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1080602201Les retrogamers et amateurs de beat’em up old school disposant d’un abonnement PlayStation Plus seraient bien inspirés d’aller traîner leurs guêtres du coté de la sélection d’octobre. En effet, outre un Spellunky pur jus old-school – mariage entre l’impitoyable Spelunker de 1983, Rick Dangerous et certains principes du Rogue-Like – qui ravira les masochistes, les nostalgiques, les bouffeurs de trésor et les amateurs de plateformer hardcore, les amoureux du Pixel Sacré ayant un compte PS+ pourront profiter sans lâcher un kopeck d’une des véritables gemmes de l’âge d’or du beat’em up. Une, que dis-je, DEUX gemmes, car D&D : Chronicles of Mystara regroupe D&D : Tower of Doom, sorti en 1993 et sa suite, Shadow over Mystara, datant de 1996. Les deux jeux bénéficient d’une réalisation somptueuse et d’une ambiance magique, le vent de l’aventure et de l’epicness soufflant en continu dans les contrées de Mystara. Le genre, à cette époque, était à la fois à son apogée technique, au faîte de sa maturation, et dans une certaine mesure en fin de vie, puisque le succès de Street Fighter II quelques années plus tôt poussait les combattants vidéoludique vers les gameplays riches et techniques du vs fighting. La réédition des Chroniques de Mystara nous rappelle que les herbes verdoyantes de l’aventure sauce baston avaient encore beaucoup à offrir en misant sur une dimension RPG jusqu’alors présente seulement ponctuellement et à l’état de trace. D&D prolonge donc l’axe doré – clin d’oeil appuyé – plutôt que la technicité d’un Punisher, et le fait magnifiquement bien. Le seul vrai problème de la chose, c’est son prix : 15 euros pour des jeux émulés légalement sur MAME, ma foi, c’est beaucoup – et c’est bien peu -, bien qu’ils valent clairement leur prix et enterrent0 bon nombre des nouveautés du genre qui voient le jour ces dernières années. Fort heureusement, la question ne se pose pas ce mois-ci pour les nantis du PS+, alors on fonce, on télécharge, on invite trois potes et on fait la bagarre!

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Le foot a son FIFA, le basket a son NBA2K, le hockey sur glace a son NHL et le camping a son Call of Duty. Le studio Milestone après la participation dans le développement de giga-tonnes de jeu de course plus ou moins réussi, le studio italien revient avec MXGP, le jeu officiel du championnat mondial de motocross. Vous vous êtes toujours demandé ce que ça serait d’être un motard qui mange de la boue, boit de la bière et mate des babes mal modélisées ? Le jeu répond à vos attentes, avec un manque de moyen énorme.

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Sous forme d’un jeu de course classique, vous avez le droit à votre mode Course rapide, Online, Championnat et le mode carrière. Bien sûr étant un sociopathe avec un nombre incalculable de personnalités se battant dans ma caboche, j’ai commencé par ce mode-ci. Dans cette partie, on ne s’écarte pas des sentiers balisés, on vous propose de créer votre personnage dès le début, enfin du moins, le composer avec le peu de choses qui vous sont proposées. D’ailleurs, je ne comprendrais jamais cette idée de Game-Design, si on laisse au joueur la possibilité de faire son avatar, pourquoi lui proposer si peu de choses ? Cela crée directement une frustration de ne pouvoir faire ce que l’on veut alors qu’on a peine entamer le jeu. Ce n’est pas le premier jeu à me faire le coup ni probablement le dernier. Après avoir personnaliser la couleur de votre élégant costume ainsi que la tronche que vous aurez en utilisant les photos des développeurs à votre disposition, vous voilà propulser directement dans le bain. Le jeu se veut très fidèle aux règles et à l’univers de cette branche automobile, à chaque épreuve, le jeu se décompose en 4 courses : Deux Contre-la-montre et Deux Courses. Entre ces épreuves mondiales, vous gérez votre carrière comme un pacha dans son bureau en vérifiant l’impact de vos prouesses sur les réseaux sociaux et signer avec de nouvelles écuries, voilà c’est à peu près tout d’orignal dans ce jeu.

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Milestone se calque de A à Z à l’esprit de la compétition du championnat mondial, ça se veut très pointilleux, réaliste, fidèle sauf que ça en fait déjà un énorme problème. Dans beaucoup de jeu de courses, en particulier les deux mastodontes que sont Forza Motorsport et Gran Turismo, les courses malgré le côté pointilleux, peuvent rester fun en paramétrant les options entre l’I.A où les automatismes de conduite, MXGP lui, non. C’est beaucoup trop réaliste pour être fun, j’ai l’habitude des jeux de courses et prendre beaucoup de plaisir à poutrer mes adversaires, là non, c’est vide et creux comme la mort. Même en mettant la difficulté au maximum, on s’ennuie, on ne se sent pas impliqué dans la course, à cause du dynamisme inexistant, les adversaires complètement à la ramasse, le moteur physique qui a du mal à retranscrire la gestion du poids et les chutes de moto. Avec toutes ces conditions, je vous mets au défi de tenir les épreuves de qualification qui dure 30 minutes. Encore, si ce n’était que les épreuves contre-la-montre qui était chiantes, les courses sont également mollassonnes, on a vu beaucoup mieux en terme de sensation de vitesse, d’aérodynamisme, etc.

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Côté visuel, c’est vraiment quelconque, on est au niveau zéro, ce n’est ni moche, ni probant, ni intéressant, c’est similaire au son des motos qui ressemblent beaucoup plus à des bruits de pets qu’on fait avec son avant-bras que des vrais moto-cross. En même temps, on peut pardonner Milestone sur ces points-ci, on est loin d’un budget de ce qu’accorde Sony, Microsoft ou Codemaster à leurs studios. Il y a un manque criant de finition, mais en même temps je me dis qu’il aurait été un super jeu, s’il était sorti en début de gen avant Dirt 2, parce qu’il ne fait pas le poids face au mastodonte de Codemaster, certes il est original dans sa catégorie, mais toutes les erreurs nous sautent à la gueule et nous sapent tout envie de continuer de jouer dans la boue, la sueur et les babes.

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J’ai pinaillé comme un relou certes, mais je trouve tous ces défauts vraiment dommageables, sachant que MxGP est le seul, l’unique, jeu de motocross de la gen, ça me peine vraiment pour les fans de cette branche. C’est un jeu qui quand on se met à la manette, vous donne la désagréable sensation que vous avez vu mieux que vous avez jouez et pris plaisir à beaucoup mieux, on vous en veux pas chers développeurs de chez Milestone, l’exercice était casse-gueule, vous vous en êtes tiré avec ce que vous aviez et pour ça, je pose quand même mes respects.

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Informations sur le jeu

Plateformes : PS3, PSvita, 360 et PC

Genre : Course

Développeurs : Milestone

Éditeurs : Milestone

Date de sortie : 28 Mars 2014

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FF 01

Ah FF ! (pas la Fonky Family) ces deux lettres sont sources de doux souvenirs pour certains (Le Serpent) ou des souvenirs pas très joyeux pour d’autres (Toma) (NDToma : Aéris… Noooooonnn !!!). A tort on croit que Final Fantasy a créé la mouvance RPG mais, rappelons le, avant le 1er opus de cette saga, le marché était dominé par les RPG occidentaux, maître-ès RPGia, y’avait donc du bon comme du moins bon. La deuxième école apparut à la venu de Dragon Quest, principal rival de Final (d’ailleurs qui aurait pensé qu’un jour que les rivaux fusionneraient), nous proposant de revoir le RPG autrement que chez les occidentaux et la venue des J-RPG laissa entrer un bon nombre de stéréotypes, ce qui peut être agaçant à force de jouer justement aux dits J-RPGs. Aujourd’hui la saga est aussi veille que celle de Metal Gear Solid et fût un temps maître du marché dans ce domaine ; son succès incontesté atteint son apogée à la fin des année 90 car nombreux gamers ne connaissent FF qu’à partir du 7ème épisode, oubliant les vieilles cartouches NES et SuperFamicom qui ont fourni la plus part des FF. Voyage à travers le temps entre passé et présent.

Le règne Playstation

L'épisode X restera sûrement un des plus bucolique et enchanteur de la saga, un chef d'œuvre

L’épisode X restera sûrement un des plus bucolique et enchanteur de la saga, un chef-d’œuvre.

1995, la Playstation débarque dans nos contrées nous offrant du plaisir, un catalogue sans égal et l’apparition de licences légendaires. Mais encore à ses balbutiements la PS nous offrit des J-RPG de légende, Suikoden ouvra le bal en 1995, magnifique RPG dans la plus pure tradition, mais on est pas là pour parler de cette saga! 1997, arrive le tout premier Final Fantasy sorti en 3D, un épisode des plus enchanteurs qui en deux jours s’écoula à 2.3 millions d’exemplaires, l’engouement fut d’ordre mondial. Il faut dire qu’il a de quoi séduire de par l’exploitation déjà de la console qui pour un début utilisa console à son maximum nous proposant des cinématiques en 3D (rares), de somptueux décors  pré-calculés, un scénario des plus passionnant et avant-gardiste, une bande-son monumentale, des personnages certes stéréotypés mais charismatiques et un système d’avancement et de combat des plus agréables et dynamiques. Suite à ce succès brutal Squaresoft lanca les épisodes VIII et IX (dernier épisode de la PS1). Puis vint la PS2…. Console de malade, catalogue ahurissant, de nouveaux softs sont apparus et Final Fantasy se devait d’être représenté sur ce support. Chose dite chose faite, FF X naquit en 2001, toujours sous l’égide de Hironobu Sakaguchi et aux musiques Nobuo Uematsu ; déjà ç,a commence très bien. Alors que propose FF X ? Le changement de support va t-il renouveler une saga qui a tout de même besoin de sang neuf ? On note enfin l’apparition de voix….Enfin les persos de FF ne sont plus atteint d’aphasie, quel régal de pouvoir avoir des cinématiques en pleine 3D avec de la voix. Une révolution pour la série, le jeu en lui même par contre ne l’est pas, malgré l’ajout des voix et des personnages moins stéréotypés, le système de combat qui oublie l’ATB (autres FF) pour le CTB c’est à dire du tour par tour, ce qui rend les combats moins dynamiques mais plus stratégiques. Fini le stress quand votre perso était dans le jaune que vous flippiez comme une pucelle confondant votre potion avec votre antidote et que vous donniez par mégarde au mauvais personnage, là vous avez le temps de préparer votre stratégie, de savoir ce que vous allez faire. Avant non, tout était en temps réel donc il fallait se bouger le derche (d’ailleurs j’ai perdu 10 Francs à cette époque à cause du Serpent). L’évolution est belle mais cet opus à vu naître une grande histoire d’amour entre FF et la linéarité. Fini aussi les FF ou tu te baladais librement sur la map tout en combattant tout les 5 mètres, où tu pouvais aller où tu voulais et où tout le monde attendaient la fin car on avait toujours un vaisseau pour nous rendre là où on voulait, ah….. Quels paisibles souvenirs… Maintenant, vous êtes dans des « couloirs », avancez, combattez, puis arriver à votre objectif,. Ce qui sauve le soft de sa linéarité et sa répétitivité, c’est avant tout son univers enivrant, ses musiques (pour ma part les meilleurs de toutes les FF réunis) (NDToma : philistin, mécréant, blasphémateur, sois maudit, Yannou, sois maudit pour ces paroles!), ses graphismes colorés et flamboyants, son histoire  et ses personnages charismatiques. Au final (fantasy…..Ok je sors) on se laisse bercer par ce jeu qui reste une référence dans le monde FF mais aussi sur PS2. On pardonnera aisément les niveaux couloirs parce qu’au final on aime les Final Fantasy pour la magie qu’ils nous apportent, le plaisir de voir ses persos évoluer ou combattre, trouver des quêtes annexes et objets rares et surtout avancer pour tout savoir de son scénario qui le plus souvent est passionnant ; ne jetons pas l’opprobre  sur cet opus, il ne le mérite vraiment pas….Sinon au rire de Tidus dans ce cas là (NDToma : et un Wakka tout moisi).

2006, tout enjoué de gaspiller mon argent pour le 12 ème opus de la saga sur PS2, je met le disque je découvre une scène d’introduction des plus magnifiques, plus belle que celles du 10…..La magie s’empare de moi, je profite du moment, je suis heureux… et puis le retour à la réalité… Le système de combat m’est inconnu, je ne comprend pas, on est bousculé dans le scénario. C’est là que je découvre le perso principal Vaan (NDToma : et sa compagne Kara… ok, je sors)….Un jeune homme efféminé loin de Squall, Clad ou Tidus, plus masculins, et là je découvre avec stupeur les autres personnages qui sont fades, pas charismatiques pour un sou, sans âme. Le scénario est un grand n’importe quoi, j’ai absolument rien compris, le système de combat est particulièrement mal foutu, vous marchez sur la map une fois un ennemi en visu (plus de combats aléatoires, vos ennemis sont présent à même la carte) vos persos tel des cramés se dirige vers lui, et que ce soit un ennemi faible ou surpuissant, c’est la même. Alors oui on peut désactiver ce qu’on appelle les gambits pour empêcher que vos persos combattent automatiquement, mais faut penser à les réactiver quand un ennemi vous attaque. De plus quand je combats un ennemi j’ai l’impression de jouer à un Hack n’ Slash, vos deux autres persos font le boulot et vous au choix vous tapez comme un bourrin, c’est ça Final Fantasy ?! Ce qu’on peut lui accorder, c’est qu’on sort grandement de la linéarité, vous êtes libres de vous promener sur la carte pour combattre, faire des quêtes annexes, on ressent la liberté des autres des 10 autres opus d’avant et c’est fort agréable, on sort des cheminements imposés du X pour se voir donné le plaisir de parcourir les maps librement. Le jeu bénéficie d’un magnifique rendu graphique du plus bel effet, c’est beau et coloré comme dans le X, la seule chose que je reproche à ce jeu c’est le parti-pris pour les combats qui à mon goût étaient beaucoup mieux avant et beaucoup plus structurés, plus techniques. Tellement je me suis embêté dans ce jeu que je n’en ai jamais vu la fin, l’aventure ne donne clairement pas envie de continuer, vous imaginez vous dire ca ? Ne pas finir un FF ! Pure hérésie pardi. Cet avis n’est que le mien, chacun a son point de vue concernant les épisodes X et XII, les derniers épisodes d’une console de légende mais aussi la fin Squaresoft qui devint Square Enix…..Enix….Enix…..Enix ! (ah mais oui, Dragon Quest!) le 10ème opus fini, Sakaguchi et Uesmatsu partirent vers de nouveaux horizons, deux pilliers de Square…… Espérons que le futur de FF soit doré parce qu’il serait dommage qu’une sage vieille de 25 ans se casse lamentablement la figure, chose que l’on ne souhaitera jamais.

Malgré des ventes en demi-teintes, des salons calamiteux et mine de rien pas mal de points d’interrogations qui commencent à se lever quant à l’avenir de la Vita, Sony ne lâche pas son bébé, et nous le prouve en lui offrant une nouvelle mise-à-jour, dispo la semaine prochaine, le 28 août monsieur. Au programme de cette version 1.80, de nouvelles fonctions d’interaction entre la Vita et la PS3 (s’en servir comme manette…), quelques features gadget, et surtout (et enfin) la rétrocompatibilité avec une centaine de jeux classiques PS1, téléchargeables pour l’occasion. De quoi enfin profiter des Final Fantasy VII, Resident Evil 2 et compagnie sur portable-oled-stick analogique !

Bloodevil