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portalLa DS ne mourra jamais ! Une console mythique, ça c’est sur ! La preuve ? Il y a déjà beaucoup de homebrew en développement. Et pour le coup, je vous présente un petit coup de cœur : un nouveau portal : Aperture Science DS. Et c’est peu dire que ce homebrew est ambitieux. Ses deux créateurs, connus sous le nom de Smealum et Lobo, viennent de mettre à disposition une première démo et c’est par ici que ça se passe. Le jeu n’est pas finalisé bien sur, mais le premier aperçu vaut le détour. Coté histoire, les deux compères nous proposent d’incarner Doug Rattman, un employé d’Aperture Science devenu schizo, comme tant d’autres malheureusement. A mais dites moi, ce n’est pas un des personnages de la BD prélude de Portal 2 ? Mais oui c’est lui ! Ça va faire plaisir à Karrie ! Alors rincez vous les mirettes.

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Bien avant Call of Duty, Counter-Strike a été le FPS du multi, un fer de lance incontournable du jeu en réseau. Son moteur est issu de l’illustre Half-Life, véritable institution du jeu de tir à la première personne, auquel il est temps de rendre hommage sur ce site. Une ambiance du tonnerre, une IA au poil, un scientifique à lunettes pris entre deux feux: développons un peu plus ce qui fait les forces de ce FPS de légende.

La messe noire

half-life-1_00246631Vous êtes Gordon Freeman. Rien à voir avec Morgan, l’acteur. Gordon est un scientifique à lunettes qui arrive dans le centre de recherche souterrain Black Mesa et dont la journée va vite mal tourner. Ce spécialiste en matériaux anormaux ouvre involontairement, au cours d’une expérience, une brèche interdimensionnelle vers un monde extra-terrestre nommé Xen. C’est la panique dans le centre: les aliens ont débarqué et dévastent tout sur leur passage. Freeman doit donc se battre pour sa survie. Gordon porte mal son patronyme car il n’est en fait jamais un homme libre, rapidement pris entre deux feux puisque les marines font irruption dans le but d’étouffer complètement l’affaire. Half-Life est servi par une ambiance et une mise en scène exceptionnelles. Pas de cinématique, mais une narration propre, épurée, superbement rythmée et faite de séquences scriptées qui déroulent l’histoire à travers le regard de Gordon. Comme lors de la longue introduction, qui fait découvrir le contexte au joueur par une voix qui lui explique la raison de sa venue. On reconnait bien là la touche Valve, comme le complexe scientifique oppressant, les expérimentations douteuses et également les fameux portails que l’on retrouvera neuf ans plus tard. Et que dire de ce fameux homme à la mallette que l’on aperçoit par moments et qu’il est impossible d’atteindre.

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Valve sait y faire avec les FPS. Presque dix ans après le mythique Half-Life, le studio de Bellevue frappe un grand coup avec le très conceptuel Portal. Certains ont loué l’inventivité de son gameplay et de ses énigmes, d’autres ont critiqué sa durée de vie trop courte. Qu’importe, les idées sont là et son successeur les concrétise à merveille et marquera probablement durablement le jeu vidéo.

En laboratoire connu

portal2_wallpaperL’héroïne, Chell, se réveille dans ce qui lui semble être une chambre d’hôtel. En réalité, il s’agit d’une salle de relaxation longue durée. Oui, parce que de nombreuses années se sont écoulées depuis les précédentes expérimentations que la machiavélique GLaDOS a perpétrées sur Chell. Tout est désaffecté, délabré. Wheatley, un robot a priori sympathique mais qui se révèlera loufoque voire stupide, lui vient en aide pour s’échapper du complexe d’Aperture Science. Au début de l’aventure, on le revisite carrément histoire de se remettre bien dans le bain. Les clins d’œil sont là et certains servent à faire le lien avec Half-Life. Mais dommage pour les fans, il n’y en a pas plus pour savoir quelle histoire unit les deux univers. C’est dit, on est en terrain connu et on retrouve les éléments du premier épisode: le centre de recherches, le Portal Gun, les relations ambigües avec les robots. Le titre mise toujours sur cette collaboration contrainte mais nécessaire pour Chell si elle veut retrouver sa liberté et échapper à son statut de cobaye. Mais tout en subtilité et en humour, bien entendu. Les thématiques scientifiques et d’intelligence artificielle sont abordées avec ce ton si particulier qui, derrière le rire apparent, suscite des réflexions bien plus profondes. Le moteur de jeu propose encore des textures épurées qui créent une vraie ambiance de laboratoire. Portal 2 améliore donc ce qu’a fait son ainé et avec une durée de vie très correcte (une bonne dizaine d’heures), il est une vraie belle concrétisation en termes de gameplay et d’atmosphère.

Pourquoi nous autres retrogamers aimons tant les jeux vidéo dits « d’ancienne génération »? Parce que nous sommes avant tout de grands nostalgiques, à n’en pas douter. Nous pouvons certes évoquer de vieux titres avec la larme à l’œil, mais pourquoi nous arrive-t-il de toujours jouer avec plaisir à certains d’entre eux ? Au-delà du fait qu’il parait indispensable pour un gamer de rattraper son retard en s’essayant aux classiques qu’il n’a pu faire à l’époque de leur sortie, il semble nécessaire de réfléchir à ce qui fait bien ou mal vieillir un jeu vidéo. Comme dans tout débat, commençons par une définition : un jeu vidéo qui a bien vieilli, c’est un titre praticable encore maintenant, avec un plaisir visuel et ludique presque intact, fondé sur l’expérience liée au gameplay et non sur la nostalgie. Le médium fournit plusieurs éléments constitutifs de réflexion et de nombreux exemples de softs pouvant encore nous émerveiller, nous faire rire comme une vieille photo de classe, ou bien encore ternir nos souvenirs.

La réalisation et la touche artistique

Les jeux en Cell Shading vieillissent très bien

S’il est un titre qui fut décrié à sa sortie, c’est bien The Legend of Zelda: The Wind Waker. Le pari du cell-shading tenté par Shigeru Miyamoto avait fait hurler au scandale jusqu’au plus inconditionnel fan de la saga de Nintendo. Et pourtant, à y regarder de plus près presque dix ans plus tard, cet épisode de la mythologie de la Triforce préserve sa touche intacte. Ses couleurs survivent au temps, les mimiques de Link font toujours mouche et son animation garde la patte d’un dessin animé. En tant qu’autres représentants du jeu vidéo du voyage illustratif, Ōkami et Dragon Quest VIII réussissent également cet exploit, avec des paysages chatoyants et généreux, ainsi qu’un fantastique chara-design. Dans un style proche du cell-shading, la perle d’Ubisoft Montpellier, Beyond Good & Evil, garde tout son caractère et toute sa beauté. Le même principe peut s’appliquer également aux jeux réalisés en 2D. Il faut dans tous les cas que la sacro-sainte animation, élément indispensable au plaisir de jeu, soit à la hauteur. Street Fighter III: Third Strike est toujours pratiqué, et Dieu sait l’importance de la fluidité de sa réalisation dans la justesse de son gameplay qui se calcule à la frame près et qui en fait la référence des jeux de baston encore aujourd’hui. Nul doute que les récents Muramasa: The Demon Blade et Rayman Origins sauront garder leur charme et leur énergie dans les années qui viennent en s’appuyant sur les mêmes atouts. En matière d’animation toujours, Delphine Software avait posé une pierre blanche dans l’histoire du jeu vidéo avec son titre Flashback et son héros dont les mouvements réalistes et complètement décomposés en avaient bluffé plus d’un.

Ok, cette semaine, ce ne sera pas un fanfilm au sens strict du terme, mais plutôt une superbe collaboration entre fan et développeurs, en l’occurrence ici, un dénommé Gary et la très awesome boîte Valve. Ça s’est passé il y a un an : Gary avait écrit des dialogues complets pour GLaDOS avec une idée bien précise en tête, mais il avait besoin d’aide pour le level design de son projet, et de la fantastique Ellen McLain pour doubler la non moins fantastique GLaDOS. Valve a marché, et une demoiselle très proche de Gary a donc eu l’occasion de marcher vers l’autel en tenue de rat de laboratoire. Oui, ce type a proposé le mariage à sa copine via Portal 2. Je sais pas vous, mais moi, j’aurais dit oui.

Karrie

Pour une fois, ai-je le droit de rendre hommage à deux jeux en même temps? Oui, parce que si j’ai placé le deuxième épisode de Portal à cette position de dauphin de la catégorie FPS, c’est aussi et surtout pour rendre hommage à la série de Valve. Je considère également que les deux volets ne font qu’un (Portal 2 donnant la pleine expression des promesses du 1) et qu’ils constituent une entité, une histoire uniques de par leur humour noir, leur concept, leurs personnages, leur gameplay et leur univers. GLaDoS est une IA inoubliable de cruauté, Weatherly est con comme un balai et certaines énigmes sont aussi géniales que leurs solutions paraissent au final évidentes. A noter dans ce Portal 2 une grosse référence à l’univers de Bioshock lorsqu’on parcours le vieux Aperture, qui n’est pas dénué par ailleurs de passages flous où on ne voit pas très bien ce qu’on doit faire. Je vous renvoie à la chronique de Karrie pour mesurer l’étendue de ce phénomène qu’est Portal.

Totof

Nous voici dans un cas où une musique aura su dépasser les limites du jeu. Portal est un titre qui fait sans aucun doute partie des plus grosses expériences de ces dernières années. Il aura su nous marquer par son ambiance unique, grandement portée par GLaDOS. En effet, cette intelligence artificielle sait parfaitement manipuler la psychologie humaine. Si la plupart de ses monologues resteront dans les mémoires, que dire de Still Alive… Le morceau qui s’impose comme le générique de fin, chanté par GLaDOS elle-même, Ellen McLain de son vrai nom.

Elemuse

Comment faire pour combiner deux jeux complètement différents et faire un jeu assez réfléchi, et finalement indispensable ? Stabyourself a trouvé la solution en mélangeant Nintendo et Valve ! Prenez le bon et loyal premier Super Mario Bros et ajoutez y la fantasy et logique du jeu culte Portal ! Donnez maintenant une arme de Portal au plombier ainsi que son système de jeu pour avoir un résultat assez fun ! Le cas inverse est aussi d’actualité, car vous pouvez évoluer dans des niveaux « à la portal ». Magistral ! Mais comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’il est possible d’inviter 3 amis à jouer avec vous ! Et bientôt une aventure en ligne ? Mais qu’attendez vous pour vous y lancer ?! Une vidéo ? La voici. Allez vite vite vite !

Pour jouer, cliquez ici

Le Serpent

Pour continuer dans ma lancée d’il y a deux semaines, je vous propose cette semaine un fanfilm sorti il y a environ un mois, toujours dans la thématique Portal. Ici pas de GLaDOS ni même de Chell (mais le personnage est toujours féminin) : comme son titre l’indique, « No Escape » s’attache au thème de l’emprisonnement, du côté véritablement huis clos et Big Brother d’Aperture Science, bref, du sentiment rat de laboratoire qu’éprouve le joueur. Et comme toujours, tout s’attache à un manque d’explications – le film apporte bien plus de questions que de réponses, et ce du début à la fin… je suis moins convaincue par les effets spéciaux qu’avec Outside Aperture, et l’ambiance est beaucoup moins optimiste : visuels plus sombres, BO plus sinistre, etc. Mais ça fait toujours plaisir de voir des fans se défoncer pour prolonger cet univers unique et le visionnage est trèsagréable. Enjoy.

Karrie

Certains gens sont… j’hésite entre dire s’ils sont fous ou géniaux. Leur passion absolue pour un univers vidéoludique peut les démanger au point de devoir poser leur patte créative dans une autre industrie culturelle que le jeu lui-même, et cela peut pondre aussi bien des pépites que des catastrophes ; d’autres se sont rendus compte que le jeu vidéo était un marché plein de succès avec des fanbases hystériques et peuvent décider d’exploiter le filon. Le plus souvent, ils se plantent, mais il existe des exceptions notables. On trouve aussi bien le meilleur que le pire parmi les dérivés du jeu vidéo. Cette chronique a pour humble objectif de poser un regard candide et critique (en l’occurrence celui de la petite Karrie, alias moi-même) sur ces créations et de donner un avis péremptoire à leur égard. Commentaires plus que bienvenu voire même exigés.

Je vais commencer ma série de chroniques par un absolu coup de cœur, inspiré du seul jeu qui aura changé à jamais ma vision des murs blancs de ma chambre : Portal. Et, dans ce cas précis, Outside Aperture (soit littéralement « En dehors d’Aperture », bien entendu). Rappelez-vous 2007. Portal du temps de Portal. Lorsqu’Aperture Science n’était ni plus ni moins que la scène de l’affrontement jusqu’à la mort du pauvre rat de laboratoire Chell, et de la terrifiante, monstrueuse et apathique GLaDOS, merveille des merveilles parmi les méchants de l’univers du jeu vidéo… Lorsqu’après la fantastique chanson « Still Alive », un doute planait : si GLaDOS était suffisamment vivante pour pouvoir chanter (divinement) depuis les tréfonds d’Aperture, que nous était-il arrivé à nous ? « Outside Aperture » tente de répondre à cette question. Grâce à des effets spéciaux plus qu’honnêtes et des visuels directement récupérés du jeu, en plus d’une actrice judicieusement aussi muette que la protagoniste principale du jeu, ce court-métrage reprend efficacement l’univers de Portal pour nous faire prolonger la délicieuse expérience offerte par Valve sur un plateau d’argent. Que feriez-vous si la voix de votre Némésis retentissait soudainement depuis votre poste de télévision ? Le gâteau n’est plus un mensonge. Mangez-en.

Karrie