !

MAJ : Retro City Rampage arrive enfin, aujourd’hui, là où il avait été initialement annoncé : le WiiWare, la dernière plateforme à accueillir le soft. Si c’est pas le comble ça ! Vous n’aurez qu’à débourser 1000 points, soit 10 €, pour vous le procurer. Malgré ce retard, Brian Provinciano, qui a conçu le jeu tout seul rappelons le, s’est montré très satisfait de ses relations avec Nintendo, mais aussi, et surtout, avec Sony, car c’est pour le moment sur PSVita que le jeu s’est le mieux vendu ! Mais tout l’intérêt de cette sortie ne se trouve pas là, non. En effet, les versions WiiWare et PC (via une mise-à-jour) sont accompagnées de ROM City Rampage, un prototype jouable de « Grantheftendo » (jeu de mot Ramoutcho), le demake de GTA qui devait être le résultat final de Retro City Rampage lors du lancement du projet, en 2004. Je vous laisse ainsi en compagnie du développeur et de ses explications sur sa « mouture NES ».

Si la Playstation Vita ne brille pas encore par ses exclusivités, elle peut se targuer de récupérer quelques adaptations de sa grande sœur la Playstation 3. Rayman Origins, BlazBlue : CSE, Mortal Kombat et maintenant Disgaea 3 Absence of detention, portage du Tactical RPG de Nippon Ichi, sorti sur la console de salon sous le nom d’Absence of justice en février 2009. Adaptation réussie ? Ajouts intéressants ? Est-ce suffisant pour mettre/remettre la main au portefeuille ? C’est ce que nous allons voir…

I want to be a hero…but i don’t understand what are this love and justice they’re talking about?!?

Si le sous titre du jeu change, pas de leurre, on est bien dans la même histoire que dans Absence of justice. Mao étudiant d’honneur de la « Evil academy », et accessoirement fils de l’Overlord, le big boss du sous-monde, rêve de devenir un Héros et pour cela il se documente nuit et jour via manga, animés et autres jeux vidéos pour savoir comment en devenir un. Seul bémol, esprit maléfique oblige, il n’a strictement aucune idée de ce que peuvent être ces « amour » et « justice » que les héros scandent ardemment dans chacun de ses épisodes. Qu’à cela ne tienne, il va en trouver un, et essayer de comprendre le sens de ces mots pour se les approprier et ainsi pouvoir éliminer son père. Mais dans ce monde de vices et de coups bas, tous les élèves de l’académie du mal cherchent à prouver qu’ils sont les plus cruels et les plus mauvais cancres, titre incontesté de Mao. Entre entraide et sales coups, les personnages plus loufoques les uns que les autres défilent pour notre plus grand bonheur et les blagues font mouches, mais…  Oui mais, là où le jeu PS3 était entièrement traduit dans la langue de Molière, on se retrouve avec le même jeu sur PSVita avec les sous titres Shakespeariens. Alors certes en 2012 il serait temps que tout le monde se mettent un peu à la langue internationale, mais pour le coup ça fait un peu rager quand on sait que la version française était là toute prête… On se consolera avec le choix entre les voix anglaises ou nipponnes, évidemment du meilleur effet quand on est un puriste des J-RPG.

Hey dude, are you okay? Do you want more?

 

More? Euh plus? Rassurez vous en effet ce portage apporte quelques nouveautés. Alors certes il ne faut pas regarder au niveau du gameplay. Le système reste le même, un tactical tour par tour en 3D isométrique, les personnages étant des sprites 2D. Si les puristes s’y retrouveront immédiatement, ils noteront deux trois changements au niveau du système d’évolution et de création de personnages. Dans les versions précédentes, les personnages apprenaient des capacités en fonction de leur job (Moine, Archer, Ninja etc) puis les améliorait en gagnant de l’expérience. Ici que nenni, chaque énergumène possède une valise de mana qui sert de monnaie d’échange aux compétences de votre choix. On comprend vite que cela permet d’avoir la main mise sur le système de développement, là où l’ancien système nous laissait subir les choix automatiques du jeu. Ce mana servira également à un autre passage obligé, l’achat de nouvelles recrues, ou plutôt la création de nouvelles recrues. Ce processus, ainsi que de nombreux autres inhérents à la personnalisation de votre équipe ainsi qu’aux relations entre les personnages, ont lieu dans des salles de classe. La « perm » remplace la Dark Assembly des opus précédent (sorte de tribunal) mais le système reste le même, si vous voulez faire passer un thème il va falloir raquer pour soudoyer les jurés. Si vous n’êtes pas assez riche en mana, vous pouvez tenter un passage par la force mais attention les politiques du sous-monde sont loin d’être des enfants de chœur !

La PlayStation Vita s’est vue reprocher beaucoup de choses depuis sa sortie. Semi-Flop dans les charts, elle n’arrive pas à décoller. Et parmi ces fameux reproches figure celui de l’absence de possibilité pour jouer à la Playstation première du nom. Une option pourtant disponibles sur PS3 comme sur PSP, depuis longtemps maintenant. Mais heureusement (enfin ?), Sony a profité de sa conférence de l’E3 pour annoncer qu’une mise-à-jour est prévue pour rétablir la situation. Une simple mis à jour… Comme quoi ce ne devait pas être bien compliqué ! La présentation mettait l’accent sur des titres vedettes comme Tomb Raider ou encore Final Fantasy VII, mais tous les jeux déjà disponible sur le SEN devraient être disponible. A terme en tout cas. Et voici l’annonce officielle pour le Japon. Bon visionnage.

Le Serpent